Duché de Milan

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Duché de Milan
Ducato di Milano (it)

13951447
14501796

Drapeau
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Carte de l'Italie en 1494. Dans le cartouche au centre à gauche, le duché de Milan.

Informations générales
Capitale Milan
Histoire et événements
1395 Jean Galéas Visconti, seigneur de Milan, devient duc de Milan
1447 Création de la république ambrosienne à la mort de Philippe Marie Visconti
1450 Francesco Sforza est proclamé duc de Milan
1535 Décès de François II Sforza : le duché passe sous domination espagnole
1714 Traité de Baden : le Milanais passe sous domination autrichienne
1796 Napoléon Bonaparte envahit le duché. Proclamation de la république transpadane
Ducs
(1er) 1395-1402 Jean Galéas Visconti

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Carte de l'Italie du Nord en 1402.
  •      Archiduché d'Autriche
  •      Comté de Gorizia
  •      Comté de Nice
  •      Comté de Provence
  •      Comté de Savoie
  •      Diocèse de Coire
  •      Diocèse de Trente
  •      Duché de Milan
  •      États Pontificaux
  •      Marquisat de Ferrare
  •      Marquisat de Malaspina
  •      Marquisat de Mantoue
  •      Marquisat de Monferrat
  •      Marquisat de Saluces
  •      Patriarcat d'Aquilée
  •      République de Florence
  •      République de Gênes
  •      République de Venise
  •      Royaume de France
  •      Royaume de Naples
  •      Royaume de Sicile
  •      Signoria de Ravenne
  •      Signoria de Rimini
  •      Signoria d'Urbino
  •      Valais
  •      Autres États

Le duché de Milan était un État dans le nord de la péninsule italique de 1395 à 1796. En principe fief du Saint-Empire romain germanique, il était initialement de facto indépendant. Il passe cependant sous domination française au début du XVIe siècle puis fait partie des possessions des Habsbourg d'Espagne (1535-1706) puis d'Autriche (1706-1796).

Les frontières du duché ont varié au cours des siècles, il couvrait surtout la Lombardie incluant Milan et Pavie, les centres traditionnels du vieux royaume d'Italie. Il se situait au centre de l'Italie du Nord, de chaque côté de la partie médiane de la vallée du , bordé, au nord, par les massifs méridionaux des Alpes, les Alpes lépontines, et, au sud, par les hauteurs occidentales des Apennins, les Alpes apuanes.

Les États limitrophes en étaient la Suisse au nord, l'évêché du Trentin, feudataire de l'Empire germanique au nord-est, la République de Venise et le duché de Mantoue à l'est, le duché de Modène et Reggio au sud-est, la République de Gênes au sud, le marquisat de Montferrat à l'ouest et le duché de Savoie au nord-ouest.

Parme, au sud-est du duché, en fit partie jusqu'à ce qu'elle en soit séparée pour former un nouveau duché au XVIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Visconti (1395-1447)[modifier | modifier le code]

La bataille de Desio, qui vit Otton Visconti vaincre Napoleone della Torre, posa les prémices du duché de Milan. Mais le duché ne fut officiellement créé qu'en 1395 par Jean Galéas Visconti, déjà seigneur de Milan, qui obtint le titre de duc de l'empereur Venceslas Ier. La lignée Visconti s'éteignit sans descendant légitime en 1447. Milan vit alors se constituer une république sous le nom de République ambrosienne. Plusieurs prétendants se déclarèrent dont Charles 1er d'Orléans, neveu du roi de France Charles VI, héritier par sa mère Valentine Visconti, fille du duc Jean Galéas. Ce fut le condottiere Francesco Sforza, qui avait épousé Blanche Marie, fille naturelle du dernier Visconti régnant, Philippe Marie Visconti), qui s'empara de la cité en 1450 et se proclama duc.

Les Sforza (1450-1535)[modifier | modifier le code]

Les descendants de Francesco Sforza régnèrent sur le duché jusqu'en 1535.

En 1498, le fils du duc d'Orléans devint roi de France sous le nom de Louis XII et fit immédiatement valoir ses droits sur le duché, entamant ainsi les guerres d'Italie. Il l'envahit dès 1499 et en chassa Ludovic Sforza, dit « Ludovic le More ». Les Français gouvernèrent le duché jusqu'en 1513 le roi nomma les gouverneurs suivants[1]:

Ils en furent ensuite chassés par les Suisses qui placèrent à sa tête Maximilien, le fils de Ludovic. Sous le règne de François Ier, les Français revinrent en 1515 et, après la bataille de Marignan, ils firent prisonnier Maximilien. Le roi de France nomma alors de nouveaux gouverneurs:

Les français contrôlèrent Milan jusqu'en 1521 quand les Espagnols imposèrent le jeune frère de Maximilien, François II Sforza.

La ville fut reprise par les Français le 26 octobre 1524[2] et dès le 15 septembre 1524, Michel-Antoine de Saluces fut nommé gouverneur. Théodore de Trivulce lui succèda en 1525 mais, après la décisive défaite française de Pavie, en 1525, qui laissa les forces impériales de Charles Quint dominer la péninsule italienne, François II Sforza rejoignit la ligue de Cognac contre l'Empereur avec la République de Venise, la République florentine, le pape Clément VII et les Français. Il fut rapidement chassé par les forces impériales, mais parvint à se maintenir dans les autres villes du duché, et accéda à nouveau au pouvoir à Milan par la paix du traité de Cambrai en 1529.

François mourut sans héritier en 1535 et la question de la succession resurgit.

La domination espagnole[modifier | modifier le code]

L'Empereur et le roi de France réclamèrent le duché, ce qui engendra de nouvelles guerres. L'Empereur garda le duché, où il installa son fils Philippe. La possession du duché par l'Espagne fut finalement reconnue par la France lors de la signature du traité du Cateau-Cambrésis en 1559.

Le duché de Milan resta entre les mains espagnoles jusqu'à la guerre de Succession d'Espagne au début du XVIIIe siècle, quand il fut conquis par les Autrichiens. Milan devient alors un centre de la Contre-Réforme.

La domination autrichienne[modifier | modifier le code]

Le traité de Baden, qui mit fin à la guerre de Succession d'Espagne, céda Milan à l'Autriche. Le duché demeura aux mains des Autrichiens jusqu'à sa conquête par l'armée française de Napoléon Bonaparte en 1796 qui fonda l'éphémère République transpadane. En 1797, le duché fut officiellement cédé par l'Autriche à la France par le traité de Campo-Formio. Il forma alors la partie centrale de la nouvelle et tout aussi éphémère République cisalpine dont Milan fut la capitale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Duquesne Dictionnaire des gouverneurs de province, éditions Christian, Paris 2002, (ISBN 2864960990) p. 257.
  2. Eugène Bossard et François Angelier, Gilles de Rais, maréchal de France, dit Barbe-Bleue, 1404-1440, Editions Jérôme Millon, 1992, 334 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]