Saint-Honoré-les-Bains

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Saint-Honoré-les-Bains
Vue aérienne
Vue aérienne
Blason de Saint-Honoré-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Moulins-Engilbert
Intercommunalité Communauté de communes entre l'Alène et la Roche
Maire
Mandat
Simone Rignault
2008-2014
Code postal 58360
Code commune 58246
Démographie
Gentilé Saint-Honoréens, Saint-Honoréennes
Population
municipale
835 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 24″ N 3° 50′ 28″ E / 46.9066666667, 3.84111111111 ()46° 54′ 24″ Nord 3° 50′ 28″ Est / 46.9066666667, 3.84111111111 ()  
Altitude Min. 222 m – Max. 555 m
Superficie 25,12 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-honore-les-bains.com

Saint-Honoré-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à la lisière sud-ouest du massif du Morvan et fait partie de son parc naturel régional. Elle est mentionnée sur la carte de Peutinger sous le nom de : Aquæ Nisinei

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les Étangs[modifier | modifier le code]

  • Les Étangs, de la seigneurie de la Montagne étaient autrefois au nombre de 13 étangs, à savoir 7 grands et 6 petits.
  • L'Étang Honoré (jadis étang de Noré), route de Luzy, sa digue est carrossable il réunit le champ de foire et la route. Jadis le chemin montait jusqu'au château. Il est alimenté par :
    • L'Étang de la Queudre alimentait deux moulins
    • L'Étang du Carry asséché dans les années 1980
    • L'Étang du Seu alimenté par le ruisseau de la Queudre
    • L'Étang des Bois ou Petit Étang au Défend
    • l'Étang - Rapine, appartenait aux picpus de Moulins-Engilbert qui le vendirent au seigneur en 1660

Source de Tussy[modifier | modifier le code]

La Fontaine de Tussy a longtemps joui de la réputation d'un pouvoir de guérison parmi les gens du peuple. Le malade atteint de la fièvre intermittente doit s'y rendre en personne sans être vu d'âme qui vive. Arrivé à la fontaine il doit s'arrêter et saluer en disant : « Bonjour, fontaine, donne moi ton bonheur, comme je te donne mon malheur » Il doit par trois fois faire le signe de la croix au-dessus de la source en tenant dans sa main le sou d'offrande qu'il doit en se retournant jeter par dessus son épaule gauche et disparaître sans se retourner.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Les Andanges - la Baume Vigneau - Bellevaux - Bois des Garennes - Bois de Tussy - Le Carry - Champ Benoit - Le Champ Blanc - Champ de la Baume - Champclos - Les Champs Georges - Les Champs Marteaux - Le Champ des Plantes - Le Champ Tapé - Le Champ de la Vigne - La Chaume - Cluze-Bardenne - Le Défend - Le Désert - L'Eschenault - Fossembé - Le Fourmonté - Les Fourneaux - Les Garennes - Les Grands Champs - L'Hâte - Les Hâtes - Les Loges - Les Loges de Remilly - Les Lombaults - Mont - La Montagne - Mont Subert - Monthébault - Les Mouillas - Le Mousseau - Les Neaux - Le Niret - Les Patureaux - Les Petits lombaults - Pierre-Blanche - Les Plantes - Le pré de la Caille - La Queudre - La Queudre d'en Haut - La Queudre d'en Bas - Les Sarrazins - Le Seu - Tiregage - La Tuilerie - Tussy - La Vieille Montagne - Vigne Jeannin - La Vouavre - Les Vouavres -

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Préporché Rose des vents
Vandenesse N Villapourçon
O    Saint-Honoré-les-Bains    E
S
Sémelay

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquités, Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site actuel de la commune est occupé à l'époque celte par Arbandal, ville du peuple éduen et porte le nom d' Arbandata. Ce sont les troupes menées par Jules César pour conquérir la Gaule qui découvrent des sources chaudes dans la localité. La ville change de nom et devient Aquae Nisinaeï. L'établissement que fondent les Romains comporte 9 puits, dans lesquels ils enfermèrent la source curative et construisirent un établissement public avec le marbre provenant de la carrière de Champ-Robert.

Pour permettre l'accès aux thermes les romains ouvrent trois grandes voies et les vétérans de Caïus Antistius Reginus, qui commandait en nivernie, purent y trouver la guérison d'une lèpre les affligeant[1]. On croit que les thermes furent visités par Probus et Constantin-le-Grand, au cours de leur séjour à Augustodunum. La ville s'agrandit et compta jusqu'à 15 000 habitants[2]

Les thermes sont en activité pendant quatre à cinq cent ans, jusqu'à leur destruction au Ve siècle. Les invasions de peuples germaniques mettent fin à cette prospérité, et les thermes sont inutilisés.

Au début du IXe siècle, la région appartenait à deux familles. Les seigneurs de Châtillon-en-Bazois qui possédait toute la partie en plaine et la montagne qui était aux mains des barons de Glane et Larochemillay. Ces terres revinrent par le mariage d'Eudes de Châtillon avec Alix, dame de Glane dans le giron de la maison des Châtilllon, hommes liges du comte de Nevers.

En 1106, Hugues de Châtillon, seigneur de la Montagne, avant de se croiser, crée un prieuré appelé Saint-Honoré, plus exactement saint Honorat, fondateur de l'abbaye de Lérins, ainsi que l'église sous le vocable de saint Loup, évêque de Troyes et actuel patron de la ville. Au sud de l'église se trouve le logis abbatial toujours existant et que l'on remarque par la forme de son toit pyramidal.

Les moines en possession des anciens thermes récupèrent des matériaux et transforment les lieux en étang dans lequel les gens du voisinage atteint de maladie venaient se baigner. Les choses resteront en l'état pendant plusieurs siècles.

Sous l'ancien Régime trois arrière-fiefs et un fief existaient au finage de Saint-Honoré-les-Bains :

  • Arrière-fief de l'Eschenault :
Acquis par Christophe de Séve, seigneur de la Montagne en 1658 et qui appartenait précédemment à la famille de Mathieu et relevant de Châtillon-en-Bazois. Vendu en 1535 à Jean de Voise, écuyer.
Parmi les nombreux héritages vendus ultérieurement : « Le Champ de Chenault, un quartier de terre tenant au chemin par lequel on va à l'église de Saint-Honoré à la justice et signe patibulaire de la terre et seigneurie de la Montagne au chemin par lequel on va de la justice  à Tussy»
  • Arrière-fief de Champclos :
Cette maison deviendra la maison des Sœurs après avoir été en 1770 une école dirigée par le sieur Juif. Ce fief consistait en:

Une haute maison comprenant une chambre basse, un cellier, deux chambres hautes et le grenier, deux petites tours servant de cabinets et de gardes-robes. Avec la cour devant un petit fournier et l'écurie. Un puits et dessus une volière, le tout ceint de murailles Tenant d'une part au chemin allant de Saint-Honoré à Tiregage et sur celui de Saint-Honoré au Château de la Montagne en passant par l'étang Noré

  • Arrière-fief du Gué :
  • Cet arrière-fief et celui de Champclos restèrent longtemps dans la famille du Gué et relevaient tous les deux de la seigneurie de la Montagne. Le Domaine du Gué consistait en :
« Une maison couverte de tuiles et d'esseaunes, un portail sur lequel est une volière, la grange couverte de paille, le jardin joignant la dite maison, cour, aisance le tout tenant en la paroisse de Saint-Honoré sur la route de Tiregage »
Il appartenait en 1489, à Guyot du Gué, écuyer. En 1518, Jean Ier de Mathieu, sieur d'Eschenault, fit refaire le terrier, Jean II un de ses descendants les posséda tous les trois. Il avait épousé en 1578, Jeanne Madeleine de Chargères, veuve de Hugues du Crest, dont il eut trois fils: Antoine, Robert et Pierre de Mathieu. Antoine l'aîné fit aveu au Château de la Montagne en 1656. Il eut des démêlés avec Christophe de Sève au sujet des droits d'usage et pacage qui sur les conseils de Jacques de Paris, seigneur de La Bussière et de Jean de Jacquinet, sire de Villaines trouvèrent au bout de deux années leur épilogue. Il décéda en 1660 et son frère Pierre, seigneur de l'Eschault, de Thars, de Rodon et de Villars reprit ses biens avec son neveu Jean, fils de Robert et de Catherine de Reugny du Tremblay, seigneur du Brouillat, de Mézerai et de La Vallée, qui en firent le partage le . Jean l'aîné eut : la maison et pourpris de Champclos, avec ses aisances et appartenances. Jeanne sa sœur épousa Claude de Chargères, seigneur de Tourny.
  • Fief de La Queudre :
Ou La Cœuldre, situé sur l'ancienne voie romaine du Beuvray, ce fief était possédé en 1250 en toute justice et franc-alleu par Geoffroy de La Rupelle. Sa veuve, Agnés et leur fils, Guillaume le vendirent en 1274 à Robert des Barrois[3].

Un acte latin de 1274 dit qu'il fut vendu à Jean de Bazois, avec plusieurs héritages dans les villages de La Queudre et de Tussy ainsi que l'Hôtel de La Queudre situé à Saint-Honoré près du champ de foire, avec d'imposants bâtiments agricoles dont un avec une tour. C'est le Manoir de La Queudre. Il passa dans la famille de Mathieu, puis aux de Chargères. À la fin du XVIIe siècle, Lazare, le fils de Paul de Chargères, sieur de Magny, en était propriétaire. Il épousa le , Marie Charlotte des Prés qui lui donna quatre enfants : Eustache, Jean-Marie, seigneur de La Creuzille et de la Cœuldre, Joseph, sieur de Rodon, chevalier de St Louis et Madeleine.

Eustache de Chargères, seigneur de La Cœuldre, de Rodon, épousa Gabrielle de Sauvages dont leur fille Marie-Madeleine porta le fief et Eschenault à son cousin Charles, marquis de Chargères, chevalier de Saint-Louis, seigneur d'Arcenay et de Prémiens, lieutenant de cavalerie en 1766. En 1776, il est en conflit avec le seigneur de la Montagne pour le droit d'usage dans les bois de Vauvray.

À la Révolution, Charles de Chargères qui en était le seigneur, fut gardé à vue par les patriotes malgré sa maladie et il leur répétait souvent : « Vous n'aurez ma croix (il était chevalier de Saint-Louis) que lorsque vous m'aurez arraché la vie et je ne vous laisserai mon épée qu'après vous l'avoir passée au travers du corps. »[4]. Il eut un fils: Eustache, marquis de Chargères, chevalier de Saint-Louis, seigneur d'Arcenay, qui suivit Louis XVIII dans l'émigration et à ses deux filles qui furent enfermées avec leur mère dans les prisons de Moulins-Engilbert. La plus jeune Marie Gabrielle Pierrette, épousa en 1805, Louis Bouez d'Amazy et décéda en 1853. Leur fils Ernest vendit au Marquis d'Espeuilles.

Le dernier seigneur de La Queudre, Eustache de Chargères, chevalier et ancien officier d'infanterie y décédé à 88 ans au début du XIXe siècle.

XIVe - XVe siècle[modifier | modifier le code]

La seigneurie de la Montagne, possédait son château au sommet de la Vieille Montagne à 542 mètres d'altitude. Ce château féodal devait faire suite à une motte castrale et un oppidum romain. On retrouve toujours les traces de ce castrum dans la végétation qui a envahi les lieux. Un terrier de 1537 fait à la demande de Guillaume des Jours en indique l'emplacement. On y accédait par le sud sur la route de Sémelay à Villapourçon. Entouré par un rempart séparant la place d'armes et le donjon de la basse-cour. Ce château fut vraisemblablement détruit en 1523 par les troupes étrangères qui ruinèrent Decize et tout le pays sous le commandement de Louis de Bellejoyeuse le

XVIe - XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Aux alentours de 1556, le château de la Montagne, passe à Guillaume de Grandrye, originaire de Moulins-Engilbert, qui obtient du roi Henri II des lettres patentes lui accordant la tenue d'une foire à la date du 15 mai. Sa bâtisse est détruite lorsqu'il rentre de son ambassade à Constantinople. Il choisit pour le reconstruire un terrain au sud du bourg, surplombant, l'étang de Seu. Protestant, il s'exila en Suisse au moment de la Saint Barthélemy et n'entreprit cette construction qu'à son retour vers 1572 ce qui finit par le ruiner, l'obligeant à revendre son château. C'est le sire Jean de Chandon, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privés qui en fit l'acquisition en 1596 et deux ans plus tard, obtient des lettres patentes de Henri IV pour tenir une seconde foire le 15 novembre. Elles se tenaient à cette époque près du château , ce qui leur valu de nom de Foires de la Montagne.

Les seigneurs percevaient des droits féodaux sur chaque tête de bétail qui s'y rendait. Les marchand forains établissaient des loges et payaient un gâteau par foire. Sur cette place s'y tenait un marché chaque semaine.

En 1647, Christophe de Sève fait aveu pour un fief qu'il tenait de la mouvance du prieuré. Les Picpus de Moulins-Engilbert vendent l'étang Rapine au seigneur de la Montagne en 1660.

XVIIIe, la Révolution[modifier | modifier le code]

Le Château de la Montagne en fort mauvais état connaît un nouveau propriétaire en la personne de François Sallonyer de Montbaron. Décédé en 1754 ses biens allèrent à son fils Jean-Marie Sallonyer de Montbaron en 1770[5].

Un bornage réalisé par les moines du Prieuré en 1721, montre que cette institution jouissait de beaux droits seigneuriaux. Sa haute justice comprenait une partie du bourg et un hameau voisin et elle confinait avec celle du marquisat de Vandenesse. Dieudonné de Chandon, prieur, cède en 1733, la justice de Montjournal au seigneur de la Montagne, en échange des dîmes du lieu.

Le , un terrible ouragan s'abattit sur la ville, la foudre frappa la halle qui se trouvait derrière le château y mettant le feu au toit d'essaumes (bardeaux de bois) qui porté par le vent jusqu'au hameau de Clusebardenne qui fut ainsi incendié. Les ruisseaux devenus d'impétueux torrents emportèrent les chaussées des sept étangs de la seigneurie et comblèrent de terre et de pierres celui du prieuré.

En 1789, les vertus thérapeutiques de l'eau présente à Saint-Honoré-Les-Bains sont découvertes par le docteur Regnault de Lormes. Une première tentative d'exploitation commerciale de l'eau a lieu en 1812, sur initiative d'un médecin nommé Bacon Tacon, mais cela aboutit à un échec.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune, alors nommée Saint-Honoré, porta provisoirement le nom d’Honoré-la-Montagne[6].

XIXe - XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1820, commence le déblaiement de l'étang sous lequel se trouvait les ruines des anciens thermes. Ces travaux permirent de mettre à jour de nombreux fragments de marbre, des débris de tuiles à rebords, de briques romaines, de vases antiques dont certains portaient le nom de leur fabricant: « Biturix fecit ». Le projet de remettre les thermes en route n'ayant pas abouti, il fallut attendre 1838 pour que les fouilles reprennent. Elles permirent de mettre à jour d'anciennes piscines , en marbre blanc et on retira du fond des puits, plus de six cent monnaies d'empereurs romains dont: Germanicus; Claude; Néron; Vespasien; Titus; Domitien; Nerva; Trajan; Antonin le Pieux; Hadrien; Faustine; Sabine; Marc Aurèle; Lucius Verus; Lucille; Commode; Albinus; Alexandre Sévère; Gordien; Philippe; Claude le Gothique; Gallien; Salonin; Tetricus; Constantin Ier; Constantin II; Constant Ier; Constant II; Magnence; Julien; Valentinien.


Le marquis Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles fait construire des thermes qui ouvrent en 1855, et les sources sont déclarées d'utilité publique en 1860.

Au XIXe siècle, plus de la moitié de la commune était couverte de bois, son territoire pour l'autre partie produisait, céréales, châtaignes et un peu de vignes.

La période 1855-1930 voit une clientèle bourgeoise fréquenter l'établissement thermal. Cela amène la construction d'un casino, d'un théâtre, de courts de tennis, d'un centre équestre, du golf, de la piscine, et d'un kiosque à musique. Des hôtels et des villas sont alors construits. La ville est marquée par le thermalisme, qui permet son développement.

La Seconde Guerre mondiale met un terme à cette période faste. L'activité reprend après la fin des hostilités, mais la clientèle change et vient désormais pour de courts séjours. Ces mutations ont nécessité l'installation d'infrastructures sportives.

Les Américains rentrent dans Saint-Honoré le

C'est en 1974 que la commune distingue son nom en y ajoutant la terminaison les-Bains[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Parti : au premier de sinople au symbole alchimique du soufre d'or, au second d'argent au symbole alchimique de l'arsenic de sable ; le tout surmonté d'un chef bandé d'azur et d'or, à la bordure de gueules. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Civile[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789   Léger   Curé
1792 1793 Bourdot    
1793 1798 Danffard    
1798   Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles   Agronome
1872   Boyer Eugène   Directeur de La Poterie de la Montagne
1929 1944 Jacques Poulet    
1945 1959 Joseph Duriaux    
1959 1964 Henri Renaud    
1980 1989 Michel Vermaelen    
1989 -mars 2001 en cours Simone Rignault UMP Retraitée de l'éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Religieuse[modifier | modifier le code]

Curés
  • 1664 - Pierre Bonneau
  • 1709 - Cazio, il a laissé des notes sur le terrible hiver de cette année 1709 et indique qu'il y eut 25 naissances et 50 décès cette même année.
  • 1768 - 1792 - Léger
  • 1803 - Devulines
  • 1804 - Nozières
  • 1816 - Thiébaud
  • 1819 - Bonnefoy
  • 1822 - Chanson
  • 1820 - Gérard
  • 1826 - Marbot
  • 1837 - Régnier
  • 1855 - Brun
  • 1893 - Dourneau

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 835 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
805 779 782 925 1 051 1 096 1 168 1 245 1 233
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 248 1 245 1 332 1 400 1 506 1 629 1 716 1 663 1 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 749 1 683 1 615 1 293 1 334 1 301 1 350 1 351 1 330
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
993 977 958 831 754 763 848 846 840
2011 - - - - - - - -
835 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

École de garçons[modifier | modifier le code]

Une première école date de 1770M. Arpenteur assure l'enseignement jusqu'en 1808 et auquel succède jusqu'en 1828, Monsieur Mathé, un vieux soldat pensionné qui fut longtemps prisonnier. M. Morlet, chantre reprend les fonctions et de 1845 à 1878 ce sera Monsieur Dubreuil. Nous trouvons de 1885 à 1898 Monsieur Millet dans la fonction.

École des filles[modifier | modifier le code]

Dirigée par les sœurs de la Sainte Famille elle fut fondée en 1833 par le marquis Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles. Elle fonctionnait avec 5 religieuses.

Postes[modifier | modifier le code]

Le bureau de postes et télégraphes en 1894 était tenu par Madame Vaissier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Les thermes de Saint-Honoré-les-Bains

Civils[modifier | modifier le code]

Voie antique[modifier | modifier le code]

Située sur la route de l’Hâte. Silex brun rosé. Elle mène de Saint-Honoré-les-Bains à Alluy. Il s’agit d’un tronçon de la voie Bibracte-Decize-Bourges, empruntée par Jules César en 52 puis en 51 avant notre ère. Plusieurs allées du château de La Montagne (voir ci-dessous) suivent le tracé de la voie romaine.

Place du Vieux Marché[modifier | modifier le code]

Au bout de la rue de l'Échalotte se tenait depuis 1839 le marché, au lieu-dit l'Échalotte.

La Maison du Gué[modifier | modifier le code]

Au numéro 4 de la rue Charleuf, il s'agit de la plus ancienne maison (XIIIe siècle) et du plus haut bâtiment de la ville. Siège du fief du même nom, elle devint école en 1809 sur l'initiative d'un soldat dénommé Mahé qui fut longtemps prisonnier en Silésie, qui fut promu instituteur.

Dépôt de sel[modifier | modifier le code]

Maison sur la place du vieux marché qui servait de dépôt de sel provenant du grenier à sel de Moulins-Engilbert.

Grenier à grains[modifier | modifier le code]

Au numéro 20 de la rue, se tient un bâtiment qui servait de greniers à grains au château de la Montagne. Il est attenant à un autre bâtiment, le fief de Champclos qui hébergea une école privée pendant quelque temps. Une croix en fer forgé est toujours visible sur un pignon.

Puits communal[modifier | modifier le code]

Le puits communal est situé dans un passage qui rejoignait autrefois la rue de l'église. Il s'y trouve toujours de vieilles maisons des XVIIIe et XIXe siècles. Avant l'arrivée de l'eau courante, les habitants du quartier y puisaient l'eau.

Thermes de Saint-Honoré-les-Bains[modifier | modifier le code]

Les Thermes de Saint-Honoré-les-Bains sont bâtis sur l'emplacement des thermes romains, nommés Aquae Nisinei. Au Moyen Âge, le lieu où se situent les thermes romains est transformé en étang pour mettre fin aux pratiques superstitieuses attachées aux sources.

Une première société thermale commande en 1826 à l'architecte Charles Ledru la réhabilitation des thermes à partir des structures restantes. Ce fut finalement François Agnéty qui reçut cette commande et soumit un projet différent. Les premiers terrassements commencèrent le , mais le chantier fut abandonné, faute de liquidités.

Le marquis Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles ayant acquis les sources, décida de remettre les thermes en activités. Les thermes sont construits en 1854 d'après les plans d'Andoche Parthiot. Le pavillon d'entrée est construit en 1898 par Honoré Pons. Gros œuvre en pierre de taille, brique et calcaire.

Couverture d'ardoise et de zinc. dôme carré, toit à longs pans. Dans les années 1950, le directeur de l’établissement thermal charge l’artiste Christian Gerber de la création des baignoires et des mosaïques dans les thermes.
L'établissement thermal est situé dans un parc datant de la seconde moitié du XIXe siècle, mais dont l'aspect actuel date des années 1950 : les bancs, vasques et escaliers du parc sont créés dans les années 1950 par Christian Gerber. C'est l'ingénieur des mines Jules François qui se charge de la partie hydraulique. Les Thermes sont inaugurés en juillet 1855 et les sources déclarées d'utilité publique le . Ces eaux ont une origine pluviale, pénétrant dans le sol à une quinzaine de kilomètres à l'est de la station. Elles parcourent la distance en 20 ans à une profondeur de 2 500 mètres remontant à une température de 24 °C à 29 °C, chargées en minéraux : soufre et traces d'arsenic. Elles sont sulfurées et chlorurées sodiques. Elles furent commercialisées en bouteilles en 1886 et admises dans les hôpitaux parisiens, mais le succès ne dura pas.

En 1855, les eaux étaient réchauffées dans une chaudière à charbon, les équipements furent modernisés en 1897. En 1898, le pavillon d'entrée est recouvert d'un dôme à terrasse faîtière, œuvre d'Honoré Pons. Favret de Nevers réalise les céramiques qui recouvrent le sol du hall. Le plafond est également orné de céramiques.

Les cinq sources sont :

  • Acacia,
  • Crevasse :avec un débit de 6 m3/h, elle est à 24 °C ; c'est la moins sulfurée des trois.
  • Romains: avec un débit de 600 litres à l'heure, elle est à 26 °C.
  • Marquise dont l'eau était distribuée à la buvette dans des proportions recommandées par le médecin thermal.
  • Grotte, Puis ne furent plus utilisés que trois sources : Crevasse, Romains et Garenne: la plus sulfurée avec un débit de 24 m3/h, elle est à environ 29 °C.

Il y avait autrefois dans le parc des boutiques qui disparurent lors de la construction de la galerie marchande sous l'hôtel Bristol. Le pavillon des Fleurs est avec sa terrasse un lieu où l'on vient se désaltérer.

Le grand bassin du parc était alimenté par l'eau de l'étang Honoré et jaillissait par gravitation. Des courts de tennis furent aménagés au bas de l'hôtel du Morvan.

La Glacière[modifier | modifier le code]

Située dans les bois du Défend, elle servait à entreposer la glace recueillie l'hiver dans les étangs et elle était utilisée tout au long de l'année, particulièrement l'été. Elle existe toujours.

Le Casino[modifier | modifier le code]

Le premier casino fut construit en bois dans le style du chalet savoyard, avec les décors de bois ajouré que l'on retrouve dans plusieurs villas. Il avait une galerie couverte. Les tables de jeux consistaient en baccarat, roulette et boule. Ce premier édifice fut rasé pour une construction en béton. Plus tard, il abritera une discothèque. Par une nuit de 1988, le tout brûla en quelques heures. Aujourd'hui, Le Végas possède en plus 49 machines à sous : les bandits manchots, sa boule, son piano-bar et un restaurant.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Projetant les tout derniers films, Le Sélect offre une salle spacieuse et confortable. Il fut aussi théâtre.

Le Théâtre[modifier | modifier le code]

Il était contigu au casino et fut démoli pour réaliser une piscine de plein air. Il a vu passer des troupes parisiennes célèbres.

Espace Diogène[modifier | modifier le code]

Lieu d'expositions et ateliers de travaux manuels dont l'initiation au décor en faïence. Une ludothèque et la bibliothèque complètent les équipements culturels de la commune.

Relais de Postes[modifier | modifier le code]

C'est la grande maison au numéros 14 et 16 rue Henri-Renaud qui s'élève sur un étage. Sa façade fut entièrement restaurée, percée d'un immense porche. Elle était autrefois un relais de diligences et par la suite une coopérative de pains, utilisant plusieurs fours, l'un d'entre eux aux dimensions imposantes occupait il y a encore peu de temps la majeure partie de l'une des caves. Un dernier four subsiste dans une remise ouvrant sur une cour au centre de laquelle, une haute margelle signale un puits toujours utilisé. Le rez-de-chaussée de cette maison abrita jusqu'en 1970 un café restaurant.

Le Grand Garage[modifier | modifier le code]

Au numéro 3 de la rue Félicie-Musset, il fut construit en 1925. On pouvait y loger les luxueuses berlines des curistes fortunés de l'entre-deux-guerres et d'y loger leurs chauffeurs. Il pouvait abriter 80 véhicules.

Hôtel de Ville[modifier | modifier le code]

Ancien magasin de vente de tissus et de mercerie qui cessa ses activités en 1950. La municipalité en fit l'acquisition en 1967.

La Fontaine de la Dragne[modifier | modifier le code]

Au bas de la rue de l'église, à l'angle avec l'avenue du Général-d'Espeuilles, se trouve la fontaine de la Dragne "Allégorie de la Vouivre". Pour célébrer l'arrivée de l'eau courante à Saint-Honoré-les-Bains, la famille Walsdorff fit don de cette fontaine à la commune. Elle fut inaugurée en 1930, par Jacques Poulet, maire de 1929 à 1943.

Châteaux, manoirs[modifier | modifier le code]

Le château de la Montagne ;

Il s'agit de la première place-forte située sur la Vieille-Montagne, au sud-est du village. D'abord oppidum gallo-romain puis château fort, La Montagne occupe une position stratégique entre Bourgogne, Nivernais et Bourbonnais. Le château est détruit par les armées italiennes et allemandes entre 1512 et 1533. Ce qu’il en reste et les terres y attenant sont achetés par Guillaume des Jours, qui entreprend la construction d'un nouveau château fort, à l'emplacement actuel, plus accessible et plus agréable à vivre. Le château est acquis en 1714 par la famille Sallonnyer. Alors en mauvais état, il est en partie démoli par un violent orage en 1773 avant d'être reconstruit en 1776 sur les plans de l'architecte Jean-Baptiste Caristie. C'est peu de temps après, en 1786, qu'il est racheté par la famille d'Espeuilles, à qui il appartient encore aujourd'hui.

Au XIXe siècle, le propriétaire, le marquis Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles, fait construire une poterie en contrebas du château. Il charge également l'architecte Félix Duban de réaliser des travaux d'envergure pour embellir sa demeure. C'est ainsi qu'en 1839-1840 sont conçus l'escalier d'honneur, les salons de réception, la bibliothèque, et un jardin d'hiver aujourd'hui disparu. Classé monument historique.

Manoir de La Queudre 
Grande bâtisse avec une tour et des grands bâtiments agricoles. Cette antique demeure qui possède en une de ses caves un souterrain traversant la route en direction du château. Elle servit de logement au Docteur Eugène Collin, médecin inspecteur des eaux thermales de 1860 à 1883. Elle fut ensuite pendant de nombreuses années transformée en gendarmerie et prison. Il fut habité par le Dr Eugène Collin lorsqu'il avait la charge de l'inspectorat des thermes.
Manoir du Gué 
Fut transformé en école en 1809 par l'établissement d'un soldat promu instituteur. Cet homme avait été longtemps prisonnier en Silésie. Un notaire y demeura quelque temps, puis elle fut partagée entre plusieurs propriétaires et a perdu de son cachet par des rénovations multiples et peu appropriées à ses origines.

Rue Charleuf. Pierres du pays enduites à la Chaux. Ancien fief relevant du seigneur de la Montagne. Au XIXe siècle, cette bâtisse abrite une école.

Moulins[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, trois moulins sont présents sur la commune :

Moulin de La Queudre :

En pierre calcaire.

Moulin de Seu :

Attesté en 1427, un bail d'accense signé le entre Anne de Chandon et Ponthus de Cyberand son époux avec Claude Danteloup est conservé aux Archives départementales de la Nièvre[9]. En activité jusqu’aux années 1950

Moulin de Saint-Honoré :

Bâti en 1770 à l’endroit où se situent actuellement les thermes.

Moulin de la Queudre :

Construit en 1763, en activité de 1763 à 1933, et appartenant à la famille Perraudin depuis 1763.

Poteries, faïenceries[modifier | modifier le code]

  • Faïencerie Edmond Burlin :

Ouverte rue Jacques-Poulet par Edmond Burlin avant qu'il intègre la Montagne, en 1895. Il avait été formé comme décorateur aquarelliste sur faïence chez Trousseau & Cie à Nevers. Il décéda en 1900, âgé de 24 ans.

La poterie est fondée en 1840, et demeure en activité jusqu'en 1926. Philippe Thomas y initie la fabrication de grès, Burlin et Louis Jollivet y produisent de la faïence stannifère.

L'Art céramique renaîtra au XXe siècle à Saint-Honoré avec :

  • Céramique Raynal :

Claude Raynal en 1958, créa un atelier au 33, rue du Général-d'Espeuilles au centre du bourg, puis avec un associé Bernard Duvernoy de Moulins-Engilbert, pour une courte période. En 1971, il s'installe dans L'Artisanerie 18, avenue Eugène-Collin, puis il ouvre deux boutiques dans la galerie des thermes. Il ferme son atelier en 1986 et entre à l'Éducation nationale, comme professeur de céramique au lycée de Longchamp. Il a parmi ses élèves : Arnaud Chaudat qu'il retrouvera plus tard à Saint-Honoré. En 1977, libéré de ses obligations professionnelles, il fonde l'Association pour la Mémoire de la Poterie de la Montagne (AMPM) dont il fut le premier président.

  • Atelier de céramique Frédérique :

Arnaud Chaudat, ancien élève de Claude Raynal au lycée de Longchamp et son épouse Frédérique Ervas installent cette faïencerie en 2005 au 1, rue Eugène-Boyer. Lui est un potier et décorateur et Frédérique a une formation de décoratrice, reçue au CNIFOP. Elle s'est perfectionnée au tournage chez un potier de la Drôme.

Fermes[modifier | modifier le code]

  • Ferme de Cluze Bardenne :

Date de la 1re moitié du XIXe siècle. Gros œuvre en moellon et enduit, couverture en tuile plate. Située au lieu-dit Cluze Bardenne.

  • Ferme du Guet :

Au n° 28 de la rue Eugène-Collin, elle était autrefois une ferme dépendante du château de la Montagne. Bâtiments plusieurs fois rénovés.

Mémorial[modifier | modifier le code]

  • Monument à la mémoire de Claude Dellys aviateur, pilote d'essais, mort aux commandes d'un avion à réaction le à Gipcy dans l'Allier : elle est à l'angle de l'allée Claude-Dellys et de la place du 18-Juin-1940. Stèle en ciment et en bronze.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée de la Résistance
Musée de la Résistance
Le musée de la Résistance de Saint-Honoré-les-Bains 

rue Joseph-Duriaux. En calcaire et en granite. Construit en 1925, ce bâtiment est d’abord un hôtel tenu par son fondateur, Georges Perraudin. Durant la Seconde Guerre mondiale, il devient un hôpital militaire, puis un dépôt de l’armée allemande. Il est ensuite utilisé par la Résistance en tant que centre de lutte contre le STO et PC de la résistance de la Nièvre.
Transformé en musée de la résistance. On y trouve des périodiques français et allemands d’époque, des tracts et des affiches.


Musée de la résistance, consacré à la Seconde Guerre mondiale est un musée d'histoire où le visiteur se trouve au contact direct de milliers de documents et d'objets authentiques recueillis pour les plus nombreux - parfois dans des conditions très risquées - par un ancien élève du lycée de Nevers.

C'est par la revue bimensuelle L'Armée Moderne de terre, de l'air, de mer (1931) que début l'exposition. Elle se poursuit chronologiquement jusqu'à un souvenir remis par la communauté des Sœurs de Saint Gildard rappelant les soins prodigués par des médecins de Nevers à sœur Mary Noëlle Grégory, irradiée à Nagasaki le . Elle comporte journaux, revues, livres, affiches, tracts, dessins, aquarelles, tableaux, dont un de François Gall, peint en 1945, intitulé : Les Otages, offert par sa fille... français, anglais, allemands, gaullistes, communistes, collaborateurs... tels qu'ils ont été trouvés, pris, décollés, donnés...

Ce musée est installé dans l'Hôtel du Guet construit par Georges Perraudin et sa famille en plein cœur de Saint-Honoré-les-Bains. Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Georges Perraudin ne supportera pas la présence allemande dans « son » hôtel. Un chapitre de livre de l'historien Jacques Canaud, Les Maquis du Morvan, est consacré à son rôle exemplaire pendant l'occupation en faveur de sa ville, des requis du STO, des dirigeants de la Résistance nivernaise, du maquis Louis...

Du reste, il sera cité par le chef des armées alliées parmi les mille résistants ayant particulièrement aidé lors du débarquement et des combats qui l'ont suivi. Le musée rend hommage aux familles Sarrette, Mackensie, Berthin et des maquisards qui par leurs dons ont permis de présenter archives et armement de l'un des plus importants maquis du Nivernais et du Morvan, le maquis Louis.

Les Scieries[modifier | modifier le code]

Saint-Honoré posséda trois scieries : une route de Luzy, une seconde route de Rémilly et la troisième aux Loges de Rémilly.

Les Hôtels[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique)

Parmi les nombreux hôtels de la ville, la famille Walsdorff, originaire de Basse Lorraine, fit construire l'hôtel Bellevue, et prit progressivement la gestion de tous les grands hôtels : Les Bains, Le Morvan, Vaux-Martin devenu Regina, le Bristol-Thermal et le Parc. Les têtes couronnées fréquentèrent, cette station thermale en raison, semble-t-il, de sa proximité avec Paris. Ainsi, le Duc d'Aumale fit-il bâtir les deux loges encore visibles, en parfait état, sur la route de Vandenesse.

Hôtel des Bains :

appelé également hôtel des Thermes. Propriété de la société thermale, c'est le plus anciens des hôtels construits à destination des curistes : il figure au cadastre de 1854. il jouxte l'hôtel Bristol dont il devint l'annexe jusqu'à un passé récent.

Hôtel Bellevue :

Propriété de la famille Walsdorff qui le fit construire, au 20 rue Jean Mermoz, vers 1880. Il jouxtait l'hôtel Vaux-Martin, repris par la suite par les Walsdorff et rebaptisé Régina. Ces deux hôtels furent repris par la Sécurité Sociale pour en faire un centre d'enfants. ils furent démolis entre 1962 et 1963 et remplacés par des bâtiments plus fonctionnels, qui abritent aujourd'hui un centre d'apprentissage géré par La Maison Familiale Rurale.

Hôtel Bristol :

Anciennement hôtel Thermal. Il fut construit par la Société Thermale à la fin des années 1920 et terminé en 1930. Il jouxte l'hôtel des Bains qui devait être abattu par la suite. L'extrémité droite du bâtiment comporte au quatrième étage des fenêtres en arrondi qui auraient matérialisé le centre de l'hôtel si celui-ci avait été achevé.

Castel des Cèdres :

Construit entre 1885 et 1888 pour le Docteur Breuillard. Cette bâtisse somptueuse ressemble à un petit château sur la route de l'Hâte, au croisement de la rue des Caves. Construite en grès rouge foncé et ocre. Elle possède une tour ronde, puis une tour carrée qui fut rajoutée. Le docteur était un amoureux des pierres du Morvan et veillait à l'ordonnancement de celles-ci dans la construction de sa maison. Elle était classée villa avant de devenir hôtel.

Hôtel Le Centre :

situé au carrefour, au centre du bourg ; autrefois café Raynal.

Hôtel Michel Gauthé :

Occupait plusieurs maisons jouxtant l'ancien café du Parc. Aujourd'hui redevenues des maisons particulières.

Hôtel du Guet :

Il fut édifié en 1924 par Mario Cavacini, architecte italien pour Georges Perraudin. Il devint pendant le Seconde Guerre mondiale, un des hauts lieux de la Résistance. Il est devenu le musée de La Résistance en Morvan.

Hôtel Hardy :

Au numéro 2 de la rue Jean-Mermoz se dresse cette construction en pierre enduite de 1875 pour Pierre Hardy. L'hôtel fut modifié après l'incendie de 1900, l'étage mansardé fut supprimé pour un troisième niveau. La tour carrée fut également remplacée par une demi tour sur le mur gauche face à l'entrée. François Mitterrand y séjourna à plusieurs reprises. Cette demeure est aujourd'hui à vendre.

L'Hôtel Lanoiselée :

À l'origine, hôtel de la Boule d'Or , ouvert vers 1880 ; il est situé à l'angle de l'avenue Eugène-Collin et de la rue des Caves.

Hôtel Jolly-Maribas :

Cette grande bâtisse, encore en activité en 2005 est située dans la rue de l'Église. Il est aujourd'hui fermé. Un tarif de 2005 reste affiché à l'une des vitres de la façade sur rue. L'autre façade sur la cour intérieure laisse voir une tour. Il fut transformé en hôpital pendant la Grande Guerre.

Hôtel du Morvan :

Ou Morvan-Palace, rue Jean-Mermoz. Il fut construit vers 1860 par la société Thermale et ne comportait à cette époque que la partie centrale. Deux ailes et une salle de restaurant furent rajoutées vers 1900 ; dans cette configuration, il avait une capacité de 200 lits et 300 couverts. La famille Walsdorff fut chargée de sa gestion et organisa un service de voitures qui faisait la navette des gares de Vandenesse et de Rémilly. Il servit de décor au film de Louis Malle Le Souffle au cœur. Le bâtiment qui lui fait face, le "Tournebride" était une annexe de l'hôtel du Morvan. Le casino actuel Le Vegas est installé dans l'ancienne salle de restaurant du Morvan.

Castel du Parc :

Construction réalisée pour le docteur Breuillard, entre 1885 -1888 ainsi que le Castel des Cèdres qui lui fait face, avec la même roche aux délicates nuances multicolores extraite de la carrière de la Hâte, toute proche. La reine Isabelle II d'Espagne, en disgrâce, exilée en France, fit plusieurs séjours à Saint-Honoré. Elle demeura un temps dans la suite située au premier étage du Castel du Parc qui conserva son linge de chambre jusqu'au milieu des années 1970. Jules Renard, dans ses mémoires, fait allusion à la royale présence. Acheté par la Société thermale qui y fit des agrandissements en 1920. Il connut différents propriétaires avant de fermer dans les années 1970. L'hôtel du Parc, plus grand édifice de Saint-Honoré avec les termes et l'hôtel du Morvan, appartient à un Italien qui malheureusement le laisse à l'abandon depuis plusieurs années. Il est en ruines, la toiture est éventrée ainsi que la façade arrière. Il est pourtant inscrit à l'inventaire du patrimoine notamment, pour l'importance de sa toiture couvrant un ensemble de volumes subtilement agencés.

Hôtel de la Poste :

Il connut différentes appellations : hôtel de la Gare; hôtel des Petits Lapins; hôtel de La Renaissance ; aujourd'hui pizzeria. Il est situé avenue du Général-d'Espeuilles.

Hôtel du Pré Fleuri :

22 avenue Jean-Mermoz prit la succession d'une pension de famille, Les Romains.

Hôtel Régina :

Anciennement hôtel Vaux-Martin, du nom de ses premiers propriétaires. Repris par Pierre Walsdorff, qui possédait également l'hôtel Victoria à Cannes, il fut rebaptisé Regina. Sur une carte publicitaire, il est inscrit que l'hôtel possède salles de bains, électricité, un grand parc et un tennis. Il formait un ensemble au 20 rue Jean-Mermoz avec l'hôtel Bellevue. Tous deux seront démolis entre 1962 et 1963, pour faire place à un centre pour enfants ; aujourd'hui Maison Familiale Rurale , centre d'apprentissage.

Hôtel Henry Robert :

Un prince russe aurait imaginé la villa qui devint ensuite l'hôtel Henri Robert, situé dans le bourg et aujourd'hui fermé. Elle portait le nom peint sur sa façade de Villa Sainte-Marie qui fut complètement effacé. La table de l'hôtel, étoilée au Michelin, était réputée.

Hôtel Rose-Marie :

Situé à l'angle des rues du Dr-Segard et Rémilly ; ouvert en 1937, c'est le dernier hôtel construit dans la ville.

Hôtel Saint-Louis :

Installé à un époque dans une partie des bâtiments de l'ancien Prieuré Saint-Honorat de Saint-Honoré-les-Bains, qui possède un toit à quatre pans. Classé Site Clunisien.

Hôtel des Thermes :

Situé rue de l'église, il possède une girouette ancienne. Il semble qu'à l'origine il s'agisse d'un ancien relais de diligence. abrite aujourd'hui des meublés pour curistes.

Ancien hôtel des Thermes :

rue Joseph-Duriaux, juxtaposé à l'hôtel Bristol; voir hôtel des Bains

Le Tournebride :

Voir Hôtel le Morvan.

Hôtel Vaux-Martin :

Au numéro 20 de l'avenue Jean-Mermoz. aujourd'hui disparu, il possédait des jardins magnifiques. Repris par Pierre Walsdorff il fut rebaptisé Regina (voir ce nom)

Les Villas[modifier | modifier le code]

Le Bon Accueil:

Construite vers 1900, allée de la Frénaie pour un industriel du meuble d'Autun : Bertrand Mercier elle changera de nom: La Frênaie et de destination : maison d'enfants entre 1937 et 1999. Elle comporte une tour carrée coiffée d'un toit en pavillon débordant soutenu par des barreaux en bois taillés contrastant avec une frise en céramique émaillée de couleur turquoise.

Ariel:

Chalet, allée des Pins, acquis par Claude Dellys en 1935 dans le quartier des Garennes, construit en 1930. Il comporte 6 pièces : salon, cuisine et quatre chambres, avec terrasse couverte à l'arrière. Il avait posé une plaque émaillée indiquant : Ariel II, en souvenir des hélicoptères expérimentaux qu'il pilota.

Bellevue :

Villa en style de chalet construit en 1888, il fut la propriété de la famille Walsdorff.

Les Bouvreuils :

Autrefois Villa Jeanne : Elle fut la propriété d'un des directeurs des thermes : Monsieur Lesage. C'est lui qui embellit cette demeure d'une pergola d'un tennis et d'une pièce d'eau, ainsi que des aménagements intérieurs.

Les Buissonnets 

Fut pendant très longtemps une pension de famille. Escalier de façade en fer à cheval. Elle fut dite aussi La Malinière

La Bussière :

Route de Rémilly, manoir anglais de style Renaissance dans un parc de résineux dite jadis La Malignière.

Le Bois Joli :

Cette élégante villa au bord du bois des Garennes a subi quelques transformations. Parmi les gens qui y vécurent : Jeanne Reimbolte, artiste peintre, élève d'Édouard Pail artiste peintre. Ce dernier séjourna chez sa sœur qui possédait une villa au 20 bis rue des Caves, dans la commune.

Le Chalet :

Au numéro 11 de la rue Eugène-Collin, fut longtemps attenant aux Charmilles, ( à sa gauche) ancienne pension de famille construite en 1840 sur les plans de l'architecte Eugène Parthiot. L'écrivain et cofondateur de l'Académie du Morvan: Joseph Pasquet y venait en vacances chez son grand-père. Très jolis lambrequins très ouvragés qui ornent la toiture, typiques des villas thermales de la fin du XIXe siècle.

Le Chalet Bellevue :

12 avenue Jean Mermoz dit aussi Chalet Walsdorff, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle vraisemblablement vers 1860, il fut longtemps la propriété de la famille Walsdorff.

Les Charmettes :

villa dans la rue Claude-Dellys

Les Charmilles :

Rue Eugène-Collin, construction de 1840, elle fut la propriété de la famille Pasquet. À la fin du XIXe siècle un chalet y fut rajouté en bordure de route. C'est l'œuvre de l'architecte Andoche Parthiot qui fut Prix de Rome. Cette bâtisse possède un toit au décor en bois ajouré fort beau. Joseph Pasquet , auteur de En Morvan y passait ses vacances étant enfant. Elle fut longtemps attenante au Chalet, ancienne pension de famille.

Elysa: (Élisa)

7 rue Eugène Collin, construite vers 1900 pour un ancien tambour-major de Napoléon III dont la fille Carlotta (est-ce Carlotta Grisi?) triompha dans la danse classique. Elle possède de curieuses cheminées en terre cuite en forme de dragons et les chaînages d'angles sont ornés d'une alternance de briques rouges et noires et de pierres blanches.

La Frénaie :

Avenue Jean Mermoz ou Villa Bon Accueil.

Les Jasmins :

Situé en face l'hôtel Henri Robert, elle existe toujours.

La Malignière :

Aujourd'hui La Buissière, style du manoir anglais Renaissance fut construite dans les années 1920 pour le Dr Odin. Elle porta différent noms dont : Sur les Près ; Villa Pons ; La Malignière . Elle devint la propriété du Dr Pons qui y avait son cabinet et qui habita une seconde villa du même nom sur la route de Rémilly, qui fut démolie en 1961.

Marguerite :

Au numéro 17 de la rue, elle fut construite par l'architecte Georges Théodore Renaud, qui conçut également les plans de l'église de Bethléem à Clamecy. Elle est aujourd'hui devenue une pharmacie. Sa façade fragilisée fut plusieurs fois modifiée dans sa partie supérieure.

Marinette :

C'est la villa perchée sur les pentes des bois de Garennes de style Art déco dont la façade est ornée d'un portique aux colonnes monumentales que l'on voit depuis la place en contrebas, est l'œuvre de l'architecte Georges-Théodore Renaud dans les années 1930 pour Paul Demoule, le propriétaire de l'hôtel de France à Nevers.

La Morvandelle :

Au 15 Avenue Jean Mermoz, appartenait à la Société Thermale qui y logeait son directeur, juste après le camping des Bains. C'est une construction classique dont la façade est ornée de briques rouges formant des dessins géométriques.

Miraflores :

Villa que fit construite rue de la Chaume l'Ambassadeur du Panama en France, Monsieur Raoul Amador, Président du Conseil de la Société des Nations, Officier de la Légion d'honneur. C'est pour son épouse de nationalité française, qui souffrait d'asthme et qui fréquenta la station plusieurs années qu'il l'a fait construire. Elle fut achevée en 1924 et vendue en 1933 à Monsieur Bétoule-Ducancel, Maître de Forges.

Les Myosotis :

Villa remaniée. Elle fut la propriété de Monsieur Carez qui roulait en limousine avec chauffeur. Cette famille a fait construire la maison des sœurs dont la famille d'Espeuilles assurait l'entretien. Une plaque sur la façade de la maison rappelle les faits. Elle possède des flèches élancées.

Le Pavillon :

Construite pour le docteur Sylvestre qui y avait son cabinet, elle fut transformée pour devenir l'habitation des directeurs du CTRR ( maison d'enfants créée et gérée par la Caisse d'assurance maladie). Elle est au numéro 6 de la rue Félicie Musset.

Pavillon Rose :

26 rue Jean Mermoz. Celui-ci et le suivant faisait un ensemble construit pour le Duc d'Aumale. Les deux petits castels possèdent en outre un grand nombre de dépendances. Ce bâtiment est décoré par des briques vernissées rouges et noires qui donnent à l'ensemble un aspect très original. Ce pavillon possède un balcon. Une remise de forme octogonale qui servait à garer les calèches se situe à la droite des bâtiments dans le parc.

Pavillon Blanc :

Au 26 bis rue Jean Mermoz, il est plus particulièrement dominé par la couleur bleue dans son état actuel. C'est aujourd'hui un gîte.

Les Pins :

Cette villa au 29 rue Eugène Collin fut construite vers 1885 et aurait abrité la reine Ranavalona III pendant son exil. La Reine Isabelle II d'Espagne y fit plusieurs séjours pendant sa disgrâce.

La Rouveyre :

27 rue Eugène Collin, construite en 1885, pour le Dr Eugène Collin lorsqu'il perdit l'inspectorat des thermes et qu'il quitta le Manoir de la Queuldre. Elle fut la propriété quelque temps de la famille Walsdorff. Durant l'année 1940, le cinéaste Charles Matton y vécut avec sa famille, son séjour lui inspira le films : « Lumières des étoiles mortes »

Les Roses :

Avenue du Général-d'Espeuilles, elle datait du XIXe siècle et fut démolie il y a quelques années.

Serpolette :

Avenue Jean-Mermoz, au coin de la rue de la Chaume. Villa au style de chalet montagnard (bleu). Elle fait partie du legs attribué en 1910 à la commune par Firmin Bazot, banquier de Moulins-Engilbert, et célibataire. En reconnaissance, la municipalité a donné son nom à la place où est située la mairie.

Les Sorbiers :

Autrefois Villa des Bruyères cette ravissante bâtisse fut édifiée à l'angle de la rue du Dr Ségard et de la rue de Rémilly. Le soubassement du toit est orné de céramiques. Une lanterne éclaire la rue.

Suzanne :

Au 8 avenue Jean-Mermoz. Très grande bâtisse, avec dépendances pour le personnel et des remises pour les chevaux et les calèches. On y accède par une grille qu'encadrent deux énormes sequoias. À noter que dans le retour d'angle de la villa se trouve une tour tronquée au premier niveau et qu'elle est coiffée d'une flèche que surmonte une chimère. Décor de bois ajourée. Balcons et balustres aux fines sculptures. Le Dr Comte, médecin consultant à Saint-Honoré et ORL y exerça.

Les Terrasses :

Avenue Jean-Mermoz, à l'angle de la rue de la Chaume. Construite vers 1883 pour le docteur Comoy père par l'architecte Andoche Parthiot, Prix de Rome. Ses terrasses furent recouvertes récemment. Les fenêtres sont ornées de pilastres. Elle possède une lucarne à fronton sculpté et une corniche à modillons.

Les Troènes :

Au numéro 26 de l'avenue Eugène Collin elle est ornée d'un large bandeau décoratif en enduit coloré représentant des fleurs stylisées d'inspiration Art nouveau. La façade en pierres de grès est ornée de quelques frises de briques rouges.

Villa du Dr Comoy fils :

Successeur de son père il s'installe dans cette belle villa que jouxte un petit bâtiment préexistant la bâtisse et dans lequel il reçoit ses patients.

Villa Renard:

Rue du Docteur Segard, une charmante villa aux avancées de toits finement travaillées et parées de céramiques se cache à l'ombre d'un cèdre majestueux. Elle appartenait aux docteurs Renard, père et fils ( volets bleus )

Parc des Loges[modifier | modifier le code]

Dans l'avenue Jean Mermoz, un ravissant châtelet flanqué d'une tour, ainsi qu'un bâtiment à usage de logement et de remise accolé également à une tour de briques vernissées polychromes, très bien restauré.

Religieux[modifier | modifier le code]

Le Prieuré Saint-Honorat[modifier | modifier le code]

  • Le Prieuré Saint-Honorat de Saint-Honoré-les-Bains, Ancien prieuré bénédictin, rue de l'église : fut fondé en 1106 sur une terre donnée aux bénédictins de La Charité-sur-Loire par Hugues de Châtillon, seigneur de la Montagne. L’église Saint-Loup avait pour vocation originelle de servir de chapelle au prieuré, avant de devenir église paroissiale . Celui-ci s'élevait au sud de l'église abbatiale. Il reste aujourd'hui un bâtiment avec un toit très pentu à quatre pans avec une cheminée centrale. Fut un temps transformé en hôtel. Ce bâtiment est classé Site Clunisien

Église Saint-Loup[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Loup

Construite au XIIe siècle, comme église prieurale elle fut incendiée par les huguenots en 1569 et reconstruite en 1601 dans le même style roman primitif. Jugée trop petite vers 1870, elle est détruite et reconstruite en deux temps. La nef est rebâtie en 1875, par Andoche Parthiot, architecte à Château-Chinon (Ville). Le chœur, le clocher, le transept sont construits en 1907, d'après les plans établis par l'architecte Prosper Bobin. Le gros œuvre est fait de moellon, d'enduit et de calcaire; la couverture du toit est en ardoise, sur une charpente réalisée par des charpentiers de Saint-Honoré: les frères Théodore et Pierre Mauvetu. Les cloches, offertes par la famille d'Espeuilles, se nomment Louise et Théodorine, d'après les prénoms du Marquis (Théodore) et de la Marquise (Louise) d'Espeuilles. Cette famille offrit également les trois vitraux du chœur, représentant des scènes de la vie de saint Loup, on peut y voir dans la partie basse de chacun d'eux le blason de cette maison. Un des vitraux représente la vie de saint Honoré (Santus Honoratus) se trouve à l'entrée de l'église, les deux autres dans le transept. Ils sont dédiés à Jean de Chandon, conseiller du roi en 1598 et furent offerts par la famille d'Espeuilles.

Une statue de la Vierge sera mise en place au-dessus du porche en 1952-1953, ainsi qu'une horloge un peu plus tard sur le clocher.

Chapelle des Thermes[modifier | modifier le code]

La Chapelle du Sacré-Cœur fut construite vers 1860. Elle possède une très belle charpent cachée aujourd'hui par des lambris. Le peintre Alphonse Osbert participa à la décoration de celle-ci en 1924.

Le Nonce Apostolique Monseigneur Roncali, futur Pape Jean XXIII y célébra un office[10].

Les chars fleuris[modifier | modifier le code]

« Saint-Ho » connaît des événements exceptionnels tels qu'un défilé annuel de chars fleuris, emmenés par de très anciens tracteurs issus de collectionneurs.

Enseignements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Piscine municipale: découverte et couverte, jacuzzi et sauna, appareils de musculation et séances d'aquagym
  • Mini-Golf 9 et 18 trous du Parc thermal.
  • Tennis club, 5 surfaces en terre-battue, deux en quick et un court couvert. Organise deux tournois: celui des vétérans et le tournoi du 15 août
  • Tennis de table
  • Pétanque
  • Terrain de foot
  • Parcours santé
  • Randonnées: pédestres, équestres et VTT.
  • Équitation

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités de la commune[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique)

  • Jean Bouquette, musicien
  • Eugène Collin, médecin inspecteur des Eaux Minérales, qui de 1860 à 1902 se dépensa sans compter pour développer le thermalisme de la station de St Honoré qui prit ainsi rang parmi les plus grandes stations thermales de l'époque. La municipalité a donné son nom à une rue.
  • Claude Dellys (1912-1952), aviateur, pilote d'essais, résistant, inhumé au cimetière communal.
  • Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles (1803-1871), sénateur sous le Second Empire, qui contribua à la prospérité du village en y développant l'activité thermale puis en construisant la Poterie de La Montagne, qui fournit de très belles pièces avant de cesser son activité entre les deux guerres mondiales.Il fut aussi chasseur et veneur , bouton de l 'équipage Rallye Bourgogne dont un bas -relief relate les exploits dans l 'ecalier . Il existe une fanfare "la d 'Espeuilles " .
  • Marie Louis Antonin Viel de Lunas d'Espeuilles (1831-1913), fils du précédent, Général d'Empire. Il faisait partie de la Maison du Prince Impérial (Napoléon Eugène Louis Bonaparte, fils de Napoléon III), au titre d'Aide de Camp. Il épousa Caroline de Bassano, petite-fille d'Hugues-Bernard Maret, duc de Bassano.
  • Renée Gorce, musicienne, mère de Jean Bouquette.
  • Georges Perraudin (1896-1977), hôtelier, patron de l'Hôtel du Guet et résistant

Personnalités ayant fréquenté la station[modifier | modifier le code]


Iconographie[modifier | modifier le code]

  • 1858 - Vue des Thermes de St Honoré gravure anonyme (Médiathèque Jean Jaurès de Nevers)
  • 1880ca - Saint-Honoré-les-Bains avec les thermes sans la rotonde, au milieu dans le par une femme et une enfant en robe jaune, affiche, lithographie, Sbg, dim; 102 cm x l: 70 cm de Frédéric Alexianu dit Hugo d'Alesi (1849-1906), (Collection du Conseil général de la Nièvre. AD)
  • 1888 - Vues de Saint-Honoré-les-Bains , par Louis Morel-Retz dit Stop et Édouard Riou, dans : Guide de Saint-Honoré-les-Bains d'Henri Collin.
  • 1889 - Saint-Honoré-les-Bains, 1vol, avec 50 vignettes par Édouard Bajot (1853- ?), texte de Dr Pierre-André Comoy.
  • 1889 - Saint-Honoré-les-Bains, 1vol, illustré par François Barillet (1849-1911)
  • 1890 ca - Saint-Honoré-les-Bains, femme en robe rouge à pois blancs, affiche anonyme, Imp Marcel Picart, 10 rue de Rochechouart, Paris, dim; 120 cm x l: 80 cm, (Collection du Conseil général de la Nièvre, AD)
  • 1895 ca - Saint-Honoré-les-Bains Billets circulaires à prix réduits, anonyme, affiche lithographie, dim; h: 100 cm x l: 70 cm, Une femme en jupe noire, tenant un vélo à la main parlant avec une femme en jupe jaune assise sur un âne, ( Collection du Conseil général de la Nièvre)
  • 1898 ca - La piscine thermale , gravure (archives départementales de la Nièvre)
  • 1900 ca - Les Thermes de Saint-Honoré-les-Bains, PLM, vue plongeante sur les thermes avec la rotonde, lithographie de Louis Tauzin (1842-1915), Sbd, dim; h: 104,5 cm x l: 75,5 cm, ( Collection du Conseil général de la Nièvre)
  • 1900 ca - Saint-Honoré-les-Bains , par Henry Ganier dit Tanconville (1845-1936), pour PLM, vue des thermes depuis le parc, nourrice au premier plan avec nœud alsacien dans les cheveux, plus en arrière, deux militaires, une femme peint sur un chevalet, affiche lithographie, Sbd, dim; h: 105,5 cm x l: 74,5 cm, (Collection du Conseil général de la Nièvre)
  • 1919 ca - Saint-Honoré-les-Bain, affiches, illustrations, croquis et hors-texte en couleurs de Roger Broders (1883-1953)
  • 1920 ca - Le Gol de Saint-Honoré-les-Bains , par Roger Broders
  • 1925 ca - Le Parc, photo de E. Bélile à Nevers.
  • 1928 - Saint-Honoré-les-Bains, tennismans, pour PLM, par Roger Broders, madame en robe blanche assise dans l'herbe avec sa raquette et regardant les thermes en contrebas., Sbd, dim; 99,5 cm x l: 62,5 cm, (Collection du Conseil général de la Nièvre)
  • 1930 ca - Providence des voies respiratoires PLM, St Honoré-les-Bains, affiche lithographie, couleur verte dominante, enfants jouant dans le parc, dim; h: 100 cm x l: 63 cm, (Collection du Conseil général de la Nièvre)
  • 1935 - Providence des voies respiratoires, Saint-Honoré-les-Bains, affiche lithographie de Jean Boyer (1905-1980), Sbd, dim; h:  cm x l:  cm, (Collection du Conseil général de la Nièvre)
  • 1996 - Saint-Honoré-les-Bains, Bourgogne, Le Morvan de Sempé, affiche offset, de Jean-Jacques Sempé Sbg, dim; h: 80 cm x l: 60 cm, (Collection de la Ville de Saint-Honoré-les-Bains)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charleuf, Études archéologiques sur les sources de Saint-Honoré-les-Bains.
  • Dr Eugène Collin & Charleuf, Saint-Honoré-les-Bains, guide médical et pittoresque , Moulins, Desrosiers, 1865. (Médiathèque Jean Jaurès de Nevers)
  • Mlle Elisa Chevalier, Guide pittoresque dans la Nièvre et spécialement dans Nevers, aux eaux de Pougues et à l'établissement thermal de St Honoré-les-Bains (Morvan), et leurs environs, Nevers, Prosper Bégat, 1857 (ex conservé Médiathèque Jean Jaurès de Nevers)
  • M. V. Guéneau, Saint-Honoré-les-Bains, notice historique , 1877.
  • Dr Henri Collin, Guide de Saint-Honoré-les-Bains , illustré par Louis Morel-Retz dit Stop et Édouard Riou, 1eréd, 1888, 2e éd, Paris H. Lecène et H. Oudin, Paris, 1889.
  • Dr Henri Ducros, Les mosaïques du parc ou sujet helvétique à Saint-Honoré-les-Bains, dans : Vents du Morvan , N°3 de l'hiver 1999-2000.
  • Dr Henri Ducros, Saint-Honoré-les-Bains, 1992. réédition partielle 2012, éd. Tarmeye, 60.p.
  • Monique Delarue, Henri Ducros, Michel Fréguin, Henri Olivier, Mémoire en Images: Saint-Honoré-les-Bain, éd. Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2005, 128.p, nombreuses illustrations. (ISBN 2-84910-249-0).
  • M. Gauthier, Au carrefour des trois provinces, 1989.
  • Charles Pomerol & Jean Ricour, directeurs d'édition, Terroirs et thermalisme de France, 1992, éd du BRGM.
  • Collectif, dans : La Camosine , Annales du Pays Nivernais N°88, 1997, Association pour la mémoire de la poterie de la Montagne Claude Raynal, président. 40 pages, couv ill.
  • Dr Constantin James, Guide pratique du médecin et du malade aux eaux minérales de France et détrangers, Paris, librairie Victor Masson, 1858 (Médiathèque Jean Jaurès de Nevers)
  • MM. O. Henri & Ch. Racle, G. Camille Allard, Guide médical aux eaux sulfureuses thermales de St Honoré-les-Bains, Nevers, P. Bégat, 1857.
  • Collectif, Saint-Honoré-les-Bains, guide 1902, pour les baigneurs et touristes, Tours, Imprimerie Tourangelle, 1902 ( Médiathèque Jean Jaurès de Nevers)
  • Journal Saint-Honoré-Thermal, première parution en 1901. Hebdomadaire en saisons et mensuel le reste de l'année. Rédacteur en chef: Auguste Parmentier.
  • Anonyme, Notice sur la station therm-minérale de Saint-Honoré-les-Bains, Nevers, 1889, Imp. Fay: Vallière, Successeur.
  • Collectif, Agenda PLM de 1931 , Chemins de Fer Paris, Lyon, Méditerranée nombreuses illustrations de Saint-Honoré-les-Bains, 1931, Paris (Médiathèque Jean Jaurès de Nevers)
  • Anonyme, Dépliant sur les stations thermales du Centre de la France édité par la Fédération thermale du centre de la France, Moulins, Imp Le Progrès, 1935 (Médiathèque Jean Jaurès de Nevers)
  • Marcel Moutet, La fête des fleurs à Saint-Honoré-les-Bains , Précy-sous-Thil: éditions de l'Armançon, 2013.
  • Marcel Moutet, Les Thermes de Saint-Honoré-les-Bains, dans Vents du Morvan N°22 du 1er juillet 2006, pp.50-53.
  • Marcel Moutet, Les Thermes de Saint-Honoré-les-Bains (suite), dans Vents du Morvan , N°23 du 1er octobre 2006, pp. 8-12.
  • Fabrice et Yveline Cario, Saint-Honoré-les-Bains, la perle du Morvan, Préface de J. Verrier, Autun: La Licorne, 1984.
  • Collectif, avant-propos de Mauricette Maître et Simone Rignault, Les Stations Thermales nivernaises; Pougues-les-Eaux et Saint-Honoré-les-Bains, dans les Annales du Pays nivernais, La Camosine, N°152, 2e trimestre 2013, Varennes-Vauzelles, Impr. Guillaudot. 48. p.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aymoin, moine de Fleury-sur-Loire, décédé en 1008,De Antiquitalibus ecclesisticis, Cologne, 1500,
  2. Jacques-François Baudiau, Le Morvand, 1865; 3e éd. Guénégaud, Paris, 1965, 3 vol., t.I, p.588.
  3. Baudiau, op. cit, t.I, p.597, éd. Guénégaud, 1965.
  4. paragraphe extrait de l'ouvrage du Dr Henri Ducros Saint-Honoré-les-Bains, 1992, avec l'aimable autorisation de l'auteur.
  5. Les Sallonyer originaire de Moulins-Engilbert
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Honoré-les-Bains », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 5 août 2012)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. Bail d'accense : AD 58- 3.E.56 723.
  10. L'Info de St Ho, Bulletin municipal, octobre 2006, n°21, p; 5/16 pp.
  11. L'Info de St Ho, octobre 2006, p.5/16 pp.