Prats-de-Mollo-la-Preste
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| Prats-de-Mollo-la-Preste | ||
Le village de Prats-de-Mollo |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Pyrénées-Orientales | |
| Arrondissement | Céret | |
| Canton | Prats-de-Mollo-la-Preste (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Haut Vallespir | |
| Maire Mandat |
Bernard Remedi 1995-2014 |
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| Code postal | 66230 | |
| Code commune | 66150 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Pratéens, Pratéennes | |
| Population municipale |
1 101 hab. (2010) | |
| Densité | 7,6 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 575 m — Max. 2 693 m | |
| Superficie | 145,09 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.pratsdemollolapreste.com/ | |
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Prats-de-Mollo-la-Preste (en catalan Prats de Molló) est une commune française, située dans la région Languedoc-Roussillon, département des Pyrénées-Orientales et dans le Haut Vallespir. Cernée de remparts, sa vieille ville médiévale aux ruelles pavées de galets est dominée par le fort Lagarde. Ce dernier fut bâti par Vauban au XVIIe siècle afin de contrôler la nouvelle frontière du traité des Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Pratéens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Prats-de-Mollo est situé sur le Tech à 735 m d'altitude, tandis que la Preste est à 1 130 m d'altitude.
Prats-de-Mollo-la-Preste est la commune la plus au sud de la Méridienne Verte qui matérialise le méridien de Paris.
La Preste, qui est la station thermale, est située plus haut dans la vallée à 8 km environ. Fin de la route carrossable et parking. Départ du sentier pour le Costabonne (2 465 m).
Communes limitrophes [modifier]
- dans le canton de Prats-de-Mollo-la-Preste :
- Lamanère, Serralongue et Le Tech ;
- dans le canton d'Olette (arrondissement de Prades) :
- dans le canton de Prades (arrondissement de Prades) :
- Casteil ;
- dans la communauté autonome de Catalogne (Espagne) :
Géologie et relief [modifier]
Hydrographie [modifier]
Voies de communication et transports [modifier]
Toponymie [modifier]
- Prats
Ce terme désignerait des prés, des pâturages.
- Mollo
Le nom apparaît en 934 : Mollione, qui désignerait une grosse pierre servant de bornage (du latin mutulone et mutulus, « pierre en saillie » et du catalan molló)
- Prats-de-Mollo
Les deux noms se trouvent souvent associés à partir de la fin du XIVe siècle ; on a en 1385 : Vallis de Pratis de Mollone.
- La Preste
le village est cité en :
- 1264 : un domaine rural détenu par un nommé Johannis Presta
- 1266 : Villarium de Ces Ayllades
- 1340 : Bayns de Ayats
- après 1500 : Banys de Na Presta puis la Presta
Ces différents noms pourraient correspondre au latin aquatis, lieu où les eaux sont abondantes.
En catalan, le nom de la commune est Prats de Molló i la Presta[1].
Par décret du 5 juin 1956, le nom de la Preste a été accolé à celui de Prats-de-Mollo, dont elle était un hameau éloigné, consécration officielle de l'importance prise par la petite station thermale. Les deux agglomérations, très indépendantes, sont reliées par les huit kilomètres d'une route qui remonte la haute vallée du Tech.
Histoire [modifier]
Désireux de mettre en valeur le bassin supérieur du Tech, des moines ont fondé une colonie agricole, Prats-de-Mollo. Son église est citée en 982.
- Au XIIIe siècle, la ville était séparée en deux par le Tech :
- La partie nord comprenait la ville avec sa population.
- Sur la partie sud se trouvait le château des comtes de Besalu avec les autres familles dirigeantes.
À partir de 1258, après le traité de Corbeil Prats-de-Mollo se développe sous l’impulsion du roi Jacques Ier d’Aragon. Du Moyen Âge à la Révolution Prats est une ville royale : la seigneurie et la justice appartiennent au roi, et une justice royale ordinaire y est installée. Elle obtient ainsi certains privilèges tels que :
- 1242 : suppression des abus ;
- 1245 : liberté d’installation pour les personnes qui souhaitent s'installer dans la ville ;
- 1308 : possibilité d'organiser un marché hebdomadaire le samedi.
En 1327, Prats et sa vallée comprennent une douzaine de villages et atteint environ 1 000 habitants, en partie grâce à ses privilèges.
Au milieu du XIVe siècle, la ville est fortifiée.
En 1428, les remparts sont en partie détruits par le tremblement de terre de 1428 dit « séisme de la Chandeleur. Au XVe siècle, suite à diverses épidémies, la population est en diminution.
Au XVIe siècle, la ville est prospère grâce à la fabrication et au commerce des draps. Prats, comme le Vallespir, appartenant à la vicomté de Castelnou, donc à la couronne espagnole fut rattachée, en 1659, comme l'ensemble du Roussillon à la France par le traité des Pyrénées. Cette nouvelle situation changea les données économiques, isolant Prats et sa vallée du reste de la province.
En décembre 1661 Louis XIV rétablit, dans le Roussillon, la gabelle, impôt qui était supprimé depuis 1292. La population, conduite par le drapier et faux-saunier Josep de la Trinxeria, se révolte contre le rétablissement de ce nouvel impôt. C'est la révolte des Angelets, qui prend très vite des allures de soulèvement anti-français et dure douze ans, jusqu'en 1673.
En 1674 afin de contrôler le Vallespir Louis XIV décide de faire construire un fort. La construction du fort Lagarde commence en 1677, faite en partie par Vauban, et se termine vers 1682. En 1691, pendant la guerre de Neuf Ans, les Espagnols, arrivant du col d'Ares, assiègent Prats-de-Mollo, sans succès.
Le 6 juin 1793 pendant la guerre du Roussillon, Prats-de-Mollo est prise par les troupes espagnoles du général Antonio Ricardos. Elle reste occupée jusqu'en 1794 date à laquelle les troupes françaises du général Dugommier parvinrent à rejeter les Espagnols de l'autre côté des Pyrénées.
Avant la guerre de 1870, Napoléon III, souhaitant faire une cure, fit construire la route qui conduit à La Preste. En 1862, la commune du Tech est créée par détachement de territoires de Prats-de-Mollo[2].
En 1926, Francesc Macià, qui souhaitait instaurer une république catalane en Espagne, alors dirigée par Miguel Primo de Rivera y est arrêté.
En 1938, un second pont est construit. En effet, avant 1938, le Tech ne pouvait être franchi que par un seul pont (pont d'Espagne) qui amenait à la porte principale de la ville, datant du XVIIIe siècle, appelée Cavalleria (cavalerie) puis de la Carnisseria (boucherie) puis d'Espagne (en raison de son emplacement).
À partir du 27 janvier 1939, durant la Retirada, en deux semaines seulement, 100 000 réfugiés espagnols passent le col d'Arès, à Prats-de-Mollo. Pour accueillir ces réfugiés on construit quatre camps de concentration dans la vallée du Tech. Le 13 février 1939, la frontière est fermée, et gardée par les soldats nationalistes espagnols du général Franco. 35 000 réfugiés sont toujours dans les camps de Prats-de-Mollo.
Fin mars 1939, les camps de réfugiés de Prats-de-Mollo sont définitivement fermés. En octobre 1940, un aiguat continu de quatre jours, provoquant une crue du Tech, dévasta une partie de Prats et de la vallée, emportant le pont d'Espagne dit Pont de la Calç (chaux) ainsi que plusieurs établissements. Cette catastrophe, qui détruisit une grande partie du paysage, réorienta l’économie locale vers le tourisme et le thermalisme.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Prats-de-Mollo fut l’une des nombreuses bases pour les filières d’évasion vers l’Espagne.
Politique et administration [modifier]
Administration municipale [modifier]
Liste des maires [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie ancienne [modifier]
Démographie contemporaine [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 101 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
L'école est le groupe scolaire Georges-Clerc[6]. Georges Clerc était un résistant de la Seconde Guerre Mondiale qui fut directeur de cette école.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- Fête de l'Ours (février) : Vêtu de peau de mouton, « l'animal » pourchasse les habitants pour les maculer d'huile et de suie.
Santé [modifier]
Sports [modifier]
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 973 €[7].
Emploi [modifier]
Entreprises et commerces [modifier]
La Preste est une station thermale dont les eaux sont particulièrement recommandées pour les maladies des voies urinaires.
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
La cité, capitale du Haut Vallespir, a été fortifiée par le maréchal de Louis XIV Sébastien Vauban, qui a également fait construire le fort Lagarde, surplombant les lieux. La porte d'Espagne et les remparts ont été classés monuments historiques en 1930, le 4 mars et le 13 mars.
Fort Lagarde est une citadelle du XVIIe siècle dominant la ville, parfait exemple d'adaptation du concept de fortification bastionnée qui est classé monument historique depuis 1925.
La tour de Mir, tour de guet construite au XIIIe siècle par Jacques Ier d'Aragon, roi de Majorque, pour surveiller la frontière de France au lieu-dit El Mir de Dalt est une tour à signaux. De plan circulaire elle comporte trois niveaux couverts de voûtes en coupole. Elle a été inscrite monument historique le 16 décembre 2002[8].
L'église Sainte-Juste-et-Sainte-Ruffine a été classée monument historique par arrêté du 14 septembre 1921[8].
La chapelle Saintes Juste et Ruffine, même nom que l'église, est située au centre du village. Elle est décorée de vitraux et peintures de Jean Lareuse (peintre d'origine pratéenne).
L'ermitage Notre-Dame-du-Coral, un lieu de pèlerinage construit au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle a été inscrit monument historique par arrêté du 18 avril 1990.
La chapelle Sainte-Marguerite du col d'Ares, peu avant le col d'Ares, église romane en ruines, accompagnée d'un ancien hospice.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Francesc Macià, vécut à Prats-de-Mollo-la-Preste
- Carles Bosch de la Trinxeria, écrivain né à Prats-de-Mollo-la-Preste
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Le Syndicat Mixte Canigó Grand Site
- Thermalisme
- Tremblement de terre de Catalogne de 1428
- Liste des stations thermales françaises
- Liste des communes des Pyrénées-Orientales
- Massif du Canigou
- Randonnée dans les Pyrénées-Orientales
- Réseau Culturel Terre Catalane
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, 2007 [lire en ligne]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- J. Albert a parrainé la candidature de Pierre Juquin à l'élection présidentielle de 1988, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du président de la République de 1988
- Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site de l'école
- Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er février 2013.
- Base Mérimée
