Cauterets

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Cauterets
Mairie de Cauterets
Mairie de Cauterets
Blason de Cauterets
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton Argelès-Gazost
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de Saint-Savin
Maire
Mandat
Michel Aubry
2014-2020
Code postal 65110
Code commune 65138
Démographie
Population
municipale
1 133 hab. (2011)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 20″ N 0° 06′ 52″ O / 42.888768, -0.114379 ()42° 53′ 20″ Nord 0° 06′ 52″ Ouest / 42.888768, -0.114379 ()  
Altitude Min. 503 m – Max. 3 298 m
Superficie 156,84 km2
Localisation

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Cauterets (en occitan Cautarés, en catalan Cautarés, en aragonais Cautarès) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Midi-Pyrénées.

C'est à la fois une station thermale et une station de sports d'hiver.

Géographie[modifier | modifier le code]

La vallée de Cauterets.

Entourée de hautes montagnes (Pyrénées), la commune de Cauterets s'étale dans l'étroite vallée du gave de Cauterets, torrent de montagne prolongeant le gave de Jéret et le gave du Marcadau ainsi que leurs affluents, le gave de Lutour et le gave de Gaube. Le village donne accès à de nombreux sentiers de randonnées qui desservent des sites naturels touristiques, comme le Péguère, le lac de Gaube, le Petit Vignemale (3 032 m), le Pont d'Espagne, village à flanc de montagnes traversé par une cascade ou encore le petit massif de la Fruitière.

L'altitude minimale, 503 m, se situe au nord, là où le gave de Cauterets quitte le territoire communal et entre sur celui de Soulom. L'altitude maximale avec 3 298 m correspond au point culminant des Pyrénées françaises, le Vignemale, marquant la frontière avec l'Espagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le -t final est une erreur, il n'est jamais employé avant le XIXe siècle. La signification ne pose pas de problème : du latin (villa / vallis) caldarensis = (villa ou vallée) où il y a des bains chauds, en gascon « los cautarers ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

On a trouvé des vestiges préhistoriques et protohistoriques sont nombreux dans les vallées au-dessus de Cauterets : onze cromlechs, quatre tumulus-cromlechs, six tumulus simples et cinq dolmens. Les cromlechs sont plutôt situés dans la vallée du Marcadau et quelques plas et pâturages[1].

On a peu de traces de la période qui précède la conquête romaine. De l'époque gallo-romaine, on a retrouvé des vestiges d'utilisation thermale des eaux de Cauterets telle qu'une piscine. Sur le balcon de Saint-Savin, un castrum fut édifié ainsi que la villa Palatium Aemilianum. La villa Bencer était situé sur l'emplacement actuel du bourg de Cauterets.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sabinus, un moine, au VIIIe siècle ou au IXe siècle, vient vivre en ermite dans la vallée. Futur saint Savin, ses miracles et sa canonisation font venir nombre de pélerins dans la vallée. Une abbaye est construite autour de son ermitage ; elle possède l'hôpital de Cauterès, nommé ainsi dans une bulle papale du XIIe siècle ainsi que des territoires donnés par divers seigneurs comme Charlemagne et le Comte de Bigorre.

L'abbaye fut pillée et détruite par les Normands.

Bernard III, abbé de Saint-Savin, de 1059 à 1078,fait aménager une piscine dénommée « bain d'en-haut ». Des cabanes d'habitations se groupèrent autour de ce bassin ; c'est le début du village de Cauterets (Caouteres).

Au XIIe siècle, un conflit opposa les habitants du Lavédan et ceux de la vallée d'Aspe pour un vol de bestiaux ; la conséquence fut la mort de plusieurs Aspois. L'évêque de Comminges, Bertrand excommunia les Bigourdans qui se repentirent et furent condamnés à payer à perpétuité et annuellement une amende le jour de la St-Michel dans l'église de Saint-Savin. Elle fut régulièrement payée jusqu'en 1789 : elle s'appelait le Tribut des Médailles.

Il existait alors trois bains autour des différentes sources d'eau chaude et on comptait 20 feux dans le village.

Gaston Phébus est venu soigné sa surdité à Cauterets en 1380.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le retour à des valeurs « antiques » au cours de la Renaissance favorise le retour aux bains et aux thermes. Les multiples visites de Marguerite de Navarre au cours de ce siècle vont donner à Cauterets sa véritable renommée.

Au XVIe siècle, l'abbaye de Saint-Savin perd de son prestige et se délabre par manque d'entretien. Pendant les guerres de Religion, le thermalisme s'arrête suite aux guerres contre l'Espagne et aux destructions.

La construction de routes carrossables au XVIIIe siècle jusqu'à la Raillère aide au développement de la vallée; la raillère devient la source à la mode grâce à des éditions de livres sur les sources de Cauterets. À la fin du XVIIIe siècle, l'établissement thermal Bruzaud est construit.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle ou l'âge d'or du thermalisme[modifier | modifier le code]

Les Thermes de César, le Grand Hôtel d'Angleterre, le Grand Hôtel Continental…, aux façades monumentales, sont autant de témoins d'un XIXe siècle, âge d'or du thermalisme. Parmi ses visiteurs fameux, George Sand s'y rend en 1825, Chateaubriand en 1829 et Victor Hugo en 1843. Mais les mondains ne sont pas les seuls à fréquenter Cauterets : Bernadette Soubirous, atteinte d'asthme, y est allée à plusieurs reprises en 1858 et 1859.

La vogue du thermalisme au XIXe siècle fait venir de nombreuses personnalités dont des membres de la famille Bonaparte. Sa sœur, Hortense de Beauharnais, reine de Hollande, fille de l'Impératrice Joséphine et épouse de Louis Bonaparte, Roi de Hollande séjourne à Cauterets du 18 juin au 10 août 1807. Le 25 juillet 1807, la Reine accompagnée des guides Clément, Lacrampe et Martin, fait la traversée Cauterets - Gavarnie par la Hourquette d'Ossoue[2]. En 1822, Vincent Chausenque, réalisa la première ascension de la pointe qui désormais porte son nom, à 3 205 mètres d'altitude. Le comte Henry Russell et d'autres célèbres alpinistes viennent réaliser de nombreuses ascensions dans la vallée. Le 8 septembre 1859, Napoléon III et l'Impératrice Eugénie visitent Cauterets.

La Raillère est construite en pierre entre 1818 et 1828.

Gravure de A M Perrot, 1834

Les infrastructures de transport se développent fortement, notamment la ligne de chemin de fer entre Lourdes et Pierrefitte qui ouvre en 1871, puis une ligne électrique Pierrefitte-Cauterets en 1899, et un tramway Cauterets-la Raillère mis en service le 2 aout 1897.

Le XXe siècle: vers une société de loisirs[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Louis Falisse est l'un des pionniers du ski dans les Pyrénées. Avec Henri Sallenave et Louis Robach, il réalise les premières ascensions du Vignemale et de l'Aneto en ski. Le pic Falisse (2 765 m), proche de la Grande Fache lui rend hommage. Le ski-club de Cauterets est créé en 1907. En 1910, le championnat de France de ski est organisé aux Eaux-Bonnes et à Cauterets. En 1918, l'un des premiers gardiens du refuge Wallon était Pantet ; le pic R.-Pantet (2 867 m) porte son nom.

En 1937, l'idée d'un téléphérique pour développer le ski est lancée mais remise à plus tard à cause de la Seconde Guerre mondiale.

Dans les années 1950, lors de la construction de nombreux barrages hydroélectriques, Cauterets refusa l'implantation de plusieurs barrages hydroélectriques au pont d'Espagne[3].

Au printemps 2013, une grande inondation a détruit une partie des constructions du village et de la D 920 ; ainsi que la Voie verte qui descend jusqu'à Pierrefitte.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la montagne d'argent, sur une plaine de sinople, sommée d'un choucas essorant de sable accosté de deux chaudrons de gueules[4].
Commentaires : La montagne rappelle la situation géographique de la commune sommée du légendaire choucas de Lavedan. Les chaudrons sont remplis d'eau froide (torrent glacé) et d'eau chaude (source sulfureuse à 55 °C) et rappellent l'origine du nom de la ville ; Cauterets = chaud et froid.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2006 en cours Michel Aubry[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 133 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
659 600 672 720 1 001 956 1 054 1 269 1 301
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 376 1 457 1 611 1 555 1 786 1 989 1 941 1 685 1 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 547 1 416 1 424 1 374 1 300 1 577 1 253 1 012 1 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 034 1 130 1 065 1 105 1 201 1 305 1 107 1 109 1 118
2011 - - - - - - - -
1 133 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Tourisme[modifier | modifier le code]

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Thermes de César.

Cauterets est une ville thermale ayant des indications en ORL et rhumatologie. Les eaux de ses onze sources sont exploitées dans deux établissements qui accueillent les curistes : les Thermes de César dans le village de Cauterets même, et les Thermes des Griffons au hameau de la Raillère. Les sources restent encore aujourd'hui la propriété d'un syndicat des communes limitrophes.

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Tapis roulant Funbelt pour skieurs

Cauterets est une station de sports d'hiver où l'on peut pratiquer le ski alpin et le ski de fond sur le domaine du Cirque du Lys et sur celui du Pont d'Espagne.


L'Association européenne d'athlétisme y a organisé le 8 juillet 2007 les championnats européens de course en montagne (European Mountain Running Championships).

En février 2013, Cauterets a connu un enneigement record[8], faisant d’elle la station la plus enneigée du monde devant Mammoth Mountain [9] avec 5,5 mètres dans la station.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • À l'emplacement de l'ancienne église démolie en 1884 fut érigée l'église Notre-Dame, inaugurée en 1886[10]. En 1995, l’Association des Amis de l’Orgue a fait l’acquisition d'une œuvre de Pierre Baldi : « Le Chemin de croix », 1er prix mondial de peinture sacrée en 1996, qui trône aujourd'hui dans l'église.
  • Inaugurée en 1901, l'ancienne gare ferroviaire de Cauterets a été inscrite au titre des monuments historiques en 1981 pour ses façades et toitures[11]. Il s'agit d'une construction originale que certains apparenteront aux chalets de montagne alors que d'autres voudront y voir un décor de western. La ligne ferroviaire Pierrefitte-Cauterets ayant été abandonnée en 1949, elle a été transformée en une voie verte de trente kilomètres. La gare est elle-même aujourd'hui le lieu de spectacles et autres manifestations mais, seuls les bus l'abordent désormais. En effet, elle reste tout de même une gare routière.
  • Les Thermes de César, rénovés en 1999, ont été édifiés en 1844.
  • Chalet Galitzine, datant de 1840.
  • Le boulevard Latapie-Flurin présente plusieurs immeubles remarquables de la fin du XIXe siècle, l'hôtel d'Angleterre, l'hôtel Continental et le Casino Club[12]. L'hôtel Continental, devenu l'immeuble Continental Résidence et le Casino Club, devenu résidence le Lys offrent des façades ornées de nombreuses sculptures. L'immeuble Continental Résidence est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1984 pour sa façade principale[13].
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Commune pyrénéenne très étendue, Cauterets offre de nombreux sites naturels au contact du Parc national des Pyrénées : le Pont d'Espagne, le lac de Gaube ou les cascades qui agrémentent le gave de Jéret ou le gave de Lutour.

Depuis le village de Cauterets, la télécabine du Lys puis le télésiège du Grand Barbat permettent d'accéder au Cirque du Lys.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cauterets dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Cauterets constitue le cadre de L’Héptaméron, recueil de nouvelles inachevé écrit par Marguerite de Navarre. La crue des eaux retient à Cauterets, où ils étaient en cure, dix dames et gentilshommes qui décident de se divertir en racontant chacun une histoire par jour.

Sports[modifier | modifier le code]

Arrivées du Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Arrivées du Tour de France[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Flurin, Histoire de Cauterets: des origines à nos jours, « La vallée de Cauterets dans la Préhistoire », éditions Créer, 2006 (ISBN 978-2848190730), page 15
  2. http://vppyr.free.fr/pages_transversales/voies_lavedan/lavedan_pat03_cauterets.php
  3. http://www.tourisme-midi-pyrenees.com/cauterets-pont-d-espagne-grand-site-de-midi-pyrenees/cauterets/tabid/2271/offreid/849b564d-4d8b-4cad-a8ed-dde56e57691e/detail.aspx
  4. Armorial de France
  5. Élu en mars 2006 lors d'élections partielles à la suite de la démission d'une partie du précédent conseil municipal
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. http://lci.tf1.fr/france/pyrenees-record-de-neige-a-cauterets-7815358.html
  9. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/02/06/meteo-record-du-monde-d-enneigement-a-cauterets,1116635.php
  10. Sur place, panneau d'information Place Pierre Jarré - Le Turoun, vu le 22 mai 2012.
  11. « Gare (ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 août 2012.
  12. Au nord du boulevard, panneau d'information Boulevard Latapie-Flurin, vu le 22 mai 2012.
  13. « immeuble Continental Résidence », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 28 août 2012.
  14. Mary Jane Phillips-Matz, Giuseppe Verdi, Fayard, 1996, p. 606
  15. L'historique du Tour 1953
  16. L'historique du Tour 1989
  17. L'historique du Tour 1995

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Flurin, Histoire de Cauterets, des origines à nos jours, éd. Créer, 1999.
  • René Flurin, Cauterets thermal au fil de l'histoire, éd. Monhélios, 2010.