Parmain

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Parmain
La mairie de Parmain ou petit château Ducamp.
La mairie de Parmain ou petit château Ducamp.
Blason de Parmain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d’Oise
Arrondissement Pontoise
Canton L’Isle-Adam
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois-Forêts
Maire
Mandat
Roland Guichard
2014-2020
Code postal 95620
Code commune 95480
Démographie
Gentilé Parminoises
Population
municipale
5 553 hab. (2011)
Densité 604 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 50″ N 2° 12′ 33″ E / 49.113813, 2.2091149° 06′ 50″ Nord 2° 12′ 33″ Est / 49.113813, 2.20911  
Altitude 29 m (min. : 24 m) (max. : 146 m)
Superficie 9,20 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-parmain.fr

Parmain est une ville francilienne du Val-d'Oise, située sur la rive droite de l’Oise, à trente kilomètres à vol d’oiseau au nord de Paris. La commune, au caractère essentiellement résidentiel, fait partie de la région naturelle et historique du Vexin français et est membre fondateur du parc naturel régional du même nom. Elle forme avec L'Isle-Adam, son chef-lieu de canton situé sur l’autre rive de la rivière et avec qui elle partage sa gare, une agglomération d’environ 16 000 habitants. Ses habitants sont les Parminois et Parminoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Située au centre nord du département du Val-d'Oise, la commune de Parmain se trouve dans la vallée de l'Oise, à l'extrême est du Vexin français, au confluent du Sausseron et de l'Oise, à dix kilomètres au nord-est de Pontoise et à trente-cinq kilomètres au sud de Beauvais. Parmain est considérée comme faisant partie de l'aire urbaine de Paris[1].

Les communes limitrophes de Parmain sont, à l'est, L'Isle-Adam sur la rive gauche de l'Oise et sur ses îles, au nord Hédouville, avec laquelle la commune n'a pas de liaison routière directe, et Champagne-sur-Oise, à l'ouest Nesles-la-Vallée et au sud Valmondois.

Communes limitrophes de Parmain[2]
Hédouville Champagne-sur-Oise
Nesles-la-Vallée Parmain[2] L'Isle-Adam
Valmondois
Sur les hauteurs, cheminée de champignonnière installée dans d'anciennes carrières.

Son territoire occupe 920 hectares (9,2 km2), ce qui est supérieur à la moyenne du Val-d'Oise (673 hectares, soit 6,73 km2). Cependant, la densité de population dans la commune de 573 habitants au km2 est inférieure à la moyenne du département (887 habitants au km2). Elle est toutefois largement supérieure à la moyenne de densité du territoire constituant le Parc naturel régional du Vexin français (132 habitants au km2). En effet, Parmain en est une des communes les plus peuplées du parc - seules Auvers-sur-Oise, Magny-en-Vexin et Gargenville (Yvelines) comptent plus d'habitants - alors même qu'elle se situe en dessous de la moyenne de population par commune du Val-d'Oise (qui est de 6 205 habitants). Au sein de son canton, en termes de population, Parmain est la commune la plus peuplée derrière son chef-lieu et représente 20 % de la population du canton. En termes de superficie, la commune en constitue 16 %.

Le territoire habité peut se diviser en plusieurs parties :

  • Les hameaux de Jouy-le-Comte, de Boulonville et le lieu-dit du Grand Val situés au nord-ouest le long du val du ru de Jouy constituent le cœur historique de l'implantation sur le territoire communal.
  • Le quartier de la gare et de la mairie, sur l'Oise, en face de l'île du Prieuré, constitue l'actuel centre-ville développé au XIXe siècle grâce à l'arrivée du chemin de fer.
  • Les quartiers sud le long de l'Oise, les Coutures, le Val-d'Oise, sont des zones d'habitation plus récentes qui accueillent le collège de la commune et une petite zone commerçante.
  • À l'ouest du territoire communal, une zone d'habitations dans les bois, limitrophe des habitations de Valmondois, longe la côte des Nazes.

Le reste du territoire de la commune, à l'ouest et au nord, sur les relatives hauteurs du plateau du Vexin (la dénivellation entre la zone la plus basse de la commune et la zone la plus élevée atteint tout de même 122 mètres), est constitué de zones boisées (le bois Messier, le bois Gannetin, la croix des Verts) et de cultures ou prairies traversées par des sentiers de randonnée. Au-delà des hameaux historiques au nord, le territoire se poursuit en pointe jusqu'au bois de la Tour du Lay, comprenant une partie de la forêt départementale du même nom.

Géologie, relief et pollution des sols[modifier | modifier le code]

Entrée d'une ancienne carrière à Parmain.

Le sous-sol de la commune est globalement celui du Vexin français, qui comprend plusieurs types de roches comme la craie, la plus ancienne, datant d'environ 80 millions d'années, le calcaire datant de 60 millions d'années, pierre à bâtir vexinoise par excellence, le grès bartonien (40 millions d'années) ou la meulière (25 millions d'années au plus). Les couches sédimentaires sont entaillées par les vallées de l'Oise et du Sausseron.

La situation géographique de Parmain rend la commune particulièrement vulnérable à des risques naturels : d'anciennes zones de carrières dans son sous-sol constituent des risques d'effondrement en milieu urbain. En revanche, la commune n'est soumise à aucun risque de mouvement de terrain lié à la dissolution du gypse (risque courant dans le Val-d'Oise). Plus important, la plaine alluviale, en particulier en amont et en aval, du centre de la commune est à risque d'inondation consécutif à une crue de l'Oise[3].

Le territoire de Parmain est à cheval entre la vallée de l'Oise à l'est et le plateau du Vexin à l'ouest. Cette caractéristique explique la forte dénivellation observée entre le point le plus bas (24 mètres) et le plus élevé de la commune (146 mètres). À l'ouest, la limite avec la vallée encaissée du Sausseron (sur la commune de Valmondois) est marquée par la côte des Nazes et la côte d'Orgivaux.

La commune ne comprend aucun site recensé sur la base de données du ministère de l'écologie relative aux sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif (BASOL)[4]. Ceci s'explique sans doute par le faible nombre de sites industriels s'étant implantés sur le territoire communal[5]. En effet, Parmain ne comporte que six sites recensés alors que les communes voisines de taille comparable de Champagne-sur-Oise et d'Auvers-sur-Oise en comptent respectivement douze et trente.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Oise, vue vers l'aval depuis la pointe sud de l'île du prieuré, à droite rives de Parmain, à gauche de L'Isle-Adam.

Le territoire de Parmain longe la rive droite (ou ouest) de l'Oise sur une distance d'environ 3 km. La rivière y est jalonnée de trois îles, appartenant au territoire de L'Isle-Adam, l'île du Prieuré, occupée jadis par les châteaux successifs des seigneurs de L'Isle-Adam et de Parmain, l'île de la Cohue, et l'île de la dérivation, vide de construction, au niveau de laquelle se trouvent un barrage et une écluse sur la rivière. Juste avant son embouchure, le Sausseron marque la limite communale entre Parmain et Valmondois au sud, puis se jette dans l'Oise.

Le territoire communal est également traversé par deux petits cours d'eau : le ruisseau du marais de vaux, qui naît à Champagne-sur-Oise, long d'à peine huit-cent mètres, qui se jette à Parmain dans le ru de Jouy, qui serpente sur trois kilomètres à l'est des hameaux de Jouy-le-Comte et de Boulonville avant de se jeter dans l'Oise à la limite avec Champagne-sur-Oise, face à L'Isle-Adam[6]. Entre ces deux cours d'eau, avant que le ruisseau ne se jette dans le ru, se trouve un petit plan d'eau.

La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Cassan, située à L'Isle-Adam, gérée par la société Lyonnaise des eaux. L'eau potable de Parmain est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, dure et peu fluorée[7]. L'eau distribuée à Parmain est d'origine souterraine[8].

Situé au bord de l'Oise, le territoire de Parmain est concerné par les risques d'inondation de l'Oise. Le plan de prévention des risques d'inondation du Val-d'Oise prend en compte ce risque d'inondation fluviale. La commune souffre très occasionnellement de problèmes liés au ruissellement mais n'a pas de problèmes liés à des remontées de nappes. Une station d'annonce des crues est située à L'Isle-Adam.

Climat[modifier | modifier le code]

Parmain, comme toute l'Île-de-France, est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[9].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[10]

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation Pourcentage
Espace urbain construit 18 %
Espace urbain non construit 9 %
Espace rural 74 %

Le territoire communal, tout en longueur, s'étend sur environ 6,5 kilomètres du nord au sud mais ne dépasse pas 2 kilomètres en largeur. Il est essentiellement rural (74 %)[11].

L'espace urbain est composé en très grande majorité (85,7 %) d'habitat individuel et d'espaces non-construits (parcs, jardins, vacants). Les habitats collectifs ne représentaient en 1999 que 0,1 % de l'espace urbain communal. Au sud de la gare, les logements individuels gagnent en superficie à mesure qu'ils s'éloignent de la rivière. Les quartiers résidentiels du quartier du Val-d'Oise et des squares des Arcades comprennent ainsi des logements moins vastes (maisons mitoyennes, jardins de petite taille) que ceux des rues situées à l'ouest de la route départementale 4, sur les pentes, qui constituent parfois de véritables petits domaines en pierre calcaire du Vexin ou en meulière. Les hameaux de Jouy-le-Comte, de Boulonville et le centre actuel face à L'Isle-Adam comprennent les habitats les plus anciens.

La commune ne possède pas de parcs d'activités ni de zones commerciales d'envergure, celles-ci étant situées dans les communes avoisinantes de L'Isle-Adam ou de Chambly.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Entrée de Parmain, au croisement de la D64, de la D4 et du chemin de fer.

Les voies les plus importantes qui traversent la commune sont deux routes départementales. La route départementale 4, relie Parmain à Valmondois et à Champagne-sur-Oise du nord au sud. Elle se poursuit au sud en suivant l'Oise par Valmondois, Butry-sur-Oise et Auvers-sur-Oise jusqu'à Pontoise et au nord jusqu'à Persan par Champagne-sur-Oise.

La route départementale 64 relie quant à elle Parmain à L'Isle-Adam et à Nesles-la-Vallée d'est en ouest. Elle se poursuit à l'est à travers L'Isle-Adam jusqu'à la route nationale 184, juste avant la jonction avec la route nationale 1 et l'autoroute A16, poursuivant néanmoins jusqu'à Presles sous le nom de D64E, et à l'ouest jusqu'à Marines, au cœur du Vexin français, en traversant, après Nesles-la-Vallée, les communes de Labbeville, Vallangoujard, Epiais-Rhus, Grisy-les-Plâtres et Bréançon.

Par la route, Parmain est à 37 kilomètres à l'ouest de l'aéroport Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, à 16 kilomètres à l'est de l'aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin et à 52 kilomètres au sud de l'aéroport de Paris Beauvais Tillé.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de la gare de L'Isle-Adam - Parmain.

La commune est traversée du nord au sud par la ligne de chemin de fer à double voie de Pierrelaye à Creil via Valmondois qui suit le cours de l'Oise. Cette ligne est desservie par les trains de la ligne H du Transilien effectuant la liaison entre la gare de Paris-Nord et la gare de Persan-Beaumont via la ligne d'Ermont - Eaubonne à Valmondois, ainsi que par des trains de la même ligne faisant la navette entre la Pontoise et Creil. La gare de L'Isle-Adam - Parmain est située sur le territoire communal, face à la mairie. Le temps de parcours vers Paris est 48 minutes en train direct. Or, hors heures de pointe, tous les trains sont omnibus, et seulement un train par heure se rend directement à Paris. Sinon, un changement en gare de Valmondois est nécessaire. Il est également possible d'emprunter un train direct Paris - Persan-Beaumont (TER Picardie) pour un temps de parcours parfois légèrement inférieur en fonction des correspondances. Le sud de la commune est plus proche de la gare de Valmondois que de celle de L'Isle-Adam - Parmain alors que les habitants des hameaux du nord peuvent utiliser la gare de Champagne-sur-Oise.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Deux lignes du réseau de bus Busval d'Oise desservent Parmain. La ligne 95.07 (Cergy-Préfecture - Église de Jouy-le-Comte) se termine à Parmain. Elle est en provenance de Cergy-Préfecture via Pontoise, Auvers-sur-Oise, Butry-sur-Oise et Valmondois (gare) et comprend six arrêts du sud au nord sur le territoire de la commune (Collège, Coutures, Arcades, Mairie, Le Verger, Église de Jouy-le-Comte). La ligne 95.16 dans son trajet Vallangoujard - L'Isle-Adam Grand Val marque quant à elle deux arrêts à Parmain (Collège, Coutures).

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

Sentier de randonnée sur les hauteurs de Parmain.

Le territoire communal rural est sillonné de sentiers de randonnées entretenus. Parmi les circuits passant par la commune on peut noter[12], outre le fameux GR1 :

  • le sentier des bruyères
  • le sentier du puits fondu
  • le sentier de la croix des verts
  • le sentier de la rive droite de l'Oise et de la vallée du Sausseron
  • le sentier du haut de Champagne
  • le sentier du Bois de la Tour du Lay
  • le sentier du fond du Valmillon

Les bords de l'Oise au sud de la commune ont été aménagés pour permettre des promenades le long de la rivière.

Des lignes à haute tension reliant Persan à Pontoise traversent le nord de la commune, juste au nord du Grand Val.

Émissions sonores[modifier | modifier le code]

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact relativement limité en termes de pollution sonore à l'exception de la voie ferrée qui est classée de catégorie 2 (élevée) selon la réglementation[13]. La seule voie routière classée (la route départementale 4) est de catégorie 4 (3 sur une courte section au nord)[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Parmain

Les armes de Parmain se blasonnent ainsi :
D'or à trois losanges d'azur rangées en fasce, à la devise d'argent brochante, le tout accompagnées de sept canettes contournées de sable, quatre rangées en chef et trois en pointe ordonnées 2 et 1.

Le site de la ville indique que « Ces armes sont issues d'un sceau appendu à un acte de 1228, donation de Jehan de Parmeng, chevalier, à l'abbaye Notre Dame du Val à Mériel. » La description du sceau fait apparaître que la devise est une brisure.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Parmain est attesté sous les formes Parmeng au Moyen Âge puis Parmin sous l'Ancien Régime avant de prendre sa forme actuelle. Une interprétation de l'origine du nom de la commune serait l'homophone parmain, terme d'ancien français désignant une variété de poire[15].

Jouy-le-Comte est issu de l'anthroponyme bas latin Gaudius « le Bienheureux » auquel est associé le suffixe d'origine gauloise -acum[16]. Plus tard, on ajoute le déterminant complémentaire -le-Comte, pour distinguer la paroisse d'un autre Jouy, situé près de Bernes-sur-Oise et aujourd'hui disparu[a 1].

Les origines[modifier | modifier le code]

Le site de la ville est occupé depuis les temps paléolithiques et néolithiques. Des outils retrouvés dans le sol de la commune et visibles au musée communal en témoignent, tout comme la sépulture néolithique située sur le territoire de la commune, dite le trou à morts (monument historique). Des vestiges gallo-romains et mérovingiens indiquent une occupation continue dans le temps de ce qui deviendra la commune.

Sur cette carte de Cassini de 1751, on distingue face à L'Isle-Adam, à gauche, le hameau de Parmin (Parmain).

La première mention de Parmain et de Jouy-le-Comte remonte à 1228, elle provient d'un acte, une donation, de Jehan de Parmeng, chevalier, à l'abbaye cistercienne de Notre-Dame du Val. On ignore tout de ce personnage. Le sceau appendu à cet acte conservé aux archives nationales a donné à Parmain ses armoiries. Selon Bernard Baray[a 2], un autre chevalier est cité dans un document de la même époque sous le nom d'Eudes de Jouy, attestant également de l'ancienneté de Jouy-le-Comte.

Parmain, comme L'Isle-Adam, fut un temps sous la suzeraineté de l'abbaye de Saint-Denis. L'église de Jouy-le-Comte, édifiée au XIIIe siècle, est dédiée à saint Denis et faisait partie au Moyen Âge du diocèse de Beauvais. Au lieu-dit la justice, sur le plateau qui domine Jouy-le-Comte, des scellements de pierre destinés à soutenir des bois de justice ont été retrouvés, preuve que les comtes de Beaumont rendaient la justice, et l'exécutaient, dans le village[a 3]. Les Templiers possédaient une commanderie à Jouy-le-Comte.

Un moulin était bâti sur le pont qui reliait Parmain à L'Isle-Adam par l'île du Prieuré dès le début du XVIe siècle. Lorsqu'en 1669 le château de L'Isle-Adam est victime d'un incendie, la princesse de Conti, Anne Marie Martinozzi, l'abandonne et s'installe dans une maison proche de l'église de Jouy. Elle fait alors construire le presbytère et restaurer l'église du village[b 1].

Historiquement, alors que Parmain appartenait aux seigneurs de L'Isle-Adam successifs (les Adam, les Villiers, les Montmorency, les Condé et enfin les Conti) et servait essentiellement de potager et de lieu de cultures pour ces nobles, Jouy-le-Comte et Boulonville étaient des terres des comtes de Beaumont. La seigneurie de Jouy-le-Comte est adjugée le 3 février 1552 par une sentence des requêtes du Palais à Anne de Montmorency, connétable de France et seigneur de L'Isle-Adam. Les autres terres du comté de Beaumont seront achetées par les Conti au XVIIIe siècle. Ainsi, les deux entités qui constituent la commune actuelle étaient initialement distinctes avant d'être réunies sous l'autorité des mêmes seigneurs. À la naissance de la commune à la Révolution, elle est séparée de L'Isle-Adam, et prend le nom de Jouy-le-Comte et non de Parmain, toujours regardé comme un hameau.

Vue du château des Conti par Louis-Gabriel Moreau l'aîné

Le territoire de Parmain était intégré dans l'ensemble aménagé du domaine des Conti. Ainsi, un petit château, détruit en 1812 et situé en face de la gare actuelle à l'emplacement du bureau de Poste et de l'hôtel de ville, fut construit par les princes, pour loger l'intendant de leur domaine, puis leurs invités. Un pont, dit le pont Vert, qui a succédé à un pont-levis médiéval, le reliait au château principal sur l'île du prieuré. Le château de Parmain, pourtant simple annexe, était entouré d'un vaste jardin, d'un potager et d'un verger. Seules les caves demeurent aujourd'hui, sous la bâtiment de la Poste.

À la Révolution, une milice bourgeoise est constituée à Jouy-le-Comte. Elle est armée des fusils des princes de Conti trouvés dans ses écuries. Cette milice constituera une des quatre compagnies de la Garde nationale de L'Isle-Adam et restera basée dans la commune. Jouy-le-Comte est érigée en commune du canton de l'Isle-Adam en mars 1790. En 1791, la Garde Nationale subit à nouveau une refonte, le bataillon de L'Isle-Adam est créé, compétent sur les communes de Jouy-le-Comte, Villiers-Adam et Mériel. Il se compose de sept compagnies de fusiliers et une de grenadiers.

Article connexe : L'Isle-Adam.

Depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La rue Guichard vers 1900.

La commune suit un développement discret mais constant au cours du siècle. On peut citer quelques jalons, symboles de la transformation de la vie communale au cours du siècle de l'industrialisation, qui en elle-même, a, par ailleurs, peu concerné Parmain.

Jusqu'au Premier Empire, la commune ne possède aucune école. Celle-ci n'est d'ailleurs à l'époque ni gratuite, ni obligatoire, la scolarité coûte un franc par mois pour l'apprentissage de la lecture, vingt-cinq centimes pour l'écriture et la même somme pour le calcul. L'hiver, chaque élève doit apporter sa bûche pour le chauffage de la classe. Le premier instituteur de Parmain, nommé Fauchon, prend ses fonctions en 1804. Les instituteurs tout comme les prêtres restent alors très longtemps en place : seulement trois maîtres se succèdent jusqu'en 1900[b 2].

De 1815 au début des années 1840, une manufacture de céramique, fondée notamment par le père du peintre adamois Jules Dupré, donne une certaine prospérité à la commune. C'est la seule industrie d'envergure qui s'y est implantée, et ce pendant à peine vingt-cinq ans. En 1828, Madame Ducamp fait édifier une belle propriété en bordure de l'Oise qui devient plus tard la mairie. De 1829 à 1832, un barrage et une écluse sont érigés sur l'Oise en aval de l'île du Prieuré. En 1832, la France est frappée par une grande épidémie de choléra ; celle-ci touche très modérément L'Isle-Adam tandis qu'elle tue vingt-trois habitants d'Auvers-sur-Oise durant le seul mois de mai… et fait dix-huit mille victimes à Paris. Curieusement, Parmain semble totalement épargnée, aucun cas n'étant signalé ni aucune augmentation notable des inhumations n'étant enregistrée[b 3].

En 1831, les études pour la construction d'une liaison ferrée de Paris à la frontière belge sont lancées. On voit dès lors régulièrement des ingénieurs le long de l'Oise puis, en 1842, des ouvriers venir poser des jalons. Lors de la séance du Conseil municipal du 20 mai 1843, la création d'un passage à niveau au bas de la rue Guichard inquiète et le maire, Monsieur Dambry, demande que la plate-forme soit abaissée dans le sol, mais sans succès. La direction de la Compagnie des chemins de fer du Nord baptisent la nouvelle gare « L'Isle-Adam » ; ce n'est qu'en 1877 que le nom de Parmain lui est ajouté. Le nom n'est pourtant ajouté sur les indicateurs ferroviaires… qu'après la Seconde Guerre mondiale[b 4].

Arrivée d'un train en gare de Parmain - Isle-Adam vers 1900.

Le 14 juin 1846, les habitants de Parmain voient passer à toute vitesse en la toute nouvelle gare le premier train à vapeur inaugural de la ligne Paris - Lille. Celle-ci passe en effet alors par la vallée de Montmorency puis la vallée de l'Oise en faisant un important détour vers l'ouest avant la construction de la ligne plus directe Paris - Creil par Chantilly en 1859. Le 20 juin, la nouvelle ligne est ouverte aux voyageurs, cinq trains quotidiens desservent la gare depuis Paris et seulement quatre en sens inverse. Le trajet dure alors une heure quinze et le billet de 3e classe coûte deux francs et soixante-quinze centimes. Le prix est légèrement plus faible que celui du trajet antérieur en diligence, et le temps de parcours divisé par trois, mais le confort de 3e classe est spartiate : étant dépourvue de vitres, les voyageurs subissent le froid et la fumée. L'année de l'inauguration, Valmondois et Champagne-sur-Oise ne possèdent pas encore d'arrêts. Les bateliers de l'Oise considèrent pourtant le chemin de fer comme une concurrence déloyale : le 26 février 1848, certains d'entre eux aidés de révolutionnaires venus de Paris sabotent les voies entre Auvers et Persan et détruisent des installations de signalisation et du télégraphe. La gare est alors incendiée comme d'autres de la ligne. Suite à ce sabotage, les circulations se font sur voie unique : le 27 février, le convoi en provenance de Pontoise entre en collision avec un train en direction du nord, faisant un mort et quarante blessés près de Butry[b 5]. La ligne de chemin de fer contribue grandement au développement, notamment immobilier, de la commune. Dans les années 1880, des réverbères à gaz éclairent les rues de la commune pour la première fois ; en 1881, le projet de création d'une école de filles est lancé par la municipalité[b 6].

Le 29 janvier 1896, le maire signe, avec l'autorisation du préfet, l'acte d'acquisition de la belle propriété édifiée par Madame Ducamp en 1828, et appartenant alors à Monsieur Dordron : la mairie y est alors transférée. En 1899, l'installation d'un bureau télégraphique et téléphonique est prévu par le Conseil municipal, qui s'inquiète de nouveau de la situation posée par la présence du passage à niveau au centre même de l'agglomération : le trafic en augmentation constante pose en effet des problèmes croissants[b 7]. En 1900, afin d'accompagner la croissance constante du trafic, deux ailes sont ajoutées au pavillon central de la gare[b 8]. En février 1935, la mort de l'arbre de la liberté est annoncée à la municipalité ; elle décide de le remplacer par un tilleul, dont il ne reste aucune trace. Le 28 février 1937, décision est prise de créer un nouveau cimetière, situé au lieu-dit « le bois Gammertin »[b 9]. En 1977, la démolition du bâtiment de la gare est décidée puis mise en œuvre en 1982 ; en 1983, la nouvelle gare édifiée en bois rappelant la forêt proche est mise en service[b 8].

En 1793, la commune est appelée Le Compte dans le but d'effacer toute trace toponymique de féodalité et de présence aristocratique. Selon la même logique, en 1801, Jouy-le-Comte devient Jouy-le-Peuple. La commune reprend son nom d'ancien régime sous la Restauration.

L'ancien hameau de Parmain ayant grâce au chemin de fer supplanté en termes démographiques et économiques le centre historique de la commune, situé à Jouy-le-Comte, des voix demandant le changement de dénomination de la commune se font entendre. Le 1er janvier 1885, cent onze habitants de Parmain signent une pétition qui réclame la transformation du hameau en commune. Le maire en donne connaissance au Conseil municipal le 8 avril. En effet, en 1893, Jouy compte trois cent vingt-six habitants, alors que Parmain en totalise six cent soixante-deux, soit plus du double. Une consultation populaire est lancée sur l'avenir administratif de la commune ; Jouy fait valoir son ancienneté tandis que Parmain met en avant l'implantation de la nouvelle mairie sur son territoire et surtout la présence de la gare. Le résultat du référendum est est sans appel : Parmain l'emporte par deux cent quarante-quatre voix tandis que Jouy n'en totalise que cent trente-neuf.

Ainsi la commune change de dénomination par décret, signé de la main du président Sadi Carnot, et publié au journal officiel le 5 janvier 1893, passant de Jouy-le-Comte à Parmain[b 6]. Cependant, l'unité territoriale ne se fait pas pour autant dans la population, chacun continuant d'habiter soit Parmain, soit Jouy-le-Comte. Ce dernier nom est actuellement utilisé pour désigner la partie nord de la commune.

On y trouve toujours l'ancienne église paroissiale (classée monument historique). Jusqu'à la fin du XIXe siècle, Parmain ne possède aucun édifice religieux. Une chapelle est finalement construite en 1889 par l'abbé Gaillard, au centre de la commune, non loin de la gare. Devenue trop exiguë du fait de l'importante évolution démographique, elle est intégrée en tant que sacristie à un nouvel édifice, bénie par Monseigneur renard, évêque de Versailles le 7 septembre 1958[b 2].

Le monument aux morts de 1870 dans l'ancien cimetière de Jouy-le-Comte.

La ville subit des destructions à l'occasion de la guerre franco-prussienne de 1870. La défense du passage de l'Oise est un épisode tragique de l'histoire de la commune. Après la destruction des ponts, un pharmacien de Parmain, Emile Capron, réunit deux-cents hommes mal armés qui forcent les Prussiens à traverser l'Oise sur un pont de bateaux au niveau de Mours et non, comme ils le désiraient, au niveau de Parmain, retardant ainsi leur progression dans la région. En représailles, 1 500 à 2 000 soldats prussiens incendient une grande partie de la ville. Quarante années plus tard, le souvenir de l'évènement était toujours commémoré par un défilé. Un obélisque dans le cimetière de Jouy-le-Comte, toujours visible, rend hommage aux morts de 1870.

Le pont de Parmain détruit par le Génie français en 1914.

Le seul pont de pierre demeurant, du XVe siècle, se trouve à L'Isle-Adam. Les ponts étaient gardés jusqu'à la fin du XIXe siècle par des maîtres de pont, qui se transmettaient la fonction de père en fils. Ils dirigeaient la confrérie des compagnons de l'arche chargée d'assurer le halage des péniches. Un chemin de halage longeait les berges de l'Oise, il fut empierré en 1848[17].

Le génie militaire français a dû détruire les vieux ponts reliant Parmain à L'Isle-Adam en 1870. Des constructions modernes les ont remplacé, qui ont dû également être détruites en 1914 puis en 1940. La Première Guerre mondiale prend soixante-treize habitants à Parmain et Jouy-le-Comte[b 10].

Le 10 juin 1940, les Allemands sont à Parmain, s'ensuit une courte bataille qui fait six victimes civiles. Le 13, les troupes française se replient, et abandonnent la commune à l'occupant[b 9]. Le 4 juillet 1944, les bombardements d'une cinquantaine d'avions alliés visent Jouy-le-Comte et Parmain[b 11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 553 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
579 587 644 599 725 748 704 718 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
762 787 808 775 875 989 1 033 1 125 1 099
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 078 1 265 1 555 1 509 1 350 1 508 1 520 1 475 1 707
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 859 2 406 3 443 4 561 5 155 5 274 5 413 5 397 5 531
2011 - - - - - - - -
5 553 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Parmain.

De 1793 à 2005, la population de Parmain a augmenté de 834 %. Globalement croissante, la progression démographique de la commune depuis 1793 n'est cependant pas linéaire. En effet, on constate fréquemment des baisses de population entre deux dates de recensement, parfois sur plusieurs périodes consécutives (entre 1891 et 1901 et entre 1911 et 1926). Ainsi, il a fallu plus de 110 ans pour que double la population de la commune entre 1793 et 1906. Un premier boom démographique est observable entre 1901 et 1911, la Belle Époque profitant particulièrement à la commune, avant que la population ne stagne plus ou moins jusqu'à l'après Seconde Guerre mondiale.

Bien que cela n'apparaisse clairement pas dans les chiffres issus des recensements, l'impact de l'implantation, en 1846, de la ligne de chemin de fer dite du Nord sur l'évolution de la population de Parmain se comprend à la lumière d'une comparaison avec les communes voisines. Alors que les communes vexinoises desservies par la ligne, à savoir Parmain, Valmondois, Auvers-sur-Oise et Champagne-sur-Oise, voient leur population augmenter de 50 % entre 1851 et 1911, celles qui en sont restées à l'écart comme Hérouville, Ronquerolles, Arronville et Frouville perdent dans la même période 37 % de leur population[20]. Le chemin de fer a ainsi permis à la commune et à ses voisines de la vallée de l'Oise de figurer aujourd'hui parmi les plus peuplées du Val-d'Oise dans le parc naturel régional du Vexin français.

À partir du recensement de 1946, la population de la ville ne connaît plus de baisse et le baby boom puis la rurbanisation aisée permet une explosion démographique de la population communale qui augmente de plus de 267 % entre 1946 et 2005 (alors qu'elle n'avait augmenté que de 154 % entre 1793 et 1946). Un ralentissement est néanmoins observable depuis le début des années 1990[21].

La commune comptait en 1999 4,7 % d'étrangers, contre une moyenne de 10,8 % dans le département[22].

En 2005, 67,3 % des habitants habitaient déjà la commune 5 ans auparavant, et 93,9 % la région Île-de-France. 55,2 % des 15 ans et plus dans la commune étaient mariés en 2005, les autres étant veufs ou veuves, célibataires (33,2 %) ou divorcés.

La population de la commune est jeune, 43,5 % des hommes ayant entre 0 et 29 ans (contre 39,08 % au niveau national) et 38,3 % des femmes (contre 36,3 % au niveau national). À l'inverse, 12,5 % des hommes étaient âgés de plus de 60 ans (contre 18,6 % au niveau national) et 14,3 % des femmes (contre 23,9 % au niveau national)[23].

Logement[modifier | modifier le code]

Demeure en meulière sur les pentes de Parmain, dite la Sirène (1907)

En 2005, 92,4 % des logements étaient des résidences principales (contre 88 % en 1999), dont 91,2 % des maisons. Ces dernières avaient en 2005 en moyenne 5,1 pièces. En 1999, 27,5 % des logements étaient antérieurs à 1949 et seulement 5,8 % des logements de la commune étaient construits depuis 1990, signe d'un habitat neuf restreint.

Les habitants propriétaires de leur logement représentaient en 1999 78,9 % de la population. Seulement 4,6 % des Parminois étaient locataires de logements HLM[24],[25] (moyenne départementale 25,3 %[26]).

Parmain est soumise à l'obligation législative de construction de 20 % de logements sociaux en vertu de la loi no 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La population légale de 2006 sans double compte de Parmain (population municipale) est établie à 5397 habitants, inférieure à celle estimée en 2005. La population totale, avec double compte, s'élève à 5477 habitants[27]. La population parminoise a ainsi augmenté de 2,32 % entre 1999 et 2009.

Niveau d'études en 1999[modifier | modifier le code]

En 1999, 25,1 % de la population (contre 19,2 % au niveau départemental) avait poursuivi au moins deux années d'études après le baccalauréat. À l'opposé, 10,3 % n'étaient titulaires d'aucun diplôme (18,5 % au niveau départemental). Ces chiffres témoignent d'un niveau d'éducation supérieur aux moyennes départementales et nationales[28].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Les Coutures.

La commune comprend trois écoles maternelles, dont deux nommées en l'honneur de Maurice Genevoix, trois écoles élémentaires et un collège, appelé Les Coutures, du nom du lieu-dit au sud de la ville. Le début des travaux pour la rénovation dudit collège était prévue pour février 2009, mais fut reportée d'une année.

La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale de la Haute-Vallée-de-l'Oise située à Beaumont-sur-Oise[29].

Sports, culture et cultes[modifier | modifier le code]

Les infrastructures sportives de la commune permettent la pratique de nombreux sports et activités. On trouve en effet à Parmain un dojo, un sauna, un gymnase et une salle de danse. La salle Jean Sarment accueille diverses manifestions culturelles. La proximité de l'Oise permet également la pratique de sports nautiques. Une piscine intercommunale, à L'Isle-Adam, est utilisée par les deux villes.

Il existe à Parmain une association de chasseurs et une école de musique. On peut également pratiquer dans la commune le théâtre et le chant. Une bibliothèque municipale a ouvert ses portes en 1995 à proximité de la mairie. La mairie abrite une collection archéologique (de la Préhistoire à l'époque mérovingienne) qui rassemble certaines des découvertes faites dans les communes avoisinantes.

Face à la gare, l'office de tourisme de la rive droite de l'Oise et de la vallée du Sausseron accueille les visiteurs dans la région, il est commun aux villes de Parmain, Champagne-sur-Oise, Valmondois et Butry-sur-Oise[30].

Parmain accueille chaque année des concerts dans le cadre du festival Jazz au fil de l'Oise[31]. Les festivités annuelles de Parmain sont, en juin, le Classic Parmain, rassemblement de voitures anciennes, en mai la fête de Parmain, en mars le Carnaval et en décembre le marché de Noël[32].

S'agissant du culte catholique, Parmain fait partie de la paroisse dite des trois clochers, groupement paroissial mixte à L'Isle-Adam qui dessert dans la commune l'église de Parmain et celle de Jouy-le-Comte. La paroisse fait partie du doyenné de Beaumont et du diocèse de Pontoise[33].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est bien pourvue en médecins, dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes et spécialistes (ophtalmologiste, orthophonistes, podologue, prothésiste dentaire). On y trouve deux pharmacies et un laboratoire d'analyses médicales. Une clinique est située à L'Isle-Adam, ainsi que la fondation Chantepie Mancier, hôpital spécialisé dans la gériatrie et géré par les deux communes. Les hôpitaux les plus proches sont à Pontoise et à Beaumont-sur-Oise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Instances administratives[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[34],[35].

Parmain est une commune du canton de L'Isle-Adam, de l'arrondissement de Pontoise et membre de la Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts.

Article détaillé : Liste des maires de Parmain.
Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1981 1995 Roger Fillion    
1995 en cours Roland Guichard UMP Chef d'entreprise

L'équipe municipale compte vingt conseillers municipaux, le maire et ses huit adjoints. Le maire actuel de Parmain, Roland Guichard[37], UMP, chef d'entreprise, est également conseiller général, élu du canton de L'Isle-Adam. Jusqu'en 2008, il est deuxième vice-président de la commission finances - administration générale - développement économique - emploi et membre de la commission environnement. Son mandat a débuté le 28 mars 2001 et prendra fin le 31 mars 2008. Roland Guichard, en tant que conseiller général, est également membre jusqu'en 2008, entre autres, du conseil d'administration de la société d'économie mixte locale du château d'Auvers-sur-Oise, membre du comité départemental de tourisme et des loisirs (C.D.T.L.), de la commission départementale de l'aide sociale, du conseil d'administration du port autonome de Paris ou encore du conseil d'administration du comité d'expansion économique du Val-d'Oise (C.E.E.V.O.). Les élections cantonales de mars 2008 le voient reconduit dans ses fonctions au second tour par 61,26 % des suffrages exprimés[38].

Le maire actuel de la commune est élu pour un troisième mandat au premier tour des élections municipales de mars 2008 à hauteur de 55 % des suffrages exprimés[39].

Parmain fait partie de la deuxième circonscription du Val-d'Oise, la plus peuplée de France, dont le député est, depuis 2002, Axel Poniatowski, maire de L'Isle-Adam et président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale en 2007.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie à Jouy-le-Comte.

Les électeurs de Parmain tendent, d'après les résultats électoraux, à voter clairement à droite. Aux élections législatives de 2002 et de 2007, ils ont porté le maire UMP de L'Isle-Adam à l'Assemblée nationale avec une forte majorité, sensiblement plus élevée que dans le reste de la circonscription électorale (64,01 % et 64,70 % en 2002 et 2007 contre 53,08 % à ces dates au niveau de la circonscription)[40],[41].

De même à l'occasion des élections présidentielles, les Parminois confirment leur vote de droite. En 2007 les Parminois ont préféré Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal au second tour à 59,35 % (contre 53,06 % au niveau national)[42]. Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac (18,51 %) et Jean-Marie Le Pen (17,39 %) obtiennent tous deux plus de voix que Lionel Jospin (14,01 %) dans la commune. Au deuxième tour, Jacques Chirac l'emporte dans la commune avec 83,87 % des voix (contre 82,21 % au niveau national)[43]. Les élections régionales de 2004 ont également vu la victoire de la droite dans la commune, la liste UMP est arrivée en tête au second tour (triangulaire) avec 44,37 % des suffrages alors qu'elle est arrivée seconde au niveau régional avec 40,72 %[44].

La tendance au vote conservateur à Parmain ne se retrouve pas de manière aussi marquée lors des élections européennes. Les listes du parti socialiste sont en effet arrivées en tête dans la commune en 1999 (19,73 %) et en 2004 (23,88 %), même si l'appui des Parminois à la gauche a été moins prononcé qu'au niveau national en 1999 (21,95 % au PS) et régional en 2004 (25,03 % au PS). Les référendums relatifs aux traités européens ont également recueilli à Parmain plus d'avis favorables qu'au niveau national (54,4 % de oui au traité de Maastricht en 1992, contre 51,04 % au niveau national[45], et 54,79 % de oui au traité établissant une constitution pour l'Europe en 2005, contre 45,33 % au niveau national)[46].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

La mairie de Parmain ou petit château Ducamp

Le budget voté pour la commune en 2007 se répartit entre 4 762 498 euros en section de fonctionnement et 2 142 610 en section d'investissement. Les dépenses principales de fonctionnement sont les frais de personnel (50 %) et les charges à caractère général (31 %) et celles d'investissement sont les installations de voirie (38 %), les autres bâtiments publics (17 %) et les autres immobilisations (17 %). S'agissant des recettes de fonctionnement, elles proviennent à 63 % des impôts et taxes et à 28 % des dotations et participations. Les recettes d'investissement sont quant à elles issues pour 55 % du produit des cessions d'immobilisations, de l'emprunt à 21 % et des dotations à 14 %. Le poids de la dette par habitant était de 360 € en 2006[47].

Le taux de la taxe d'habitation en 2006 était de 14,78 %, celui de la taxe foncière (bâti) de 17,85 % (non-bâti 54,63 %) et de la taxe professionnelle de 16,32 %[48],[49].

Sécurité[modifier | modifier le code]

La sécurité dans la commune est assurée par une police municipale et une brigade de gendarmerie, installée dans la ville même depuis 2005, et non plus à L'Isle-Adam. Les gendarmes de Parmain interviennent sur six autres communes avoisinantes : Champagne-sur-Oise, Ronquerolles, Nesles-la-Vallée, Hédouville, Labbeville et Frouville.

Politique de la protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

Logo du Parc naturel régional du Vexin français.

Parmain constitue une des communes constitutives de la limite orientale du Parc naturel régional du Vexin français. Avec Champagne-sur-Oise, elle constitue une des deux communes vexinoises de la Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts, à la différence que le territoire de Parmain est entièrement inclus dans le périmètre du Parc, contrairement à celui de Champagne-sur-Oise dont une petite partie du territoire en est exclue. Parmain est également la seule commune du canton de L'Isle-Adam à faire partie du parc.

Sa situation le long de la vallée de l'Oise, sa desserte par une ligne de chemin de fer depuis le milieu du XIXe siècle et sa proximité avec le chef-lieu de L'Isle-Adam lui ont assuré une croissance démographique supérieure à celle de la grande majorité des communes du Vexin. Alors même qu'elle est bien loin de figurer parmi les communes les plus peuplées du Val-d'Oise, Parmain est pourtant une des communes du parc les plus peuplées. Ce statut de commune relativement peuplée l'oblige légalement à respecter des obligations relatives au nombre de logements sociaux présents dans la commune. Cette contrainte législative autorise ainsi la ville à ne pas respecter les dispositions de la charte du Parc relatives à la maîtrise de la croissance démographique des communes membres.

Parmain comprend sur son territoire une partie du Bois de la Tour du Lay, forêt départementale (gérée par l'Office national des forêts) classée comme Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II (grand ensemble naturel riche et peu modifié, offrant des potentialités biologiques importantes)[50]. On y trouve aussi une partie des ZNIEFF de type I partagées avec Champagne-sur-Oise, à savoir le Mont Catillon et la cote de Champagne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La municipalité n'a signé aucun accord de jumelage en 2007.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture, bien que la commune possède des surfaces cultivées, des bois et 74 % de son territoire rural, n'est pas une activité économique de ses habitants. En 1999, comme en 2009, il reste une exploitation agricole en grandes cultures sur la commune de parmain. C'est le secteur tertiaire qui occupait 82,9 % des habitants de la commune en 1999.

La commune ne possède pas de zones d'activités sur son territoire ni de zones commerciales d'envergure, seuls quelques commerces de proximité, notamment aux Arcades au sud de la commune et dans le quartier de la gare. Les grandes surfaces les plus proches sont situées à L'Isle-Adam, à Chambly, dans l'Oise, et dans l'agglomération de Cergy-Pontoise. La commune comprend un bureau de poste et des commerces de proximité (boulangeries, petit supermarché, quelques restaurants, maisons de la presse, coiffeurs, tabacs), la majorité d'entre eux étant situés à L'Isle-Adam.

L'activité touristique, du fait de l'appartenance de la commune au Parc naturel régional du Vexin français et à la proximité de sites touristiques importants au niveau départemental ou régional permet un développement modeste des capacités d'hébergement (chambre d'hôte, hôtel).

La qualité de vie à Parmain et dans les communes avoisinantes et la proximité de l'agglomération de Cergy-Pontoise et de Paris profitent au marché de l'immobilier, expliquant le développement de l'activité résidentielle.

Le taux d'activité (au sens du recensement) dans la commune est de 72,7 % en 2005. 26 % des habitants sont des retraités en 1999. La commune est classée dans le bassin d'emploi de Pontoise.

En 2005, le taux de chômage (au sens du recensement) parmi la population active de la commune était de 8,3 %, stable par rapport à 1999 (8,2 %). Le taux national en 2005 était de 9,8 %.

La commune compte en 1999 42,6 % d'ouvriers et d'employés pour 51 % de professions intermédiaires et de cadres et professions intellectuelles supérieures. 6,4 % sont artisans, commerçants et chefs d'entreprise et un seul agriculteur.

En 1999, seulement 9,7 % des actifs occupés travaillent et vivent à Parmain, le reste se déplaçant hors de la commune pour travailler. 68 % utilisent la voiture et 15 % les transports en commun.

Le revenu moyen par ménage dans la commune en 2004 était de 26 452 € par an (moyenne nationale 15 027 € ; moyenne Val-d'Oise 22 236 € ; moyenne Paris 25 948 €)[51].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis.
Colombier de Boulonville.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Parmain compte deux monuments historiques classés et un inscrit sur son territoire ; la totalité du territoire de la commune constitue un site inscrit[52].

  • Église Saint-Denis de Jouy-le-Comte, rue du Maréchal-Joffre (chœur et clocher classés par arrêté du 3 septembre 1912, reste inscrit par arrêté du 20 février 1945[53]) : C'est un édifice composite ce qui explique son caractère irrégulier. De plan cruciforme à l'origine, elle comporte un unique collatéral de deux travées au sud ; un transept de deux croisillons dissemblables, dont seulement celui du nord est voûté d'ogives ; une chapelle latérale sud non voûtée ; une petite chapelle latérale nord voûtée ; et un chœur de deux travées. - La croisée du transept, le croisillon nord et le chœur roman remontent au XIIe siècle, l'abside voûtée prend la forme d'un hémicycle percé de quatre fenêtres en plein cintre, consolidé par des contreforts à ressauts. Le clocher central s'élevant au-dessus de la croisée du transept date du tout début du XIVe siècle et est coiffé en bâtière. Le collatéral droit et le portail latéral sont datés de 1561 et attribués à l'architecte pontoisien Nicolas Le Mercier. La nef a été reconstruite et recouverte d'une voûte en berceau de bois en 1651, et relié au bas-côté seulement à ce moment. La nièce du Cardinal Mazarin, Anne Marie Martinozzi, princesse de Conti, y fait effectuer des travaux dans la deuxième moitié du XVIIe siècle ; l'église est alors restaurée et le presbytère édifié (voir ci-dessous). Jeanne d'Arc y aurait laissé deux petites croix sur une dalle du chœur en 1429 ou 1430[54],[55].
  • Colombier de Boulonville, rue du Maréchal-Joffre, dans l'ancien hameau de Boulonville (inscrit monument historique par arrêté du 30 septembre 1965[56]) : Avec deux mille trois cents boulins, ce pigeonnier du XVIIIe siècle peut abriter autant de couples de pigeons. Ce type de construction est caractéristique du patrimoine rural du Vexin français. Inscrit aux monuments historiques depuis 1965, la propriété du colombier était la résidence de l'intendant du domaine sous l'ancien régime. Ce domaine rural avait l'aspect caractéristique des grandes fermes d'Île-de-France. La ferme faisant partie du domaine de Conti, elle est vendue comme Bien national et finalement démolie en 1830. En 1932, l'acteur de cinéma André Luguet rachète ce qui subsiste du domaine et charge son architecte de le transformer en maison de campagne, ce qui sauve le colombier, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1965[57],[55].
  • hypogée à vestibule néolithique dit le Trou à morts, situé sur un terrain privé au lieu-dit Val de Nesles (classé monument historique par arrêté du 26 juin 1974[58]) : Cet ossuaire aménagé dans une excavation artificielle témoigne d'une occupation ancienne de la région. Les diverses inhumations successives étaient séparées par des épandages de chaux et de cailloux. De tels monuments se retrouvent assez souvent sur le territoire du Vexin français. À noter que ce vestige est unique en Île-de-France en ce qu'il abrite une chambre sépulcrale de forme ovale[55]. Non visible depuis le domaine public.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

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  • Église du Sacré-Cœur, rue du maréchal Foch : Elle est construite en 1889 dans le quartier de la gare pour faire face à l'accroissement du nombre de paroissiens. Un campanile séparé du corps du bâtiment lui est adjoint en 1960[55].
  • Hôtel de ville, place Georges-Clemenceau : De style Louis XV, l'ancienne demeure de madame veuve Ducamp construite en 1828 abrite la mairie depuis 1896. Elle se dresse sur l'emplacement de l'ancien petit château bâti par les Conti et démoli sous le Premier Empire[55].
  • Le bâtiment de la Poste, place Georges-Clemenceau, jouxtant l'hôtel de ville : Il est construit en 1932 à ossature de béton et parements en brique. Il occupe également une partie de l'emplacement du petit château, dont les caves existent toujours[55].
  • Ancienne maison de retraite nationale des coiffeurs, rue du maréchal Foch : Fondée en 1927 dans la villa du Bel-Air, elle comportait également un petit musée de la coiffure. C'est aujourd'hui une résidence pour personnes âgées, mais on peut toujours voir dans son parc un buste à l'honneur de l'inventeur d'un fer à friser qui porte son nom, Marcel Grateau[55].
  • Ancienne mairie de Jouy-le-Comte, au sud de l'église, rue du maréchal Joffre : Il s'agit de l'ancien presbytère offert par la commune par Anne-Marie Martinozzi, princesse de Conti et nièce du cardinal Mazarin, au milieu du XVIIe siècle. Le bâtiment est remarquable par son architecture Renaissance et sa tour de deux étages. Il sert aujourd'hui d'école.
  • Lavoir couvert, au bout d'une courte sente partant de la rue du maréchal Joffre, au nord de l'église : Retouché plusieurs fois, il se compose d'un bassin rectangulaire, dont les abords sont empavés, et d'un abri en briques et moellons destiné à protégér les lavandières des intempéries. L'eau provient d'une source captée sur place, dans un petit édicule annexe[55].
  • La commune comprend deux cimetières, situés sur les pentes de la ville et offrant des panoramas partiels sur la vallée, dont l'ancien cimetière de Jouy-le-Comte où sont enterrés d'anciens maires de la commune et où se trouve le monument commémorant les morts de 1870.
  • On trouve enfin sur le territoire de la commune des résidences élégantes en meulière. La pierre blanche calcaire du Vexin est également employée dans de nombreux bâtiments d'habitation (anciennes fermes, maisons anciennes ou contemporaines de toutes tailles)[55].

Parmain a été doté d'une fleur au Concours des villes et villages fleuris, récompensant les efforts de fleurissement de la commune[59].

Patrimoine mobilier[modifier | modifier le code]

Deux tableaux du XIXe siècle, une mise au tombeau de Yan' Dargent (1824-1899)[60] et une représentation du Christ et de la femme adultère de Théodore Chassériau[61] sont classés et se trouvent à l'église Saint-Denis de Jouy-le-Comte. Un tableau classé de la fin du XVIe siècle, le Christ rencontrant les saintes femmes, se trouvait à l'église du Sacré-Cœur avant d'être volé en 1955[62]. L'église de Jouy-le-Comte comprend également des fonts baptismaux du XIIIe siècle en pierre taillée et sculptée d'une frise de feuillage classés en 1911[63]

La mairie abrite une collection municipale d'archéologie présentant un ensemble d'objets et de sculptures gallo-romaines trouvé dans la région de Parmain (accès libre aux heures d'ouverture de la mairie). À noter le torse dit d'Hercule découvert en 1968 à Mours (canton de Beaumont-sur-Oise), dans la carrière de Maffa, au lieu-dit La Miltrade. Il pourrait représenter Silène.

Une cloche de bronze de 1668 est également conservée à l'hôtel de ville. Elle était suspendue dans un clocheton aujourd'hui détruit situé au 11, rue Guichard. La cloche porte en inscription : « Sole deo honnor et gloria » (Honneur et gloire au Dieu unique).

Parmain dans la littérature[modifier | modifier le code]

Parmain est cité dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[64].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dee Dee Bridgewater en concert en 1990.
La salle d'exposition Louis Lemaire.

La vallée de l'Oise a beaucoup attiré les peintres au XIXe siècle. Certains se sont spécifiquement arrêtés à Parmain pour y travailler ou y vivre. On peut citer[68] :

  • Louis-Marie Lemaire (1824-1910), post-impressionniste, qui a vécu dans une villa à Parmain. Une salle communale d'exposition aménagée dans d'anciennes écuries porte son nom.
  • Pierre Isidore Bureau (1827-1876), maitre des effets nocturnes, qui a également vécu à Parmain.
  • Victor Vignon (1847-1909), élève de Corot et ami de Cézanne et de Pissarro qui a peint et vécu dans la commune

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Composition communale de l'agglomération : 95851-Agglomération parisienne (département 95) », sur Insee (consulté le 17 décembre 2012).
  2. Communes limitrophes de Parmain sur Géoportail.
  3. Parmain : Plans de prévention des risques naturels [PDF]
  4. index des sites du Val-d'Oise
  5. Base de données BASIAS inventaire d'anciens sites industriels et activités de service
  6. Voir le site du SANDRE
  7. Site de la DDASS95
  8. Voir l'Atlas de l'eau en Val-d'Oise
  9. Météo France - Climatologie
  10. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 20 kilomètres au sud-est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  11. IAURIF - Fiche communale, Mode d'Occupation du Sol (1999)
  12. Fiches de randonnées pédestres éditées par le Parc naturel régional du Vexin français
  13. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation
  14. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise
  15. Nouveau Guide du Vexin français, page 285
  16. Nouveau Guide du Vexin français, page 286
  17. Synthèse d'informations provenant du site officiel de la ville et du dossier Parmain 2001 de l'école élémentaire de Parmain centre
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  20. Nouveau Guide du Vexin français, page 64
  21. Parmain sur le site de l'Insee.
  22. Insee, recensement de 1999, données Val-d'Oise, nationalités
  23. INSEE - Pyramide des âges de Parmain en 1999.
  24. INSEE - Logements à Parmain : les occupants
  25. INSEE - Logements à Parmain : le parc
  26. Recensement INSEE 1999, données sur le Val-d'Oise, Logement:les occupants
  27. INSEE population légale
  28. INSEE - Scolarisation et niveau d'études à Parmain
  29. Inspection académique du Val-d'Oise
  30. Site officiel de l'office de tourisme, en cours de construction
  31. Site officiel du festival
  32. Retrospective des festivités
  33. Paroisses du Val-d'Oise
  34. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  35. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  36. Site officiel de la ville - Les maires de Parmain
  37. Fiche de Roland Guichard sur le site du Conseil Général du Val-d'Oise
  38. Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales
  39. Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales
  40. Scrutin législatif de 2002 - Parmain
  41. Scrutin législatif de 2007 - Parmain
  42. Scrutin présidentiel de 2007 - Parmain
  43. Scrutin présidentiel de 2002 - Parmain
  44. Scrutin régional de 2004 - Parmain
  45. Scrutin du 20 septembre 1992 sur le traité de Maastricht - Parmain
  46. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Parmain
  47. Site officiel de la ville - Le budget 2007
  48. Site officiel de la direction générale des Impôts
  49. Taxe.com - Impôts locaux
  50. [1] Fiche du site naturel sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel
  51. enquête annuelle de recensement de l'INSEE de 2005 ; autres données INSEE
  52. IAURIF - Sites et monuments historiques protégés.
  53. « Église Saint-Denis », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  54. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Jouy-le-Comte, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 190-192.
  55. a, b, c, d, e, f, g, h et i René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Parmain », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 434-438 (ISBN 2-84234-056-6).
  56. « Colombier », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. Bernard Baray, Ibid., p. 170.
  58. « Trou à morts », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. Villes et villages fleuris - Val-d'Oise
  60. « Mise au tombeau », base Palissy, ministère français de la Culture.
  61. « Le Christ et la femme adultère », base Palissy, ministère français de la Culture.
  62. « Christ rencontrant les saintes femmes », base Palissy, ministère français de la Culture.
  63. « Fonts baptismaux », base Palissy, ministère français de la Culture.
  64. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  65. Pierre Péan, L'inconnu de l'Élysée, Fayard, Paris, 2007
  66. Jazz Review Interview de l'artiste évoquant, en anglais, sa résidence de Parmain
  67. Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn, La Frondeuse, éditions du Moment, 2012, page 183.
  68. Voir le site officiel de la ville
  1. p. 157.
  2. p. 48.
  3. p. 86.
  1. p. 160.
  2. a et b p. 168.
  3. p. 114.
  4. p. 227.
  5. p. 228.
  6. a et b p. 165.
  7. p. 166.
  8. a et b p. 233.
  9. a et b p. 167.
  10. p. 137.
  11. p. 148.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Baray, Au fil des ans, Nogent-L'Isle-Adam : Tome 1, les premiers temps 862-1527, Éd. du Valhermeil,‎ 1986, 107 p. (ISBN 2-905-684-03-8)
  • Bernard Baray, Au fil des ans, L'Isle-Adam-Parmain : Les derniers seigneurs et temps nouveaux 1527-1945, Éd. du Valhermeil,‎ 1990, 317 p. (ISBN 2-905-684-29-1)
  • René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Parmain », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 434-438 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)
  • Claude Danis, Châteaux et manoirs en Val-d'Oise, Éd. du Valhermeil, 167 p. (ISBN 2-913328-32-6)
  • Nouveau Guide du Vexin Français, Éd. du Valhermeil, 2002, 363 p. (ISBN 2-913328-30-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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