Écouen

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Écouen
Le château d'Écouen depuis l'est.
Le château d'Écouen depuis l'est.
Blason de Écouen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Écouen (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Porte de France
Maire
Mandat
Bernard Angels (PS)
2014-2020
Code postal 95440
Code commune 95205
Démographie
Gentilé Écouennais
Population
municipale
7 313 hab. (2011)
Densité 964 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ N 2° 23′ 00″ E / 49.0167, 2.3833 ()49° 01′ 00″ Nord 2° 23′ 00″ Est / 49.0167, 2.3833 ()  
Altitude Min. 61 m – Max. 167 m
Superficie 7,59 km2
Localisation

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Écouen
Liens
Site web ecouen.fr

Écouen est une ville du Val-d'Oise en Île-de-France d'environ 7 400 habitants, située à environ 19 kilomètres au nord de Paris et à 15 kilomètres de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. La ville compte un très riche patrimoine qui en fait un lieu touristique majeur, avec notamment le château d'Écouen qui abrite le musée national de la Renaissance. Depuis 2009 elle est membre de la communauté d'agglomération Roissy Porte de France (communauté de communes avant 2013).

Ses habitants sont appelés les Écouennais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue sur l'est du vieux village depuis le château.

La ville est implantée à l'Est du département du Val-d'Oise, au Nord de l'agglomération parisienne. Écouen se situe sur le flanc septentrional d'une butte-témoin couronnée par la forêt d'Écouen et dominant la plaine de France, à dix-neuf kilomètres au nord de Paris, et à une dizaine de kilomètres de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Les terrasses du château, au sommet de la butte, constituent un des meilleurs points de vue sur la plaine de France.

Limitrophe de Sarcelles et Villiers-le-Bel, la ville d'Écouen (qui est resté un « gros village ») témoigne de ce à quoi ressemblaient ces deux communes avant la construction des grands ensembles.

Communes limitrophes de Écouen[1]
Ézanville Le Mesnil-Aubry Le Plessis-Gassot
Piscop Écouen[1]
Saint-Brice-sous-Forêt Sarcelles Villiers-le-Bel

La plus grande partie de la ville est comprise dans le plan d'exposition au bruit de l'aéroport de Roissy, rendant non constructible les champs et terrains qui entourent la ville.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Écouen est desservie par la gare d'Écouen - Ézanville, sur le réseau Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont/Luzarches. La gare est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et à la même fréquence en heures de pointe, les trains étant en revanche directs de Paris à Sarcelles - Saint-Brice. La desserte se réduit à un train omnibus à la demi-heure en soirée (après 20 h 30). Il faut de 16 à 22 min de trajet à partir de la gare du Nord.

Elle est également desservie par la ligne de bus RATP 269, reliant la gare de Garges - Sarcelles à l'hôtel de ville d'Attainville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Écouen vers 1780 (carte de Cassini)

Le nom de la commune provient de l'anthroponyme gaulois Scotus et du gaulois magos, marché.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La colline d'Écouen est une butte témoin dominant la plaine de France. Placée entre le synclinal de Saint-Denis et l'anticlinal du Pays de Bray, elle prolonge au sud-est la vallée de Montmorency dont elle est séparée par la vallée du Petit Rosne.

En 632 : « Le bon roi Dagobert a fait présent de la terre et seigneurie d'Écouen à la basilique de Saint-Denis. Ce village offert se nomme alors : Iticiniscoam. Il réunissait les communes actuelles d'Écouen et Ézanville. Iticin se traduit en latin par « ville », ce qui a donné Ézanville. Iticiniscoam s'est contracté en Iscoam ce qui a donné, au fil du temps, Écouen. »[2]. L'acte de don du roi à l'abbaye est conservé à Saint-Denis. Après cette archives, on ne trouve plus de trace écrite d'Écouen pendant une longue période.

Il semble que par la suite une partie du territoire d'Écouen ait appartenu aux templiers puisqu'on retrouve les traces d'un échange en 1269 entre l'ordre et la Maison de Montmorency : alors que Mathieu III de Montmorency cède aux templiers 62 arpents de terre aux alentours de Bondy et ceux-ci cèdent en contrepartie 20 arpents situés à Écouen.

XVIe et XVIIe siècle : les Montmorency[modifier | modifier le code]

Écouen est le berceau de la célèbre famille des Bouchard de Montmorency, qui devait y posséder un donjon. Dès le XIIe siècle, il est fait mention d'un castel appartenant aux Montmorency à Écouen, mais il ne nous est pas parvenu de description de cet édifice aujourd'hui disparu.

Les barons de Montmorency possèdent la quasi-totalité de la Plaine de France au XVIe siècle, dont Écouen fait partie. C'est alors l'une des plus puissantes familles seigneuriales du Royaume, dont les différents membres sont très proches des rois de France successifs. Anne de Montmorency (qui est un homme, même s'il a hérité du prénom de sa mère), connétable de France, métamorphosa au début du XVIe siècle le castel en résidence monumentale marquée par l'architecture et l'art de la Renaissance. À partir de ce moment, l'histoire du village est intimement liée à la destinée des Montmorency et de leur immense château bâti au sommet de la butte. Pour l'édifier, Anne de Montmorency, devenu l'homme le plus puissant du Royaume après le roi lui-même, fait appel aux plus grands artistes (peintres, architectes, sculpteurs…). Le château d'Écouen devient un des joyaux de l'architecture de la Renaissance. Il fut visité en 1527 par François Ier, puis en 1547, par Henri II, qui, en 1559, y ordonna le cruel édit d'Écouen condamnant à mort les luthériens. Écouen devient même le lieu de villégiature préféré d'Henri II. À la mort de ce dernier, le Royaume sombre des les guerres de religions, au cours desquels Anne de Montmorency est tué. Ses possessions reviennent à ses descendants, mais la famille s'éteint un peu plus tard.

L'église Saint-Acceul date également du XVIe siècle, elle est élevée, ainsi que plusieurs autres bâtiments (les écuries du château, la grange dîmière…) juste en contrebas du château, ce qui est aujourd'hui le centre-ville d'Écouen. Ses vitraux ont été préservés de toutes les guerres, et sont pour cette raison très connus. C'est la seule église de France à porter ce nom.

En 1632, la branche aînée des Montmorency s'éteint. Le domaine d'Écouen est confié à la duchesse Charlotte d'Angoulême. Sa descendance cédera à son tour le château à la famille de Condé, qui conserva presque intact le monumental legs.

XVIIIe siècle : les Condé[modifier | modifier le code]

Les Condé firent détruire une aile du château, remplacée par une construction basse. Leur intention aurait été de dégager la vue sur la Plaine de France depuis le château. Cette imposante aile a été en partie retrouvée lors de fouilles en contrebas, dans la ville d'Écouen. Les pièces sont exposées dans le château.

De façon générale les Condé entretiennent peu le château, et auront donc peu d'influence sur le développement de la ville.

L'église Saint-Acceul d'Écouen est agrandie en 1737.

À la Révolution française, le château est confisqué. L'édifice lui-même subit peu de dégâts, mais la plus grande partie du mobilier est emporté. En 1793 la première expérience de télégraphie optique est réalisée en partie à Écouen.

XIXe siècle : La colonie de peintres[modifier | modifier le code]

Le château surplombant le centre-ville ancien d'Écouen.

En 1805, Napoléon Ier créa la première maison d'éducation pour les filles de légionnaires (de la Légion d'honneur) au sein du château d'Écouen, qui y demeura jusqu'en 1962. Il visita Écouen en 1809. Le château accueille ainsi les filles de personnalités s'étant vues décorées.

Une ordonnance royale de 1814 à la Restauration, supprime temporairement la maison d'Écouen, qui est réunie à celle de Saint-Denis, et le château est rendu au prince de Condé qui nes'en occupe guère.

En 1844, Pierre-Joseph Charrin s'installe à Écouen dans une maison bâtie en 1784 pour Adeline, de la Comédie italienne, et y demeure jusqu'à sa mort survenue le 25 avril 1863. C'était un chansonnier, auteur de pièces de théâtre et goguettier très connu. Né à Lyon le 2 février 1784, il fut président d'honneur de la célèbre goguette parisienne du Caveau. Il est aujourd'hui complètement oublié du grand public[3].

En 1852, Napoléon III fonde à nouveau au château d'Écouen, une maison d'éducation pour les filles d'officiers décorés, jusqu'au grade de capitaine. La Fontaine Hortense est bâtie à ce moment dans le parc du Château. Dix ans plus tard, le château des Montmorency est classé Monument historique.

À la fin du XIXe siècle, Écouen a également accueilli une colonie de peintres et d'artistes venus de toute l'Europe, Luigi Chialiva (Italo-suisse), David Ossipovitch Widhopff (Russe), mais surtout des États-Unis (Mary Cassatt, Carle Blenner, Cornelia Conant, Marie Guise Newcomb, Gaylord Truesdell…) et d'Angleterre (Frederic Henwood, James Wingfield…). Ces derniers ont été encouragés par les critiques de John Ruskin qui appréciait l'art des peintres de cette école. Leurs toiles se vendaient, à l'époque, très chers sur les marchés d'art américains. Cela aura une influence notable sur la ville. Les peintres font construire de grandes demeures avec de larges baies vitrées pour leur atelier. La plupart sont encore en l'état, et quelques rues de la ville portent le nom de ces peintres.

À la suite de la défaite de 1871, la construction d'une série de forts est entamée, ceinturant la capitale pour améliorer sa défense. C'est à ce moment que le fort d'Écouen est bâti. Il ne faut en aucun cas le confondre avec le château. Le fort est une construction polygonale de défense, dans la forêt, conçu pour pouvoir abriter plus de 300 hommes et 22 pièces d'artilleries en cas de guerre. Une partie du fort d'Écouen a disparu, mais il en subsiste encore de nombreuses traces.

Le télégraphe de Chappe[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, Claude Chappe invente le premier système de télécommunication au monde. Il s'agit d'un télégraphe mécanique, optique aérien.

Pendant la Terreur révolutionnaire, le 12 juillet 1793, Écouen fit partie de la première expérience officielle de transmission optique réussie d'un message sur une distance de 25 km. Le message fut délivré entre Ménilmontant (à Paris) et Saint-Martin-du-Tertre en passant par Écouen. La commune avait été choisie pour le poste relais en raison de sa butte. Alors que Claude Chappe et Pierre Daunou envoient le message à Menilmontant, Abraham Chappe, son frère, et Joseph Lakanal l'attendent à Saint-Martin-du-Tertre. En onze minutes le message est envoyé : « Daunoi est arrivé ici. Il annonce que la Convention nationale vient d'autoriser son Comité de Sûreté Générale à apposer les scellés sur les papiers des représentants du peuple ». La réponse fut : « Les habitants de cette belle contrée sont dignes de la liberté par leur amour pour elle et leur respect pour la Convention nationale et ses lois ». La réponse fut transmise en neuf minutes.

L'expérience étant une réussite, quelques semaines plus tard, le Comité de salut public, influencé par Lakanal, ordonne la construction de la première ligne télégraphique de l'histoire. Elle relie Paris et Lille, alors zone de combats. C'est Claude Chappe qui réalise la construction, sur 230 km, de 23 stations relais du Louvre à l'église Sainte-Catherine de Lille, via Écouen. Ce sont les menaces d'invasion aux frontières qui ont entraîné dans l'urgence l'installation rapide du télégraphe. Il permettait à l'époque de transmettre de courts messages en une demi-heure de Paris à Lille, seulement en plein jour.

D'autres lignes furent développées au XIXe siècle. Puis l'électricité et les chemins de fer rendirent obsolète ce système télégraphique optique.

Une exposition consacrée au télégraphe de Chappe est proposée à l'office de tourisme d'Écouen. Le relais, à l'origine situé sur la butte, dans la forêt, a disparu. Néanmoins, les travaux récents ont pu retrouver son emplacement[4].

Du XXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Les deux guerres mondiales font des dégâts dans la ville, mais les principaux monuments restent intacts. Les vitraux de l'église ont été protégés par les habitants. En 1940 la reddition de Paris est signée à Écouen.

En 1962, la maison d'éducation quitte le château qui est alors cédé au ministère des Affaires culturelles. André Malraux décide d'y installer le musée national de la Renaissance, pour exposer les collections françaises de cette époque. Après d'importants travaux, le musée ouvre ses portes en 1977, ouvrant la voie au tourisme. Il est à l'heure actuelle le seul musée de France entièrement consacré à cette période pourtant riche en somptueuses œuvres d'art. Le musée d'Écouen présente donc une collection remarquable, visité par des chercheurs, historiens et passionnés du monde entier.

Le mail d'Écouen, aussi appelé Fontaine Saint-Martin, principal quartier d'habitat collectif de la ville

De son histoire, la commune a hérité d'un château digne de ceux du Val de Loire, d'une église du XVIe siècle aux vitraux remarquables, d'une grange dîmière, sans compter une école de peinture du XIXe siècle, qui constituent un patrimoine d'une très grande richesse. Durant les années 2000, l'essentiel du patrimoine d'Écouen a été restauré sous l'impulsion du maire, Bernard Angels, pour faire de la ville un haut lieu touristique.

Plus largement, la ville s'est transformée pendant le mandat de Bernard Angels (maire de la commune depuis 1977). Écouen a progressivement évolué d'un village agricole à une véritable ville. De nombreux bâtiments à l'abandon ont été rénovés et de nouveaux quartiers ont été créés (depuis les années 1980 : plusieurs rénovations de l'église, création du quartier du Mail, rénovation du manoir des Tourelles, rénovation de la grange à dîmes puis des écuries, ouverture d'une bibliothèque, ouverture d'un centre socio-culturel, création d'une nouvelle école…). Les nouveaux quartiers ont cependant tenu compte d'une grande exigence architecturale pour se fondre dans le paysage et ne pas défigurer les abords des monuments d'Écouen. Ainsi, rares sont les immeubles de plus de 5 étages, et les nombreux parcs (parc Charles-de-Gaulle, parc Lemaire…) font de cette ville un lieu agréable à vivre, qui présente un contraste très net avec les villes limitrophes de Sarcelles ou Villiers-le-Bel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Façade de l'hôtel de ville d'Écouen.

Écouen était le siège d'une juridiction d’instance supprimée par la réforme de la carte judiciaire française de 2008[5]. La commune fait partie de la juridiction de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7]. Elle est désormais rattachée au tribunal d'instance de Gonesse. Le bâtiment du tribunal, en centre-ville, appartient désormais à la commune qui le reconvertira. Par ailleurs, la ville d'Écouen dispose sur son territoire d'une brigade de Gendarmerie.

Écouen est le chef-lieu du canton qui porte son nom. Le canton d'Écouen comprend également les communes d'Ézanville, Saint-Brice, le Plessis-Gassot, le Mesnil-Aubry et Piscop.

Depuis décembre 2009, la ville d'Écouen fait partie de la communauté de communes Roissy-Porte-de-France (CCRPF) qui compte des villes comme Fosses, Le Thillay, Survilliers, Louvres et bien évidemment Roissy-en-France.

Les services municipaux comptent plusieurs structures dont l'hôtel de ville, les Ateliers des services techniques, la bibliothèque municipale André-Malraux et le centre culturel Simone-Signoret. L'hôtel de ville abrite une collection de tableau de peintres d'Écouen (dans la salle du Conseil municipal) et que l'on peut visiter.

Au niveau des impôts locaux, votés par la commune, le taux de la taxe d'habitation est à Écouen de 11,17 %, alors qu'il est en moyenne pour les communes de même population de 14,39 %[8]. Le taux de la taxe foncière sur le bâti est quant à lui de 13,73 % contre 20,59 % en moyenne. Les taux de la fiscalité locale sont donc particulièrement faibles à Écouen.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1948 Charles Rousset    
1948 1958 Raoul Riet    
1958 1965 Edmond Lavigne    
1965 1977 Michel Micheri    
1977 en cours
(au avril 2014)
Bernard Angels PS Principal de collège, sénateur du Val-d'Oise

Une des écoles de la ville porte le nom de Raoul Riet.

Bernard Angels, maire d'Écouen depuis 1977, est donc dans son sixième mandat. Il fut également député puis vice-président du Sénat. Il est en 2010 toujours sénateur du Val-d'Oise. Il est par ailleurs vice-président de la communauté de communes Roissy-Porte-de-France.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Écouen semble se présenter comme un bastion de la gauche. Le maire Bernard Angels (Parti socialiste) a en effet été élu six fois sans interruption depuis 1977. Lors des dernières élections régionales (2010), la liste d'union de la gauche conduite par Jean-Paul Huchon a remporté 62,35 % des voix, contre 37,65 % pour Valérie Pécresse, UMP. Au précédent scrutin régional, en 2004, la liste de Jean-Paul Huchon était déjà arrivée première au deuxième tour avec 52,58 % des suffrages. Les dernières élections cantonales de 2004 ont vu la victoire de Philippe Démaret (Parti socialiste) au deuxième tour avec 51,48 % des voix. La victoire électorale de la gauche n'est toutefois pas systématique, ainsi sur des scrutins nationaux, comme les présidentielles et législatives 2007, ce sont les candidats de l'UMP qui sont arrivés en tête. Au premier tour de l'élection présidentielle 2002, c'est Lionel Jospin qui est arrivé devant Jacques Chirac, alors que l'inverse s'est produit au niveau national[9].

Plusieurs personnalités nationales ou locales du Parti socialiste sont originaires ou ont fait leur carrière politique à Écouen :

  • Bernard Angels, maire d'Écouen, sénateur du Val-d'Oise, ancien député, ancien vice-président du Sénat ;
  • Charlotte Brun, première adjointe du maire d'Écouen, conseillère régionale d'Île-de-France, secrétaire nationale du Parti socialiste, ancienne présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes ;
  • Philippe Démaret, ancien adjoint au maire d'Écouen, conseiller général du canton d'Écouen, vice-président du conseil général.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 313 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
997 992 1 040 1 060 1 042 957 958 910 1 203
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 200 1 282 1 296 1 259 1 524 1 360 1 550 1 262 1 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 648 481 732 1 054 1 718 2 471 2 446 2 454 2 769
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 024 3 887 4 494 4 338 4 846 7 084 7 347 7 383 7 313
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Écouen compte quatre monuments historiques sur son territoire..

  • Château d'Écouen - musée national de la Renaissance, rue Emmanuel-Duverger (classé monument historique par liste de 1862[12]) : Ce château fut édifié sur ordre d'Anne de Montmorency de 1538 à 1555 sur les plans de l'architecte Jean Bullant. Il constitue l'un des symboles de l'architecture Renaissance. Anne de Montmorency aurait décidé de sa construction au retour des guerres d'Italie aux côtés de François Ier, et se serait inspiré des palais italiens. Après l'exécution pour conspiration de son petit-fils le connétable Henri II de Montmorency en 1632, le château fut confisqué et remis à sa sœur, Charlotte d'Angoulême. Il passa ensuite à la famille de Condé qui le conserva jusqu'à la Révolution. L'abbé Grégoire intervint pour que l'édifice ne soit pas dépecé et, en 1805, Napoléon y créa la première maison d'éducation pour les filles de membres de l'Légion d'honneur. Il fut restitué aux Condé sous la Restauration, puis remis à l'ordre de la Légion d'honneur sous la Monarchie de Juillet. En 1850, le « prince président » y réinstalla la maison d'éducation fondée en 1805, qui y resta jusqu'en 1962. André Malraux décida en 1969 d'y installer le musée national de la Renaissance, qui fut inauguré en 1977. Aujourd'hui il appartient donc à l'État, mais une partie du domaine (la forêt d'Écouen qui entoure le château) est encore la propriété de la Légion d'honneur. Le château d'Écouen présente la particularité de n'avoir subi pratiquement aucune modification architecturale d'ensemble au fil des siècles, en sorte qu'il constitue un témoignage exemplaire du style Renaissance[b 1].
  • Église Saint-Acceul, place de l'Église (classée monument historique par liste de 1840[13]) : Il s'agit de la seule église de France à porter ce nom. Elle a été classée et fut donc parmi les premiers monuments classés en France. L'édifice, de fondation très ancienne, a été rebâti à partir de 1536. Le chœur et le bas-côté, achevés en 1545, portent partout la marque du Connétable Anne de Montmorency, qui finança les travaux et les dix verrières. Le chantier fut sans doute réalisé sur les plans de l'architecte Jean Bullant, qui exprima d'ailleurs dans son testament le souhait d'être inhumé dans cette église, « au pied du crucifix ». Jean Bullant est également le principal architecte du château d'Écouen qui surplombe l'église. La nef a été édifiée en 1709 et la façade en 1852[14],[b 2]. On peut visiter l'église Saint-Acceul en s'adressant à l'office de tourisme, en face.
  • Grange dîmière, dans la cour intérieure de l'hôtel de ville (inscrite monuments historique par arrêté du 4 décembre 1985[15]) : Ses murs remontent au XIVe siècle et sa charpente au XVIIe siècle. La grange appartenait au prieuré Saint-Martin-des-Champs, seigneur d'Écouen depuis 1060. Appelée localement « grange à dîmes », ce bâtiment imposant a été restaurée au début des années 2000 par la commune et transformée en salle municipale. Y sont régulièrement organisés des concerts, réceptions et représentations théâtrales. Le bâtiment bénéficie d'une acoustique remarquable[b 3].
  • Fort d'Écouen (classé monument historique par arrêté du 18 janvier 2007[16]) : Édifice défensif construit à la fin du XIXe siècle. Il est situé dans la forêt, au sommet de la butte. Sa construction fut décidée à la suite de la défaite de 1871, pour renforcer la défense de Paris. Une première série de forteresses avaient été construites au début du XIXe siècle, essentiellement au sud et à l'ouest de la capitale. À partir de 1875, une nouvelle série est aménagée, dont ceux des hauteurs de Cormeilles, Montmorency et Écouen. Le bastion d'Écouen est érigé de 1875 à 1878[b 4].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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À l'exception du château, situé dans la forêt au-dessus de l'agglomération, l'essentiel du patrimoine d'Écouen est situé dans le centre-ville, autour de l'hôtel de ville.

  • Monument aux morts, au cimetière, rue Jacques-Yvon : Ce monument érigé en l'honneur des soldats natifs d'Écouen morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale arbore un bas-relief, représentant la mère patrie apportant un bouquet de fleurs.
  • Maison de Félix-Justin Gardon, 10 rue Jacques-Yvon : Le peintre (1852-1921) de l'école d'Écouen y élit domicile en 1906. Il est connu pour ses natures mortes sur faïence[b 5].
  • Maison de Jean Le Vacher, 2 place Jean-le-Vacher : Cette maison se fait remarquer par la haute fenêtre d'un atelier d'artiste dans la mansarde. Le 15 mars 1619, y est né Jean Le Vacher, prêtre lazariste et consul général de France à Tunis et à Alger, exécuté cruellement en 1665 par le Dey d'Alger[b 6].
  • Manoir des Tourelles, en face de l'église : Il s'élève à l'emplacement de la roseraie du château, vendu par les princes de Condé puis loti. Sa façade de la fin du XVIIIe siècle est cantonnée de deux tours rondes des deux étages. Après une longue période d'abandon, le manoir abrite désormais l'office de tourisme d'Écouen. Sa restauration par la commune en 2008-2009 a été récompensée par un Ruban du Patrimoine. Le manoir se visite : Outre l'office de tourisme, une exposition permanente consacrée à Louis Théophile Hingre, sculpteur et affichiste d'Écouen, et une galerie d'exposition y sont installées. S'y ajoutent un « atelier vitrail » ainsi qu'un salon de thé avec sa terrasse. Dans le jardin du manoir, un chemin piéton permet de monter directement au château sans faire le long détour par le parc[b 7].
  • Escalier au sud de la place de la Mairie : Cet escalier s'ouvrant derrière un court passage sous une maison particulière provient d'une époque non déterminée[b 4]. Il aboutit devant la façade nord du château et permet d'accéder au parc du château par l'ouest, ce qui oblige à contourner l'édifice pour rejoindre l'entrée située à l'est.
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  • Ancien tribunal d'instance, 22 rue de la Grande-Fontaine : Cet ancien hôtel particulier de la fin du XVIIIe siècle a été la propriété du peintre Jules-Paulin Lorillon (1836-1912)[b 7]. Après la suppression du tribunal en 2008, la municipalité a acquis la vieille demeure pour y installer sa maison des Solidarités. Le petit parc qui l'entoure est désormais un jardin public. Il abrite un petit mémorial pour l'Appel du 18 juin du général de Gaulle.
  • Lavoir, 22 rue de la Grande-Fontaine : Ce lavoir alimenté par une source aujourd'hui tarie se situe en dessous du niveau de la rue. De forme triangulaire, il est enserré entre la rue, une immeuble et l'actuel parc municipal.
  • Croix de mission, rue de la République / avenue du Conntétable : Installée en 1860, cette croix avait comme objectif de rappeler l'acte de piété collective qu'est la mission, organisée régulièrement pour raviver la foi chrétienne au sein de la population[b 4].
  • Ancienne laiterie, rue de la Grande-Fontaine / rue de la République : Dans ce petit complexe de bâtiments du XIXe siècle en meulière et brique rouge, fut stocké puis vendu le lait recueilli auprès des fermes des alentours[b 8].
  • Bibliothèque municipale André Malraux, 21 rue du Four-Gaudon : Elle a été aménagé dans l'ancienne propriété Lemaire du XIXe siècle, dont parc d'agrément est devenu un jardin public. La façade sur le parc se singularise par ses Fenêtre arquées sur deux niveaux et l'alternance de briques rouges et ocres, choix de matieraux rare dans la région[b 8].

La colonie d'artistes d'Écouen[modifier | modifier le code]

Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, une colonie d'artistes français et étrangers s'installa à Écouen, attiré par le paysage unique de la ville. Dès 1830, un grand nombre d'artistes, notamment des peintres, quittent Paris et les zones urbaines, pour s'installer dans la proche campagne. C'est ainsi qu'un groupe d'artistes choisit Écouen, alors village de mille habitants, pour installer leur atelier. Parmi ces peintres on peut citer Pierre-Édouard Frère, Guillaume Seignac, Pancrace Bessa, Auguste Schenck, Paulin Lorillon, Louis Théophile Hingre (également sculpteur et affichiste) ou encore Paul Soyer. Ces noms, pour la plupart inconnus aujourd'hui, étaient célèbres à leur époque, soutenus par les critiques d'art les plus renommés tels que l'Anglais John Ruskin. Leur style particulier et leur grande notoriété donnèrent naissance à l'École d'Écouen.

Au fil du XIXe siècle, le groupe évolue de 10 à 20 artistes en permanence installés à Écouen. Au total, de 1856 à la fin du siècle, la commune a ainsi accueilli plus d'une centaine de peintres. Certains se livrèrent à l'enseignement des techniques artistiques et accueillirent des élèves étrangers tels que Henry Bacon ou George Boughton. La colonie commença à décliner à la fin du XIXe siècle après la mort de Pierre-Édouard Frère en 1886.

Il subsiste de nombreux témoignages de la présence de ces peintres, notamment des maisons dotées de grandes verrières, propres aux ateliers de peintres. Plusieurs rues d'Écouen portent le nom de ces artistes. Depuis les années 1990, la municipalité d'Écouen a entrepris un important travail de recherche sur cette colonie et d'acquisition de tableaux de cette époque. Ils sont exposés en permanence au premier étage de la mairie. L'exposition, composée d'une trentaine de toiles, est accessible librement aux heures d'ouverture de la mairie. Enfin une exposition permanente consacrée à Louis Théophile Hingre (peintre, sculpteur et affichiste) est en accès libre à l'office de tourisme d'Écouen[17]

Le Festival du Connétable[modifier | modifier le code]

Depuis 2009 la ville d'Écouen organise une grande manifestation printanière, issue de l'ancienne « fête de la ville » : le Festival du Connétable, autour du personnage d'Anne de Montmorency (Connétable du Roi) qui fit édifier à la Renaissance le château qui surplombe la commune. La troisième édition de mai 2011 a rassemblé plus de 7 000 visiteurs et l'édition 2012 un peu plus de 8 600 festivaliers, ce qui en fait l'un des principaux temps forts de la saison culturelle du Val-d'Oise[18].

Cette manifestation associe la commune, l'office de tourisme d'Écouen, le musée national de la Renaissance et un grand nombre d'associations locales. Sa thématique est la Renaissance, et plusieurs arts sont présents : musique, danse, théâtre, calligraphie, peinture…

Écouen et le cinéma[modifier | modifier le code]

Ont été tournés à Écouen[19] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Armes d'Écouen

Les armes d'Écouen se blasonnent ainsi :

D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, au franc-canton d'azur chargé d'une aigle romaine d'or

Le blason d'Écouen est en fait issu des armoiries de la Maison de Montmorency, qui furent les bâtisseurs du château à la Renaissance. Il est d'ailleurs très semblable au blason des villes de Montmorency, Eaubonne, Saint-Brice-sous-Forêt, qui furent toutes sous la domination de cette maison. Les alérions symbolisent les batailles remportées par les Montmorency au côté des Rois de France.

Jusqu'en 2010, la commune d'Écouen a toujours utilisé le blason en tant que logo, en signe de reconnaissance de son riche patrimoine et de son histoire liée à la Maison de Montmorency. Cependant, depuis le 2 septembre 2010, la Ville d'Écouen utilise un nouveau logo, plus moderne (typographie grasse et en bâton), mais qui utilise toujours le blason. La courbe verte symbolise à la fois les espaces naturels d'Écouen (parcs, forêt, champs), et la butte sur laquelle est posée la ville. Le mélange de modernité et de tradition symbolise l'aspect tant urbain que rural de la commune[20]. Il a été créé par les services municipaux.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. p. 206-213.
  2. p. 203-206.
  3. p. 203.
  4. a, b et c p. 217.
  5. p. 218.
  6. p. 213.
  7. a et b p. 214.
  8. a et b p. 216.
  • Daniel Baduel, Aude Bertrand et Christian Dauchel, L'Ecole d'Ecouen, une colonie de peintres au XIXe siècle, Écouen, Office de Tourisme d'Écouen,‎ 2012, 151 p. (ISBN 9782746646452)
  • Alain Blond, D'Iscoam à Ecouen: Des origines ...à la Paroisse en 1590, Écouen, I.F.D.G.,‎ 1985, 41 p. (ISBN 2950122604)
  • Alain Blond, D'Iscoam à Écouen : Les Écouennais dans leur histoire et leurs traditions (des origines à 1946-47), 2 vol., Écouen, chez l'auteur,‎ 1997, 380 p. (ISBN 2951050909)
  • Pauline Mathon, Jean-Claude Cavard, Daniel Baduel et Claude Adam, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Écouen », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 203-218 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Écouen sur Géoportail.
  2. Extrait de : Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, par l'abbé Lebeuf. Fechoz & Letouzey, Paris 1883
  3. Voir la nécrologie de Pierre-Joseph Charrin parue dans La Muse gauloise. Journal de la chanson par tous et pour tous, 15 juin 1863, numéro 8, pages 58-59.
  4. http://www.otecouen.fr/Le-telegraphe-de-Chappe,69
  5. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008, entrée en vigueur au 1er janvier 2010
  6. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. Écouen info, magazine d'information municipal, n°37 de mai 2010
  9. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/resultats
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  12. « Château d'Écouen », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Église Saint-Acceul », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Mathieu Lours, « Écouen - Saint-Acceul », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 310 (ISBN 9782953155402).
  15. « Grange dîmière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Fort d'Écouen », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. http://www.otecouen.fr/Des-peintres-au-19e-siecle,64
  18. Festival du Connétable
  19. [PDF] Comité du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, Val-d'Oise - terre de tournages (lire en ligne), p. 38.
  20. Écouen info, magazine municipal n°38 de septembre 2010