Amélie-les-Bains-Palalda

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Amélie-les-Bains-Palalda
Vue générale d'Amélie-les-Bains
Vue générale d'Amélie-les-Bains
Blason de Amélie-les-Bains-Palalda
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Arles-sur-Tech
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
Maire
Mandat
Alexandre Reynal
2014-2020
Code postal 66110
Code commune 66003
Démographie
Gentilé Améliens, Améliennes et Palaldéens, Palaldéennes
Population
municipale
3 688 hab. (2011)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 28′ 34″ N 2° 40′ 21″ E / 42.4761111111, 2.672542° 28′ 34″ Nord 2° 40′ 21″ Est / 42.4761111111, 2.6725  
Altitude Min. 176 m – Max. 1 424 m
Superficie 29,43 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.amelie-les-bains.com

Amélie-les-Bains-Palalda est une commune française créée en 1942 et située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Améliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Amélie-les-Bains-Palalda se situe dans le canton d'Arles-sur-Tech et dans l'arrondissement de Céret.

Comme de nombreuses autres communes de montagne, Amélie-les-Bains-Palalda est constituée de plusieurs villages : en l'occurrence, ceux d'Amélie-les-Bains proprement dit, Palalda et Montalba-d'Amélie.

La commune est localisée dans la vallée du Tech, au cœur du Vallespir, à l'ouest de Céret.

La ville, station thermale et climatique, villégiature estivale et hivernale fréquentée, groupe ses maisons au débouché des gorges du Mondony, dans la vallée du Tech, où prospère une végétation méditerranéenne.

Situation de la commune (en vert) relativement au département.
Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Amélie-les-Bains-Palalda[1],[2]
Montbolo
Arles-sur-Tech Amélie-les-Bains-Palalda[1],[2] Reynès
Saint-Laurent-de-Cerdans Maçanet de Cabrenys
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 176 et 1424 mètres.

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[3]. Tremblements de terre en 1903, 1920 et 1922.[réf. nécessaire]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Ville est baignée par le Tech qui fait des boucles et qui donne se relief si escarpé à la cité . Le Mondony traverse le sud de la ville pour se jeter dans le Tech.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par la route départementale 115, qui doit faire l'objet d'aménagements dans la prochaine décennie afin de permettre une meilleure communication entre la ville et la plaine littorale.

La ville était de plus desservie par le chemin de fer avant sa destruction par l’inondation de 1940. Une voie verte est prévue sur la plateforme de l'ancienne voie ferrée (jusqu'à Arles-sur-Tech).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La reine Marie-Amélie en compagnie de ses deux fils cadets (1835)

En catalan, le nom de la commune est Els Banys d'Arles pour Amélie-les-Bains et Palaldà ou Palaudà pour Palalda[4].

Le nom d'Arles viendrait des racines Ar et El, désignant une vallée se transformant en plaine et la présence d'une rivière dans cette même vallée[5]. Les Bains d'Arles étaient les sources chaudes puis les thermes romains liés à ce lieu.

Palalda est citée dès 814 sous le nom de villam Paladdanum. Les mentions suivantes donnent de Palatiodano (874), in Palatioatan (881) puis in Palaldano et Palatio Dan (1091). Une famille de Palauda est mentionnée au XIIIe siècle[6].

La commune change de nom le 23 mai 1840[7] pour devenir Amélie-les-Bains en hommage à la reine Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, épouse de Louis-Philippe Ier[6]. Par la suite, la Reine Amélie découvre les Bains d'Arles en 1848, sans doute grâce à l'invitation du général de Castellane, gouverneur militaire du Roussillon à l'époque. Elle en devient alors une propagandiste enthousiaste[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 1942, un arrêté préfectoral rattache la commune de Palalda à celle d'Amélie-les-Bains pour former la nouvelle commune d'Amélie-les-Bains-Palalda[7].

Le 17 novembre 1962, un arrêté préfectoral rattache la commune de Montalba-d'Amélie à celle d'Amélie-les-Bains-Palalda[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, les communes des Bains d'Arles, Montalba-les-Bains et Palalda sont toutes trois incluses dans le nouveau canton d'Arles, dont elles font toujours partie à ce jour à travers la commune d'Amélie-les-Bains-Palalda[9].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1942
Période Identité Étiquette Qualité
1952 1959 Paul Alduy SFIO Député, conseiller général
1959 mars 2001 Jacqueline Alduy UDF Sénatrice, conseillère générale
mars 2001 réélu en 2008[10] et 2014[11] Alexandre Reynal PS Conseiller général, ancien vice-président du conseil général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Amélie-les-Bains, Palalda et Montalba-d'Amélie.

En 2011, la commune comptait 3 688 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
253 221 226 249 225 331 371 407 574
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
836 1 009 1 390 1 412 1 429 1 668 1 500 1 738 1 381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 340 1 328 1 383 1 334 1 571 1 699 1 847 2 900 2 882
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 964 3 662 3 908 3 713 3 239 3 475 3 644 3 656 3 702
2011 - - - - - - - -
3 688 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Avant 1946, la population recensée est celle d'Amélie-les-Bains exclusivement.

À partir de 1968, la population recensée inclut également celle de Montalba-d'Amélie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : 24 juin et 2e dimanche d'octobre[14] ;
  • Marché : les jeudis[14] ;
  • Festibanyes : spectacle taurin, chaque année début septembre[15]. L'édition 2013 voit l'annulation d'une partie du spectacle sous la pression des internautes[16].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby

Lors de la saison 2013-2014, l'Entente Vallespir Arles-sur-Tech-Amélie-les-Bains-Palalda (EVAAP) a été champion de France de 3e série en battant l'US Quint-Fonsegrives 19 à 3[17],[18],[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 219 €[20]. En 2011, ce revenu est de 18 709 €[21].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Quentin d'Amélie-les-Bains (XIXe siècle).
Amélie-les-Bains
  • L'ancienne église Saint-Quentin est mentionnée en 869, elle avait été édifiée sans doute peu après la fondation du monastère pour les habitants qui s'étaient établis aux environs. Consacrée de nouveau en 1061 à la suite de travaux de restauration (ou d'agrandissement), elle fut remaniée à l'époque gothique avant d'être abattue en 1932 à des fins d'urbanisme. L'édifice avait pourtant été classé monument historique.
  • L'église Saint-Quentin est l'actuelle église paroissiale d'Amélie, construite de 1868 à 1871. Elle conserve une vierge romane du XIIIe siècle, provenant de l'ancienne église Saint-Quentin. Le clocher est doté d'un carillon de 7 cloches.
  • Fort-les-Bains (Logo monument historique Classé MH (1909)) : fort surplombant la ville et construit en 1670.
  • Les thermes romains (Logo monument historique Classé MH (1905)) et l'hôpital thermal des armées ( Inscrit MH (2007)).
  • Cimetières

Amélie-les-Bains possède sept nécropoles sur son territoire : l'ancien et le nouveau cimetière, le cimetière militaire, le cimetière protestant, près de la maison du gardien, Montalba-d'Amélie, l'ancien et le nouveau cimetière de Palalada, et le cimetière du Rosaire, près de l'église Saint-Martin. Dans ces cimetières reposent toutes les personnes appartenant au peuple, au clergé, à la noblesse, et à l'armée. Leur histoire se raconte à la lecture de leur stèle, et tous ces personnages font de la principale nécropole amélienne, un petit Père Lachaise. En 1996, Jerry de Pierregot écrivit un ouvrage sur les Nécroples Améliennes à la fin du XXe siècle.

Cette commune a vu passer beaucoup de personnages célèbres. Tous n'y sont pas inhumés. Y sont mort, par exemple le maréchal Achille Baraguey d'Hilliers ou le médecin-major Ernest Duchesne, qui découvrit le pénicillium trente ans avant Fleming, et dont un square rappelle sa mémoire. Quelques grandes maisons françaises sont représentées dans ces nécropoles, telles que Maupéou d'Ableiges, Arcis de Chazournes, Saint-James, Chaudoir, Gavrel de Loupiac, Juest de Mire, Lamer, Lemonier de La Haitrée, Lelarge de Lourdoueix, Viaris de Lesegno, Bradisch de Wexford, un prince indien, etc. On y trouve également des personnages hétéroclites, le fondateur de la République rouge de Palalda, un boulanger qui inventa un pétrin à pédales, un samouraï, des créateurs d'apéritif (pi-flip), des officiers.

Palalda

Le village a une allure médiévale, avec la place au centre de l'ancien château donnant sur l'église Saint-Martin.

  • L'église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois en 967, est composée d'une nef unique voûtée d'un berceau "écrasé" du XIe siècle ou du XIIe siècle. La partie orientale de l'édifice fut totalement reconstruite au XVIe siècle. Le chœur conserve un superbe retable baroque daté de 1656 ainsi que d'autres œuvres.
  • Le calvaire, haut de 8 m est situé au sommet d'une colline.
  • Musée postal (départemental) et musée d'art et traditions populaires dans le même bâtiment, sont situés à côté de l'église.
Montalba-d'Amélie
  • Église Sainte-Marie: bâtie au XVIIe siècle et située au sein du village, elle contient un retable du XVIIe siècle et une vierge à l'enfant de la fin du XIVe siècle ;
  • Église Sainte-Engrâce : église romane isolée à l'ouest de Montalba-d'Amélie.
  • Vestiges du château de Mondony.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Amélie-les-Bains-Palalda

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Parti, au premier d'azur à saint Quentin d'or tenant de sa main dextre une palme de sinople, au second de gueules aux deux tours rondes d'argent coulissées de sable, rangées en barre et posées à plomb, à une ombre de soleil d'or brochant en chef sur la partition, à la champagne du même chargée de quatre pals aussi de gueules.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Cazes (abbé), Amélie-les-Bains-Palaldà, Guide Touristique Conflent, 1975.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  3. « Plan séisme »
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  5. Pyrénées catalanes
  6. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  7. a, b et c Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. Yves Hoffmann, Vallespir : Pays des traditions catalanes, Font-Romeu, I.S.O.,‎ 1991, 94 p. (ISBN 2950388337)
  9. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  10. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  11. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  15. Site de Festibanyes
  16. http://www.lindependant.fr/2013/09/06/il-n-y-aura-pas-le-feu-aux-vachettes,1787423.php Martial Mehr, Il n'y aura pas le feu aux vachettes à Amélie-les-Bains, L'indépendant du 6 Septembre 2013]
  17. les résultats de l'EVAAP 2013-2014
  18. L'Entente Vallespir en finale
  19. Entente Vallespir championne de France : des hommes d'honneur (diaporama + vidéo)
  20. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  21. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 août 2013).
  22. a et b Les Nécropoles Améliennes, 1996