Domont
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| Domont | ||
La mairie. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Sarcelles | |
| Canton | Domont (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France | |
| Maire Mandat |
Jérôme Chartier 2008-2014 |
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| Code postal | 95330 | |
| Code commune | 95199 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Domontois | |
| Population municipale |
14 755 hab. (2007) | |
| Densité | 1 771 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 90 m (min. : 80 m) (max. : 185 m) | |
| Superficie | 8,33 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.domont.fr | |
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Domont est une commune française du Val-d'Oise située dans le Pays de France, à environ 20 km au nord de Paris. Ses habitants sont les Domontois(es).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation et communes limitrophes [modifier]
Domont est bâtie sur le versant nord-est du plateau de la forêt de Montmorency et domine la plaine de France.
La commune est limitrophe de Montmorency, Andilly, Montlignon, Saint-Prix, Bouffémont, Moisselles, Ézanville et Piscop.
- Superficie : 833 ha (dont 60 % d'espaces verts ou agricoles)
- Altitude : 90 m à la gare, 180 m au fort.
Voies de communication et transports [modifier]
Domont est desservie par la gare de Domont, sur le réseau SNCF Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont/Luzarches, ligne
. La gare est desservie à raison d'un train semi-directs tous les 1/4 d'heure aux heures de pointe le matin ainsi que le soir de la gare d'Epinay-Villetaneuse (au lieu de la gare du Nord depuis le 11 décembre 2011) à celle de Sarcelles - Saint-Brice. La desserte se réduit à un train omnibus toutes les 1/2 heures en soirée (après 20h30) et le week-end. Il faut de 22 (train semi-direct) à 25 minutes (train omnibus) de trajet à partir de la gare du Nord. Domont est aussi desservie par le
RATP 269 et les lignes TVO 13 et 32 (Dobus).
Au niveau des infrastructures routières, Domont, comme nombre de communes de la Plaine de France peu éloignées de l'aéroport de Roissy CDG, est bien desservie, avec notamment la Francilienne N 104 ou encore la RD 301 (ex RN 1) rejoignant directement Paris.
Toponymie [modifier]
Le nom provient de l'anthroponyme germanique Dodo et du latin mons, mont; ou de Dool Monte, réminiscence d'un monument druidique[réf. nécessaire].
Histoire [modifier]
Domont est un village de bûcherons et de paysans depuis le Haut Moyen Âge.
Il est attesté en 1105, ou 1108, dans un acte où Rudolphe le Bel[2] seigneur de Domont, donne l'abbaye bénédictine sise à Domont au Prieuré Saint-Martin-des-Champs à Paris. En 1149 une bulle du pape Calixte II en confirma la donation. Il n'en reste plus de nos jours que la chapelle monastique devenue paroisse sous le patronage de sainte Madeleine.
Durant les siècles qui suivent, le village est la seigneurie de différentes familles : les Montmorency, puis les Villiers, les Billy et les Champluisant.
L'ouverture du chemin de fer et l'inauguration de la gare en 1877 projette le village dans la modernité. De nombreux vergers sont créés, donnant bientôt à la commune le surnom de « Domont-les-poires », des briqueteries sont édifiées sur le plateau limoneux à proximité de la gare. Le développement du village et la proximité de la capitale grâce au train amènent les débuts d'une urbanisation pavillonnaire entre le bourg et la gare dès les années 1920.
Dans les années 1960 et 1970, ce sont de petits collectifs et HLM qui sont édifiés, la population double entre 1958 et 1977 et dépasse alors les 10 000 habitants.
L'urbanisation s'est poursuivie durant les années 1980 et 1990 par la construction de « nouveaux villages », petits collectifs et lotissements pavillonnaires contemporains, comblant finalement la plupart des espaces libres.
Administration [modifier]
Domont fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[3]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5]. Nouvelle brigade de gendarmerie livrée le 14 avril 2009 et destinée à la brigade et au peloton de surveillance de Domont.
Les maires de la commune [modifier]
Jumelages [modifier]
Germering (Allemagne) depuis 1984
Shepshed (Angleterre) depuis 1989
Wolsztyn (Pologne) depuis 2005
Buja (Italie) depuis juin 2009
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 14 827 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Sports [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Domont ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Église Sainte Marie-Madeleine, rue / place de l'Église (classée monument historique par arrêté du 22 juillet 1913[8]) : La première campagne de construction de l'église, sous la direction des bénédictins, se déroule entre 1098 et 1105. L'architecture romane est ainsi bien présente, ainsi que pour le chœur et le transept achevés vers 1150, le style de la transition du roman vers le gothique, avec des chapiteaux à feuilles d'acanthe et des ornementations sous l'influence de l'art roman, mais des arcades déjà ogivales. L'église est de plan cruciforme à déambulatoire et triforium autour du chœur. Ce dernier se compose d'une grande travée en hémicyle et se prolonge de cinq chapelles rayonnantes, dont celle du sud-est se distingue par son style gothique flamboyant, avec par exemple des pinacles ciselés en haut des contreforts. La chapelle à l'extrémité orientale du chevet se prolonge vers l'est par une deuxième chapelle de plan carré. Les murs du chœur tout comme ceux de la nef sont consolidés par des arc-boutants retombant sur les contreforts extérieurs. Quant au transept, il se compose initialement de deux croisillons carrés, deux fois plus larges que les bas-côtés, et cantonnés aux angles par des énormes contreforts à la silhouette en cascade. Le croisillon sud est resté intact avec sa façade à pignon, alors que celui au nord, menaçant ruine tout comme le clocher dès la fin de l'Ancien Régime, est rebâti de manière simplifié vers le milieu du XIXe siècle. Ce croisillon nord perd ainsi une partie de sa superficie d'origine et se retrouve recouvert d'un toit en appentis, alors qu'un pignon en briques rouges est construit à l'intersection entre la croisée du transept et le bras nord. L'harmonie de la façade septentrionale est ainsi rompue. Le clocher se dresse à l'angle entre le croisillon nord et la nef ; il ne présente pas un style particulier et est ajouré sur son niveau supérieur par une seule baie abat-son plein cintre par face. La courte flèche en charpente est couverte d'ardoise. La nef se compose de quatre travées et d'autant de travées pour le bas-côté sud, celui du nord étant déterminé par le clocher. La façade occidentale avec un pignon en haut est très simple ; elle laisse apparaître les arc-boutants de la nef au-dessus des toits plats des bas-côtés, percés d'une baie ogivale à lancette simple vers l'ouest également. La porte rectangulaire est surmonté par un arc de décharge au tympan nu. Un grand oculus à huit lobes, entouré de deux tores, éclaire la nef par le haut[9],[10].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Le Château du Prieuré (actuelle mairie), rue de la Mairie : Il s'agit d'un grand hôtel particulier construit entre 1870 et 1880 pour Sigismond Glandaz, natif de Domont, premier président à la Cour de cassation de Paris et président de la Chambre des avoués. Bien qu'édifié dans une zone alors peu urbanisé, le « château » s'élève sur quatre niveaux pour le corps central de trois niveaux, et trois niveaux pour les ailes latérales de deux travées. L'ensemble est couvert de toits à la Mansart, mais ne reflète que vaguement le style néoclassique, avec un petit fronton dominant la travée centrale et des esquisses de pilastres, mais des proportions inhabituelles. La commune rachète la grande demeure dès 1946 et y installe la mairie six ans plus tard[10].
- Le château d'Ombreval : Ce surnom est donné au logis d'une ferme d'une certaine importance, de la forme d'une barre d'un seul étage avec un toit à deux croupes peu élevé. La façade sur sept travées présente au rez-de-chaussée une alternance entre portes-fenêtres et fenêtres, et une large frise de têtes et autres éléments sculptés en dessous de la gouttière. Le propriétaire du manoir pendant les années 1920 étant collectionneur de sculptures, l'on voit des fragments de sculptures appliqués sur les trumeaux de l'étage, de la manière de bas-reliefs. Le nom du domaine remonte à un fief existant dès le Moyen Âge et relevant de la seigneurie de Domont[10].
- Ancienne mairie, rue de la Mairie : Elle accueille aujourd'hui la bibliothèque municipale. De petites dimensions, elle se distingue des maisons environnantes par son architecture soignée dans le style caractéristique de la Troisième République, et l'avant-corps central surmonté par un fronton avec horloge. L'école des filles se situait dans un annexe, alors que l'école des garçons se trouvait dans un bâtiment au fond de la cour. En effet, le portail de la cour porte toujours l'inscription gravée « école des garçons »[10].
- Ancien théâtre puis cinéma, allée Sainte-Thérèse : Il a été construit en 1935 par un patron de briqueterie aidé de ses ouvriers, ce qui explique les façades d'un style purement utilitaire utilisé pour les bâtiments industriels de l'époque. La scène est assez grande pour recevoir les décors du théâtre du Châtelet[10].
- Chateau de la Chancellerie
- Le fort de Domont, au nord du vieux village, à cheval sur la commune voisine de Piscop : Il est construit entre 1874 et 1878, sous la direction du futur maréchal Joffre et du capitaine Alfred Louis Adrien Delanne. Le fort constitue un élément de la ligne de défense autour de la capitale, dont la création est motivée par la Guerre franco-prussienne de 1870. Le fort de Domont est l'un des plus importants de cette ligne, dit de première classe, occupant 12 ha au sol et pouvant occuper 1 175 hommes, dont six cents prisonniers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des troupes allemandes avançant vers Épinay-Champlâtreux sont apparemment attaquées depuis le fort, ce qui ne l'empêche pas d'être occupé par des Allemands dès la même année. Le fort est désaffecté après la guerre[10].
- Ville fleurie : 2 fleurs attribuées par le Conseil National des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[11].
Héraldique [modifier]
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Les armes de Domont se blasonnent ainsi : D'or au mont de sinople mouvant de la pointe, au chef d'azur chargé d'un dextrochère d'argent paré d'un brassard d'hermine brochant sur la partition |
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Charles Brunier (1901-2007)
- Jean-Pierre Changeux (1936)
- Eugène Houdry (1882-1962), inventeur
- Bernard Buffet (1928-1999), peintre. Il achète la propriété de Manimes à Domont près de Paris, qu'il quittera l'année suivante.
- Alfred Louis Adrien Delanne (1844-1927), général, gouverneur de Reims.
- Vincent Pajot (1990), footballeur français, est né à Domont.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communes limitrophes de Domont sur Géoportail.
- ou Radulphe (Raoul) le Bel
- Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
- Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00080040, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Mathieu Lours, « Domont - Sainte Marie-Madeleine », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 85-90 (ISBN 9782953155402).
- Jean-Claude Cavard et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Domont », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I, octobre 1999, p. 183-188 (ISBN 2-84234-056-6).
- http://www.villes-et-villages-fleuris.com/leconcours/palmaresdep/P95.htm
