Bagnères-de-Luchon

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Bagnères-de-Luchon
Vallée de Luchon, vue prise de Superbagnères en regardant vers la plaine au nord
Vallée de Luchon, vue prise de Superbagnères en regardant vers la plaine au nord
Blason de Bagnères-de-Luchon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Saint-Gaudens
Canton Canton de Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Luchon
Maire
Mandat
Louis Ferré
2014-2020
Code postal 31110
Code commune 31042
Démographie
Gentilé Luchonnais
Population
municipale
2 585 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 27″ N 0° 35′ 38″ E / 42.790833, 0.59388942° 47′ 27″ Nord 0° 35′ 38″ Est / 42.790833, 0.593889  
Altitude Min. 611 m – Max. 2 737 m
Superficie 52,80 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Bagnères-de-Luchon (également nommée Luchon non officiellement et en occitan gascon Banhèras de Luishon / Luishon ou "Luixon") est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées. Elle est surnommée « la reine des Pyrénées ». Station la plus fréquentée des Pyrénées, c'est une station thermale doublée d'une station de ski (Luchon-Superbagnères) implantée sur la commune voisine de Saint-Aventin mais accessible au départ de Bagnères-de-Luchon par télécabine ou par la route départementale 46 via la vallée du Lys.

Ses habitants sont appelés les Luchonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Luchon est située dans les Pyrénées (Luchonnais), à 50 km au sud-ouest de Saint-Gaudens, à la frontière avec l'Espagne, au sud du département de la Haute-Garonne, au confluent de la Pique et de l'One. Au sud, les montagnes du Luchonnais forment une barrière naturelle. Vers l'est, Bagnères-de-Luchon communique avec le val d'Aran en Espagne par le col du Portillon et vers l'ouest avec la vallée du Larboust et au-delà, avec celle du Louron par le col de Peyresourde.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bagnères-de-Luchon
Cazaril-Laspènes Moustajon Juzet-de-Luchon,
Montauban-de-Luchon
Saint-Aventin Bagnères-de-Luchon Saint-Mamet
Benasque
(Espagne)
Bossòst, Arres,
Vilamòs, Es Bòrdes, Vielha
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans un versant assez épais qui laisse entrer des couches sèches. Les températures hivernales varient de -10 à 10 degrés et les températures estivales varient de 10 à 35 degrés. Le flux de nord amène des conditions plutôt anticycloniques et le flux de sud-ouest ou de nord-ouest est très souvent annonciateur d'une perturbation (pluie ou neige). Parfois les flux de nord et de sud s'inversent entraînant des orages sur la vallée parfois forts et accompagnés de grêle à cause des couches humides du sud et sèches du nord.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 125 et par la gare de Luchon qui est le terminus SNCF de la ligne Montréjeau - Luchon qui la relie à Toulouse via Montréjeau. Le week-end (tous les jours en été), un train de nuit relie directement Bagnères-de-Luchon et Paris.

Une télécabine fait la liaison depuis 1993 de Bagnères-de-Luchon à Superbagnères. Elle a pris la relève du chemin de fer de Luchon à Superbagnères à crémaillère (système Strub) qui fut exploité de 1912 à 1966. La commune dispose aussi d'un aérodrome, l'aérodrome de Bagnères-de-Luchon.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bagnères-de-Luchon vient d'une part de son thermalisme (bagnères = bains), et d'autre part d'un dieu local (Lixon ou Illixon).

Après de multiples confusions, l'Académie Julien Sacaze a pu confirmer que Lixon est le vrai nom romain de Luchon et non pas Ilixon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Val d'Aran.
Plan de Luchon (1914)
Vue de Luchon en 1908, photographie d'Eugène Trutat

Cette ville a plus de deux millénaires. La présence de population est attestée depuis le néolithique au moins à la grotte de Saint-Mamet. La présence de cromlech atteste aussi une occupation très ancienne[1].

En 76 av. J.-C., Pompée, de retour d'une expédition de maintien de l'ordre en Espagne (où il fonde notamment la ville de Pampelune qui porte son nom), s'arrête dans la région et fonde la ville nouvelle de Lugdunum, où se rassemblent les tribus convènes éparses (convènes = regroupés, rassemblés) ; c'est la future Saint-Bertrand-de-Comminges.

Un de ses soldats, atteint d'une maladie de peau, vient s'immerger dans les eaux thermales de Luchon, et de ses bains « onésiens » dont il découvre les vertus thermales. Au bout de 21 jours (durée traditionnelle et toujours actuelle d'une cure), il en sort complètement guéri.

En 25 av. J.-C., Tibère Claude fait creuser trois piscines et développe les thermes. Les thermes s'enorgueillissent dès lors de la peu modeste devise « Balneum Lixonense post Neapolitense primum » (les thermes de Luchon sont les premiers après ceux de Naples) qui est toujours aujourd'hui celle de la ville. Jules César parle de la région dans ses « Commentaires ».

Les invasions des Goths et des Wisigoths) passent par la région, ainsi que les incursions des Maures. Les populations se réfugient dans les vallées hautes du Larboust ou d'Oueil. Des traces de ces invasions subsistent dans certains mythes et légendes locales.

Charlemagne, Gaston Fébus donnent à la région un statut particulier de marche frontière avec une certaine autonomie, entre France et Espagne.

La région est relativement épargnée par la Guerre de Cent Ans et par les guerres de religion liées au catharisme et à la Réforme. Les populations restent fidèles à un catholicisme « adapté » et bien peu orthodoxe, que les évêques de Saint-Bertrand mettront des siècles à reprendre en main : prêtres vivant en communautés, parfois armés et mariés, peu éduqués et mal formés, extorquant des messes funéraires payées sous forme de repas dûment arrosés, cadets plus fidèles aux intérêts de leur Maison d'origine (la famille, la casa pyrénéenne) qu'à Rome...

En 987[réf. nécessaire], le village de « Banières » et ses thermes sont décrits comme assez prospères, autour de son église. À la Toussaint a lieu une foire importante, qui n'a cependant pas la renommée de celle de Saint-Béat, qui profite davantage du commerce avec l'Espagne.

Vers 1200, l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem installe une commanderie à Frontés, entre Montauban et Juzet-de-Luchon. L'objectif est de garder le passage vers la montagne, de ce chemin secondaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et d'organiser des hospices pour les pèlerins et les commerçants, qui risquent leur vie en hiver. La création du bâtiment de l'hospice de France date de cette époque et est la seule trace qui subsiste des Chevaliers Hospitaliers. L'ouverture du port (col) de Vénasque est, quant à elle, postérieure.

Commence alors une lutte continue de plusieurs siècles entre les Chevaliers Hospitaliers et les populations guidées par leurs prêtres. L'objectif devint rapidement plus économique que religieux et il n'était pas question de partager les impôts. Finalement, l'ordre abandonna la région.

Il y a toujours eu très peu de nobles dans cette région où la paysannerie a toujours lutté pour sa survie. Les anciens traités de Lies et passeries associaient les populations des deux versants de la montagne par des accords de libre circulation et de libre échange, même au cas où les royaumes auraient été en guerre. Un boycott un peu soutenu aurait en effet facilement décimé les populations. Ces traités étaient systématiquement renouvelés et imposés aux rois comme aux évêques. Une forme de représentation populaire élue, les consuls, existait. On a ainsi pu parler de républiques pyrénéennes.

Les rois de France cherchent à mettre un terme à cette situation qui leur paraît anormale.

En 1759, le baron Antoine Mégret d'Etigny, intendant de Gascogne, est envoyé à Luchon. Il commence par créer une route carrossable, à coups de corvées et d'expropriations. Il est obligé de faire appel à une compagnie de Dragons pour tenir la population en respect, peu habituée à un traitement aussi autoritaire. En 1761, il réorganise les thermes et leur donne les bases de leur futur essor. En 1763, il fait venir prendre les eaux au maréchal, duc de Richelieu, qui reviendra en 1769 avec une grande partie de la Cour. La station thermale est lancée. Il développe également l'exploitation forestière, capitale pour fournir du bois pour la marine et du charbon de bois pour les forges. Il meurt en 1767, à l'âge de 47 ans, ruiné et disgracié.

Son successeur donnera son nom aux allées d'Étigny, principale artère de la ville, et une statue élevée en 1889 à son effigie se trouve toujours placée devant les Thermes.

La Révolution et l'Empire ont peu d'impact à Luchon.

De nombreux visiteurs célèbres viennent ensuite à Luchon, attirés par la vogue des eaux thermales pyrénéennes, lancée par l'Impératrice Eugénie, ou les débuts du pyrénéisme par le comte Henry Russell. Lamartine, José-Maria de Heredia (qui résida aussi dans un village non loin de Luchon, Marignac ; c'est là qu'il s'inspira du Pic du Gar pour un des poèmes de son recueil Les Trophées), le prince Louis-Napoléon Bonaparte, le prince Impérial (fils de Louis Napoléon Bonaparte), Edmond Rostand, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Octave Mirbeau, Stéphen Liégeard, Sa Majesté Moulay Mohammed (futur Mohammed V du Maroc), Sa Majesté Alphonse XIII d'Espagne, Sacha Guitry, Francis Carco, Mauriac comptent parmi ces hôtes les plus illustres.

L'arrivée du train en 1873, la construction du casino en 1880 développent encore la popularité de la ville où des touristes huppés et cosmopolites ne tardent pas à affluer, jusqu'aux années folles. Les acquis sociaux (congés payés puis sécurité sociale) démocratisent ensuite la population touristique.

Des installations hydro-électriques sont mises en place dès les années 1890 par la société La Luchonnaise.

Le tour de France cycliste fait de la ville une de ses étapes obligées depuis ses débuts.

L'ouverture de l'hôtel d'altitude de Superbagnères (travaux finis en 1922), relié par un train à crémaillère et aujourd'hui par une télécabine, complète la ville thermale par une station de sports d'hiver. Aux jeux olympiques d'hiver de 1968, Ingrid Lafforgue défend les couleurs de la station. Sa sœur jumelle Britt Lafforgue a un palmarès non moins éloquent au championnats du monde de ski alpin.

Un golf et un aéroclub font bien mériter à la ville son surnom de « Reine des Pyrénées » donné par Vincent de Chausenque en 1834 dans son ouvrage Les Pyrénées ou voyages pédestres.

Enfin, l'eau minérale de Luchon est commercialisée depuis quelques années dans toute la France.

Des fouilles ont permis de retrouver la trace de trois vastes piscines revêtues de marbre avec circulation d'air chaud et de vapeur.

La tempête Xynthia, qui a causé fin février 2010 la mort d'une cinquantaine de personnes en France, a durement touché Luchon et sa région. Des vents ont soufflé à 200 km/h sur les sommets, ce qui a occasionné de très nombreux dégâts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1947, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 Alfred Coste Floret UDF Procureur
1971 1974 Albert Castaigne UDF -
1974 1995 Jean Peyrafitte PS Hôtelier
1995 2008 René Rettig UMP Directeur d'hôpital
2008 en cours Louis Ferré PS Professeur d'université (statistique)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Luchon abrite un peloton de gendarmerie de haute montagne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Luchon est jumelée avec[2] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 585 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 164 1 080 1 396 1 683 2 077 2 385 2 629 2 770 2 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 016 3 294 3 921 3 829 4 012 4 256 3 729 3 528 3 720
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 260 3 465 3 415 3 635 3 820 3 884 3 591 4 105 3 666
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 888 4 123 3 484 3 498 3 094 2 900 2 619 2 585 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Bagnères-de-Luchon est située dans l'académie de Toulouse.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre xx[Combien ?] écoles maternelles et xx[Combien ?] écoles élémentaires communales.

Le département gère le collège Jean-Monnet et la région le lycée général Edmond-Rostand. On y trouve plusieurs options

  • section ski alpin,
  • section tennis,
  • académie de gardiens de but,
  • section européenne.

Le lycée professionnel des métiers de la première transformation du bois, situé sur le territoire de la commune voisine de Montauban-de-Luchon, propose les formations suivantes[5] :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Affiche de Jules Chéret pour la fête des Fleurs du 10 août 1890.
Affiche de Jules Chéret pour la fête des Fleurs du 10 août 1890.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Nombreuses stations de ski à proximité : Superbagnères, Peyragudes, Bourg-d'Oueil

Ville étape et de passage du Tour de France cycliste dans les Pyrénées

Golf, sentiers de grande randonnée GR 86 GR 10...

Bagnères-de-Luchon abrite la Compagnie des guides de Luchon.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Thermalisme (Thermes de Luchon), sports d'hiver (Superbagnères), eaux minérales, tourisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Statue de la vallée du Lys,
à côté des thermes de Luchon,
par Jean-Marie Mengue
  • Les alignements mégalithiques ont été classés monument historique par liste en 1889[6] de même qu'un cromlech[7].
  • La chapelle Saint-Étienne de Barcugnas dont la porte romane du XIIe siècle est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 7 octobre 1931[8].
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est un édifice néoroman construit de 1847 à 1857 sur l'emplacement de l'ancienne église romane. Les peintures murales sont de Romain Cazes[9].
  • Les thermes construits de 1854 à 1858 dont les peintures murales du grand hall ont été inscrites par arrêté du 6 octobre 1977[10].
  • Trois villas du XIXe siècle ont été totalement ou partiellement inscrites. La villa Édouard de style néo-gothique, construite en 1864[11], la villa Pyrène[12], et la villa Santa Maria. La villa Santa Maria (ou Narychkine) construite vers 1840, aux façades néo-palladiennes côté rue a abrité la princesse Narychkine et Alexandre Dumas fils[13].
  • Les toitures et façades des trois chalets Spont, construits entre 1848 et 1855, sont inscrites[14].
  • Il en est de même pour la résidence Charles Tron qui date de 1854[15].
  • Le casino construit entre 1878 et 1880 en brique-pierre dans un style historiciste classique, puis agrandi en 1929 avec ajout du décor Art Déco de la façade antérieure. Le parc est dessiné autour d'une pièce d'eau serpentine avec grotte artificielle. Le parc du casino, ses deux pavillons d'entrée et le pavillon normand ont été inscrits par arrêté du 10 mai 1999[16].
  • Le Château Lafont qui date du XVIIIe siècle est inscrit par arrêté du 2 mars 1927 et son escalier est classé (8 juin 1931)[17]. Il abrite le musée du pays de Luchon.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Edmond Rostand
  • Antoine Mégret d'Étigny (1719-1767), intendant de la généralité de Gascogne, Béarn et Navarre. La commune lui a rendu hommage : les allées d'Étigny forment la principale artère de la ville, et une statue à son effigie se trouve devant les Thermes.
  • Nérée Boubée (1806-1862), naturaliste, entomologiste, géologue et enseignant à l'Université de Paris, mort à Luchon.
  • Théodore Gobley (1811-1876), pharmacien et chimiste, membre de l'Académie nationale de médecine, mort à Bagnères-de-Luchon.
  • Stéphen Liégeard (1830-1925), écrivain et poète français, auteur de Vingt journées d'un touriste au pays de Luchon (1874)
  • Auguste Scheurer-Kestner (1833-1899), chimiste, mort à Bagnères-de-Luchon.
  • Jean-Marie Mengue (1855-1939), sculpteur né à Bagnères-de-Luchon.
  • Henri Gadeau de Kerville (1858-1940), zoologue, botaniste et archéologue, mort à Bagnères-de-Luchon.
  • Henry de Gorsse ou Henri de Gorsse (1868-1936), homme de lettres, dramaturge, scénariste et parolier, né à Luchon.
  • Edmond Rostand (1868-1918), auteur dramatique qui passa à Luchon 22 étés de sa jeunesse et y composa Les Musardises. Dans Cyrano de Bergerac, Acte IV, Scène VI, l'auteur s'est inspiré de la toponymie de la vallée de Luchon, entre autres, pour nommer ses cadets de Gascogne : on y trouve un « Chevalier d’Antignac-Juzet »
  • Jules Brévié (1880-1964) est un administrateur colonial, gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF) et de l'Indochine française, ministre, né à Bagnères-de-Luchon.
  • Georges Lucien Guyot (1885-1973), artiste animalier dont son œuvre l'« Ours des Pyrénées » est au parc des Thermes.
  • Jean Arlaud (1896-1938), médecin et alpiniste.
  • Lys Gauty (1908-1994), chanteuse, reprit la direction du Casino de Luchon en 1950 et y créa le Festival de la Voix.
  • Michel Warlop (1911-1947), violoniste de jazz, mort à Bagnères-de-Luchon.
  • Guy Lapébie (1916-2010), coureur cycliste, mort à Bagnères-de-Luchon.
  • Alexis Kanner (1942-2003), acteur, né à Bagnères-de-Luchon.
  • Britt Lafforgue et Ingrid Lafforgue, nées en 1948 à Bagnères-de-Luchon, championnes de ski.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Bagnères-de-Luchon

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'or à la montagne de sable mouvant du flanc dextre d'où jaillit un jet d'eau d'argent dans une baignoire d'azur, le tout posé sur une terrasse aussi de sable ; au chef parti au premier de gueules chargé de quatre otelles d'argent posées en sautoir et au second d'azur à l'autel votif d'argent chargé sur le dé des inscriptions ILIXIONI DEO V.S.L.M. en lettres capitales romaines de sable.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nérée Boubée, Promenade de Bagnères au lac d’Oô. Réédition de 2009, Éditions Aux pages d'antan, 88 p.
  • Anne Dupic, Économie et démographie dans la commune de Bagnères-de-Luchon, 1815-1870, mém. de maitrise, Université Toulouse II, 1976 (relève notamment la difficulté de mesurer l'impact réel du développement du tourisme pour la population autochtone).
  • Philippe Francastel, Luchon et ses vallées, Éditions Privat, 1999 (ISBN 2-7089-9123-X) (épuisé)
  • Philippe Francastel, Le Pays de Luchon - poésie et lumière, Atlantica, 2004 (ISBN 2-84394-711-1)
  • Jean-Bernard Frappé, Autrefois Bagnères de Luchon, 2 tomes, Atlantica, 2001 (ISBN 2-84394-432-5)
  • Henri Gadeau de Kerville, Autour du canton de Bagnères-de-Luchon (France et Espagne), Toulouse, Privat, 1928
  • Henri Gadeau de Kerville, Bagnères-de-Luchon et son canton (Haute-Garonne), Toulouse, Édouard Privat, 1925 ; Lorisse, 2003 (ISBN 9782843733543)
  • Alban et André Leymarie, Le Chemin de fer à crémaillère de Luchon à Superbagnères, 1912- 1966, Éditions Lacour-Olle, 2006 (ISBN 2-7504-0702-8)
  • Henri Pac, Luchon et son passé, Éditions Privat, 1984 (ISBN 2-7089-2385-4)
  • Anne Samson, Thermes tragiques, (ISBN 2-9501-3090-9) (un roman policier se déroulant à Luchon)
  • Patrick Turlan, Bagnères-de-Luchon à la Belle époque. Pau, imprimerie Ipadour, 1999, 63 pp., [nombreuses reproductions de cartes postales anciennes de Luchon.], Préface de Henri Dénard (conseiller général du canton de Luchon).
  • Patrick Turlan, La fête des fleurs de Bagnères-de-Luchon à la Belle époque. Pau, imprimerie Ipadour, 1999, 32 pp., [nombreuses reproductions de cartes postales anciennes de Luchon. Histoire des Guides...], Préface de Jean Peyrafitte (ancien sénateur-maire de Luchon).
  • Ernest Philippe Lambron, Les Pyrénées et les eaux thermales sulfurées de Bagnères-de-Luchon, Paris, N. Chaix,‎ 1863-1864, 1152 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mairie-luchon.fr/site/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=44&Itemid=112
  2. Annuaire des villes jumelées sur le site de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe, consulté le 7 juillet, 2013.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lp-bois-montauban-luchon
  6. « Alignements », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  7. « Cromlech », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  8. « Chapelle Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  9. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  10. « Thermes Chambert », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  11. « Villa Édouard », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  12. « Villa Pyrène », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  13. « Villa Santa Maria ou Narychkine », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  14. « Chalets Spont », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  15. « Résidence Charles Tron », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  16. « Casino », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.
  17. « Château Lafont », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 18 juin 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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