Marie de Luxembourg (1462-1546)

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Marie de Luxembourg (14721er avril 1547 à La Fère), fille de Pierre II de Luxembourg, comte de Saint-Pol, et de Marguerite de Savoie (14391483)

Fille ainée de ses parents qui n'ont pas eu de fils ayant atteint l'âge adulte, elle est comtesse de Saint-Pol, de Marle, de Soissons et dame de Condé.

Elle épouse (1484) en premières noces son oncle Jacques de Savoie (1450-1486), comte de Romont et baron de Vaud, dont elle eut :

Veuve, elle se remaria (8 septembre 1487) avec François de Bourbon (1470+1495), comte de Vendôme, seigneur d'Epernon et eut :

À la mort de son second mari, elle prit la tutelle de ses enfants et gouverna le comté de Vendôme, dont elle avait l'usufruit, jusqu'à sa mort le 1er avril 1546 à La Fère en Picardie. Elle embellit fortement la ville de Vendôme, faisant restaurer ou reconstruire plusieurs édifices. C'est également elle qui rendit aveu au roi Charles VIII pour la châtellenie d'Epernon le 21 avril 1497[réf. nécessaire].

D'après le livre "La Fère, son histoire" "...Son héritier direct est son petit-fils Antoine de Bourbon, né à La Fère le 22 avril 1518, mort au siège de Rouen en 1562. Duc de Vendôme de 1537 à 1562, il détenait de nombreuses autres possessions et il épousa le 20 octobre 1548 à Moulins Jeanne d'Albret (1528 † 1572), reine de Navarre. Devenu roi de Navarre, dès le règne d’Henri II (1519 † 1559), il se convertit, avec sa femme, au Calvinisme. Ils eurent cinq enfants dont deux survivront (Catherine et le futur roi Henri IV.) Avec son frère Louis Ier de Bourbon, prince de Condé (1530 † 1569), ils étaient les chefs du parti calviniste et luttèrent contre l’influence du duc de Guise, qui dirigeait les catholiques.

Marie de Luxembourg, était une femme active et cultivée, modeste, en bons termes avec les Cours de France et de Bruxelles. Environ 150 personnes étaient à son service, ses ressources étaient immenses mais elle en usa avec beaucoup d’intelligence. Elle était capable de faire de longues chevauchées et ces voyages lui permettaient de régler elle-même ses affaires. Ainsi, elle se sentait plus libre de faire le bien qu’elle voulait aux abbayes ou monastères et surtout aux humbles. Elle le fit avec tant de discrétion qu’il n’en restât que la légende.

Elle fonda le monastère de La Fère, l’église de Travecy (où dit-on Henri IV aurait entendu sa première messe après avoir abjuré ?), de Ly-Fontaine, de Vendeuil, entretint l’Hôtel-Dieu… Elle reste pour La Fère, la « bonne dame des pauvres ». La princesse Marie de Luxembourg mène aussi une activité politique, soutient les Valois et encourage ses enfants au service des Rois, et François Ier se rendra souvent au château de La Fère..."

C'est également en son hôtel Saint Pôl de Cambrai que fût signé en 1529 la paix de Cambrai dite Paix des dames entre l'Empire et la France, signée par ses deux cousines et nièces, les deux belle-sœurs Marguerite d'Autriche et Louise de Savoie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Pasquier, Le Château de Vendôme, 2000 [détail des éditions]
  • "La Fère, son histoire" du syndicat d'initiative de La Fère
  • "Marie de Luxembourg et son temps" du syndicat d'initiative de La Fère (Chanoine C. Thelliez)
  • Anne S. Korteweg, « La collection de livres d’une femme indépendante: Marie de Luxembourg (v. 1470-1547) », dans Anne-Marie Legaré, éd., Livres et lectures de femmes en Europe entre Moyen Âge et Renaissance, Turnhout, Brepols, 2007, p. 221-232. [présentation en ligne]

Lien externe[modifier | modifier le code]

les Bourbon-Vendôme