Domont

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Domont
La mairie.
La mairie.
Blason de Domont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Domont (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France
Maire
Mandat
Jérôme Chartier
2014-2020
Code postal 95330
Code commune 95199
Démographie
Gentilé Domontois
Population
municipale
14 996 hab. (2011)
Densité 1 800 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ N 2° 20′ 00″ E / 49.0333, 2.3333 ()49° 02′ 00″ Nord 2° 20′ 00″ Est / 49.0333, 2.3333 ()  
Altitude 90 m (min. : 80 m) (max. : 185 m)
Superficie 8,33 km2
Localisation

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Domont
Liens
Site web domont.fr

Domont est une commune française du Val-d'Oise située dans le Pays de France, à environ 20 km au nord de Paris. Ses habitants sont appelés les Domontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Domont est bâtie sur le versant nord-est du plateau de la forêt de Montmorency et domine la plaine de France.

La commune est limitrophe de Montmorency, Andilly, Montlignon, Saint-Prix, Bouffémont, Moisselles, Ézanville et Piscop.

Communes limitrophes de Domont[1]
Bouffémont Moisselles
Saint-Prix Domont[1] Ézanville
Montlignon, Andilly Montmorency, Piscop
  • Superficie : 833 ha (dont 60 % d'espaces verts ou agricoles)
  • Altitude : 90 m à la gare, 180 m au fort.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Domont est desservie par la gare de Domont, sur le réseau SNCF Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont/Luzarches, ligne Ligne H du Transilien. La gare est desservie à raison d'un train semi-directs tous les 1/4 d'heure aux heures de pointe le matin ainsi que le soir de la gare d'Epinay-Villetaneuse (au lieu de la gare du Nord depuis le 11 décembre 2011) à celle de Sarcelles - Saint-Brice. La desserte se réduit à un train omnibus toutes les 1/2 heures en soirée (après 20h30) et le week-end. Il faut de 22 (train semi-direct) à 25 minutes (train omnibus) de trajet à partir de la gare du Nord. Domont est aussi desservie par le (BUS) RATP 269 et les lignes TVO 13 et 32 (Dobus).

Au niveau des infrastructures routières, Domont, comme nombre de communes de la Plaine de France peu éloignées de l'aéroport de Roissy CDG, est bien desservie, avec notamment la Francilienne N 104 ou encore la RD 301 (ex RN 1) rejoignant directement Paris.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom provient de l'anthroponyme germanique Dodo et du latin mons, mont; ou de Dool Monte, réminiscence d'un monument druidique[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Domont est un village de bûcherons et de paysans depuis le Haut Moyen Âge.

Il est attesté en 1105, ou 1108, dans un acte où Rudolphe le Bel[2] seigneur de Domont, donne l'abbaye bénédictine sise à Domont au Prieuré Saint-Martin-des-Champs à Paris. En 1149 une bulle du pape Calixte II en confirma la donation. Il n'en reste plus de nos jours que la chapelle monastique devenue paroisse sous le patronage de sainte Madeleine.

Durant les siècles qui suivent, le village est la seigneurie de différentes familles : les Montmorency, puis les Villiers, les Billy et les Champluisant.

L'ouverture du chemin de fer et l'inauguration de la gare en 1877 projette le village dans la modernité. De nombreux vergers sont créés, donnant bientôt à la commune le surnom de « Domont-les-poires », des briqueteries sont édifiées sur le plateau limoneux à proximité de la gare. Le développement du village et la proximité de la capitale grâce au train amènent les débuts d'une urbanisation pavillonnaire entre le bourg et la gare dès les années 1920.

Dans les années 1960 et 1970, ce sont de petits collectifs et HLM qui sont édifiés, la population double entre 1958 et 1977 et dépasse alors les 10 000 habitants.

L'urbanisation s'est poursuivie durant les années 1980 et 1990 par la construction de « nouveaux villages », petits collectifs et lotissements pavillonnaires contemporains, comblant finalement la plupart des espaces libres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Domont fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[3]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5]. Nouvelle brigade de gendarmerie livrée le 14 avril 2009 et destinée à la brigade et au peloton de surveillance de Domont.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1791
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours
(au avril 2014)
Jérôme Chartier UMP Député
1989 1995 Marie-France Lecuir PS  
1977 1989 Jean Driollet    
1965 1977 André Rouzée UDR  
24 Octobre 1947 1965 Pierre Laloué    
12 Juillet 1947 24 Octobre 1947 Roland Morel    
1945 18 Juin 1947 Pierre Aurousseau    
1938 1945 Henri Destreil    
1926 1938 Auguste Alexandre Rouzée    
1902 1926 Albert Marin Meunier    
1900 1902 Albert Glandaz    
1896 1900 Ernest Brincard    
1892 1896 Albert Glandaz    
1876 1892 Ernest Brincard    
1871 1876 Jean-Baptiste Dappe    
1870 1871 Philippe Notre    
1868 1870 Ernest Lediez    
1858 1868 René Guérin    
1846 1858 Contat Desfontaines    
1843 1846 Louis Pierre Salaün    
1834 1843 Henry Alexandre Lamotte    
1831 1834 Charles Henry Renault    
1827 1831 Louis Pierre Salaün    
1819 1827 Mathurin Glandaz    
1817 1819 Victor Honoré De Buissy    
1816 1817 Mathurin Glandaz    
1806 1816 Didier Lecuyer    
1800 1806  ?    
1797 1800 Jacques François Fosse    
1793 1797 Pierre Renault    
1791 1793 Pierre Joseph Tache    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 996 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
697 724 746 704 900 875 871 836 936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 007 1 098 1 152 1 208 1 618 1 523 1 393 1 405 1 357
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 645 1 794 1 808 1 785 2 836 3 572 3 721 3 358 4 153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 848 9 016 10 897 11 047 13 226 14 883 14 785 14 996 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Façade de l'église.
Vue sur le chœur.

Domont ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Sainte Marie-Madeleine, rue / place de l'Église (classée monument historique par arrêté du 22 juillet 1913[8]) : L'église est bâtie dans une seule campagne de travaux pendant les années 1150, sous la direction des bénédictins du prieuré clunisien fondé à Domont en 1108. Le chœur et le transept sont un reflet de la période de transition du roman vers le gothique, avec des chapiteaux à feuilles d'acanthe et des ornementations sous l'influence de l'art roman, mais des arcades déjà brisées. L'église est de plan cruciforme à déambulatoire (sans chapelles rayonnantes), et l'élévation porte sur trois niveaux avec un faux triforium dans la nef et l'abside, et un étage de fenêtres hautes. La partie sud-ouest du déambulatoire a été reconstruite à la période flamboyante, et des arc-boutants ont été construits pour épauler le mur haut de l'abside. Leurs culées sont ornés de pinacles plaqués. La chapelle d'axe à l'extrémité orientale du chevet est rebâtie au milieu du XIXe siècle. Quant au transept, il se compose initialement de deux croisillons carrés, deux fois plus larges que les bas-côtés, et cantonnés aux angles par des énormes contreforts à ressauts. Le croisillon sud est resté intact avec sa façade à pignon, alors que le croisillon nord, menaçant ruine tout comme le clocher dès la fin de l'Ancien Régime, est rebâti de manière simplifié vers le milieu du XIXe siècle pour devenir la chapelle Sainte-Marie-Madeleine. Perdant une partie de sa superficie d'origine, il se retrouve recouvert d'un toit en appentis, alors qu'un pignon en briques rouges est construit à l'intersection entre la croisée du transept et le bras nord. L'harmonie de la façade septentrionale est ainsi rompue. Le clocher se dresse à l'angle entre le croisillon nord et la nef ; il ne présente pas un style particulier et est ajouré sur son niveau supérieur par une seule baie abat-son plein cintre par face. La courte flèche en charpente est couverte d'ardoise. La nef se compose de trois travées et demi et d'autant de travées pour les bas-côtés : ruinée peu avant la Révolution française, elle est reconstituée de toutes pièces au milieu du XIXe siècle. La façade occidentale avec un pignon en haut est très simple ; elle laisse apparaître les arc-boutants de la nef au-dessus des toits plats des bas-côtés, percés de baies en tiers-point à lancette simple vers l'ouest également. La porte rectangulaire est surmonté par un arc de décharge au tympan nu. Un grand oculus à huit lobes, entouré de deux tores, éclaire la nef par le haut[9],[10].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie.
  • Le Château du Prieuré (actuelle mairie), rue de la Mairie : Il s'agit d'un grand hôtel particulier construit entre 1870 et 1880 pour Sigismond Glandaz, natif de Domont, premier président à la Cour de cassation de Paris et président de la Chambre des avoués. Bien qu'édifié dans une zone alors peu urbanisé, le « château » s'élève sur quatre niveaux pour le corps central de trois niveaux, et trois niveaux pour les ailes latérales de deux travées. L'ensemble est couvert de toits à la Mansart, mais ne reflète que vaguement le style néoclassique, avec un petit fronton dominant la travée centrale et des esquisses de pilastres, mais des proportions inhabituelles. La commune rachète la grande demeure dès 1946 et y installe la mairie six ans plus tard[10].
  • Le château d'Ombreval : Ce surnom est donné au logis d'une ferme d'une certaine importance, de la forme d'une barre d'un seul étage avec un toit à deux croupes peu élevé. La façade sur sept travées présente au rez-de-chaussée une alternance entre portes-fenêtres et fenêtres, et une large frise de têtes et autres éléments sculptés en dessous de la gouttière. Le propriétaire du manoir pendant les années 1920 étant collectionneur de sculptures, l'on voit des fragments de sculptures appliqués sur les trumeaux de l'étage, de la manière de bas-reliefs. Le nom du domaine remonte à un fief existant dès le Moyen Âge et relevant de la seigneurie de Domont[10].
  • Ancienne mairie, rue de la Mairie : Elle accueille aujourd'hui la bibliothèque municipale. De petites dimensions, elle se distingue des maisons environnantes par son architecture soignée dans le style caractéristique de la Troisième République, et l'avant-corps central surmonté par un fronton avec horloge. L'école des filles se situait dans un annexe, alors que l'école des garçons se trouvait dans un bâtiment au fond de la cour. En effet, le portail de la cour porte toujours l'inscription gravée « école des garçons »[10].
  • Ancien théâtre puis cinéma, allée Sainte-Thérèse : Il a été construit en 1935 par un patron de briqueterie aidé de ses ouvriers, ce qui explique les façades d'un style purement utilitaire utilisé pour les bâtiments industriels de l'époque. La scène est assez grande pour recevoir les décors du théâtre du Châtelet[10].
  • Chateau de la Chancellerie
  • Le fort de Domont, au nord du vieux village, à cheval sur la commune voisine de Piscop : Il est construit entre 1874 et 1878, sous la direction du futur maréchal Joffre et du capitaine Alfred Louis Adrien Delanne. Le fort constitue un élément de la ligne de défense autour de la capitale, dont la création est motivée par la Guerre franco-prussienne de 1870. Le fort de Domont est l'un des plus importants de cette ligne, dit de première classe, occupant 12 ha au sol et pouvant occuper 1 175 hommes, dont six cents prisonniers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des troupes allemandes avançant vers Épinay-Champlâtreux sont apparemment attaquées depuis le fort, ce qui ne l'empêche pas d'être occupé par des Allemands dès la même année. Le fort est désaffecté après la guerre[10].
  • Ville fleurie : 2 fleurs attribuées par le Conseil National des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Domont

Les armes de Domont se blasonnent ainsi :

D'or au mont de sinople mouvant de la pointe, au chef d'azur chargé d'un dextrochère d'argent paré d'un brassard d'hermine brochant sur la partition

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Bousquet et Jacques Bousquet, Domont, histoire d'un village en Île-de-France, Bousquet, Mairie de Domont,‎ 1975, 439 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Domont sur Géoportail.
  2. ou Radulphe (Raoul) le Bel
  3. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  4. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  5. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Notice no PA00080040 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Mathieu Lours, « Domont - Sainte Marie-Madeleine », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 85-90 (ISBN 9782953155402).
  10. a, b, c, d, e et f Jean-Claude Cavard et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Domont », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 183-188 (ISBN 2-84234-056-6).
  11. http://www.villes-et-villages-fleuris.com/leconcours/palmaresdep/P95.htm