Groslay
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| Groslay | ||
L'hôtel-de-ville |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Sarcelles | |
| Canton | Montmorency | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency | |
| Maire Mandat |
Joël Boutier 2008-2014 |
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| Code postal | 95410 | |
| Code commune | 95288 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Groslaisien(ne)s | |
| Population municipale |
8 075 hab. (2007) | |
| Densité | 2 747 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 51 m — Max. 123 m | |
| Superficie | 2,94 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Mairie de Groslay: Site officiel | |
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Groslay est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Groslaisiens et les Groslaisiennes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Groslay est située sur le flanc est de la butte-témoin portant la ville de Montmorency, à 15 km au nord de Paris. La commune est limitrophe de Montmorency, Saint-Brice-sous-Forêt, Sarcelles, Deuil-la-Barre et Montmagny.
Groslay est desservie par la gare de Groslay, sur la ligne H du Transilien, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont / Luzarches. La gare est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure du lundi au vendredi, et d'un train à la demi-heure en soirée (après 20 h 30) et le week-end. Il faut de 15 à 17 minutes de trajet à partir de la gare du Nord.
La commune est également desservie par la ligne 95.02 (Montmorency - Roissypôle) du réseau Busval d'Oise, exploitée par les Courriers d'Île-de-France (CIF).
Héraldique [modifier]
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Les armes de Groslay se blasonnent ainsi[2]: De gueules, au pampre mouvant de la pointe, tigé et feuillé d'argent, fruité d'or ; au chef aussi d'or, chargé d'une hure de sanglier de sable, allumée et défendue de gueules. |
Histoire [modifier]
L'origine du nom Groslay provient de Graua (en langue gauloise) devenu groele, qui signifie terrain contenant de petits cailloux. Cette nature du sol est particulièrement favorable à la culture de la vigne, qui fut exploitée ici depuis la nuit des temps, jusqu'à l'épidémie de phylloxéra, à la fin du XIXe siècle.
Le nom de Groslay est attesté pour la première fois dans un acte de donation de vignes à l'abbaye de Saint-Denis en 862. Le premier seigneur de Groslay est Odon ou Éudes de Groslay à la fin du XIe siècle. Au XIIIe siècle, le village devient un fief des Montmorency, puis des Condé au XVIIe siècle[3].
La commune vit essentiellement de la vigne et du maraîchage jusqu'au début du XXe siècle (la culture du poirier s'y développe à partir de 1860). Groslay connaît une évolution comparable au village voisin de Montmorency : construction de châteaux de plaisance au XVIIIe siècle, de propriétés bourgeoises au XIXe siècle puis l'urbanisation pavillonnaire du XXe siècle.
De par sans doute l'éloignement relatif des grands axes de communication routiers et la faible superficie de la commune, Groslay n'a pas connu l'urbanisation brutale de certaines de ses voisines dans les années 1960 et 1970. L'habitat collectif y reste minoritaire et à taille humaine. Cependant, depuis les années 2000, les derniers espaces verts, les vergers et les champs de pivoines qui faisaient le charme du village ; disparaissent rapidement au profit d'une urbanisation progressive. En 2007, le parc municipal et le parvis de la mairie ont fait l'objet d'une rénovation totale.
Administration [modifier]
Groslay fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 8 460 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Groslay ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Église Saint-Martin, cour du Rocher / rue Paul-du-Boys (classée monument historique par arrêté du 9 décembre 1929[9]) : Elle se compose essentiellement d'une nef et d'un bas-côté sud gothiques du XIIIe siècle ; et d'un prolongement de la nef avec chœur à l'abside en hémicycle ainsi que d'un collatéral nord et d'un prolongement du collatéral sud du XVIe siècle. Les parties ajoutées en premier lieu affichent le style gothique flamboyant, alors que les finitions des parties ajoutées pendant la dernière campagne de travaux sont empreintes de la Renaissance, mais seule l'abside est conçue entièrement dans le style de la Renaissance. Suite à des remaniements et ajouts maladroits, uniquement la façade septentrionale et en partie la façade du chevet conservent leur caractère authentique. L'intérieur est assez harmonieux et construit avec grand soin, ne présentant pas de rupture réelle entre les différentes parties. La véritable richesse de l'église sont ses six verrières Renaissance, constituées dans certains cas de fragments montés ensemble. Classées monuments historiques au titre des objets depuis 1897, elles représentent l'arbre de Jessé, des scènes de la vie de saint Martin, la Nativité, le baptême du Christ, le martyr de sainte Agathe, la messe de Saint Grégoire et la Résurrection du Christ[10],[11],[12].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Château Claude-de-Beauharnais, 30 rue de Montmorency : Cette demeure a connu de multiples propriétaires depuis ses origines, vers 1650. En 1779, Claude de Beauharnais, comte des Roches, l'acquiert. Cinq ans plus tard, son neveu Alexandre de Beauharnais, premier époux de la future impératrice Joséphine de Beauharnais, en hérite. C'est Alexandre, grand-père de Napoléon III, qui transforme la maison de campagne, d'un étage et avec un mansarde, dans le château actuel. Faisant équerre avec la maison d'origine, c'est un édifice de style classique d'ordre composite, orné par des pilastres et des frontons sculptés[12].
- Mairie, 21 rue du général Leclerc : Elle est installée depuis 1936 dans cette ancienne maison bourgeoise du XIXe siècle.
- Château-Vieux, 25 rue de Montmorency : Le bâtiment actuel, sans intérêt architectural, est édifié au XIXe siècle sur les fondations d'un ancien château seigneurial appartentant aux Montmorency. C'est actuellement la maison de retraite des sœurs salésiennes de Marie-Immaculée. Le parc a été en grande partie loti, mais conserve quelques arbres d'essences rares dans la région[12].
- Centre Belle-Alliance, 8 rue Albert-Molinier : C'est un petit château de style Louis XIII datant de 1880 environ, avec une façade en brique et pierre de taille et des combles à la française. Une partie du grand parc a été soustraite pour permettre la construction de plusieurs établissements scolaires. Le château appartient aujourd'hui au département des Hauts-de-Seine, qui y a installé un centre de formation pour adultes handicapés[12].
- Abreuvoir et lavoir, 13 rue Pierre-Corre : Il s'agit de deux bassins de forme ovale, dont l'un est protégé par un abri en charpente. Ces équipements datent du XIXe siècle. L'eau provenait d'une source proche de l'église[12].
- Buste de Ferdinand Berthoud, place Ferdinand Berthoud : Cette buste placée sur un petit obélisque a été installée en 1907 en mémoire de l'horloger de Louis XVI. La buste actuelle n'est toutefois qu'une copie de 1949, l'original ayant été fondu sous l'Occupation, en 1942[12].
- Monument aux morts, au cimetière : Œuvre du sculpteur François Gir de 1920, ce monument se compose d'une stèle en pierre, comportant à gauche le bas-relief d'une femme voilée agénouillée, et à droite une plaque en marbre blanc encastrée, arborant quant à elle le bas-relief d'un poilu en pied, entièrement équipé. Ce monument rend hommage aux soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Les noms des victimes de la Seconde Guerre mondiale ont été rajoutés ultérieurement[12].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communes limitrophes de Groslay sur Géoportail.
- Blason de Groslay, sur Armorial de France. Consulté le 25 février 2013.
- Origine et évolution du nom de Groslay
- Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
- Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00080079, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Notice no PM95000310, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Mathieu Lours, « Groslay - Saint-Martin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 148-153 (ISBN 9782953155402).
- Michel Rival et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Groslay », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II, octobre 1999, p. 683-688 (ISBN 2-84234-056-6).
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- François Collin, Groslay à bâtons rompus, éditions du Valhermeil, 2006, 143 pages.
