Saint-Claude (Guadeloupe)

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Saint-Claude
La nouvelle mairie de Saint-Claude
La nouvelle mairie de Saint-Claude
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton Saint-Claude
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du sud Basse-Terre
Maire
Mandat
Élie Califer
2014-2020
Code postal 97120
Code commune 97124
Démographie
Gentilé Saint-Claudiens, Saint-Claudiennes
Population
municipale
10 505 hab. (2011)
Densité 307 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 02′ 00″ N 61° 42′ 00″ O / 16.033333, -61.716° 02′ 00″ Nord 61° 42′ 00″ Ouest / 16.033333, -61.7  
Altitude Min. 60 m – Max. 1 467 m
Superficie 34,27 km2
Localisation

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Saint-Claude
Liens
Site web Ville-saintclaude.fr

Saint-Claude (en créole: Senklòd ) est une commune française située sur l'île de Basse-Terre dans le département de la Guadeloupe dans les Petites Antilles. Localisée sur les hauteurs de Basse-Terre, au pied de la Soufrière, la ville est connue notamment pour ses sources thermales et ses sources d'eau ainsi que pour le Camp Jacob, un ancien hôpital militaire devenu l'un des campus de l'université des Antilles et de la Guyane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Saint-Claude.

La commune de Saint-Claude est située sur les pentes du volcan de la Soufrière sur l'île de Basse-Terre, Saint-Claude est souvent considérée comme une banlieue de Basse-Terre, attenante également à Baillif (sur la rive gauche de la rivière des Pères) et Gourbeyre et avec lesquelles elle forme la communauté de communes du sud Basse-Terre. Elle est la seule commune de Guadeloupe à ne pas avoir de façade maritime.

Le climat y est de type tropical.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune est composée de plusieurs lieux-dits : Azincourt (également Basse-Terre), Bains-Jaunes, Belfond, Caféière, Choisy, Desmarais (également Basse-Terre), Cité Ducharmoy, Dain, la Diotte, Dugommier, Fond-Bernard, Fond-Vailant, Gallard, Matouba, Monteran, Morin, Morne-à-Vaches (également Basse-Terre), Morne Houël, Parnasse, Papaye, Plateau Saint-Phy, Vallée de Constantin.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Baillif Rose des vents
Basse-Terre N Capesterre-Belle-Eau
O    Saint-Claude    E
S
Gourbeyre Trois-Rivières

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Matouba est le point de départ du peuplement de Saint-Claude. C’est là qu’a lieu, en 1802, sur l’habitation d’Anglemont, le sacrifice de Louis Delgrès au moment du rétablissement de l’esclavage.

Lors de la dernière éruption de la Soufrière en 1976[1], l’évacuation de la partie sud de la Basse-Terre dont Saint-Claude a été ordonnée, soit 73 600 personnes sur trois mois et demi[1]. Une polémique très médiatisée éclata entre les scientifiques Claude Allègre et Haroun Tazieff sur la nécessité de l’évacuation[2]. Claude Allègre préconisa l’évacuation de la population, affirmant catégoriquement qu'avec l'hypothèse de l'intrusion magmatique, l’éruption serait grave, alors qu'Haroun Tazieff soutint que l’éruption était sans danger, toutes les analyses d’échantillons prélevés sur le volcan établissant qu’il n’y avait pas de montée de magma frais et qu'il s'agissait uniquement d'un phénomène phréatique. Le préfet ordonna tout de même l’évacuation, mais l’éruption ne fit d’autres dommages que matériels.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Statue de Rémy Nainsouta devant la mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Rémy Nainsouta    
1986 2004 Simon Barlagne    
2008 en cours Élie Califer FGPS Conseiller général depuis 2004
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 505 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
8 998 10 295 9 745 8 943 10 316 10 237 10 502 10 505
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[3] puis population municipale à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est liée à l'activité universitaire de Saint-Claude qui accueille sur le campus du Camp Jacob (ancien hôpital militaire du Camp Jacob) de l'université des Antilles et de la Guyane. Saint-Claude accueille également le pôle régional des arts du spectacle, le campus sanitaire et social, l'école régionale de la deuxième chance et l'université régionale des métiers de l'artisanat (URMA), ainsi que l'institut consulaire régional de formation aux métiers de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme (IRHT) géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Basse-Terre.

L'économie de la ville est également marquée par la présence de nombreuses sources (thermales et de consommation d'eau) exploitées par l'entreprise Matouba depuis 1949 à Matouba.

Société et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire :

Santé[modifier | modifier le code]

Les services de santé sont représentés à Saint-Claude par le Centre hospitalier de Montéran, spécialisé dans l'activité de psychiatrie adulte et pédopsychiatrie avec une capacité de 132 lits[5]. Par ailleurs, la commune accueille la clinique privée Les Nouvelles Eaux Vives.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Claude possède comme équipements sportifs municipaux un stade et une salle multi-sports. Par ailleurs, le centre équestre La Manade, à Saint-Phy, permet la pratique du cheval, notamment par l'organisation de randonnées sur les pentes de la Soufrière et du parc national de la Guadeloupe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) François Girault, Philippe Bouysse et Jean-Philippe Rançon, Volcans vus de l'espace, Paris, Nathan,‎ septembre 1998, 192 p. (ISBN 2092608290), p. 48 à 50
  2. À propos de la polémique de Soufrière 1976..., Rappel des faits et point de vue personnel sur les événements qui ont marqué la Guadeloupe et la communauté volcanologique. Dr. François Beauducel, Directeur et Responsable Scientifique de l'Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe [2001-2007]. Août 2006 (mise à jour juillet 2009). Sur http://www.ipgp.fr
  3. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Site officiel du Centre hospitalier de Montéran.
  6. « Notice no PA00105870 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « Notice no PA97100031 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Notice no PA00105871 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Notice no PA97100018 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Notice no PA00105872 », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]