Balaruc-les-Bains

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Balaruc-les-Bains
Vue depuis la Montagne de la Gardiole.
Vue depuis la Montagne de la Gardiole.
Blason de Balaruc-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Frontignan
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Thau
Maire
Mandat
Gérard Canovas
2014-2020
Code postal 34540
Code commune 34023
Démographie
Population
municipale
6 911 hab. (2011)
Densité 798 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 30″ N 3° 40′ 40″ E / 43.4417, 3.677843° 26′ 30″ Nord 3° 40′ 40″ Est / 43.4417, 3.6778  
Altitude Min. 0 m – Max. 169 m
Superficie 8,66 km2
Localisation

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Balaruc-les-Bains est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Balaruc-les-Bains fait partie de l'unité urbaine de Sète. Depuis le 31 décembre 2002, elle fait également partie de la communauté d'agglomération du Bassin de Thau.

Ses habitants sont appelés les Balarucois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Balaruc-les-Bains est construit sur les rives de l'Étang de Thau. Elle fait partie des trois stations thermales de l'Hérault avec Avène et Lamalou-les-Bains.

Étang de Thau et vue sur Sète.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les eaux de Balaruc étaient connues dans l'antiquité. À cette époque Balaruc-le-Vieux était le lieu de l'agriculture et Balaruc-les-Bains était déjà consacré au thermalisme. Le nom antique de Balaruc-les-Bains était Maimona (Mannona, Mannonam). Ce nom apparaît dans le cartulaire de Maguelone en 1130. On retrouve ce nom sur un document photographique d'une inscription sur un bloc de pierre. En 1187, apparaissent les mentions Apud Aix, Ecclesiam de Aquis, S Maria de Aquis. Les fouilles ont révélé la cité antique qui couvrait une dizaine d'hectares. On a découvert le sanctuaire de Neptune (près du groupe scolaire, 1985), la Domus du Vendémiaire (1990), les thermes antiques sous le square Docteur Bordes (1991-1994), la nécropole du Pech-Méjan (1980), le temple de Mars (avenue des Thermes), avec un autel votif «Marti suo / L(ucius) I(uilius) Maten/us Libe(ns)» et de nombreux ex-voto. Un aqueduc de 5 km amenait les eaux d'Issanka jusqu'à la cité. Trois sites archéologiques sur la commune sont enregistrés à l'INPN : l'hôtel des Pins (rue Montgolfier)[1], Négafols[2], et le n° 12 de la rue du Port[3].

Sous l'Ancien Régime, Balaruc-les-Bains n'était qu'une paroisse (Notre-Dame d'Aix) formant une seule communauté avec Balaruc.

Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » et créée en l’an II[4].

Le 11 décembre 1886, la commune de Balaruc est divisée en deux communes distinctes : Balaruc-le-Vieux et Balaruc-les-Bains (B.L. 1887, XXXIII-1263).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
21 sept. 1944 1945 Pierre Pesce SFIO Nommé président de la délégation à titre provisoire par décision préfectorale
6 mai 1945 4 nov. 1947 Pierre Pesce SFIO  
1947 1950 François Mounet SE  
1950 mars 1965 Augustin Lauze DVD  
1965   Casimir Billiere   Pour quelques heures
juin 1965   Délégation spéciale   Suite démission du conseil municipal le 14 mai 1965
Juillet 1965 décembre 1969 Raoul Bonnecaze PCF  
janvier 1970 septembre 1978 Maurice Burguiere PCF  
septembre 1978 mars 2001 Jean-Claude Combalat PCF  
mars 2001 mars 2002 Didier Chapelet UMP  
mars 2002 mars 2008 Didier Sauvaire UMP  
mars 2008 en cours Gérard Canovas DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 6911 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 822 1 830 2 957 4 369 5 013 5 688 6 180 6 232 6 868
2011 - - - - - - - -
6 911 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique repose en grande partie sur le thermalisme et les activités touristiques des curistes. Les thermes sont gérées par la municipalité. Il y a deux établissements: les Hespérides et Athena. C'est la 2e station thermale en France par sa fréquentation.

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Les eaux chaudes (34-40 °C[7]) qui remontent par des failles contiennent des oligo-éléments. C'est une eau thermale chlorurée sodique faible, riche en calcium et en magnésium[8], dont les propriétés sur les problèmes articulaires (rhumatisme et traumatismes ostéo-articulaires) sont reconnues par la médecine.

La boue de l'étang de Thau, qui borde Balaruc, est aussi utilisée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame d'Aix - abside.
  • Notre-Dame d'Aix

L'église Notre-Dame-des-Eaux (Notre-Dame d'Aix) date du XIIe siècle. Édifice roman, il est édifié en blocs (moyen appareil) de calcaire coquillier ; c'est un appareil de Montpellier. Implanté au pied du Pech d'Ay, cet édifice a été inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en octobre 1989. Racheté par la municipalité de Balaruc-les-Bains en 1994, il a subi plusieurs campagnes de restauration[9].

  • Aqueduc gallo-romain. Il s'étire sur 5 km, depuis les sources d'Issanka et traverse la commune de Balaruc-le-Vieux. La découverte de pièces de l'empereur Claude, le fait remonter au Ier siècle
  • Édifice religieux dédié à Neptune et ses Nymphes. Une inscription découverte en 1665 porte : « ITEM. TRIB. LEGII[] NEPTUNO. ET N[]. GEMELLI PROC[] »
Édifice religieux gallo-romain dédié à Neptune.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Il existe une confiserie, spécialité locale : les "bulles de Balaruc", production exclusive de Ruchers de la Hacienda, société basée à Montferrier-sur-Lez.

La chaîne de confiseries "La Cure gourmande" est née à Balaruc et a sa première « fabrique » dans l'ancienne gare de Balaruc les bains.

Personnalités liées à la commune (par ordre alphabétique)[modifier | modifier le code]

  • Thierry Crouzet, écrivain.
  • Joseph-Michel Montgolfier, l'un des frères Montgolfier est mort le 26 juin 1810 à Balaruc-les-Bains.
  • Frédéric Perez champion de France 2007 poids plume de boxe anglaise
  • Ernest Vaast, ancien footballeur international français, mort le 10 avril 2011 à Balaruc-les-Bains.
  • Sauvaire Nicolas, international de lutte gréco romaine, pensionnaire de l'Insep à Paris, 7 fois champion de France lutte libre et gréco romaine de 2004 à 2008, 2e au championnat de France sénior lutte gréco romaine 2008 - nombreuses participations à des tournois internationaux dans divers pays tels que l'Allemagne, la Chine, etc. avec des résultats très honorables (5e, 7e, etc.), vice-champion de France sénior lutte gréco en 2008.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes  de Balaruc-les-Bains

Les armes de Balaruc-les-Bains se blasonnent ainsi :

tiercé en perle, au premier d'argent à une mitre de gueules, au deuxième d'azur à une amphore d'or, au troisième de gueules à fontaine jaillissante de six jets d'azur, trois à dextre, trois à senestre, l'un sur l'autre[10]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut trois ZNIEFF :

  • La ZNIEFF de la montagne de la Gardiole, 5 289 ha de prairies humides méditerranéennes à grandes herbes (habitat déterminant) réparties sur 10 communes[11],[12].
  • La ZNIEFF de l'étang de Thau, 6 790 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) répartis entre 8 communes[13],[14].
  • La ZNIEFF du complexe paludo-laguno-dunaire de Bagnas et de Thau, 9 072 ha de prairies humides méditerranéennes à grandes herbes (habitat déterminant) répartis entre 10 communes[15],[16].

La commune inclut aussi une zone de protection spéciale (ZPS) Natura 2000 dans le cadre de la directive Oiseaux : la ZPS de l'étang de Thau et lido de Sète à Agde, 7 770 ha répartis sur les mêmes 10 communes de la ZNIEFF de l'étang de Thau[17]. Ce site comprend l'étang de Thau (le plus grand des étangs languedociens avec 19,5 km en plus grande longueur) et une partie du cordon dunaire qui le sépare de la mer Méditerranée, le tout présentant une très grande diversité d'habitats (sansouire, prés humides, marais salants, boisements, étendue d'eau saumâtre, vasière, roselière, herbiers, et anciens salins). Les salins et les zones humides au nord de l'étang accueillent une riche variété d'oiseaux migrateurs et nicheurs. L'étang est un site classé d'importance internationale pour le flamant rose ; c'est également une zone d'hivernage pour le grèbe à cou noir, il abrite une colonie de sternes naines, et les lagunes et salins attirent la mouette mélanocéphale. Les steppes à salicornes y sont fréquentées par le pipit rousseline. Les buttes des tables salantes sont des lieux privilégiés pour la nidification des laro-limicoles (voir Charadriiformes)[18].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Ayat, Jean-Marie et Lucette Pesce, Balaruc Maimona 2000 ans de passion pour l'eau, 2007
  • Raymond Lavigne, Balaruc-les-Bains : une ville au pluriel, Messidor, 1991

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site archéologique de l'hôtel des Pins, fiche INPN.
  2. Site archéologique de Négafols, fiche INPN.
  3. Site archéologique du n° 12 de la rue du Port, fiche INPN.
  4. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 412.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Bousquet, la géologie de l'Hérault, édité par Les écologistes de l'Euzière
  8. Site internet de la commune,consulté le 27 mai 2008.
  9. "Balaruc Antique et Médiéval" Marc Lugand
  10. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 32.
  11. Les 10 communes de la ZNIEFF de la montagne de la Gardiole sont : Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Lattes, Mireval, Saint-Jean-de-Védas, Vic-la-Gardiole et Villeneuve-lès-Maguelone.
  12. ZNIEFF 910010764 - Montagne de la Gardiole sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  13. Les 8 communes de la ZNIEFF de l'étang de Thau sont : Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Frontignan, Loupian, Marseillan, Mèze, et Sète.
  14. ZNIEFF 910014602 - Étang de Thau sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  15. Les 10 communes de la ZNIEFF du complexe paludo-laguno-dunaire de Bagnas et de Thau sont : Adge, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Frontignan, Loupian, Marseillan, Mèze, Poussan, et Sète.
  16. ZNIEFF 910006980 - Complexe paludo-laguno-dunaire de Bagnas et de Thau sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  17. Les 10 communes de la la ZPS de l'étang de Thau et lido de Sète à Agde sont :
    Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Frontignan, Loupian, Marseillan, Mèze, et Sète.
  18. NATURA 2000 - FR9112018 - Étang de Thau et lido de Sète à Agde.