Jean-Louis Debré
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| Jean-Louis Debré | |
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| Naissance | 30 septembre 1944 |
|---|---|
| Nationalité | Française |
| Profession(s) | Magistrat |
| Famille | Robert Debré, son grand-père Michel Debré, son père Olivier Debré, son oncle Bernard Debré, son frère Simon Debré, son arrière grand-père |
Jean-Louis Debré, né le 30 septembre 1944 à Toulouse, est un homme politique français, membre de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Il est président du Conseil constitutionnel depuis le 5 mars 2007.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Jean-Louis Debré est le fils de Michel Debré, ancien Premier ministre, et le frère (faux jumeau) de Bernard Debré, médecin et député. Il est aussi le petit-fils du pédiatre Robert Debré et, du côté de sa mère, de l'architecte Charles Lemaresquier. Il est également le neveu du peintre Olivier Debré. Enfin, il est l'arrière-petit-fils du grand rabbin Simon Debré (1854-1939). Avec son épouse Anne-Marie Debré, décédée le 21 juillet 2007, il a eu trois enfants : Charles Debré, le journaliste Guillaume Debré et la comédienne Marie-Victoire Debré.
C'est sans le bac mais avec une capacité en droit qu'il obtient une licence en droit qui lui permettra de poursuivre sa carrière [1]. Il est docteur en droit public, titulaire d'un diplôme d’études supérieures de droit public et d'un diplôme d’études supérieures de sciences politiques, licencié en droit, ancien élève de l’Institut d'études politiques de Paris, et ancien élève de l’École nationale de la magistrature.
Jean-Louis Debré est magistrat et notamment juge d'instruction chargé des affaires de terrorisme dans les années 1980. Il traite ainsi des affaires concernant le terroriste Carlos[2].
Il est conseiller municipal d'Évreux entre 1989 et 1995. En 1995, il est tête de liste dans le 18e arrondissement, et obtient un mandat de conseiller de Paris. Jean Tiberi, le nouveau maire de Paris, le nomme comme adjoint.
Ministre de l'Intérieur dans les gouvernements d'Alain Juppé, il est critiqué[3] pour avoir laissé s'organiser la conférence de presse des militants clandestins corses armés à Tralunca.
Il ordonne l'expulsion à coups de hache, le 23 août 1996, de 300 sans-papiers occupant l'Eglise Saint-Bernard à Paris, non sans avoir déclaré auparavant qu'il agirait « avec humanité et cœur » [4],[5]. Malgré les déclarations du gouvernement, la plupart des sans-papiers ne sont pas expulsés, ayant des attaches fortes en France qui rendent toute « mesure d'éloignement » illégale [4]. Des manifestations critiquant la politique du gouvernement Juppé, durant lesquelles on scande des slogans réclamant l'« abrogation des lois Pasqua-Debré », rassemblent des dizaines de milliers de personne [4].
Les élections législatives de 1997, qui conduisent à la victoire de la gauche plurielle, marquent toutefois son retour dans l'Eure, confirmé en 2001, lorsqu'il devient maire d'Évreux.
D'une grande fidélité à Jacques Chirac, il s'est opposé à maintes reprises à Nicolas Sarkozy en tant que "chiraco-villepiniste" [réf. nécessaire].
Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1re circonscription de l'Eure. De 2002 à 2007, il est président de l'Assemblée nationale.
Le 23 février 2007, Jacques Chirac le nomme président du Conseil constitutionnel en remplacement de Pierre Mazeaud.
[modifier] À l'Assemblée nationale
- Député RPR puis UMP de l'Eure (élu en 1986, réélu en 1988, 1993, 1997 et 2002)
- Président du groupe RPR à l'Assemblée nationale de 1997 a 2002
- Président de l'Assemblée nationale de 2002 à 2007.
[modifier] Mandats locaux
- Conseiller municipal d'Évreux 1989-1995;
- Conseiller général de l'Eure, canton de Nonancourt 1992-2001
- Adjoint au maire de Paris 1995-1997;
- Maire d'Évreux 2001-2007;
- Président de la communauté d'agglomération d'Évreux 2001-2007
[modifier] Fonctions politiques
- Secrétaire national du RPR, chargé de la Justice (1988 -1993 ; porte-parole de l'opposition RPR-UDF, chargé des problèmes de justice et sécurité (1988 -1993 ;
- Secrétaire général adjoint et porte-parole du RPR (1993 -1995 ; premier secrétaire général adjoint du RPR 1995 ; membre du bureau politique du RPR ; secrétaire général du RPR par intérim 1997 ; membre du conseil politique du RPR;
[modifier] Mandats
| Jean-Louis Debré | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 30 septembre 1944 |
| Décès | |
| Mandat | Député 1986-2007 |
| Début du mandat | |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Première circonscription de l'Eure |
| Groupe parlementaire | RPR (1986-2002) UMP (2002-2007) |
| Ve République | |
- 02/04/1986 - 14/05/1988 : Député de l'Eure (Tête de liste RPR)
- 13/06/1988 - 01/04/1993 : Député de l'Eure (1re circonscription, Évreux Sud)
- 20/03/1989 - 18/06/1995 : Membre du Conseil municipal d'Évreux (Eure)
- 30/03/1992 - 22/03/1998 : Membre du conseil général de l'Eure
- 02/04/1993 - 18/06/1995 : Député de l'Eure (1re circonscription)
- 18/05/1995 - 04/06/1997 : Ministre de l'intérieur
- 19/06/1995 - 01/06/1997 : Adjoint au maire de Paris
- 07/11/1995 - 02/06/1997 : Ministre de l'intérieur
- 01/06/1997 - 18/06/2002 : Député de l'Eure (1re circonscription)
- Président du groupe RPR à l'Assemblée nationale
- 23/03/1998 - 18/04/2001 : 10e vice-président du conseil général de l'Eure
- 25/06/2002 - 02/03/2007 : Président de l'Assemblée nationale.
- 18/03/2001 - 12/03/2007 : Maire d'Évreux, (Eure)
[modifier] Mandat en cours
- depuis le 5 mars 2007 : Président du Conseil constitutionnel
[modifier] Publications
- Essai sur les idées constitutionnelles du Général De Gaulle, LGDJ, 1974 (thèse de droit public)
- La Justice au XXe siècle. Les magistrats, Perrin, Paris, 1981
- Le Curieux, (1988). Ce roman policier met en scène une prostituée nommée Josiane Baladur, par référence à Édouard Balladur, que les amis de Jacques Chirac comme Debré détestaient particulièrement.
- Pièges (14 mai 1998, Éditions Robert Laffont) Roman policier.
- Quand les brochets font courir les carpes (16 janvier 2008, éditions Fayard Noir). Roman policier.
- "Les Oubliés de la République" (juin 2008, Fayard). Essai sur le travail des parlementaires par des exemples de propositions de loi qui ont abouti.
- Dynasties républicaines (01/04/2009, éditions Fayard).
[modifier] Notes et références
- ↑ le Figaro publié le 23 février 2007 http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070223.FIG000000210_dernier_hussard_chiraquien_jean_louis_debre_devient_sage.html
- ↑ Film documentaire L'Avocat de la terreur, de Barbet Schroeder
- ↑ Portrait de Jean-Louis Debré effectué par Le Nouvel Observateur, §2 : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070223.OBS4025/jeanlouis_debre.html
- ↑ a b c Dominique Simonnot, Le souvenir de Saint-Bernard, Libération, 3 septembre 2002
- ↑ Ibid : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070223.OBS4025/jeanlouis_debre.html
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
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