Bougival

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bougival
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton La Celle-Saint-Cloud
Intercommunalité Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Luc Wattelle
2014-2020
Code postal 78380
Code commune 78092
Démographie
Population
municipale
8 472 hab. (2011)
Densité 3 070 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 56″ N 2° 08′ 25″ E / 48.8656, 2.1403 ()48° 51′ 56″ Nord 2° 08′ 25″ Est / 48.8656, 2.1403 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 166 m
Superficie 2,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte administrative des Yvelines
City locator 14.svg
Bougival

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte topographique des Yvelines
City locator 14.svg
Bougival

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bougival

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bougival

Bougival est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bougivalais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Bougival dans les Yvelines

La commune de Bougival se trouve à environ six kilomètres à l'est de Saint-Germain-en-Laye, sur la rive gauche de la Seine dans la concavité d'un méandre au débouché d'un vallon encaissé où coulait autrefois un ruisseau, la Drionne qui est désormais enfoui sous l'avenue de la Drionne. Le territoire communal englobe une grande partie de l'île de la Chaussée ainsi que la pointe amont de l'île de la Loge. Entre les deux se trouvent les écluses de Bougival.

L'altitude de Bougival est extrêmement variable. La hauteur est de 23,73 m aux Écluses, l'église est 29,50 m et le point culminant se trouve aux environs de la Gare.

Les communes limitrophes sont Rueil-Malmaison à l'est, La Celle-Saint-Cloud au sud, Louveciennes à l'ouest et Croissy-sur-Seine au nord sur la rive droite de la Seine.

Le sol est généralement calcaire.

Elle est desservie par la D113 anciennement Route nationale 13 qui longe le fleuve et par la route départementale D321 d'orientation nord-sud. Cette dernière croise la précédente au droit du pont de Bougival [1] qui assure la liaison avec Croissy-sur Seine.

Sur le plan ferroviaire, la commune dispose d'une gare sur la ligne qui relie Paris-Saint-Lazare à Saint-Nom-la-Bretèche ; elle est située sur la commune de La Celle-Saint-Cloud.

Le territoire est très fortement urbanisé mais compte encore des espaces naturels boisés notamment dans sa pointe sud-ouest, une partie de la forêt domaniale de Louveciennes et, à l'est, le domaine de la Jonchère (ou colline de la Jonchère[2]) sur les pentes tournées vers la Seine et jouxtant La Celle-Saint-Cloud, situé au sud de la Malmaison, ayant appartenu au général Bertrand, qui suivit Napoléon Ier à Sainte-Hélène.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Bougival est accessible par :

  • La A 86 (sortie Rueil Malmaison) puis la D 113 (ancienne N 13) qui longe la Seine en direction de St-Germain en Laye.
  • La A 13 (sortie St-Germain en Laye), puis la N 186 jusqu’à Port Marly et la D 113 (ancienne N 13) jusqu’à Bougival.
  • La D 321, de Versailles à Croissy.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La desserte ferroviaire est assurée par la gare de Bougival, située sur le territoire communal de la Celle Saint-Cloud, sur la ligne Paris-Saint-Lazare - Saint-Nom-la-Bretèche [1]

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne RATP 258 (La Défense/St-Germain en Laye), par la ligne 27 du réseau Traverciel et par le bus 7 (Véolia Transport)[2]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bougival

Le nom de Bougival viendrait de celui d'un Franc ou d'un Mérovingien nommé Baudegisil, soit « val de Baudegisil »[3] (qui signifie « hardi compagnon » en langue germanique). Il pourrait s'agir de Bodogisel, descendant du prince franc Mundéric.

D'autres pensent, que Bougival était appelé Vallons des Bogs ou Val des Boges. Ce nom celtique était employé pour désigner les cavités creusées dans les flancs des collines d’où on extrayait la chaux, la craie et la pierre[4].
Le Val des Boges s’appela successivement Beudechisilovalle, Bogeval, Bogival, Bogevaux, Bogivaut, Bougivallis, Buchivallis, Burgi Vallis[4]. Au XIIIe siècle on trouve également le nom de Bachivallis.
En s'appuyant sur cette dernière orthographe et sur la présence de vignes plantées sur les coteaux, certains étymologistes ont essayé de trouver l'origine du mot Bougival dans Bacchivallis, Val de Bacchus.
Certains érudits pense que le nom vient de Val des Bœufs car il y avait jusque sous saint Louis un important marché aux bœufs qui se tenait à La Celle Saint-Cloud. Ces bœufs débarqués à Charlevanne-la-Chaussée se rendaient au marché en passant par le vallon, ou val des Bœufs. En 1250 ce marché est transporté à Poissy[4].

Charlevanne

L'origine de Bougival est Charlevanne un hameau connu dès le IXe siècle[5].

La première fois qu'il est fait état d'un lieu habité sur la commune, entre 811 et 829, c'est par un diplôme de Louis le Débonnaire qui déclare que Charles Martel, son bisaïeul, ayant fait construire une pêcherie dans la Seine sur le territoire de Ruel, dans le pays du Pincerais, il donne cette pêcherie à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés et à son abbé Irminon. La charte indique les noms de Piscatoria et Venna. Ce même lieu est cité par Aymoin, historien décédé en 1008, écrit sur les ravages des Normands autour de Paris et qui cite le Karoli-Venna ou Karoli-Piscatoria[5].

Charlevanne est le même lieu que celui appelé La Chaussée, sur une île, protégée naturellement et alors sur le territoire Rueil-Malmaison, Bougival n'étant pas, à cette époque, encore érigée en paroisse[5].

Au XIIIe siècle on trouve souvent Buchivallis, parfois Bachivallis ou Bacchivallis et rapidement ou trouve Bogeval ou Bogival ou Bogevaux puis Bougivalle, Bougival[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.

La commune de Bougival parait avoir été habitée depuis l'époque préhistorique car on y a retrouvé quelques haches et couteaux en silex taillés, en particulier sur les hauteurs.
Si de l'époque celtique, il ne reste que le souvenir du nom de Bog ou Boges, il est possible de reconstituer l'histoire de de Bougival à partir du VIIe siècle, mais date à laquelle on connait Bougival sous le nom de Beudechisilovalle apparait, seulement, à partir du XIIIe siècle[5].
Toutefois, le territoire occupé actuellement par la commune était autrefois divisée, en 2 parties distinctes et indépendantes qui sont Bougival et La Chaussée-Charlevanne, cette dernière étant appelée plus simplement soit La Chaussée, soit Charlevanne.

La Chaussée, Charlevanne[modifier | modifier le code]

Si le territoire de Bougival est habité depuis fort longtemps, le lieu le plus ancien est sans nul doute le hameau de Charlevanne habité bien avant Bougival. On y a trouvé des monuments et des documents qui font mention de Charlevanne avant le IXe siècle alors que Bougival apparait, seulement, à partir du XIIIe siècle[5].

Sur le bord de la Seine, le maire du palais, Charles Martel, fait construire un barrage et une vanne pour établir une pêcherie, dans un lieu nommé La Chaussée. Cette construction prit alors le nom de son fondateur, Caroli Venna, et le hameau où vivaient les pêcheurs s'appela Chaussée-Charlevanne ou plus simplement Charlevanne[4].
Ce hameau grandit et un port s'y établit où débarquèrent en mars 845 une centaine de drakkars vikings conduits par Ragnar Lodbrok remontant la Seine pour piller Paris. Ils auraient débarqué à la pêcherie où ils affrontent alors la population locale. Après avoir ravagé la région, ils se seraient enfuis à l'arrivée de l'armée de Charles le Chauve[6].
Ce port fut par suite nommé Malport ou Mauport[7] en souvenir de ce débarquement.
Charles Martel construisit également à Charlevanne, au-dessus de l'endroit où se trouvera la machine de Marly, un grand château que les Normands prirent. Ils s'y fortifièrent et s'en servirent de point de ralliement afin de piller et ravager la région. Ce château fut ensuite habité par Rollon et l'on pense que ce pourrait être en cet endroit que le chef des Normands aurait établi un traité définitif avec Charles le Simple dont il obtint Gisèle en mariage avec la totalité de la Neustrie en dot[4].
Au XIe siècle, Robert le Pieux donna la dîme des vignes de Charlevanne au prieuré de Saint-Germain-en-Laye et fit don de la pêcherie à l'abbaye de Saint-Denis.
Au XIIe siècle, alors en guerre contre le roi d'Angleterre, Louis VI le Gros décide de construire, à Charlevanne, une forteresse afin de bloquer les incursions ennemies sur ce territoire. Sur l'insistance du prieuré de Saint-Germain-en-Laye, Louis VI abandonna ce projet et fit don aux moines des églises et de toutes les dîmes qu'il y avait dans la région.
En 1273 Philippe le Hardi, abandonne ses droits de justice et accorde à l'abbaye de Saint-Denis la haute et basse justice sur l'ensemble des voiries et des maisons de Charlevanne.
Il éclata des différends entre les deux abbayes de Saint-Germain-en-Laye et de Saint-Denis qui possédaient presque l'ensemble des fiefs de Charlevanne, de Rueil, de La Celle et de Croissy. Ces difficultés furent réglées par une sentence arbitrale en 1336.

En 1346, les Anglais s'avancèrent jusque sous les murs de Paris et pillèrent et brulèrent Charlevanne et la région. Ce hameau réduit en cendres fut longtemps ruiné et désert et ne fut reconstruit que plusieurs siècles après.
Au XVe siècle, Geoffroy Cœur échanson de Louis XI, est seigneur de La Chaussée. Après avoir appartenu à la famille Cœur, la seigneurie de La Chaussée, passe famille Briçonnet qui la possède jusqu'en 1719.
Au XVIe siècle, Gabrielle d'Estrée habita un pavillon à La Chaussée.
Au XVIIe et XVIIIe siècles le château servit souvent aux tabellions des environs pour leurs adjudications et ventes.
C'est à La Chaussée, dans l'actuel parc du Pavillon de Blois, que fut élevée Mademoiselle de Blois fille légitimée de Louis XIV et de Louise de La Vallière.
En 1716-1719, la seigneurie de La Chaussée, alors possédée par la famille Briçonnet, est réunie à celle de Bougival par le seigneur de cette dernière Joseph de Mesmes, maréchal de camp des armées du roi[8], son histoire est désormais celle de Bougival.

Bougival[modifier | modifier le code]

Au début du règne de Childebert, roi de Neustrie, le 25 avril 697, Adalrie, un grand personnage de l'époque, échange avec Valdromer ou Vualdromar 10e abbé de Saint-Germain-des-Prés, une terre de 9 bonniers à Marly contre un domaine situé dans le même lieu. Cet acte est daté de Bougival, alors appelé Beudechisilovalle et revêtu de nombreuses signatures dont celle de Childebert, Bougival faisant alors partie du domaine royal.

Le territoire de Bougival est érigé en plusieurs fiefs qui sont donnés par les rois à des officiers ou des familiers ainsi qu'a diverses abbayes. Les seigneurs de Marly, de la famille Montmorency et l'abbaye de Saint-Denis y possédaient plusieurs fiefs. Le premier seigneur de Bougival semble être Jean de Bougival qui aurait reçu en fief, vers 1240, de Bouchard II de Marly le moulin de Malport.

À la fin du XIIIe siècle la seigneurie de Bougival appartient aux seigneurs de Poissy, avant de passer, XIVe siècle, aux mains de la famille Le Lieure ou Le Lièvre seigneurs de Sèvres, Bescherel.... Au cours du XVIe siècle elle est acquise par Gilles Bourdin procureur général au Parlement de Paris[4]. En 1683, Louis XIV achete la terre de Bougival à la famille du comte d'Assy. La famille de Mesmes, qui possédait déjà une partie de la seigneurie de Bougival reçoit, du roi, au début du XVIIIe siècle la totalité de cette seigneurie ainsi que celle de La Chaussée et une grande partie de celles des environs. La famille de Mesmes possède alors presque la totalité de la commune actuelle de Bougival.
Le château de la famille de Mesmes était situé à La Chaussée, à l'emplacement de la maison qu'habita Odilon Barrot.

En 1636 et 1637 la peste ravage la région.

En 1709, on recense 139 feux à Bougival, le Dictionnaire universel de 1726 indique qu'il y avait 563 habitants et le seigneur de Doisy en 1745 dénombre 125 feux[4].

Le 22 floréal an IX, Albert-Paul de Mesmes est reconnu seul héritier des biens de sa famille.

La machine de Marly qui acheminait l'eau de la Seine vers le parc du château de Versailles fut construite à Bougival.

L'église qui paraît dater du XIIe siècle renferme la sépulture de Rennequin Sualem, inventeur de la machine de Marly.

En 1870, lors du siège de Paris par les Prussiens, de nombreux bombardement et violents combats se sont déroulés entre Buzenval et Bougival. Le pont de Bougival[1] fut détruit par le génie militaire. La participation de plusieurs Bougivalais aux engagements a entraîné alors des représailles de la part des Prussiens qui ont exécuté plusieurs civils[9].

Léproserie Sainte-Madeleine[modifier | modifier le code]

Au début du XIIIe siècle, la léproserie Sainte-Madeleine est fondée, à cheval, sur les territoires de Bougival et de Charlevanne. On suppose qu'elle était très riche, car elle est destinée non seulement aux pauvres lépreux de Bougival et de Charlevanne mais aussi à ceux de 15 communes voisines. Lors du pillage de Charlevanne par les anglais en 1346, la léproserie est épargnée. Elle existait encore en 1778 et dépendait du duc d'Orléans.

Le 25 frimaire an II(15 décembre 1793) la maison dite La Maladrerie de La Chaussée est vendue avec 2 jardins et 2 arpents de pré à Michel Gilles, portier à Paris pour la somme de 11 550 francs[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 472 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
937 839 940 951 1 057 1 019 1 106 1 262 1 369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 806 2 104 2 316 2 086 2 309 2 896 2 948 2 823 2 730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 584 2 810 2 671 2 875 3 346 3 539 3 335 3 380 4 260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
7 296 8 444 8 599 8 473 8 552 8 432 8 418 8 416 8 472
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 24 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 16,1 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 19,9 %).
Pyramide des âges à Bougival en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,5 
4,7 
75 à 89 ans
6,9 
11,2 
60 à 74 ans
12,5 
19,3 
45 à 59 ans
20,0 
24,0 
30 à 44 ans
23,3 
16,9 
15 à 29 ans
16,9 
23,7 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival de Bougival et des Coteaux de Seine, directeur artistique Jorge Chaminé.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir de Bougival
Les écluses de Bougival
  • La machine de Marly considérée comme la huitième merveille du monde de l'époque (1684-1817 : elle a fonctionné 120 ans remplacée par la machine à vapeur de Martin et Cécile puis celle hydraulique de Dufrayer).
  • Église Notre-Dame : église du XIIe siècle au clocher à flèche en pierre octogonale, en partie reconstruite au XIXe siècle
  • Château de la Jonchère qui a accueilli de nombreux hôtes célèbres (Gabriel-Julien Ouvrard, Comte de Tolstoï, Adolphe Thiers, Prince de Metternich)
  • Bâtiments du contrôleur des Eaux, d'époque de Louis XIV (quartier la Machine), Quai Rennequin-Sualem.
  • Bâtiment Charles X de style néo-classique commencé par Napoléon III qui abritait la machine à vapeur de Martin et Cécile (1817).
  • Le lavoir dans le quartier St-Michel à proximité de Louveciennes
  • Le quartier St-Michel et ses maisons de vignerons colorées
  • Villa les Frênes, ayant appartenu à la cantatrice Pauline Garcia-Viardot, qui l'avait achetée au docteur Jean Civiale.
  • La Datcha construite par Ivan Tourgueniev et où il est décédé en 1883, aujourd'hui Musée Ivan Tourgueniev
  • Le cierge de Bougival est une oeuvre artistique constituée de cire, située au cœur de l'église Notre-Dame, érigée par Martin Belorgey en honneur aux citoyens de la ville.
  • Maison de Georges Bizet où le célèbre compositeur, qui louait cette maison au bord de la Seine, a orchestré Carmen et où il est mort le 3 juin 1875 après avoir pris un bain dans le fleuve.
  • Écluses de Bougival : la plus grande fait 220 mètres de long.
  • C'est dans l'île de Bougival qu'ont été peints certains des tableaux impressionnistes les plus célèbres, tels que "le Pont de Bougival" de Claude Monet, "le Quai" de Berthe Morisot, "sur la Terrasse ou les deux Soeurs" et "Danse à Bougival" de Pierre Auguste Renoir. Ces lieux étaient activement fréquentés, entre 1850 et 1900, par une clientèle parisienne en quête de loisirs populaires qui se rendait au Bal des Canotiers tous les dimanches d'été.
  • Colonne des Frères Montgolfier qui date de 1817-1818 : il s'agit d'une stèle réalisée dans une propriété de 22,5 hectares par le comte Boissy d'Anglas, ancien conventionnel, membre du Sénat et pair de France, en souvenir de ses amis d'Annonay, les frères Montgolfier, inventeurs des aérostats. Jusqu'en 1968, une usine de transformation de la chaux, Le Blanc Minéral de Paris, se trouvait sur ce terrain.
  • L'Aigle blessé de Waterloo, dans le parc de la Mairie. Réplique de la sculpture de Jean-Léon Gérôme qui a vécu à Bougival.

Peinture impressionniste[modifier | modifier le code]

En 2002, pour entretenir l'héritage culturel laissé par les Impressionnistes dans les Yvelines, Bougival, avec huit autres communes riveraines de la Seine, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly, Le Pecq et Noisy-le-Roi, crèe le label et la structure « Pays des Impressionnistes »[14].

Personnalités liées à la communes[modifier | modifier le code]

Personnes célèbres ayant résidé à Bougival[modifier | modifier le code]

La maison de Georges Bizet (1900)

Les peintres de Bougival[modifier | modifier le code]

Personnalités contemporaines[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bougival

Les armes de Bougival se blasonnent ainsi :

de gueules à un prunier terrassé d'argent fruité d'or, au chef du même chargé d'un croissant de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madeleine et Émile Houth, Bougival et les rives de la Seine, des anciens vignerons aux impressionnistes, Diguet-Deny, coll. « Bourgades d'hier, villes d'aujourd'hui »,‎ 1972, 188 p.
  • Adrien Maquet, Histoire de Bougival, Lorisse, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 2004, réimpression de l'ouvrage paru en 1884, 176 p. (ISBN 978-2877604253)
  • Daniel Robat, Marie-José Rosset et Françoise Bessard du Parc, Bougival en images, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 2005 (ISBN 978-2842539481)
  • Daniel Adam, Daniel Robat et Françoise Bessard du Parc, Bougival d'Hier à Aujourd'hui, Alan Sutton, coll. « Regards croisés »,‎ 2011 (ISBN 978-2813804297)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Devenu Pont Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
  2. Stéphane Bessac, Petit Futé Yvelines
  3. Les noms de lieux en France, Ernest Nègre - 1963
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Monographie communale de Bougival aux archives départementales des Yvelines
  5. a, b, c, d, e et f Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris volume 3
  6. Il est permis d'en douter car le roi de France, Charles le Chauve, accepta alors de payer un énorme tribut à Ragnar, si celui-ci épargnait la ville de Paris.
  7. Malport ou Mauport signifiant Mauvais Port
  8. Famille de Mesmes
  9. Voir éléments sur le site officiel de la ville.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Bougival en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er mai 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er mai 2011)
  14. Clarisse Josselin, Le Pays des impressionnistes est né, Le Parisien, 27.02.2002.