Urbs

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Le terme urbs (-is, féminin) est un mot latin qui désigne une ville dans l'Antiquité. Il est important de ne pas le confondre avec le mot polis, qui désigne une cité, c'est-à-dire la ville et le territoire qui lui est associée. Lorsqu'il est employé avec une majuscule, l'Urbs désigne alors « la ville d'entre toutes les villes », Rome.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Urbs, jusque vers 350, est la partie de la ville délimitée par l'enceinte sacrée, le pomœrium. Cet espace est celui des décisions politiques, le siège du gouvernement et le centre de spiritualité de l'Empire. Au-delà de l'Urbs, donc du pomoerium, se trouvent les continentia, les faubourgs, nommés aussi suburbia, ainsi que les nécropoles.

Urbs était le nom donné plus spécialement aux villes ouvertes, agglomération d'habitants à demeure fixe, se livrant à l'agriculture, au commerce ou à l'industrie. Ultérieurement on les entoura quelquefois de fortifications, mais l'habitude leur fit conserver leur dénomination primitive. C'est ainsi que l'expression urbs finit par s'appliquer aussi par extension à des villes fortifiées[1].
Toutefois le vrai nom de ces dernières était oppidum, dont la racine opes veut dire richesse, ressources, car les Romains y renfermaient leurs biens les plus précieux, leurs magasins de vivres et d'armes[1]. Ces urbs oppidum étaient, comme les camps, construits généralement sur des plateaux élevés d'un accès difficile, soit dans des marais ou des îles, dont les eaux servaient directement d'enceinte, ou s'ajoutaient aux moyens de défenses.

Voir aussi[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les sièges de Paris de André Borel d'Hauterive

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Magdelain, « L'inauguration de l'urbs et l'imperium », Mélanges de l'Ecole française de Rome. Antiquité, vol. 89, no 1, 1977, p. 11-29. Lire en ligne