Ghisonaccia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ghisonaccia
A Ghisunaccia (co)
Image illustrative de l'article Ghisonaccia
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Ghisoni
Intercommunalité Communauté de Communes Fiumorbu Castellu
Maire
Mandat
Francis Guidici
2008-2014
Code postal 20240
Code commune 2B123
Démographie
Gentilé Ghisonacciais
Ghisunaccesi (co)
Population
municipale
3 825 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 01′ 03″ N 9° 24′ 20″ E / 42.0175, 9.40555555556 ()42° 01′ 03″ Nord 9° 24′ 20″ Est / 42.0175, 9.40555555556 ()  
Altitude 16 m (min. : 0 m) (max. : 329 m)
Superficie 68,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte administrative de Corse
City locator 14.svg
Ghisonaccia
A Ghisunaccia (co)

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte topographique de Corse
City locator 14.svg
Ghisonaccia
A Ghisunaccia (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ghisonaccia
A Ghisunaccia (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ghisonaccia
A Ghisunaccia (co)

Ghisonaccia (en corse A Ghisunaccia, prononcé [a gi.zu.ˈnaː.t͡ʃa]) est une commune française située dans le département de Haute-Corse et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ghisonaccia est situé au sud de la plaine orientale corse, dans le bassin inférieur du fleuve Fiumorbo, qui borde la commune sur environ quinze kilomètres. Si on excepte une petite zone élevée au nord-ouest, la quasi-totalité de la commune est à moins de 100 mètres d'altitude, ce qui est exceptionnel en Corse. Le relief, légèrement modelé, s'incline du nord-ouest vers le sud-est.

Le chef-lieu, qui regroupe la majorité de la population de la commune, est situé au sud de la commune, à la jonction de la route nationale Bastia - Bonifacio et de la route départementale 344 Ghisonaccia - Ghisoni. Bien que le chef-lieu du canton soit Ghisoni, situé à 25 kilomètres dans l'intérieur, c'est ici que se trouvent la quasi-totalité des commerces et services : deux supermarchés (trois en été), la gendarmerie, les pompiers, un centre administratif départemental, plusieurs médecins, deux pharmacies, une dizaine de bars, hôtels et restaurants, et une trentaine de commerces.

Au nord-est de la commune se trouve l'étang d'Urbino, une lagune de 750 hectares, la plus importante de la plaine orientale et la seconde de Corse après l'étang de Biguglia ; il communique avec la mer par une passe de 10 mètres de large, et on y pratique la conchyliculture et l'ostréiculture. Au sud de l'étang d'Urbino s'étend le domaine de Pinia, une zone marécageuse, dont la frange littorale est boisée, classée réserve naturelle, et gérée par le conservatoire du littoral. Plus au sud, entre la plage de Vignale et l'embouchure du Fiumorbo, le bord de mer est occupé par quelques petites installations touristiques.

Le nord-ouest de la commune est agricole, partiellement occupé par des vignobles. Deux hameaux jalonnent la route de Ghisoni :

  • Ghisonaccia-gare (a Gara en corse) : à cinq kilomètres du chef-lieu, là où fut installé en 1880 le terminus provisoire du chemin de fer de la côte orientale, quelques maisons peinent à avoir une vie de village autonome : un bar, un jeu de boules, une fromagerie industrielle, un groupement de taxis (A Nostra Gara).

Tous les ans, pour redonner vie à ce lieu de rencontres et de commerce, le dernier week-end de Novembre se déroulent les rencontres du savoir-faire insulaire qui réunissent de nombreux artisans: I Scontri di u Sapè fa.

  • Saint-Antoine (Sant' Antone ou San Anto en corse), quatre kilomètres plus loin, au débouché des gorges du Fiumorbo ; on y trouve une importante cave coopérative vinicole.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

  • Aléria, sur 6 km au nord-est, rive nord de l'étang d'Urbino, ruisseau de Frassone et punta di Paldomo
  • Aghione,sur 5 km au nord, de Paldomo à Aristone et d'Aristone à Vergajola
  • Pietroso, sur 4 km au nord, de Vergajola à la pointe de Corbara
  • Ghisoni, sur 1,2 km au nord-ouest, de Corbara au fleuve Fiumorbo
  • Lugo-di-Nazza, sur 7 km à l'ouest, le long du Fiumorbo, jusqu'au ruisseau de Saltarucco
  • Poggio-di-Nazza, sur 2 km à l'ouest, le long du Fiumorbo, jusqu'au ruisseau de Varagno
  • Prunelli-di-Fiumorbo, sur 8,5 km au sud, le long du Fiumorbo, jusqu'à son embouchure.

Communications[modifier | modifier le code]

Ghisonaccia est situé à l'intersection de la grande route de la côte orientale (Bastia - Bonifacio) et d'une pénétrante vers Ghisoni (D 343). Aucune autre route importante ne dessert la commune.

Aucun pont ne permet de traverser le Fiumorbo entre la sortie de l'Inzecca (Pinzalone) et le pont de la RN 198, sur 15 kilomètres. Pour aller à Poggio-di-Nazza (à 2,5 km à vol d'oiseau), il faut faire un détour par Migliacciaro et Abbazia, soit un trajet de 17 kilomètres.

Pour aller à Corte, il faut passer par Aléria. Pour aller à Ajaccio, il faut passer par les gorges du Fiumorbo, Ghisoni et le col de Sorba (altitude 1 311 mètres).

Sur la côte elle-même, la circulation sur la RN 198 est dense, et on joint difficilement Bastia ou Bonifacio (85 km) en moins de 1 heure 30, surtout en été ou le dimanche. La route est officiellement dangereuse : les accidents mortels sont nombreux, notamment dans le secteur de Moriani-plage. Les inondations ne sont pas rares  : en juin 2007, la route a été coupée entre Aléria et Solenzara pendant près de 20 heures à la suite d'un orage.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Ghisonaccia a été créée en 1845 par démembrement de la commune de Lugo-di-Nazza.

Autrefois, Ghisonaccia n'était qu'un simple lieu de transhumance pour les bergers. Dans les années 1960, le boom de l'agriculture permet à la commune de devenir une petite cité prospère. A partie des années 1980, plusieurs agriculteurs se lancent le pari fou de créer une activité touristique avec la construction de différentes structures comme le Village de Vacances Marina d'Oru ou encore de nombreux campings.

Au fil des années, l'afflux de milliers de touristes a permis à la commune de Ghisonaccia un essor important afin de devenir le village que nous connaissons aujourd'hui.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Francis Giudici DVG Conseiller général et ancien maire de Poggio-di-Nazza
2003 mars 2008 Marie-Ange Paolini DVD  
mars 2001 2003 Pierre-Jean Paolini DVD Conseiller général
1962 1995 Dominique Gambini DVD Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 825 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
608 633 713 889 680 777 787 818 776
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
864 1 034 1 157 1 124 1 088 1 046 1 177 1 232 1 191
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
983 1 015 1 540 2 473 3 240 3 297 3 270 3 168 3 279
2006 2010 2011 - - - - - -
3 331 3 823 3 825 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Ghisonaccia, moderne, est remarquable par sa décoration intérieure d'inspiration byzantine (fresques de N. Giannakakis, 1980-83), notamment sur toute la voûte de la nef.

La plage de Vignale, immense plage de sable fin auprès de laquelle se sont progressivement installées des « marinas », qui abritent en saison une population équivalente à celle du reste de la commune.

Le domaine de Pinia, vaste étendue partiellement marécageuse située entre le bourg de Ghisonaccia et la mer au nord de la route de la mer, est une zone de nature protégée, propriété du conservatoire du littoral. On y accède, à pied ou en véhicule tout-terrain, depuis Vignale.

L'étang d'Urbino, la plus grand de la plaine orientale et le second de l'île par son étendue, n'est malheureusement accessible que par une route en cul de sac aboutissant à un restaurant. Les amateurs de nature peuvent parvenir au « grau » de communication entre l'étang et la mer en marchant le long de la plage de sable qui borde le domaine de Pinia sur environ 5 kilomètres depuis Vignale.

L'aérodrome de Ghisonaccia Alzitone, peu fréquenté, est le siège d'une fête aérienne annuelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]