Magny-en-Vexin

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Magny-en-Vexin
Église Notre-Dame-de-la-Nativité
Église Notre-Dame-de-la-Nativité
Blason de Magny-en-Vexin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Jean-Pierre Muller
2008-2014
Code postal 95420
Code commune 95355
Démographie
Gentilé Magnytois
Population
municipale
5 858 hab. (2011)
Densité 418 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 00″ N 1° 47′ 00″ E / 49.15, 1.7833 ()49° 09′ 00″ Nord 1° 47′ 00″ Est / 49.15, 1.7833 ()  
Altitude 78 m (min. : 63 m) (max. : 149 m)
Superficie 14,02 km2
Localisation

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Magny-en-Vexin

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Magny-en-Vexin
Liens
Site web http://www.magny-en-vexin.fr

Magny-en-Vexin est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle inclut les villages d'Arthieul, de Blamécourt, de Velannes la Ville et de Velannes le Bois.

Ses habitants sont appelés les Magnytois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Magny-en-Vexin est située à l'extrémité nord-ouest du département du Val-d'Oise, au sein de l'ancienne province du Vexin français. Son canton touche à la fois à la Haute-Normandie et à la Picardie. Sa situation en fait un carrefour privilégié, au croisement de deux routes, celle de Paris à Rouen (ancienne Route nationale 14, devenue RD 14 depuis 2006) et celle de Mantes-la-Jolie à Beauvais (Route nationale 183 devenue RD 983). Magny se trouve à une distance orthodromique de 52 km au nord-ouest de Paris[2]; à 23 km au nord-ouest de Cergy[3]; à 36 km de Beauvais[4]; à 20 km de Mantes-la-Jolie[5]; et à 25 km de Vernon[6].

Communes limitrophes de Magny-en-Vexin[7]
Saint-Gervais Montagny-en-Vexin (Oise) Serans (Oise)
Magny-en-Vexin[7] Nucourt
Hodent Charmont, Banthelu Cléry-en-Vexin

Avec une superficie de 14,02 km², Magny-en-Vexin est la dixième commune la plus étendue du département[8]. Son territoire est de forme irrégulière et s'étend au nord-est et à l'est du bourg, alors que ce dernier est cerné sur les trois quarts de sa circonférence par Charmont, Hodent et Saint-Gervais : en effet, les dernières maisons de Magny se situent à proximité immédiate de la limite communale. Vers Charmont et Banthelu, cette dernière est en partie représentée par la RD 14. Parmi les huit communes limitrophes, deux se situent dans l'Oise : Serans et Montagny-en-Vexin, mais cette dernière commune ne côtoie Magny que sur moins de 800 m.

Topographie[modifier | modifier le code]

Chemin rural n° 8 de Magny à Etréez.

Magny-en-Vexin est traversé d'est en ouest par une petite rivière appelée l'Aubette de Magny, qui prend sa source sur la commune voisine de Nucourt. Le point le plus bas de la commune se situe à la sortie de l'Aubette du territoire communal, à 63 m au-dessus du niveau de la mer. Les deux hameaux et anciennes communes de Velannes-la-Ville et Blamécourt sont localisés l'une au sud, l'autre au nord de la vallée de l'Aubette, à l'est de Magny. Les deux autres hameaux sont implantées dans de petits vallons secondaires : Velannes-le-Bois, effectivement dans un bois au nord de Velannes-la-Ville, se résumant à une poignée de maisons et accessible que par une unique voie communale en cul-de-sac. Arthieul comporte par contre un quartier résidentiel récent avec des immeubles collectifs et des pavillons. Son vallon est orientée sud-est - nord-ouest et rencontre celui de l'Aubette au niveau de l'ancienne gare.

La ville est bâtie à une altitude variant typiquement entre 80 m et 100 m au-dessus du niveau de la mer, dans une cuvette peu prononcée dominée de 40 m à 50 m par les collines environnantes. Le centre ancien se trouve au nord de la ville, face au hameau d'Estréez de la commune de Saint-Gervais. Grâce à la présence de la plaine inondable par l'Aubette, évitant l'étalement urbain, cette lisière nord du bourg a pu conserver son aspect au XVIIIe siècle. À la fin de ce siècle, un nouveau quartier s'est constitué au sud, le long de la route de Paris. Puis la ville s'est agrandie en direction de l'est, la rapprochant de son ancienne gare implantée à mi-chemin entre le bourg et Blamécourt, et enfin des quartiers résidentiels se sont ajoutés depuis la Seconde Guerre mondiale à l'ouest et au sud-est. L'ensemble du territoire communal présente un relief varié, où alternent plateaux, collines et vallons. Le territoire communal culmine à une altitude de 149 m, à un point situé sur la RD 14, mais une altitude très légèrement inférieure est atteinte en plusieurs endroits, voire dépassée sur le territoire de Banthelu. Bien que dominé par les grandes surfaces agricoles, de nombreuses parcelles boisés se sont maintenues, notamment aux endroits les moins propices à la culture.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les fonds de la vallée de l'Aubette et des vallons secondaires sont remplis d'alluvions récentes : limons argileux, sables, et argiles, mais aussi de tourbes. Entre Velannes-la-Ville et Blamécourt, ainsi que dans le vallon d'Arthieul, les coteaux sont constitués d'éboulis de terrains tertiaires. Le bourg est bâti sur des colluvions indifférenciées : limons, silex, fragments de craie et de calcaires, sable, argile, etc. À partir d'une altitude de 90 m environ, s'y substituent des formations résiduelles à silex, solifluées sur les pentes en grandes quantités. Sur les coteaux, une strate de calcaire lutécien épaisse de 30 m à 35 m y affleure ; provenant du lutécien moyen pour les parties basses et du lutécien supérieur pour les parties hautes. S'y mêlent des sables calcaires, des marnes et des caillasses. Près des crêtes, l'on peut trouver par endroits des sables et grès de Beauchamp, d'Auvers et du Fayel, provenant du Bartonien inférieur ou Auversien. Quant aux plateaux, ils présentent des limons sableux à leurs limites, et du lœss sur la plus grande partie de leurs surfaces, à l'exception toutefois de petits vallons secs remplis de limons, cailloutis de silex, argiles, fragments de calcaire et de craie[9].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Des routes départementales convergent à Magny-en-Vexin en provenance de toutes les directions. Les plus importantes sont la voie express de la RD 14 Paris - Rouen, qui évite la ville par une déviation par le sud-ouest ; la RD 86 Chaumont-en-Vexin - Bray-et-Lû - Vernon disposant également d'une déviation par le nord ; et la RD 983, ancienne route royale depuis Paris par Mantes-la-Jolie. La liaison avec la capitale se fait aujourd'hui plutôt par la RD 14, via Cergy. Les autres routes sont la RD 983 arrivant directement du nord en passant par Montagny-en-Vexin, et la RD 174 reliant Magny à la RD 915 Paris - Gisors en passant par Nucourt.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Train de voyageurs en gare de Magny, vers le début du XXe siècle.

Magny-en-Vexin était autrefois le terminus d'une voie ferrée d'intérêt local de la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue et de la ligne de Chars à Magny-en-Vexin appartenant à la SNCF. Son trafic voyageurs a cessé en 1949, et les autocars de substitution de la SNCF ont été arrêtés en 2006. La gare de Chars sur la ligne de Pontoise à Dieppe par Gisors se situe à une distance routière de 12 km à l'est, mais du fait que le trajet vers Chars éloigne de la capitale, cette gare n'est que de peu d'intérêt pour Magny. En effet, la gare de Cergy-Le Haut à une distance routière de 22 km au sud-est est reliée à Magny par la voie express de la RD 14, et c'est l'un des terminus de la ligne A du RER. Des autocars express de la ligne n° 95-04 du réseau départemental « BusVal d'Oise » assurent la liaison entre Cergy et Magny du lundi au samedi, à raison d'un départ toutes les 30 min aux heures de pointe et d'un départ toutes les heures le reste du temps. Le temps de parcours est de 30 min entre la place d'Armes de Magny et Cergy-Le Haut, et de 46 min entre la place d'Armes et la gare de Cergy-Préfecture avec son importante gare routière. Les petites communes alentour disposent toutes d'une liaison bus avec Magny, par les lignes n° 95.41 à 47. Le service est assuré pendant toute l'année, du lundi au samedi, mais l'aller-retour dans la journée n'est généralement pas possible depuis Magny-en-Vexin (le dernier car depuis les villages arrivant vers midi et le premier car à destination des villages partant immédiatement après)[10]. Cependant, Magny est coupé du réseau des transports en commun les dimanches et jours fériés. De la mi-mai à la fin septembre, le Baladobus du parc naturel régional du Vexin français permet toutefois aux excursionnistes de rejoindre Magny-en-Vexin depuis Pontoise et Cergy (tarification spéciale)[11]. Reste à préciser qu'aucune ligne d'autocars ne franchit les limites du département vers l'Eure ou l'Oise, Gisors ne pouvant être atteint en transports en commun.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Magniacum nom de domaine gallo-romain en -acum, composé avec le nom d'homme latin (porté par un gaulois) Manius, commun dans l'Empire et signifiant « né le matin ». On peut aussi faire appel avec autant de probabilité au surnom Magnus « le grand »[12].

Magny-en-Vexin est situé sur l'ancienne voie romaine de Paris à Rouen dite Chaussée Jules-César. À cette époque, existe probablement une petite bourgade gallo-romaine vivant de l'agriculture et de l'élevage. Possession au VIIe siècle de l'abbaye de Saussay, le village a été dominé par les Normands qui prennent le village en 885, et ce jusqu'au traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Durant les XIe et XIIe siècles, Magny est comme tout le Vexin marqué par de nombreux combats. Néanmoins le village devient le chef-lieu d'un doyenné rural d'une soixantaine de paroisses[13].

Magny-en-Vexin est continuellement éprouvée pendant la guerre de Cent Ans qui entraîne de nombreuses destructions dans la région. L'église est incendiée par les Anglais en 1436. Le roi Louis XII autorise la création de deux foires, l'une à la saint Philippe (1er mai) et l'autre à la Saint-Michel (29 septembre). Le village fait partie successivement de la seigneurie des Villeroy depuis le XIVe siècle jusqu'en 1733, puis de la seigneurie de Catherine de Médicis en 1550 et du duc d'Alençon en 1570.

Carte d'État-Major, vers 1870.

Magny n'est qu'un gros bourg jusqu'au XVIe siècle, quand le statut de ville lui est concédé par François Ier. Magny devient alors une des principales étapes sur la route de Paris à Rouen, qui demande alors quatre jours de diligence, et devient un important relais de poste. Le bourg est alors entouré de remparts garnis de six tourelles et percé de quatre portes fortifiées en direction de Paris, Vernon, Rouen et Beauvais. Magny devient la seigneurie des Chaumont au XVIIe siècle ; à cette époque, de nombreuses communautés religieuses s'établissent dans la cité : les Cordeliers occupent l'ancienne maladrerie, les Ursulines (Ordre de Sainte-Ursule), les Annonciades, les Bénédictines, etc. En 1765, le tracé du projet de grande route de Paris à Rouen évite la cité par le nord, ce qui provoque de vives protestations ; Madame de Buhy soutenue par les Magnytois obtient finalement gain de cause et la grande route royale traverse le bourg. Le relais de coche est fixé à l'auberge du Cygne[14].

Au XIXe siècle, la ville devient un gros centre agricole avec un important marché au grain. Le village d'Arthieul, qui avait été érigé en commune à la Révolution, est redevenu un quartier de la commune de Magny-en-Vexin en 1967. La commune voisine de Blamécourt avait au préalable été annexée en 1964.

La création du département du Val-d'Oise a renforcé l'attractivité de Pontoise et a réorienté vers la ville nouvelle de Cergy-Pontoise l'attraction économique traditionnellement orientée vers la vallée de la Seine. Située au cœur d'une région qui reste très majoritairement agricole, Magny-en-Vexin demeure un centre de commerce actif. Les nombreux commerces du XIXe siècle ont en partie laissé la place à deux zones d'activités économiques et à une zone commerciale à l'ouest de la ville, le long de l'ex route nationale 14. Le marché traditionnel de la place de la Halle reste néanmoins un grand rendez-vous local le samedi matin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Magny-en-Vexin

Les armes de Magny-en-Vexin se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au second aussi d'azur au chevron d'or accompagné de trois croisettes ancrées du même ; sur le tout aussi d'or à la salamandre enflammée de gueules

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 858 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 416 1 403 1 429 1 426 1 434 1 506 1 530 1 536 1 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 630 1 781 1 834 1 966 2 028 2 008 2 036 1 948 1 989
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 961 1 900 1 893 1 705 1 743 1 760 1 813 1 902 2 193
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 083 3 423 4 077 4 558 5 050 5 656 5 470 5 430 5 663
2011 - - - - - - - -
5 858 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (15,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 15,4 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 20,7 %).
Pyramide des âges à Magny-en-Vexin en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,6 
4,1 
75 à 89 ans
8,3 
10,9 
60 à 74 ans
10,8 
21,7 
45 à 59 ans
19,8 
20,2 
30 à 44 ans
20,2 
21,3 
15 à 29 ans
19,3 
21,3 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département du Val-d'Oise en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
3,6 
75 à 89 ans
5,9 
9,7 
60 à 74 ans
10,0 
20,4 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
21,7 
21,9 
15 à 29 ans
20,9 
22,7 
0 à 14 ans
20,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq établissements scolaires : trois groupes scolaires, le collège Claude-Monet[19], et un établissement privé, l'institution Marie-Thérèse, de la maternelle au collège, qui accueillent au total 2 000 élèves[20]. Les lycéens sont sectorisés à Cergy, distante de 25 km environ[21], mais un lycée sera édifié à Magny et devrait bientôt ouvrir ses portes ; il y accueillera 1 200 élèves dont 300 internes[22].

La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles du village sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale de Cergy (Immeuble le Président - Chaussée Jules-César, 95525 Cergy-Pontoise Cedex). La moitié occidentale de la circonscription du Vexin fait partie du bassin d'éducation et de formation de Cergy[23].

Sports[modifier | modifier le code]

Le gymnase Armando-Braglia (Rue Molière) est constitué d’une salle multisports, d’une salle d’agrès, d’une salle de danse et d’une salle de combat. Un court de tennis couvert est situé à proximité.

Le complexe sportif Jesse-Owens, stade Paul-Chéron (rue Philippe-Chevalier) se compose de deux terrains de football, d’une piste d’athlétisme, d’un terrain de boules, de trois courts de tennis, d’un mini-tennis et d’un plateau multisports[24].

Santé[modifier | modifier le code]

Magny-en-Vexin accueille une partie du groupement inter-hospitalier du Vexin, qui est un petit hôpital de proximité situé au n° 38, rue Carnot, deux autres parties se situant à Aincourt et Marines.

Une partie des services de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) est située dans l'ancienne infirmerie des Ursulines, qui fut la mairie de Magny pendant une partie du XIXe siècle. On peut admirer rue de Rouen, la façade du XVIIIe siècle de cette infirmerie avec les armoiries du XIXe siècle de la ville. Le bâtiment ayant été complètement transformé, l'entrée rue de Rouen est condamnée.

La commune possède également une résidence pour personnes âgées (5, rue du Four à Chaux), constituée de 46 studios de 30 m2 avec une petite cuisine équipée, réservée aux retraités de 60 ans et plus[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Magny-en-Vexin est le chef-lieu d'un canton de vingt-six communes. La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[26],[27].

Le Conseil municipal est composé du maire, de huit adjoints, d'un conseiller délégué et de dix-huit conseillers municipaux[28],[29]. Le conseil compte trois groupes politiques : Magny notre ville (gauche), Agir pour Magny (cinq conseillers) et Futur Magny (deux conseillers).

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 21,0 %, suivi de Jacques Chirac avec 20,8 %, Lionel Jospin avec 15,9 %, puis François Bayrou avec 6,0 %, Jean-Pierre Chevènement avec 5,9 % et Arlette Laguiller avec 5,6 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 80,4 % pour Jacques Chirac contre 19,6 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 17,4 %, valeurs assez proches des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant presque deux points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen[30].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Magnytois ont largement rejeté la Constitution Européenne, avec 56,82 % de Non contre 43,18 % de Oui avec un taux d’abstention de 29,34 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont supérieurs à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais inverses aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[31].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 34,32 %, suivi par Ségolène Royal avec 22,07 %, François Bayrou avec 18,43 %, Jean-Marie Le Pen avec 11,62 %, enfin Olivier Besancenot avec 4,71 % et Arlette Laguiller avec 2,07 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 56,48 % (résultat national : 53,06 %) contre 43,52 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %)[32].

Lors de l'élection municipale de 2008, le maire sortant Jean-Pierre Muller est réélu au premier tour avec 63,5 % de voix face au candidat de l'UMP Michel Ronzeau.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
... Jean-Pierre Muller[33] PS Principal de collège, Conseiller général
Jean Boisnault dvd Médecin
         


Les maires des anciennes communes rattachées depuis 1967 à Magny-en-Vexin sont indiqués dans les articles consacrés à ces communes, Arthieul et Blamécourt.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune possède une police municipale (boulevard des Cordeliers)[35].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Magny a eu sous l'Ancien Régime un rôle économique de premier ordre, lié à sa position à mi-parcours sur la route Paris-Rouen et un rôle administratif de chef-lieu de bailliage. Cette position privilégiée explique la vocation administrative et commerciale de la cité et la prolifération des aubergistes et des auxiliaires de justice. Néanmoins, la ville reste le centre urbain d'une région très rurale : les animaux circulent alors quotidiennement dans les rues. Les artisans du cuir ont également été importants dans la vie économique. Durant le XIXe siècle, la ville connaît un certain déclin, et est investie par les rentiers, alors que l'artisanat évolue vers une fabrication de chaises réputées[38].

Au XXe siècle, Magny n'est reliée au chemin de fer que par une antenne de la ligne ferroviaire Paris-Pontoise-Dieppe, tandis que décline la grande route de Paris à Rouen, d'abord par la création de la ligne ferroviaire Paris-Rouen-Le Havre qui provoque une profonde mutation économique et l'effondrement du trafic routier de transit, puis par la création de l'autoroute A13 (autoroute de Normandie) sur la rive gauche de la Seine, qui prend une partie du trafic de transit de l'ancienne route traversant le Vexin via Pontoise et Fleury-sur-Andelle.

Au XXIe siècle, Magny conserve sa position de carrefour économique et commercial local avec deux petites zones économiques (la Demi-Lune et les Aulnaies), même si la commune est dépourvue de gare ferroviaire. La mise à deux fois deux voies de l'ex-route nationale 14 (actuelle D 14) finalisée en 2007 contribue à désenclaver la région et à développer sa position de petite capitale touristique du parc naturel régional du Vexin français grâce à son important patrimoine architectural.

La ville compte aujourd'hui plus de cent cinquante entreprises différentes employant près de 1 900 salariés, avec des activités industrielles, mais aussi plusieurs entreprises importantes de transport routier, plusieurs supermarchés rayonnant sur l'ensemble du Vexin ou un tissu d'entreprises du bâtiment.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Magny-en-Vexin compte sept monuments historiques classés ou inscrits sur son territoire :

  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité (classée monument historique par arrêté du 14 janvier 1908[39]) : C'est l'église Renaissance la plus considérable du Vexin français. Sa construction sur l'initiative du seigneur local, Pierre Le Gendre, est motivée par la destruction partielle de l'église précédente pendant la guerre de Cent Ans, en 1436. Elle commence à partir de la fin du XVe siècle et dure jusqu'en 1609. Seuls les piliers du clocher initial du XIIIe siècle et la façade occidentale seront finalement conservés. Plusieurs architectes interviennent successivement : Guillaume Le Mestre, de Gisors, pour le chœur et peut-être pour la nef et le bas-côté nord ; puis, sans preuve écrite, Robert et Jean Grappin pour le transept et la partie sud de la nef avec le portail. Ces derniers travaux s'inscrivent dans la période de 1530 à 1565. Le croisillon sud du transept et les chapelles latérales du chœur sont les derniers éléments construits. L'intérieur et la façade sud sur le parvis de l'église sont pourvus d'une très riche ornementation, ayant recours à tous les éléments du langage stylistique de la Renaissance. Le portail donne sur la deuxième travée du bas-côté sud. L'église suit globalement un plan cruciforme, avec toutefois certaines irrégularités et exceptions. Les deux bas-côtés, de quatre travées de long comme la nef, ne sont pas symétriques : celui du nord est étroit mais se prolonge au nord par deux chapelles, chacune portant sur deux travées ; celui au sud s'accompagne au sud d'un second vaisseau étroit, le long de la façade. Le chœur flamboyant a une longueur de deux travées (sans compter celle du très court chevet pentagonal), et le transept primitif comporte deux croisillons d'une travée au nord et au sud. Puis le transept est agrandie vers le nord, l'est et le sud, et comporte désormais cinq travées de large et deux de long (le clocher occupant l'emplacement à l'extrémité nord-est de cet ensemble et n'est pas intégré au transep). La première travée du chœur est ainsi intégré dans le transept, ce qui entraîne l'adjonction de deux chapelles latérales, une au nord et une au sud. De faible hauteur, ces chapelles ont chacune deux faces et occupent la surface d'une demi-travée. Parmi le très riche mobilier, le baptistère de 1534 et les statues funéraires de trois seigneurs de Magny attirent particulièrement l'attention, et dix-sept éléments sont classés au titre des objets[40],[41],[42].
  • Calvaire devant l'église (classé monument historique par arrêté du 21 janvier 1908[43]) : Érigé en 1510 sur la place du marché face au pilori, son fût porte les armes de Pierre Le Gendre, seigneur de Magny de 1493 à 1523. Le tout petit Christ est cerné d'une auréole, et le crucifix en pierre sculptée a des bouts arrondis. Le calvaire a été déplacé à l'emplacement actuel au début du XIXe siècle[44].
  • Les deux piliers, rue de Crosne (inscrits monument historique par arrêté du 4 octobre 1932[45]) : Les remparts de Magny étaient percés de quatre portes, ouvertes en direction de Paris, Rouen, Beauvais et Vernon. Dans le cadre du percement du nouveau tracé de la route royale de Paris à Rouen, les entrées de la ville sont légèrement déplacées, et les anciennes portes dont le rôle défensif est devenu obsolète sont rasées. Les piliers marquent symboliquement l'entrée dans la ville depuis la capitale, en lieu et place de l'ancienne porte de Paris. Leur création en 1778 est due à l'initiative de Louis Thiroux de Crosne, intendant de la généralité de Rouen. L'un des piliers contient un réservoir d'une capacité de 40 m³, alimenté par la fontaine des Blés et financé par l'administration de l'époque. Les piliers sont bâtis en pierre locale, la pierre dure provenant des carrières d'Arthieul, d'Avernes et de Nucourt, et la pierre tendre de celle de Saint-Gervais[46].
  • Hôtel de Brière ou hôtel Guyard, place de la Halle (inscrit monument historique par arrêté du 2 octobre 1990[47]) : Ce corps de bâtiments de 1740 comporte une façade sur la rue avec portail donnant accès au cour, une petite aile en retour d'équerre sur la cour, ainsi qu'un bâtiment principal au fond de la cour. Aujourd'hui proche de la ruine, c'est une maison à un étage et au toit à la Mansart de cinq travées, dont la façade est agrémentée par des chaînages en pierre de taille et des bandeaux horizontaux. L'inscription porte sur l'ensemble des façades et toitures des trois parties du complexe, ainsi que sur l'escalier et le sol pavé de la cour. Cette dernière sert aujourd'hui d'accès à un parking municipal, créé dans l'ancien jardin de la propriété[48].
  • Hôtel de Crosne ou hôtel Saussay, rue de Crosne (classé monument historique par arrêté du 18 août 1944[49]) : Ce grand hôtel particulier a été construit en 1786 sur les plans de l'architecte Louis Damesme, pour son parrain André Saussay. Pharmacien à Saint-Domingue, il meurt assassiné par des esclaves en revolte avant de pouvoir rejoindre sa nouvelle demeure. La famille Feuilloley a fait aménager un jardin anglais derrière la villa. Il est devenu parc municipal avec l'emmenagement de la mairie dans la grande maison bourgeoise, en 1949. La maison sans étage avec ses trois lucarnes sculptés qui se trouve à l'arrière de l'hôtel de Crosne est une œuvre du même architecte et a été construite huit ans auparavant, pour un propriétaire différent, Nicolas Siméon Dumont, propriétaire de l'hôtellerie Le Bras d'Or. Subsiste encore à l'époque le chemin de Mantes qui donne directement accès à cette maison. Sa fonction est reprise par la nouvelle route royale, et Dumont obtient une partie du chemin qu'il a dû ceder pour la construction de la grande route. Cette maison de campagne de notable est racheté par Emmanuel Edmond Aimé Saussay en 1784, au début des travaux pour l'hôtel du Saussay. Elle contient aujourd'hui des services de la mairie et fait partie de l'inscription au titre des monuments historiques, avec plusieurs éléments du parc (petit parterre, potager, grille d'entrée)[46].
  • Maison dite de Henri II, rue de l'Hôtel-de-Ville / rue Carnot (inscrite monument historique par arrêté du 19 octobre 1965[50]) : Cette maison bourgeoise de 1555 aurait été dessiné par l'architecte Jean Grappin, travaillant en même temps sur l'église Notre-Dame. Elle est construite sur une cave du XIIIe siècle. La frise dorique en haut du premier étage et sa décoration intérieure sont caractéristiques de la seconde Renaissance et font preuve d'une influence italienne. Il en est de même de la décoration intérieure, et l'une des cheminées conserve une ornementation sur la base de pilastres ioniques. La maison porte le monogramme H sur le cartouche sculpté à l'angle des deux rues, et ce même monogramme figurait jadis sur deux autres endroits de la maison. C'est pour cette raison que l'association avec le roi Henri II est faite[51].
  • Maison des Bôves, à l'extérieur de la ville, au nord-ouest (façades et toitures, sol, petites constructions attenantes et clôture du parc ainsi que des pièces intérieures (l'escalier et le vestibule, le grand salon) inscrits monuments historiques par arrêté du 3 août 1993[52]) : C'est une grande demeure bourgeoise s'apparentant à un château, construite en 1810 pour M. Boisdemets dans le style néoclassique en déclin à cette époque. La façade principale est précédée à l'extrémité ouest par une très courte aile en retour d'équerre, et s'articule autour d'un corps central en saillie, surmonté d'un fronton triangulaire et doté d'un péristyle de quatre colonnescannelées. Il sert en même temps de balcon. Une frise répetant toujours la même moulure et une corniche séparent le premier du deuxième étage, très bas et évoquant une mansarde. Avant le milieu du XIXe siècle, le château est acquis par la famille Santerre, qui y loge ses huit domestiques[53].
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Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

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  • Maison de l'écu de France, située au 9 rue de l'Hôtel de ville : c'est la plus ancienne des maisons à colombages de Magny, elle a été édifiée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, sur l'ancienne rue de Paris à Rouen. La maison ne comporte qu'un étage. Les pignons donnent sur les maisons mitoyennes et ne sont pas visibles. Le surnom de la maison ne correspond pas à son enseigne réel, car un ancien plan terrier montre qu'il appartient à une autre maison du quartier. Un blason sur une poutre représente les armes d'Anne de Bretagne, épouse de Charles VIII puis de Louis XII. Un second blason, bûché durant la Révolution, est devenu illisible[44].
  • Ancien auditoire royal, 19-27 rue de l'Hôtel de ville : c'est l'un des derniers édifices subsistant du XVIe siècle dans la ville. Il comporte un seul étage, dont la façade dépouillée n'a guère été modifiée, exception faite des balcons en fer forgé du XVIIIe siècle. Le rez-de-chaussée fait apparaître la subdivision du bâtiment en quatre petites maisonnettes. Le toit à la Mansart comporte plusieurs lucarnes et est couvert d'ardoise. À la cave subsiste une vieille geôle. L'utilisation comme tribunal a cessé avec la Révolution, puis la municipalité a récupéré l'édifice pour y installer sa mairie. Elle y reste jusqu'en 1840[44].
  • Hôtel du marquis de Guiry, 17 rue de l'Hôtel de ville : très étroit comme les parcelles le long de cette rue, il s'élève sur deux étages, et comporte à l'arrière une tourelle carrée d'un seul étage. C'est l'unique exemple d'architecture Louis XIII à Magny, caractérisée par l'alternance de pierres de taille et de briques rouges. L'hôtel est édifié en 1608 pour le marquis, grand bailli d'épée de Magny et de Chaumont-en-Vexin[51].
  • Ancien couvent des Cordeliers, 6 rue de Beauvais : cette longue maison à un étage et à la façade simple s'est substituée au couvent des Cordeliers construit entre 1634 à 1682, dont subsistent des colonnes intégrées dans le mur de clôture et le cloître. La chapelle et la sacristie ont par contre été démolies[54].
  • Tour des Cordeliers, 18 boulevard des Cordeliers : Magny n'avait pas de mur d'enceinte au Moyen Âge, car ce n'est qu'en 1556 que la place est élevée au rang de ville. Le seigneur local Pierre Le Gendre fait ensuite creuser les fossés et édifier les remparts et portes de la ville, dont la tour des Cordeliers constitue le dernier vestige notable. C'était la tour la plus récente parmi six tours au local, et les Le nom provient de la proximité d'avec le couvent mentionné ci-dessus. La muraille est abattue en 1768 et les fossés sont comblés en 1825[54].
  • Ancienne poste aux chevaux, 53 rue de Paris : il s'agit déjà de la seconde poste aux chevaux sur la nouvelle route royale de Paris à Rouen. L'établissement ouvre ses portes en 1825 dans les locaux de l'ancien Lion d'Or et connaît une forte activité. Le bâtiment est reconstruit en 1840 par Charles Duval, architecte parisien, et rebaptisé hôtel de la Poste. La concurrence du chemin de fer entraîne la ruine de l'établissement et sa fermeture en 1872. La même année, la porte cochère surmontée d'un bas-relief représentant des têtes de cheval est démolie dans le cadre de la construction des salons de l'Union[55].
  • Maison de Jean-Baptiste Santerre (1651-1717), 33 place d'Armes : cette grande maison bourgeoise du XVIIe siècle avec sa façade soignée en pierre de taille et ses trois lucarnes à frontons est la maison natale du peintre célèbre pour ses études de nus[55].
  • Ancien hôtel-Dieu, place de la Butte : en remplacement de l'ancienne léproserie de fondation royale, le curé de Magny, Jean-Baptiste Paul, fonde cet hôtel-Dieu en 1666. Les travaux financés par les moyens propres du curé et des dons sont achevés en 1671. La chapelle a été détruite durant la Révolution, et le bâtiment a perdu son caractère initial suite à des modifications. Au début du XXe siècle, il abrite la manufacture de chaises Dallongeville[55].
  • Lavoir de la digue, boulevard des Chevaliers : c'est l'un des rares lavoirs antérieurs à la Révolution et conservés en l'état qui subsistent dans le département. Il a été construit en 1771 grâce à une souscription lancée par le curé Du Buisson. Le bassin long et étroit est traversé par un ruisseau à fort débit. La charpente du toit couvert de tuiles s'appuie sur une muraille de clôture au sud, et sur quatre gros piliers carrés au nord. Le pignon ouest est fermé par un mur avec un trou pour l'écoulement du ruisseau, alors que le lavoir reste ouvert côté est. En l'absence d'un chaudron pour faire bouillir le linge blanc, le lavoir est utilisé essentiellement pour le rinçage et le lavage à froid des vêtements délicats[54].
  • La ferme seigneuriale de Blamécourt, 25 rue André-et-Maurice-Guesnier au hameau de Blamécourt : elle comporte un remarquable portail plein cintre avec des éléments sculptés dans le goût néoclassique, datant de 1850, ainsi qu'une tourelle octogonale de trois niveaux, remontant probablement au XVe siècle. Jusqu'au XVIIe siècle, la ferme reste dans la famille de Blamécourt, puis est transmise au duc de Villeroy. Ses héritiers la vendent en 1733 à Olivier de Sénozan, qui la cède toutefois à Louis XV. Le roi la donne à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés en échange de ses terres qu'il convoite pour l'agrandissement de son château de Choisy[44].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Magny possède une bibliothèque municipale, baptisée George-Sand (3, rue de l'École) [56].

La municipalité organise quelques manifestations culturelles annuelles comme le Salon du Livre ou le Carnaval des écoles en mars, la Nuit de la Guitare (début mai)[57] ou Lez'Arts de la Rue (mi-mai), ensemble d'animations gratuites dans les rues de la ville[58], les feux de la Saint-Jean en juin, un feu d’artifice le 14 juillet, la foire à tout et la fête des fruits et légumes en septembre, Salon d’Arts en octobre et les animations de Noël[59].
La salle des Fêtes (Place de l’Europe) organise en outre des projections cinématographiques deux fois par mois[60].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capeutservir.com/postaux/
  2. « Orthodromie entre Magny-en-Vexin et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 24 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Magny-en-Vexin et Cergy », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 24 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Magny-en-Vexin et Beauvais », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 24 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Magny-en-Vexin et Mantes-la-Jolie », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 24 octobre 2012).
  6. « Orthodromie entre Magny-en-Vexin et Vernon », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 24 octobre 2012).
  7. Communes limitrophes de Magny-en-Vexin sur Géoportail.
  8. « Résumé statistique national (fichier Excel) », sur Insee (consulté le 24 octobre 2012).
  9. Cf. BRGM, carte géologique imprimée 1/50 000e, feuille de Gisors, consultable sur InfoTerre.
  10. Horaires téléchargeables en [PDF] à partir du site « Le réseau de bus Busval d'Oise », sur Conseil général du Val-d'Oise (consulté le 25 octobre 2012).
  11. [PDF] « Baladobus saison 2012 », sur PNR Vexin français (consulté le 25 octobre 2012).
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  13. Jean Aubert, La Grande Histoire du Val-d'Oise, p 104.
  14. Jean Aubert, op. cit., p 105.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  17. « Évolution et structure de la population à Magny-en-Vexin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population du Val-d'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  19. Inspection académique du Val-d'Oise - Sectorisation des collèges
  20. Site municipal - Écoles maternelles et élémentaires
  21. Inspection académique du Val-d'Oise - Sectorisation des lycées
  22. Site municipal - Le préfet du Val-d’Oise a déclaré d’utilité publique l’acquisition des terrains du lycée de Magny-en-Vexin.
  23. Inspection académique du Val-d'Oise
  24. Site municipal - Stade et équipements sportifs
  25. Site municipal - Résidence pour personnes âgées.
  26. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  27. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  28. Site municipal - Le maire et ses adjoints
  29. Site municipal - Les Conseillers municipaux
  30. Scrutin présidentiel de 2002 - Magny-en-Vexin
  31. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Magny-en-Vexin
  32. Scrutin présidentiel de 2007 - Magny-en-Vexin
  33. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  34. Source : Vasseur-Waro, p. 267 (période 1790-1912).
  35. Site municipal - Police municipale
  36. (de) Partnerschaft – Jumelage Die Entwicklung der Partnerschaft zwischen Reichenbach-Steegen und Magny-en-Vexin
  37. Site municipal - Jumelages
  38. Roland Vasseur, Françoise Waro, Magny-en-Vexin des origines à 1914.
  39. « Église Notre-Dame-de-la-Nativité », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Magny-en-Vexin, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 220-222.
  41. Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Magny-en-Vexin », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 557-560 (ISBN 2-84234-056-6).
  42. « Visite virtuelle », sur Association de Sauvegarde de l'église de Magny-en-Vexin (consulté le 24 octobre 2012).
  43. « Calvaire de Magny-en-Vexin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  44. a, b, c et d Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, op. cit., p. 561.
  45. « Piliers de Magny-en-Vexin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. a et b Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, op. cit., p. 566.
  47. « Hôtel de Brière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, op. cit., p. 565.
  49. « Hôtel de Crosne (mairie) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « Maison de Henri II », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  51. a et b Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, op. cit., p. 562.
  52. « Maison des Bôves », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, op. cit., p. 567.
  54. a, b et c Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, op. cit., p. 563.
  55. a, b et c Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, op. cit., p. 564.
  56. Site municipal - Bibliothèque municipale George-Sand
  57. Site municipal - La Nuit de la Guitare
  58. Site municipal - Lez'Arts de la Rue 2007
  59. Site municipal - Évènements annuels
  60. Site municipal - Cinéma

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Vasseur et Françoise Waro, Magny-en-Vexin des origines à 1914, Éd. du Valhermeil, 1995, 424 p. (ISBN 2-905684-72-0)
  • Eugène Bougeatre et Marcel Lachiver, La Vie rurale dans le Mantois et le Vexin au XIXe siècle, éd. du Valhermeil, 1996, 280 p. (ISBN 2-905384-38-0)
  • Alfred Potiquet, « Magny-en-Vexin en 1787 », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie de Amédée Pâris, vol. 1,‎ 1879, p. 59-78 (ISSN 11488107, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]