Cauterets
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| Cauterets | ||||||
Mairie de Cauterets |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Midi-Pyrénées | |||||
| Département | Hautes-Pyrénées | |||||
| Arrondissement | Argelès-Gazost | |||||
| Canton | Argelès-Gazost | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de Saint-Savin | |||||
| Maire Mandat |
Michel Aubry 2008-2014 |
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| Code postal | 65110 | |||||
| Code commune | 65138 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
1 139 hab. (2010) | |||||
| Densité | 7,3 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 503 m – Max. 3 298 m | |||||
| Superficie | 156,84 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Cauterets (en occitan Cautarés, en catalan Cautarés, en aragonais Cautarès) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Midi-Pyrénées.
C'est à la fois une station thermale et une station de sports d'hiver.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Entourée de hautes montagnes (Pyrénées), la commune de Cauterets s'étale dans l'étroite vallée du gave de Cauterets, torrent de montagne prolongeant le gave de Jéret et le gave du Marcadau ainsi que leurs affluents, le gave de Lutour et le gave de Gaube. Le village donne accès à de nombreux sentiers de randonnées qui desservent des sites naturels touristiques, comme le Péguère, le lac de Gaube, le Petit Vignemale (3 032 m), le Pont d'Espagne, village à flanc de montagnes traversé par une cascade ou encore le petit massif de la Fruitière.
L'altitude minimale, 503 m, se situe au nord, là où le gave de Cauterets quitte le territoire communal et entre sur celui de Soulom. L'altitude maximale avec 3 298 m correspond au point culminant des Pyrénées françaises, le Vignemale, marquant la frontière avec l'Espagne.
Toponymie[modifier]
Le -t final est une erreur, il n'est jamais employé avant le XIXe siècle. La signification ne pose pas de problème : du latin (villa / vallis) caldarensis = (villa ou vallée) où il y a des bains chauds, en gascon « los cautarers ».
Histoire[modifier]
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Le XVIe siècle, Cauterets accroit son rayonnement[modifier]
Le retour à des valeurs « antiques » au cours de la Renaissance favorise le retour aux bains et aux thermes. Les multiples visites de Marguerite de Navarre au cours de ce siècle vont donner à Cauterets sa véritable renommée.
Le XIXe siècle ou l'âge d'or du thermalisme[modifier]
Les Thermes de César, le Grand Hôtel d'Angleterre, le Grand Hôtel Continental…, aux façades monumentales, sont autant de témoins d'un XIXe siècle, âge d'or du thermalisme. Parmi ses visiteurs fameux, George Sand s'y rend en 1825, Chateaubriand en 1829 et Victor Hugo en 1843. Mais les mondains ne sont pas les seuls à fréquenter Cauterets : Bernadette Soubirous, atteinte d'asthme, y est allée à plusieurs reprises en 1858 et 1859.
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
D’azur à la montagne d'argent, sur une plaine de sinople, sommée d'un choucas essorant de sable accosté de deux chaudrons de gueules[1].
Commentaires : La montagne rappelle la situation géographique de la commune sommée du légendaire choucas de Lavedan. Les chaudrons sont remplis d'eau froide (torrent glacé) et d'eau chaude (source sulfureuse à 55 °C) et rappellent l'origine du nom de la ville ; Cauterets = chaud et froid.
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Administration[modifier]
Démographie[modifier]
| En 2010, la commune comptait 1 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. |
Tourisme[modifier]
Thermalisme[modifier]
Cauterets est une ville thermale ayant des indications en ORL et rhumatologie. Les eaux de ses onze sources sont exploitées dans deux établissements qui accueillent les curistes : les Thermes de César dans le village de Cauterets même, et les Thermes des Griffons au hameau de la Raillère. Les sources restent encore aujourd'hui la propriété d'un syndicat des communes limitrophes.
Sports d'hiver[modifier]
Cauterets est une station de sports d'hiver où l'on peut pratiquer le ski alpin et le ski de fond sur le domaine du Cirque du Lys et sur celui du Pont d'Espagne.
L'Association européenne d'athlétisme y a organisé le 8 juillet 2007 les championnats européens de course en montagne (European Mountain Running Championships).
En février 2013, Cauterets a connu un enneigement record[5], faisant d’elle la station la plus enneigée du monde devant Mammoth Mountain [6] avec 5,5 mètres dans la station.
Lieux et monuments[modifier]
Patrimoine architectural[modifier]
- À l'emplacement de l'ancienne église démolie en 1884 fut érigée l'église Notre-Dame, inaugurée en 1886[7]. En 1995, l’Association des Amis de l’Orgue a fait l’acquisition d'une œuvre de Pierre Baldi : « Le Chemin de croix », 1er prix mondial de peinture sacrée en 1996, qui trône aujourd'hui dans l'église.
- Inaugurée en 1901, l'ancienne gare ferroviaire de Cauterets a été inscrite au titre des monuments historiques en 1981 pour ses façades et toitures[8]. Il s'agit d'une construction originale que certains apparenteront aux chalets de montagne alors que d'autres voudront y voir un décor de western. La ligne ferroviaire Pierrefitte-Cauterets ayant été abandonnée en 1949, elle a été transformée en une voie verte de trente kilomètres. La gare est elle-même aujourd'hui le lieu de spectacles et autres manifestations mais, seuls les bus l'abordent désormais. En effet, elle reste tout de même une gare routière.
- L'ancienne gare du téléphérique a été édifiée par les équipes de Gustave Eiffel.
- Les Thermes de César, rénovés en 1999, ont été édifiés en 1844.
- Chalet Galitzine, datant de 1840.
- Le boulevard Latapie-Flurin présente plusieurs immeubles remarquables de la fin du XIXe siècle, l'hôtel d'Angleterre, l'hôtel Continental et le Casino Club[9]. L'hôtel Continental, devenu l'immeuble Continental Résidence et le Casino Club, devenu résidence le Lys offrent des façades ornées de nombreuses sculptures. L'immeuble Continental Résidence est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1984 pour sa façade principale[10].
Patrimoine naturel[modifier]
Commune pyrénéenne très étendue, Cauterets offre de nombreux sites naturels au contact du Parc national des Pyrénées : le Pont d'Espagne, le lac de Gaube ou les cascades qui agrémentent le gave de Jéret ou le gave de Lutour.
Depuis le village de Cauterets, la télécabine du Lys puis le télésiège du Grand Barbat permettent d'accéder au Cirque du Lys.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- À Cauterets, Victor Hugo composa un poème inclus dans le livre troisième « Les Luttes et les Rêves » des Contemplations : « L’enfant voyant l’aïeule... » (25 août 1843).
- Louis Varney (1844-1908), compositeur d'opérettes y est mort.
- Ralph Soupault (1904-1962), dessinateur au journal collaborationniste Je suis partout est décédé à Cauterets le 12 août 1962.
- Sim (1926-2009), de son vrai nom Simon Jacques Eugène Berryer, est un acteur, comique et écrivain, né à Cauterets.
- Le 17 novembre 2008, le chef militaire présumé de l'ETA, Mikel Garikoitz Aspiazu Rubina, alias « Txeroki », a été arrêté à Cauterets, portant un coup sévère à l'organisation séparatiste basque.
- Gaston Phébus, Marguerite de Navarre, la reine Hortense, la duchesse de Berry, George Sand, Alfred de Vigny, Chateaubriand et le baryton français Ismaël y ont également séjourné.
Cauterets dans la littérature[modifier]
- Cauterets constitue le cadre de L’Héptaméron, recueil de nouvelles inachevé écrit par Marguerite de Navarre. La crue des eaux retient à Cauterets, où ils étaient en cure, dix dames et gentilshommes qui décident de se divertir en racontant chacun une histoire par jour.
Sports[modifier]
Arrivées du Tour d'Espagne[modifier]
Arrivées du Tour de France[modifier]
- 1953, étape 10, Pau - Cauterets :
Jesús Loroño[11] - 1989, étape 9, Pau - Cauterets :
Miguel Indurain[12] - 1995, étape 15, Saint-Girons - Cauterets :
Richard Virenque[13]
Notes et références[modifier]
- Armorial de France
- Élu en mars 2006 lors d'élections partielles à la suite de la démission d'une partie du précédent conseil municipal
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://lci.tf1.fr/france/pyrenees-record-de-neige-a-cauterets-7815358.html
- http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/02/06/meteo-record-du-monde-d-enneigement-a-cauterets,1116635.php
- Sur place, panneau d'information Place Pierre Jarré - Le Turoun, vu le 22 mai 2012.
- Gare (ancienne), base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 août 2012.
- Au nord du boulevard, panneau d'information Boulevard Latapie-Flurin, vu le 22 mai 2012.
- immeuble Continental Résidence, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 28 août 2012.
- L'historique du Tour 1953
- L'historique du Tour 1989
- L'historique du Tour 1995
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site de la ville de Cauterets
- Site de l'Office du tourisme de Cauterets
- Site des thermes de Cauterets
- Site de l'ESF de Cauterets
- Cauterets sur le site de l'Institut géographique national
Bibliographie[modifier]
- René Flurin, Histoire de Cauterets, des origines à nos jours, éd. Créer, 1999.
- René Flurin, Cauterets thermal au fil de l'histoire, éd. Monhélios, 2010.
