Jean-Louis Debré

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Jean-Louis Debré
Jean-Louis Debré, en septembre 2012.
Jean-Louis Debré, en septembre 2012.
Fonctions
9e président du Conseil constitutionnel français
En fonction depuis le
Prédécesseur Pierre Mazeaud
12e président de l'Assemblée nationale

(&&&&&&&&&&&017134 ans, 8 mois et 9 jours)
Président Jacques Chirac
Législature XIIe
Prédécesseur Raymond Forni
Successeur Patrick Ollier
Ministre de l'Intérieur
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé I
Juppé II
Prédécesseur Charles Pasqua
Successeur Jean-Pierre Chevènement
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Toulouse (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Conjoint Anne-Marie Debré († 2007)
Valérie Bochenek
Diplômé de Institut d'études politiques de Paris
École nationale de la magistrature
Profession Magistrat

Jean-Louis Debré, né le à Toulouse, est un homme politique français. Ancien ministre de l'Intérieur et président de l'Assemblée nationale, il préside le Conseil constitutionnel depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Debré est le fils de Michel Debré, ancien Premier ministre, et le frère (faux jumeau) de Bernard Debré, médecin et député. Il est aussi le petit-fils du pédiatre Robert Debré et, du côté de sa mère, de l'architecte Charles Lemaresquier. Il est également le neveu du peintre Olivier Debré. Enfin, il est l'arrière-petit-fils du grand rabbin Simon Debré (1854-1939). Avec son épouse Anne-Marie Debré, décédée le , il a eu trois enfants : Charles-Emmanuel Debré, directeur business Grands Comptes de Bouygues Télécom, Guillaume Debré, journaliste et Marie-Victoire Debré, comédienne. [1]

C'est sans le baccalauréat mais avec une capacité en droit qu'il obtient une licence en droit qui lui permettra de poursuivre sa carrière. Licencié en droit, titulaire d'un diplôme d’études supérieures de droit public et d'un diplôme d’études supérieures de sciences politiques, il est docteur en droit public avec une thèse consacrée aux "Idées constitutionnelles du général de Gaulle"[2], ancien élève de l’Institut d'études politiques de Paris.

De 1971 à 1975, Jean-Louis Debré est assistant à la faculté de droit de Paris. Conseiller technique au cabinet du ministre de l’Agriculture et du Développement rural en 1973, il est fait conseiller technique au cabinet du ministre de l’Intérieur (en la personne de Jacques Chirac) en 1974. Proche du futur président de la République, Jean-Louis Debré devient son chargé de mission lorsque celui-ci est nommé Premier ministre. Il devient ensuite le chef de cabinet de Maurice Papon, ministre du Budget de 1978 à 1979[3].

Dans les années 1980, Jean-Louis Debré est magistrat et notamment juge d'instruction chargé des affaires de terrorisme. Il traite ainsi des affaires concernant le terroriste Carlos[4].

Il est élu pour la première fois député aux élections législatives de 1986, à la proportionnelle, dans l'Eure. À partir de 1988, il est élu au scrutin majoritaire dans la 1re circonscription de ce même département. Il est conseiller municipal d'Évreux entre 1989 et 1995. En 1995, il est tête de liste dans le 18e arrondissement, et obtient un mandat de conseiller de Paris. Jean Tiberi, le nouveau maire de Paris, le nomme comme adjoint.

Ministre de l'Intérieur dans les gouvernements d'Alain Juppé, il est critiqué[5] pour avoir laissé s'organiser la conférence de presse des militants clandestins corses armés à Tralunca.

Il ordonne l'expulsion, le , de 300 étrangers en situation irrégulière occupant l'église Saint-Bernard à Paris, non sans avoir déclaré auparavant qu'il agirait « avec humanité et cœur »[6],[7]. Malgré les déclarations du gouvernement, la plupart de ces étrangers ne sont pas expulsés, ayant des attaches fortes en France, qui rendent toute « mesure d'éloignement » complexe[6]. Des manifestations critiquant la politique du gouvernement Juppé, durant lesquelles on scande des slogans réclamant l'« abrogation des lois Pasqua-Debré », rassemblent des dizaines de milliers de personnes[6]. Ministre de l'Intérieur, Jean-Louis Debré présente en novembre 1996 un projet de loi portant « diverses dispositions relatives à l'immigration », comportant entre autres les orientations suivantes : intensifier le dispositif d'éloignement des étrangers en situation irrégulière ; étendre les contrôles d'identité sur les lieux de production et les chantiers ; permettre aux officiers de police, sous certaines conditions, de fouiller les véhicules. Dans la réalité, ces nouvelles dispositions n'entraînent que peu de reconduites[6].

Les élections législatives de 1997, qui conduisent à la victoire de la gauche plurielle, marquent toutefois son retour dans l'Eure, confirmé en 2001, lorsqu'il devient maire d'Évreux en battant le sortant communiste Roland Plaisance, en place depuis 1977. Pendant la période de la troisième cohabitation de 1997 à 2002, il est le président du groupe RPR à l'Assemblée nationale.

D'une grande fidélité à Jacques Chirac, il s'est opposé à maintes reprises à Nicolas Sarkozy.

Il est réélu député le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1re circonscription de l'Eure. De 2002 à 2007, il est président de l'Assemblée nationale.

Le , Jacques Chirac le nomme président du Conseil constitutionnel en remplacement de Pierre Mazeaud. Il sort du devoir de réserve attaché à sa fonction en émettant, en 2008, des « réserves » sur le style présidentiel de Nicolas Sarkozy et, en 2010, en jugeant « inutile pour lui, pour la France » le procès à venir de Jacques Chirac[8],[9].

Il est le parrain de la promotion 2011-2012 de l'école de formation professionnelle des barreaux de la Cour d'appel de Paris, formant les futurs avocats parisiens, Il est également le parrain de la promotion 2014-2015 de l'Ecole des Avocats du Sud-est. Il est également membre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine culturel français.

Jean-Louis Debré à la 30e Foire du livre de Brive-la-Gaillarde, le 5 novembre 2011.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire national du RPR, chargé de la Justice (1988 -1993 ; porte-parole de l'opposition RPR-UDF, chargé des problèmes de justice et sécurité (1988 -1993 ;
  • Secrétaire général adjoint et porte-parole du RPR (1993 -1995 ; premier secrétaire général adjoint du RPR 1995 ; membre du bureau politique du RPR ; secrétaire général du RPR par intérim 1997 ; membre du conseil politique du RPR;

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les idées constitutionnelles du général de Gaulle, Librairie générale de droit et de jurisprudence, coll. « Bibliothèque constitutionnelle et de science politique » no 49, Paris, 1974, vi-461 p., (ISBN 2-275-01303-2), (notice BnF no FRBNF345634523). — Thèse de droit public.
  • Michel Debré et Jean-Louis Debré, Le Pouvoir politique, éditions Seghers, coll. « Point de départ », Paris, 1976, 159 p., [pas d'ISBN], (notice BnF no FRBNF34701443r/).
  • Le Gaullisme, éditions Plon, coll. « Tribune libre », Paris, 1977, 1858 p. + 6 p. de fac-similés + 2 p. de planches illustrées, (ISBN 2-259-00330-3), (notice BnF no FRBNF34591481t).
  • La Justice au XIXe siècle. 2 volumes :
    • Volume 1 : Les Magistrats, éditions Perrin, Paris, 1981, 223 p. + 16 p. de planches illustrées, (ISBN 2-262-00215-0), (notice BnF no FRBNF37661622t).
    • Volume 2 : Les Républiques des avocats, éditions Perrin, Paris, 1984, 381 p., [ISBN non connu], (notice BnF no FRBNF37591374p).
  • Le Curieux, édition no 1, Paris, 1986, 222 p., (ISBN 2-86391-199-6), (notice BnF no FRBNF34876217g). — Ce roman policier met notamment en scène un personnage de prostituée nommée Josiane Baladur.
  • En mon for intérieur, éditions Jean-Claude Lattès, Paris, 1997, 162 p., (ISBN 2-7096-1803-6), (notice BnF no FRBNF366955898).
  • Pièges : roman, éditions Robert Laffont, Paris, mai 1998, 208 p., (ISBN 2-221-08814-X), (notice BnF no FRBNF36991279p).
  • Le gaullisme n'est pas une nostalgie : essai, éditions Robert Laffont, Paris, 1999, 228 p., (ISBN 2-221-09015-2), (notice BnF no FRBNF37094813q).
  • Quand les brochets font courir les carpes : roman, éditions Fayard, coll. « Fayard Noir », Paris, janvier 2008, 305 p., (ISBN 978-2-213-63578-1), (notice BnF no FRBNF41193172h).
  • Les Oubliés de la République, éditions Fayard, Paris, 2008, 317 p., (ISBN 978-2-213-63709-9), (notice BnF no FRBNF41294474f). — Essai sur le travail des parlementaires par des exemples de propositions de loi qui ont abouti.
  • Dynasties républicaines, éditions Fayard, Paris, avril 2009, 353 p. + 8 p. de planches illustrées, (ISBN 978-2-213-64339-7), (notice BnF no FRBNF414794272).
  • Meurtre à l'Assemblée : roman, éditions Fayard, coll. « Fayard Noir », Paris, septembre 2009, 275 p., (ISBN 978-2-213-64284-0), (notice BnF no FRBNF420821156).
  • Jeux de haine, éditions Fayard, coll. « Fayard Noir », Paris, mars 2011, 359 p., (ISBN 978-2-213-66203-9), (notice BnF no FRBNF42410965).
  • Françaises, français, ces discours qui ont marqué la Ve République, L'Archipel, Broché, octobre 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]