Brides-les-Bains
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| Brides-les-Bains | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Savoie | |
| Arrondissement | Albertville | |
| Canton | Bozel | |
| Intercommunalité | Val Vanoise (Sivom du canton de Bozel) | |
| Maire Mandat |
Guillaume Briland 2008-2014 |
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| Code postal | 73570 | |
| Code commune | 73057 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bridois / Bridoises | |
| Population municipale |
551 hab. (2010) | |
| Densité | 210 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 556 m — Max. 1 040 m | |
| Superficie | 2,63 km2 | |
| Localisation | ||
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Brides-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Savoie, en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Bridoises et les Bridois[1].
Sommaire |
Héraldique [modifier]
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Les armoiries de Brides-les-Bains se blasonnent ainsi : |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune de Brides-les-Bains est située dans la vallée du Doron de Bozel, affluent de l'Isère. Vallée appartenant à la Tarentaise, la commune se trouve à 6 km au Sud-Est de Moûtiers et à 13km au Nord de Méribel.
Voies de communications [modifier]
Par routes [modifier]
Transports en commun [modifier]
La commune est desservie par des cars, en correspondance à la gare de Moûtiers-Salins-Brides-les-Bains (à Moûtiers) avec les TGV et TER Rhône-Alpes.
Aéroport et héliport [modifier]
Toponymie [modifier]
Commune formée par la fusion des communes de Brides et de Bains le 6 février 1847, sous décision de Charles-Albert retiré à la commune de La Saulce. Le nom de Bride utilisé jusqu'en 1664, puis Brides jusqu’en 1847. Le terme viendrait du gaulois briva signifiant « pont ».
Histoire [modifier]
Dès l'Antiquité, le site est connu pour les vertus de ses eaux.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les archevêques de Moûtiers apprécient les eaux thermales du hameau des Bains. Des doses étonnantes sont prescrites par les médecins : 50 à 60 verres par jour.
En 1653 puis en 1774, les débordements de la rivière, le Doron de Bozel, ensablent les sources.
En 1818, une catastrophe naturelle en amont de la vallée, vers Champagny-en-Vanoise, libère une énorme masse d'eau avec comme conséquence la mise au jour d'un massif rocheux d'où se mit à jaillir la source thermale actuelle, permettant la création de la station moderne. Le docteur Hybord réalise la première analyse des eaux et l'École des Mines diagnostique une eau aux vertus exceptionnelles ; le rapport du docteur Ducis est éloquent : « Une eau effaceuse de maux, extraordinaire par ses qualités, qui peut tout guérir, épilepsies, cathares, migraines, goutte, rhumatismes, douleurs d'articulation et autres ».
Dès l'année suivante, en 1819, la première société d'exploitation est fondée et les premières cabines de soins sont construites.
À partir de 1825, à l'initiative du docteur Philbert, la thérapeutique est affinée est s'oriente vers le traitement de l'obésité. La station, désormais spécialisée dans l'amaigrissement, devient aussi celle de la « femme élégante ». En hommage à ce docteur, l'une des sources de Brides-les-Bains porte aujourd'hui son nom.
En 1845, est inauguré le premier complexe thermal, avec 28 salles de bains-douches, construit par l'architecte Ernest Mélano, et dans lequel commencent à affluer de nombreux membres de la bonne société cosmopolite.
En 1857, le village de Les Bains, séparé de celui de La Perrière, et le village de Brides, détaché des Allues, s'unissent pour constituer une nouvelle commune : Brides-les-Bains.
Au cours du XIXe siècle, l'eau thermale est d'abord utilisée pour soigner toutes sortes de maladies puis ses vertus dans le traitement de l'obésité sont identifiées. À la fin des années 1870, les premiers régimes diététiques adaptés sont ainsi établis par les hôtels. La station, qui développe ses infrastructures, voit affluer des personnalités de renommée internationale telles que la reine Élisabeth d'Espagne, la princesse de Croy, la princesse Bonaparte, le prince Orloff, la marquise de Freycinet, la comtesse de Montgoméry, le baron de Rotschild, la baronne du Petit-Thouars, le baronne de Koussoff, le ministre Rambaud, l'éditeur Hachette, ainsi que des membres de familles françaises, britanniques, italiennes, russes, américaines, de l'aristocratie et des affaires.
Grâce au guide de la Tarentaise du docteur Laissus, on connaît les principaux bâtiment hôteliers de la station en 1894 : Le grand hôtel des thermes, l'hôtel des baigneurs et beaucoup de charmantes villas d'hôtes, dont la Villa des roses et la Villa Laissus. Le casino joue un rôle de premier plan, il comprend « des salons de lecture, de conversations, de jeux » les personnalités viennent jouer leur « fortune ou en entendre, outre les beaux orchestres du bal, les opéras comiques ».
En 1927, le casino est considérablement transformé et fut inauguré en 1928, par Jean Moulin, alors sous-préfet d'Albertville en compagnie de Lady Chamberlain, l'épouse du futur premier ministre britannique.
Dans les années 1950, une compétition de ski originale, le « Derby de la Saulire », permet les premières descentes à ski sur le versant des Allues, avec une arrivée à Brides, 2 000 m plus bas. Quelques clients de la toute nouvelle station de Méribel descendent parfois aussi jusqu'au village.
En 1992, Brides-les-Bains est choisi comme village olympique. La station vit l'aventure des Jeux olympiques d'Albertville et s'offre une porte d'accès au plus grand domaine skiable du monde : les 3 Vallées. La télécabine de l'Olympe relie désormais directement le village aux pistes de Méribel et permet ainsi le développement d'une nouvelle activité.
Dans les années 1990, Brides-les-Bains devient la station thermale leader en France pour le traitement de l'obésité.
Depuis 2000, la station fait désormais partie de l'association des 3 Vallées, aux côtés de Courchevel, La Tania, Méribel, Les Menuires-St Martin et Val Thorens.
En 2005, le spa ouvre au public, avec 1 500 m² dédiés aux soins et au bien-être.
En 2008, le Spa est agrandi de 600 m², devenant le Grand Spa, comprenant des cabines de soins, salle de coaching sportif individuel, solarium, et une plage extérieure avec plusieurs jacuzzis été/hiver.
En 2012, le film de Charlotte de Turckheim, Mince alors ! rend hommage à la ville.
Culture et Patrimoine [modifier]
Patrimoine architectural [modifier]
Période médiévale [modifier]
Période contemporaine [modifier]
- Village olympique lors des Jeux Olympiques d'hiver de 1992
Monuments religieux [modifier]
- Église Saint-Étienne de 1837
Patrimoine culturel [modifier]
- Sources thermales connues depuis l'époque romaine. Exploitées depuis 1818, à la suite d'une crue du Doron
Économie [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 551 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Santé [modifier]
- Station thermale (foie, estomac, amaigrissement)
Listes des anciens maires [modifier]
Jumelage [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Claude-Philibert Hybord, directeur des sources
- Laurent Boix-Vives, industriel né en 1926, devenu président de l'entreprise Rossignol
- Albert Lacroix, (1834-1903), éditeur belge, notamment de Victor Hugo, inhumé dans le cimetière communal
- Amédée Greyfié de Bellecombe, (1811-1879), magistrat et homme politique savoyard, partisan de l'Annexion
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Habitants.fr, « Savoie > Brides-les-Bains (73570) ». Consulté le 21 février 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la Mairie de Brides-les-Bains
- Office du tourisme de Brides les Bains
- Établissement thermal de Brides les Bains
- Brides-les-Bains sur le site de l'Institut géographique national
