Arsène Lupin

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Arsène Lupin
Image illustrative de l'article Arsène Lupin

Nom original Arsène Raoul Lupin
Naissance 1874
Origine Blois, France
Sexe Masculin
Activité(s) Gentleman cambrioleur
Famille Théophraste Lupin (père, décédé) ;

Henriette d'Andrésy/Henriette Lupin (mère, décédée) ;
Bernard d'Andrésy (cousin maternel, décédé) ;
Vicomtesse Clarisse d’Etigues d’Andrésy (première épouse, décédée) ;
Baron Godfroy d'Etigues (décédé) ;
Enfant sans nom (fille mort-née de Clarisse) ;

Jean d’Andrésy/Félicien Charles (fils né de Clarisse) ;
Geneviève Ernemont (fille née d’une femme inconnue) ;
Angélique de Sarzeau-Vendôme (deuxième épouse, divorcée) ;
Enfant sans nom (fils illégitime d'Olga, reine de Borostyrie) ;
Raymonde de Saint-Véran-Valméras (troisième épouse, décédée) ;
Florence Levasseur-Perenna (quatrième épouse, décédée) ;
Cora de Lerne de Savery (cinquième épouse).


Créé par Maurice Leblanc
Interprété par Robert Lamoureux
Georges Descrières
Jean-Claude Brialy
Romain Duris
Film(s) Les Aventures d'Arsène Lupin
Signé Arsène Lupin
Arsène Lupin contre Arsène Lupin
Arsène Lupin
Roman(s) Arsène Lupin gentleman cambrioleur
L'Aiguille creuse
Pièce(s) Arsène Lupin
Une Aventure d'Arsène Lupin
Le Retour d’Arsène Lupin
Série(s) Arsène Lupin
Arsène Lupin joue et perd
Le Retour d'Arsène Lupin
Les Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin
Les Exploits d'Arsène Lupin
Première apparition 1906

Arsène Lupin est un personnage de fiction français créé par Maurice Leblanc dans la nouvelle L'Arrestation d'Arsène Lupin, parue dans le magazine Je sais tout en juillet 1905. Cette nouvelle est reprise dans le recueil Arsène Lupin gentleman cambrioleur.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs ont tenté d'établir une biographie d'Arsène Lupin à partir des informations figurant dans les différents textes de Maurice Leblanc. Les biographies les plus abouties, différant sur plusieurs points, sont celles proposées par Francis Lacassin, en annexe du tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publiée en 1986 dans la collection « Bouquins » (éditions Robert Laffont), et celle présentée par André-François Ruaud dans Les Nombreuses Vies d'Arsène Lupin (Les Moutons électriques, 2005). Cette dernière a été largement augmentée dans Arsène Lupin, une vie (Les Moutons électriques, 2011), qui s'impose comme le travail le plus approfondi sur la question.

Arsène Raoul Lupin pourrait être né en 1874[1], fils d’Henriette d’Andrésy et de Théophraste Lupin (dans La Comtesse de Cagliostro, explicitement situé en 1894, Arsène Lupin a 20 ans). Son lieu de naissance pourrait être Blois, sur la foi d'un acte de naissance truqué (le nom figurant sur l'acte est « Floriani », pseudonyme d'Arsène Lupin dans la nouvelle Le Collier de la Reine) exhumé par la police dans Les Dents du Tigre. Selon que l'on considère que cet acte de naissance vient remplacer l'acte véritable de naissance de Lupin ou bien qu'il s'agit d'un leurre mis en place par Lupin pour brouiller les pistes, on retiendra ou on exclura Blois comme lieu de naissance. L'ancêtre de Lupin est un général d'Empire.

Le collier de la Reine

Quelques années après sa naissance, sa mère se sépare de Théophraste Lupin et trouve refuge avec son fils chez les Dreux-Soubise. Blessé par les vexations que vaut à sa mère son statut de « parente pauvre », le jeune Arsène, à l’âge de six ans, dérobe le précieux collier de la reine Marie-Antoinette dont la possession faisait la fierté des Dreux-Soubise. Bien qu'on ne découvre alors ni comment, ni par qui le vol a été effectué, Henriette d'Andrésy, vaguement soupçonnée, est chassée par les Dreux-Soubise et trouve refuge à la campagne, où elle meurt quelques années plus tard (ces événements sont décrits dans la nouvelle Le Collier de la Reine et précisés dans La Comtesse de Cagliostro).

En plus d'études de droit, de médecine et d'une spécialisation en dermatologie, Arsène Lupin a aussi suivi des études classiques de latin et de grec. Il a également étudié la prestidigitation, avec Dickson et Pickmann. Son père, professeur de boxe, d’escrime et de gymnastique, l’a initié aux sports de combat. Son premier métier sera professeur de savate. Il a également été professeur de ju-jitsu.

Description[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

Arsène Lupin présente la particularité de se grimer, se maquiller, se déguiser ou même se transformer selon le personnage qu'il incarne. Il est donc assez difficile d'en faire une description exacte. Néanmoins, au naturel, il s'agit, semble-t-il, d'un personnage plutôt élancé, de belle allure et d'une force peu commune, liée à son entraînement.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Son côté enfantin aussi bien qu'une face plus sombre, sa valse-hésitation constante entre aristocratie (son côté Raoul d'Andrésy) et plèbe (la face Arsène Lupin), un caractère à la fois séduisant, torturé et mystérieux, lui ont assuré son succès auprès de nombreux lecteurs.

Il fait montre de ses talents dans de nombreuses aventures qui se suivent chronologiquement et ont pour cadre la France de la Belle Époque puis, plus brièvement, celle des Années Folles. Aucune énigme ne résiste à la perspicacité du héros, même si personne n’a réussi à résoudre celle-ci depuis la chute des rois de France, comme dans L'Aiguille creuse.

Sa répulsion à tuer et son respect des femmes le rendent fort sympathique pour un large public jusqu'à aujourd'hui : il restitue certains bijoux volés à de jolies femmes pour peu qu'un sourire l'ait ému. Charmeur, il n'hésite pas à confier avoir été rejeté parfois pour des rivaux moins valables : il n'est pas un séducteur infaillible, ce qui lui donne une dimension plus humaine que nombre d'autres héros de littérature.

Il fait également preuve de patriotisme, notamment au cours des épisodes situés durant la Première Guerre mondiale. Il prend l'initiative de plusieurs opérations diplomatiques en faveur de la France, qui auraient, d'après lui, changé le cours de la guerre. Il s'est engagé dans la Légion étrangère et a combattu au service de la France en Afrique du Nord (Les Dents du tigre).

Pseudonymes[modifier | modifier le code]

Les années proviennent de La Vie criminelle d’Arsène Lupin de 1874 à 1912, tentative de biographie rédigée par Francis Lacassin dans le tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publiée en 1986 dans la collection « Bouquins » des éditions Robert Laffont. Cette biographie est contestée par André-François Ruaud, qui a publié à quatre reprises une chronologie différente du gentleman-cambrioleur (cf. Arsène Lupin, une vie, Les Moutons électriques, 2011). Seuls sont pris en compte les noms rapportés par Maurice Leblanc dans ses nouvelles, romans et pièces de théâtre.

  • Raoul d’Andrésy ; son deuxième prénom avec le nom de jeune fille de sa mère, Henriette d’Andrésy ; le jeune Lupin (six ans) est ainsi appelé probablement à partir du moment où celle-ci reprend ce nom à partir de 1880, lorsqu’elle se sépare de son mari indigne et se fait passer pour veuve. Source : La Comtesse de Cagliostro (Arsène Lupin a vingt ans)
  • Vicomte Raoul d’Andrésy ; titre adopté lors de son mariage avec Clarisse d’Étigues en juillet 1894. C’est à cette époque que Lupin efface toute trace de ses origines dans les registres d’état civil de la ville de Blois et remplace Lupin par Floriani, un nom dont il se servira plus tard. Par la suite, l’administration sûre de sa disparition ajoutera, en mars 1913, sur le registre des décès la mention : décédé « sous le nom d’Arsène Lupin ». Source : La Comtesse de Cagliostro (Épilogue) et Les Dents du tigre (Le collier de fer)
  • Rostat ; nom de 1884 quand il travailla comme apprenti du prestidigitateur Dickson (il dit avoir aussi travaillé 6 mois avec un autre prestidigitateur nommé Pickmann) Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Évasion d’Arsène Lupin ; [Cf : l’acte d’accusation]) et Les Confidences d’Arsène Lupin (L’Anneau nuptial).
  • Maxime Bermond ; nom d’entrepreneur pris pour aménager, de 1895 à 1905, quinze immeubles de la capitale pour faciliter les vols de tableau. Source : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (La Dame blonde)
  • Bernard d’Andrésy ; identité volée à son cousin Bernard décédé en Macédoine en 1898 (mention révélée par l’inspecteur Ganimard). C’est en août 1902 qu’il embarque sous cette identité à bord de La Provence et que la radio y révèle sa présence. Mais Lupin y est recherché par Ganimard sous le nom de R… (nom peut-être volé à un passager réel : Rivolta, Rozaine… ?) Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Arrestation d’Arsène Lupin)
  • Jean Daspry ; c’est sous ce nom qu’en 1899, il fait la connaissance de son biographe, Maurice Leblanc. On apprend peu après que ce Daspry est officiellement tué en décembre de la même année sur la frontière du Maroc. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Le Sept de cœur)
  • Comte Bernard d’Andrésy ; titre utilisé en 1900 avec le prénom de son cousin décédé, quand Lupin se trouve dans l’extrême sud algérien. Mais, de retour à Paris, en février, c’est incognito qu’il remporte le grand prix cycliste de l’Exposition internationale. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Arrestation d’Arsène Lupin ; L’Évasion d’Arsène Lupin)
  • Horace Velmont, membre du Cercle de la rue Royale ; identité adoptée en 1898 dans Les Confidences d’Arsène Lupin (L’Anneau nuptial). Il se présente encore sous ce nom mais, cette fois, comme artiste-peintre, fin avril 1903, au casino de Dieppe et, en juillet 1903, en séjour au château de Thibermesnil. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Herlock Sholmès arrive trop tard). Enfin, en mai 1924, on le retrouve en Horace Velmont tout au long de l’aventure Les Milliards d’Arsène Lupin (dans ce récit, Lupin ajoute par dérision : « archiduc d'Auteuil-Longchamp » et signe également un document américain : « Paule Sinner », une anagramme de son nom, qu'on peut traduire par « Paule Pécheresse ».
  • Désiré Baudru ; identité subtilisée à un clochard qui ressemble à Lupin. Lors du procès du cambrioleur, en décembre 1902, Ganimard croit ainsi que ce n’est pas lui et le détenu sera finalement relâché. Mais il sera l’objet d’une longue filature à la fin de laquelle Lupin avoue à Ganimard que c’est pourtant bien lui et non Baudru. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (L’Évasion d’Arsène Lupin)
  • Chevalier Floriani ; nom adopté, au printemps 1903, sous lequel il fait la connaissance à Palerme, en Sicile, du comte de Dreux-Soubise auquel il rendra visite sous le même nom à son retour, fin avril, en France. Auparavant, il passe par Rome et rend visite à des personnes du Vatican. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Le Collier de la reine)
  • Capitaine Janniot ; nom utilisé alors qu'il revient d’Italie le 14 avril 1903, dans un train qui déraille près de Dijon. Il secourt des blessés. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (Le Signe de l’ombre)
  • Guillaume Berlat ; nom utilisé quand Lupin, condamné par contumace, prend le train pour Rouen, le 16 avril 1903. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Le Mystérieux Voyageur)
  • Colonel Beauvel ; identité utilisée par Lupin pour commander à la deuxième compagnie du quatrième bataillon d’infanterie de transporter dans ses fourgons toutes les œuvres d'art qu'il vient de dérober au château de Thibermesnil mais qu’il a promis à Nelly Underdown de rapporter le lendemain pour 15 heures. Source : Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur (Herlock Sholmès arrive trop tard)
  • Jacques de Charmerace, duc explorateur ; sosie parfait de Lupin, parti depuis près de sept ans pour une expédition au pôle sud. Les deux hommes y font connaissance mais, six mois plus tard, le duc meurt en août 1903 malgré les soins de Lupin. De retour en France, en juillet 1904, Lupin se fait passer pour le duc et trompe même sa fiancée… Source : Arsène Lupin (acte IV scène 3 ; acte I scène 1)
  • M. Lenormand, commissaire du gouvernement français en Cochinchine (alors âgé de 53 ans) ; Lupin fait sa connaissance en août 1903 à Saïgon, et, de retour en France, en juin 1905, il se substitue au personnage. En octobre 1906, toujours sous cette identité, il sera sous-chef puis chef de la Sûreté jusqu’en 1912. Puis il sera découvert par la police comme étant Arsène Lupin et une fois de plus, mis en prison. Source : 813 (La Double Vie d’Arsène Lupin)
  • Barbareux, directeur d’une agence de renseignements confidentiels. Sous ce nom, Lupin entre en relation avec le diamantaire Rudolph Kesselbach, arrivé à Paris, alors que ce dernier recherche secrètement un homme mystérieux disparu, nommé Pierre Leduc. Source : 813 (La Double Vie d’Arsène Lupin [Le Massacre])
  • Le Colonel ; nom lié au précédent et sous lequel Lupin-Barbareux prend un rendez-vous téléphonique avec Kesselbach et s’introduit chez lui. Il lui révélera d’ailleurs son identité de gentleman-cambrioleur en lui laissant une carte de visite. Source : 813 (La Double Vie d’Arsène Lupin [Le massacre])
  • Michel Beaumont, collectionneur ; nom utilisé en 1904-1905 pour échapper pendant six mois à l’acharnement du député Daubrecq. Source : Le Bouchon de cristal
Le Clos Lupin à Étretat
  • M. Nicole, professeur libre, licencié ès-lettres ; nom qui alterne avec le précédent pendant la même période. Source : Le Bouchon de cristal
  • Colonel Sparmiento, riche Brésilien occupant un hôtel rue de la Faisanderie (angle rue Dufrenoy) dont Lupin prend l’identité en mars 1905. Ce colonel se suicide mais Ganimard découvre qu’il s’agit d’une escroquerie à l’assurance, avec substitution de cadavre. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (Édith au cou de cygne)
  • M. Delangle, inspecteur de la Sûreté ; ce personnage de substitution met en confiance Nicolas Dugrival à qui il vient de rapporter une montre en or volée sur lui, puis profite de la cohue pour lui subtiliser en retour un portefeuille de cinquante mille francs gagnés aux courses. Lupin qui a protesté, par dépêche, de l'accusation de ce vol, admet pourtant cette identité lors de son interrogatoire forcé par la veuve Dugrival. Source : Les Confidences d'Arsène Lupin (Le Piège infernal)
  • Jacques d’Emboise, colon français en Algérie et cousin d’Angélique de Sarzeau-Vendôme, princesse de Bourbon-Condé. Début 1900, il y fait la connaissance de Lupin qu’il héberge chez lui. Ce dernier le fera enlever et séquestrer début mars 1905 pour se substituer à lui et, trois mois plus tard, épouser sa cousine à sa place, tentant ainsi de récupérer une dot de onze millions. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (Le Mariage d’Arsène Lupin)
  • Jean Dubreuil, « ancien ministre » , nom pris par Lupin, fin novembre 1905, pour occuper un appartement rue de Surène ; Lupin révèle cette identité d'emprunt à l'inspecteur Ganimard après l'avoir attiré par un stratagème. Source : Les Confidences d’Arsène Lupin (L’Écharpe de soie rouge)
  • Paul Daubreuil, identité sous laquelle il se présente successivement devant Jeanne Darcieux et devant le docteur Guéroult. Source : Les Confidences d'Arsène Lupin (La Mort qui rôde)
  • Félix Davey ; nom sous lequel Lupin, aux environs de juin 1906, est domicilié au 8 rue Crevaux, « entre l'avenue du Bois de Boulogne et l'avenue Bugeaud » (la première avenue est aujourd'hui l'avenue Foch). Il va, avec la complicité d'un certain Dubreuil, déménager « cinquante-cinq pièces de six appartements » qui constituaient pour ainsi dire son patrimoine. Avant de partir, il écrit en majuscules sur le papier de la salle à manger du 4ème étage où il vivait : « Ici habita, durant cinq années, au début du XXe siècle, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. » Source : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (La Dame blonde [La seconde arrestation d'Arsène Lupin])
  • Étienne de Vaudreix, homme d’affaires, grand voyageur et chasseur. Cette identité est prise en avril 1907 lors de la location d’un appartement parisien au 36 rue Marbeuf, mais révélée par Isidore Beautrelet dans une lettre à Ganimard. Source : L’Aiguille creuse (Isidore Beautrelet, élève de rhétorique )
  • Baron Anfredi ; nom d’août 1908, désignant Lupin comme locataire du château de l’Aiguille dans la Creuse. Source : L’Aiguille creuse (Un secret historique)
  • Louis Valméras ; nom utilisé en août 1908, le désignant encore comme propriétaire du château de l’Aiguille, domicilié au 34 rue du Mont-Thabor ; et sous lequel, le 1er octobre , Lupin contracte un troisième mariage en épousant Raymonde de Saint-Véran. Source : L’Aiguille creuse (Un secret historique)
  • Baron Raoul de Limézy, explorateur de retour du Tibet et d’Asie centrale ; nom et titre pris en 1909 dans l'aventure La Demoiselle aux yeux verts. Cependant, ses initiales « HV », Horace Velmont, restent inchangées dans son chapeau (I - ...et l'Anglaise aux yeux bleus). Si Lupin loue, sous ce nom, une chambre au Bellevue de Monte-Carlo, contiguë à la suite de Lord Bakefield, afin d'épier ce dernier (V - Le terre-neuve) et si son « biographe », tout au long du récit, le désigne également comme baron Raoul de Limézy ou plus souvent par son simple prénom Raoul, le commissaire Marescal l'a identifié sous l'orthographe « baron Raoul de Limésy » (VIII - Manœuvre et dispositif de campagne).
  • Sauvinoux; auxiliaire de police fictif nommé auprès du commissaire Marescal par son ministre de tutelle (non sans l'entremise de son épouse...) et qui cachera un temps l'identité de Lupin pour lui permettre de protéger Aurélie (La Demoiselle aux yeux verts : X - Des mots qui valent des actes). C'est entre temps un sosie qui l'a remplacé au moment de son arrestation et de sa mise au Dépôt.
  • Prince Paul Sernine, membre éminent de la colonie russe de Paris (anagramme d’Arsène Lupin ; jeu de mot dénoncé par une lettre du mystérieux « L.M » à M. Weber, sous-chef de la Sûreté). Sous cette identité, Lupin aménage un rez-de-chaussée, à l’angle du boulevard Haussmann et de la rue de Courcelles, qu’il habitera de 1910 à 1912. Source : 813 (La double vie d’Arsène Lupin [Le prince Sernine à l’ouvrage])
  • Prince Serge Rénine ; nom adopté dans le même temps que celui de Sernine puisque ces deux princes sont domiciliés à la même adresse ; sans raison connue, sinon qu’à la différence de ce dernier, Rénine courtise Hortense Daniel tandis que l’autre s’empresse auprès de Dolorès Kesselbach. Cette identité n’est utilisée que dans les nouvelles : Les Huit Coups de l’horloge (Cf : La Dame à la hache)
  • André Beauny ; nom inscrit sur une carte de visite de Lupin qui se présente au domicile de Dolorès Kesselbach, réfugiée rue des Vignes à Passy et qui ne le reconnaîtra pas immédiatement. Source : 813 (La double vie d’Arsène Lupin [Les sept bandits])
  • Don Luis Perenna (autre anagramme d’Arsène Lupin), Péruvien et « Grand d’Espagne », descendant d’une famille espagnole immigrée en France vers 1880. Identité fabriquée pour Lupin par Juan Cacérès, un attaché d’ambassade péruvien à Paris (lequel finira par le dénoncer). Source : Les Dents du Tigre (I- Don Luis Perenna : [D'Artagnan, Porthos et Monte-Christo]). Identité importante sous laquelle Lupin va servir la France à travers le monde de 1912 à 1919. Source : Les Dents du Tigre. Ce personnage de substitution se retrouve épisodiquement dans Le Triangle d’or, L’Île aux trente cercueils et La Femme aux deux sourires.
  • M. Lecoq ; nom utilisé par Luis-Perenna-Lupin pour louer, début juin 1919, sur le conseil du brigadier Mazeroux, un meublé, rue de Rivoli, afin d’échapper aux harcèlements médiatiques. Source : Les Dents du Tigre (I- Don Luis Perenna [Le rideau de fer])
  • Jim Barnett, détective privé ; nom utilisé en 1920-1921, essentiellement dans les nouvelles de L'Agence Barnett et Cie.
  • Baron Laureins, nom utilisé en mars 1920 pour tendre un piège aux cambrioleurs d'Olga Vaubant, ex épouse de l'inspecteur Béchoux. Sous cette identité, Lupin lui apporte un coffret d’argenterie. Source : L'Agence Barnett et Cie (Gants blancs… guêtres blanches…)
Le Centenaire d'Arsène Lupin, en 2005 à Étretat
  • Sylvestre, valet de chambre du général Desroques. Emploi et déguisement occasionnels (gros ventre et tournure de notaire de province) pris par Barnett-Lupin, avec la complicité du général afin d'espionner Béchoux et retrouver le gardien de la paix Rimbourg. Source : L'Agence Barnett et Cie (Béchoux arrête Jim Barnett)
  • Raoul d’Avenac ; identité utilisée en 1923 pour l’aventure de La Barre-y-va
  • Baron Jean d'Enneris, identité prise dès 1921 pour Le Cabochon d'émeraude et La Demeure mystérieuse.
  • M. Raoul ; de juin à octobre 1925, Lupin n’est nommé que sous ce seul prénom dans La Femme aux deux sourires.
  • Victor Hautin, fonctionnaire de police en mission à Madagascar et rappelé, à cause de ses frasques, en métropole ; mais entre temps il décède subitement en octobre 1925. Lupin lui prend son identité et va occuper le poste d’inspecteur de la Sûreté que le disparu venait de demander. Source : Victor de la Brigade mondaine (Prologue).
  • Marcos Avisto, sujet péruvien de 62 ans ; identité prise par Victor Hautin-Lupin en janvier 1926 pour s’installer discrètement à l’hôtel Cambridge et y surveiller la princesse russe Alexandra Basileïef. Source : Victor de la Brigade mondaine (Arrestations).
  • « Les quatre Raoul » ; résume les quatre noms sous lesquels Lupin a ouvert respectivement un compte bancaire dans quatre établissements différents : Raoul de Limésy, Raoul d’Avenac, Raoul d’Enneris (quasi anagramme d’Arsène Lupin) et Raoul d’Averny. C’est sous ce dernier nom que Lupin agit durant toute l’année 1927 dans La Cagliostro se venge et qu’il fera un tour du monde dont il ne reviendra qu’en décembre 1928 pour s’installer sur la Côte d’Azur, au domaine d’Aspremont. Ces quatre comptes seront connus de madame Dugrival, laquelle tente d'extorquer à Lupin une somme de dix mille francs sur chacun d'eux [Les Confidences d'Arsène Lupin (Le Piège infernal)]
  • Capitaine André de Savery ; nom d’emprunt d’Arsène Lupin tout au long de l’histoire Le Dernier Amour d’Arsène Lupin. Il y reçoit également un sobriquet « capitaine Cocorico » que lui ont donné les enfants de la « Zône ». L’auteur fait commencer l’histoire en 1921 et donne au héros l’âge de quarante ans. Ces informations sont donc impossibles à rattacher à la biographie déjà établie puisque Lupin est né en 1874 et qu’en 1921, il vient de quitter l’agence Barnett pour suivre l’histoire de la « demeure mystérieuse » sous le nom d’Enneris.

Famille[modifier | modifier le code]

Le biographe André-François Ruaud a relevé un ancêtre de Lupin général sous Napoléon dans un manuscrit d'abord inédit : Le Dernier Amour d'Arsène Lupin, ainsi que plusieurs Lupin dans les mémoires de Goron et dans la Comédie humaine de Balzac (dans Arsène Lupin, une vie).

Dans d'autres versions[modifier | modifier le code]

En 1967, le mangaka Monkey Punch crée un petit-fils au gentleman-cambrioleur. Il publie une bande dessinée japonaise qui raconte les exploits de Lupin le troisième, descendant d’Arsène Lupin. Pour des problèmes de droits d'auteurs, la série portera différents noms : Rupan III au Japon, The Wolf aux États-Unis (du latin « Lupus » !), Vidocq, Edgar de la cambriole ou encore Edgar détective-cambrioleur en France. Une première série de 129 chapitres est publiée de 1967 à 1972, une deuxième série (Shin Lupin III) de 1977 à 1981 et une troisième série scénarisée par Takaguchi et dessinée par Shusay démarre en 1997. Il existe également plusieurs adaptations animées de cette série.

Article détaillé : Arsène Lupin III.

Création du personnage[modifier | modifier le code]

Outre la série des romans et recueils de nouvelles originales de Maurice Leblanc, Arsène Lupin a également été à diverses reprises représenté au cinéma et à la télévision, et a fait l'objet de plusieurs pastiches littéraires. Il a d'ailleurs été chanté par Jacques Dutronc pour accompagner la série télévisée des années 1970 avec Georges Descrières. Jean-Claude Brialy est un autre interprète du gentleman-cambrioleur, après André Brulé dans les pièces contemporaines de l'auteur, tandis que François Dunoyer reprend le rôle, entre 1989 et 1996 dans les deux saisons de la série télévisée Le Retour d'Arsène Lupin.

À propos du nom[modifier | modifier le code]

Marius Jacob, 1905

« Comment est né Arsène Lupin ? De tout un concours de circonstances »[2]. Toutes les tentatives auprès de Maurice Leblanc ont échoué pour connaître la genèse du nom mythique d’Arsène Lupin. On ne saura sans doute jamais si le romancier a vraiment oublié comment le nom fameux a germé en son esprit ou si l’auteur de romans de mœurs ou de psychologie, toujours gêné par ce personnage extravagant, n’a pas désiré le tenir éternellement secret. Malgré toutes les enquêtes, les interviews, et la lecture minutieuse de toutes ses préfaces ou articles, rien n’a pu transpirer, pas même un indice.

En revanche, les modèles du « bandit-honnête homme » ne manquent pas et pour Francis Lacassin, « on les trouvera de façon diffuse chez les écrivains que Leblanc admirait ». Il ne semble pas y avoir de noms suggérant le gentleman-cambrioleur dans les innombrables aventures d’Alexandre Dumas, où l’on rencontre, entre autres, le type d’aventurier, mystérieusement enrichi en terre lointaine et revenu pour redresser les torts comme dans Le Comte de Monte-Cristo. On a voulu voir, mais sans se convaincre, la figure de Lupin dans les repris de justice qui se sont succédé à la une des journaux du temps. Marius Jacob (1879-1954), cambrioleur ingénieux doté d'un grand sens de l'humour et capable de grande générosité à l'égard de ses victimes est souvent cité[3]. On a même cerné de près le célèbre aventurier dans l’ouvrage Les Terribles de Peské et Marty, chez qui on trouve un « Arsène Lopin », ancien conseiller municipal de la ville de Paris ou de Rouen, on ne sait plus vraiment, que Leblanc aurait dû maquiller en Lupin après protestation. C’est probablement une légende car les toutes premières livraisons de Je sais tout ne le nomment pas autrement que Lupin[4]. La nouvelle qui présenta la première fois au monde entier le fameux cambrioleur fut « L’Arrestation d’Arsène Lupin » (rattachée au recueil Arsène Lupin gentleman cambrioleur) où un commandant de bateau transatlantique est prévenu par un message radio (qui sera interrompu par l’orage) qu’il a un escroc à son bord, sous le nom de R… Les vols vont se multiplier et une grande angoisse va régner pendant toute la traversée qui sera très agitée jusqu’à l'arrivée. Intervient alors l’arrestation du voleur au cours de laquelle les journalistes apprennent enfin son véritable nom : Arsène Lupin[5]. « À cette époque, je ne connaissais même pas Conan Doyle ; si j’ai été influencé par un romancier, c’est par Edgar Poe […] » disait Maurice Leblanc à Georges Charensol qui lui avait rendu visite à Paris[6]. C’est indéniablement une approche intéressante, car l’auteur américain a justement un héros, de surcroît français et admiré de Leblanc, qui s’appelle Auguste Dupin, pouvant réconcilier la phonétique et l’esprit de déduction. Cependant Charensol comme tous les autres n’obtiendra pas d’aveu compromettant de la part d’un auteur qui passe vite au problème général de la création :« Le nom d’Arsène Lupin ? la création de ce personnage ? Je serais incapable de vous dire comment l’idée m’en est venue. Sans doute, était-elle en moi, mais je l’ignorais […] En réalité, tout cela est né dans mon inconscient, […] ».

On s’est donc rabattu sur des ouvrages autres que ceux de ses confrères, Gaboriau ou Assolant, et on découvre que des mémoires de personnages atypiques tels François Vidocq ont décrit des milieux, peut-être un peu trop crapuleux mais folkloriques, où aurait pu évoluer Lupin. Vidocq, le même type de « Bibi-Lupin » qui côtoie le Vautrin de Balzac[7]. En parlant de chef de police sur la piste mystérieuse de sombres personnages, on a omis généralement les souvenirs d’un certain Monsieur Claude, publiés à partir de 1881 (Leblanc avait 17 ans) et dont les enquêtes ne sont pas moins rocambolesques. On tombe, chez cet ancien limier, sur un épisode curieux : « […] j’aperçus un cabaret très mal famé signalé depuis longtemps à la police. Ce cabaret était tenu par un nommé Lupin.[…] Il était très connu des rôdeurs de barrière. Sous prétexte d’y venir boire, ses clients lui vendaient les produits de leurs nocturnes larcins. […] Maître Lupin vint nous ouvrir ; il ne put s’empêcher de faire un haut-le-corps significatif. Il connaissait trop bien les gens de la préfecture ! ». Il est difficile de ne pas songer à un Ganimard venu arrêter sa bête noire : « Sans lui permettre d’aller jusqu’au comptoir, j’ordonnai aux agents de mettre la main au collet de mon logeur, qui, d’une force herculéenne, essaya de regimber, vu que deux hommes seulement ne lui faisaient pas peur »[8].

Série Arsène Lupin[modifier | modifier le code]

Œuvres de Maurice Leblanc[modifier | modifier le code]

Leblanc - Les Confidences d’Arsène Lupin.djvu
  1. Arsène Lupin gentleman cambrioleur (1907), recueil de 9 nouvelles
  2. Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (1908), recueil comprenant deux « épisodes » : « La Dame blonde » (roman) et « La lampe juive » (nouvelle en 2 « chapitres »)
  3. L'Aiguille creuse (1909), roman
  4. 813 (1910) — roman réédité en deux volumes en 1917 sous les titres La Double Vie d’Arsène Lupin et Les Trois Crimes d’Arsène Lupin, aujourd'hui rééditée sous le titre 813
  5. Le Bouchon de cristal (1912), roman
  6. Les Confidences d'Arsène Lupin (1913), recueil de 9 nouvelles
  7. L'Éclat d'obus (1915), roman
  8. Le Triangle d'or (1917), roman
  9. L'Île aux trente cercueils (1919), roman
  10. Les Dents du tigre (1920), roman
  11. Les Huit Coups de l'horloge (1923), recueil de 8 nouvelles
  12. La Comtesse de Cagliostro (1924), roman
  13. La Demoiselle aux yeux verts (1927), roman
  14. (en) The Overcoat of Arsène Lupin, nouvelle parue en 1926 dans The Popular Magazine (en), dont la plus grande partie reprend la trame de La Dent d'Hercule Petitgris, publié en français en 1924, en y transposant le personnage d'Arsène Lupin. Le Pardessus d'Arsène Lupin, traduction française de ce texte en anglais, existe sur Wikisource.
  15. L'Homme à la peau de bique (1927), nouvelle isolée
  16. L’Agence Barnett et Cie (1928), recueil de 8 nouvelles
  17. La Demeure mystérieuse (1928), roman
  18. La Barre-y-va (1930), roman
  19. Le Cabochon d'émeraude (1930, nouvelle isolée
  20. La Femme aux deux sourires (1932), roman
  21. Victor, de la Brigade mondaine (1934), roman
  22. La Cagliostro se venge (1935), roman
  23. Les Milliards d'Arsène Lupin (1939), roman posthume[9]
  24. Le Dernier Amour d'Arsène Lupin (2012), roman posthume[10]

Romans et nouvelles d'autres auteurs[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre et de radio[modifier | modifier le code]

André Brûlé, un des premiers interprètes d'Arsène Lupin

Opérette[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Le Secret des rois de France ou la véritable identité d’Arsène Lupin (1955) de Valère Catogan, essai romancé
  • Arsène Lupin Supérieur Inconnu - La Clé de l'œuvre codée de Maurice Leblanc de Patrick Ferté, essai traitant de l'aspect ésotérique de l'œuvre de Maurice Leblanc
  • Le Véritable Secret des rois de France (2009) d'Arnaud de l'Estoile, étude analysant l'arrière-plan ésotérique de la geste « lupinienne »
  • Arsène Lupin, une vie (2011) d'André-François Ruaud, somme très complète sur le parcours de Lupin, sur l'œuvre de Leblanc, sous la forme d'une véritable biographie et d'une étude de la figure du gentleman cambrioleur
  • Arsène Lupin, gentilhomme philosopheur (1996) de François George et André Comte-Sponville

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Tuxedo & bowler hat 1896.jpg

Séries animées[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Séries radiophoniques[modifier | modifier le code]

  • Arsène Lupin: un grand nombre d'aventures sont adaptées par Jean Marcillac, sur France Inter. La série est réalisée par Abder Isker et s'étend de mars 1960 à juillet 1961. Michel Roux prête sa voix à Arsène Lupin (aventures disponibles auprès des Archives INA).

Disques et autres supports[modifier | modifier le code]

Coucher de soleil à Étretat, 1883, de Claude Monet : toile qui représente la Porte d'Aval et l'Aiguille d'Étretat.

Applications[modifier | modifier le code]

  • La Comtesse de Cagliostro (juillet 2014), développée pour tablettes Androïd et iOS. Il s'agit d'une édition en feuilleton du roman de Maurice Leblanc. Chaque personnage dispose d'une sorte de page Facebook, accompagnée de photos largement issues des fonds patrimoniaux des bibliothèques de Rouen. Chaque lieu est illustré de photos contemporaines de l'action. En bonus : des interviews de Jacques Derouard, biographe de Maurice Leblanc. L'appli est réalisée par la Ville de Rouen.

Pastiches et hommages[modifier | modifier le code]

  • Deux épisodes de Gigi présentent un « Arsène Lapin » (et son fils) qui est un décalque parfait d'Arsène Lupin : un cambrioleur richissime, opérant des vols particulièrement astucieux, simplement pour se distraire. Dans le premier épisode, il se laisse arrêter par Gigi, dont il tombe amoureux au premier regard ; dans le suivant, Gigi se pose en rivale, et l'amène à redevenir honnête.
  • Dans ses bandes dessinées, Don Rosa met occasionnellement en scène le personnage de Lucien Arpène (contrepèterie d'Arsène Lupin), ennemi de Balthazar Picsou, riche cambrioleur français prenant l'identité du « chevalier noir » lorsqu'il porte son armure couverte du solvant universel inventé par Géo Trouvetout.
  • Lupin III, série de manga (puis d'anime), présente le petit-fils d'Arsène Lupin. Cette série, créée par Kazuhiko Katô sous le pseudonyme de Monkey Punch, parut en France sous le nom d’Edgar de la Cambriole[12]. Elle a donné lieu à l'un des premiers films d'animation de Hayao Miyazaki : Le Château de Cagliostro.
  • Dans Artemis Fowl : Mission polaire, Mulch Diggums est appelé Arsène Lutin par les humains à cause de l'habileté de ses vols.
  • Le personnage de Kaito Kid, issu des mangas Magic Kaito et Détective Conan de Gōshō Aoyama est très inspiré du gentleman cambrioleur. Il passe ses nuits à dérober bijoux et pierres précieuses, grâce à ses talents de magicien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le romancier russe Boris Akounine fait le choix, dans sa nouvelle-pastiche La Prisonnière de la tour — nouvelle qui met en scène les personnages d'Arsène Lupin (création de Maurice Leblanc), Sherlock Holmes et son faire-valoir et biographe, le docteur Watson (héros imaginés par Sir Arthur Conan Doyle) et, pour finir, Eraste Fandorine et son serviteur japonais Massa (héros imaginés par Boris Akounine lui-même) — de faire préciser par Sherlock Holmes, alors que l'action de la nouvelle se déroule en Bretagne en 1899, qu'Arsène Lupin est âgé de 25 ans, ce qui vient implicitement soutenir, 88 ans plus tard, la date de naissance « officielle » choisie par Maurice Leblanc en 1924, lorsqu'il donnait un âge de vingt ans à son héros dans La Comtesse de Cagliostro, roman dont l'action se déroule en 1894.
    Voir : Boris Akounine (trad. Odette Chevalot, ill. Igor Sakourov), Dédicaces 1 : La Prisonnière de la tour : et autres nouvelles, Paris, Presses de la Cité,‎ 20 septembre 2007, 283 p. (ISBN 978-2-258-07522-1, notice BnF no FRBNF41126900)
    Recueil qui regroupe trois des dix nouvelles du recueil russe Нефритовые чётки : Приключения Эраста Фандорина в XIX веке, littéralement « Le Chapelet de jade : les aventures d'Eraste Fandorine au XIXe siècle ».
  2. Maurice Leblanc, article publié dans Le Petit Var du samedi 11 novembre 1933 ; cité dans la préface du tome 3 de la collection Lacassin
  3. Hors la loi de Laurent Maréchaux, Édition Arthaud 7/10/2009 - ISBN 978-2-7003-0152-6
  4. Cf. Préface de Lacassin, du tome 2 de la collection
  5. La nouvelle était basée sur l’astuce, qui sera d’ailleurs reprise dans Le Meurtre de Roger Ackroyd, un des premiers romans policiers d’Agatha Christie, que le récit a le coupable comme narrateur.
  6. « Maîtres du roman populaire » ; Les Nouvelles littéraires du 27 juin 1931 ; cité par Lacassin
  7. Cf. préface de Lacassin (tome 2)
  8. Mémoires de Monsieur Claude ; éditions de Crémille (1968) ; p. 65-66
  9. avec la collaboration de sa fille Marie-Louise. Maurice Leblanc est alors « affaibli par une congestion cérébrale » (Francis Lacassin, dans sa préface du tome 2 de son édition de 1986-1987)
  10. tapuscrit, resté à l'état de brouillon, édité en 2012 chez Balland
  11. Couvertures des livres en japonais Sur le site k3.dion.ne.jp
  12. Le nom Lupin III a posé un problème juridique, car Kazuhiko Katô n'a pas demandé la permission d'utiliser le nom de Lupin aux héritiers de Maurice Leblanc. Finalement un accord a conclu que le nom de Lupin pouvait être utilisé uniquement au Japon. C'est pour cela qu'en France Lupin s'appelle Edgar de la Cambriole ou Edgar détective cambrioleur. Pour d'autres pays, le nom retenu est Wolf (du latin « lupus », « loup »), ou encore Rupan III qui est la prononciation japonaise de Lupin III.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Europe, revue littéraire mensuelle, août septembre 1979, no 604/605 (numéro consacré à Maurice Leblanc et Arsène Lupin).
  • Didier Blonde, Les Voleurs de Visages. Sur quelques cas troublants de changements d'identité: Rocambole, Arsène Lupin, Fantômas & Cie, Éditions A.-M. Métailié, 1992 (ISBN 978-2-86424-131-7)
  • André Comte-Sponville, F. Georges, Arsène Lupin gentilhomme philosopheur, 1996
  • Jacques Derouard, Dictionnaire Arsène Lupin, Encrage, 2001.
  • Jacques Derouard, Maurice Leblanc : Arsène Lupin malgré lui, Librairie Séguier, 1989.
  • Vittorio Frigerio, « Temps du signe et usure du sens – Arsène Lupin et Le Signe de l'ombre », Protée Vol. 25, No. 3, Chicoutimi, hiver 1997-98, p. 95-99.
  • André-François Ruaud, Les nombreuses vies d'Arsène Lupin, vol. 1, Lyon, Moutons électriques, coll. « Bibliothèque rouge »,‎ 2005 (ISBN 978-2-915793-10-9).
  • André-François Ruaud, Arsène Lupin : une vie, vol. 21, Lyon, Moutons électriques, coll. « Bibliothèque rouge »,‎ 2011 (ISBN 978-2-36183-065-6).
  • Jean-Claude Vareille, Filatures. Itinéraire à travers les cycles de Lupin et Rouletabille, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1980.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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