Jean-Louis Debré

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Jean-Louis Debré
Jean-Louis Debré dédicaçant un ouvrage lors du Salon du livre de Paris, le 14 mars 2009.
Jean-Louis Debré dédicaçant un ouvrage lors du Salon du livre de Paris, le 14 mars 2009.

Naissance 30 septembre 1944 (64 ans)
Toulouse, Haute-Garonne
Nationalité Française
Profession(s) Magistrat
Famille Robert Debré, son grand-père
Michel Debré, son père
Olivier Debré, son oncle
Bernard Debré, son frère
Simon Debré, son arrière grand-père

Jean-Louis Debré, né le 30 septembre 1944 à Toulouse, est un homme politique français, membre de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Il est président du Conseil constitutionnel depuis le 5 mars 2007.

Sommaire

[modifier] Biographie

Jean-Louis Debré est le fils de Michel Debré, ancien Premier ministre, et le frère (faux jumeau) de Bernard Debré, médecin et député. Il est aussi le petit-fils du pédiatre Robert Debré et, du côté de sa mère, de l'architecte Charles Lemaresquier. Il est également le neveu du peintre Olivier Debré. Enfin, il est l'arrière-petit-fils du grand rabbin Simon Debré (1854-1939). Avec son épouse Anne-Marie Debré, décédée le 21 juillet 2007, il a eu trois enfants : Charles Debré, le journaliste Guillaume Debré et la comédienne Marie-Victoire Debré.

C'est sans le bac mais avec une capacité en droit qu'il obtient une licence en droit qui lui permettra de poursuivre sa carrière [1]. Il est docteur en droit public, titulaire d'un diplôme d’études supérieures de droit public et d'un diplôme d’études supérieures de sciences politiques, licencié en droit, ancien élève de l’Institut d'études politiques de Paris, et ancien élève de l’École nationale de la magistrature.

Jean-Louis Debré est magistrat et notamment juge d'instruction chargé des affaires de terrorisme dans les années 1980. Il traite ainsi des affaires concernant le terroriste Carlos[2].

Il est conseiller municipal d'Évreux entre 1989 et 1995. En 1995, il est tête de liste dans le 18e arrondissement, et obtient un mandat de conseiller de Paris. Jean Tiberi, le nouveau maire de Paris, le nomme comme adjoint.

Ministre de l'Intérieur dans les gouvernements d'Alain Juppé, il est critiqué[3] pour avoir laissé s'organiser la conférence de presse des militants clandestins corses armés à Tralunca.

Il ordonne l'expulsion à coups de hache, le 23 août 1996, de 300 sans-papiers occupant l'Eglise Saint-Bernard à Paris, non sans avoir déclaré auparavant qu'il agirait « avec humanité et cœur » [4],[5]. Malgré les déclarations du gouvernement, la plupart des sans-papiers ne sont pas expulsés, ayant des attaches fortes en France qui rendent toute « mesure d'éloignement » illégale [4]. Des manifestations critiquant la politique du gouvernement Juppé, durant lesquelles on scande des slogans réclamant l'« abrogation des lois Pasqua-Debré », rassemblent des dizaines de milliers de personne [4].

Les élections législatives de 1997, qui conduisent à la victoire de la gauche plurielle, marquent toutefois son retour dans l'Eure, confirmé en 2001, lorsqu'il devient maire d'Évreux.

D'une grande fidélité à Jacques Chirac, il s'est opposé à maintes reprises à Nicolas Sarkozy en tant que "chiraco-villepiniste" [réf. nécessaire].

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1re circonscription de l'Eure. De 2002 à 2007, il est président de l'Assemblée nationale.

Le 23 février 2007, Jacques Chirac le nomme président du Conseil constitutionnel en remplacement de Pierre Mazeaud.

[modifier] À l'Assemblée nationale

[modifier] Mandats locaux

  • Conseiller municipal d'Évreux 1989-1995;
  • Conseiller général de l'Eure, canton de Nonancourt 1992-2001
  • Adjoint au maire de Paris 1995-1997;
  • Maire d'Évreux 2001-2007;
  • Président de la communauté d'agglomération d'Évreux 2001-2007

[modifier] Fonctions politiques

  • Secrétaire national du RPR, chargé de la Justice (1988 -1993 ; porte-parole de l'opposition RPR-UDF, chargé des problèmes de justice et sécurité (1988 -1993 ;
  • Secrétaire général adjoint et porte-parole du RPR (1993 -1995 ; premier secrétaire général adjoint du RPR 1995 ; membre du bureau politique du RPR ; secrétaire général du RPR par intérim 1997 ; membre du conseil politique du RPR;


[modifier] Mandats

Jean-Louis Debré
Jean-Louis Debré, le 11 novembre 2006.
Parlementaire français
Naissance 30 septembre 1944
Décès
Mandat Député 1986-2007
Début du mandat
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Première circonscription de l'Eure
Groupe parlementaire RPR (1986-2002)
UMP (2002-2007)
Ve République

[modifier] Mandat en cours

[modifier] Publications

  • Essai sur les idées constitutionnelles du Général De Gaulle, LGDJ, 1974 (thèse de droit public)
  • La Justice au XXe siècle. Les magistrats, Perrin, Paris, 1981
  • Le Curieux, (1988). Ce roman policier met en scène une prostituée nommée Josiane Baladur, par référence à Édouard Balladur, que les amis de Jacques Chirac comme Debré détestaient particulièrement.
  • Pièges (14 mai 1998, Éditions Robert Laffont) Roman policier.
  • Quand les brochets font courir les carpes (16 janvier 2008, éditions Fayard Noir). Roman policier.
  • "Les Oubliés de la République" (juin 2008, Fayard). Essai sur le travail des parlementaires par des exemples de propositions de loi qui ont abouti.
  • Dynasties républicaines (01/04/2009, éditions Fayard).

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Chronologies

Précédé par Jean-Louis Debré Suivi par
Charles Pasqua
Ministre de l'Intérieur
18 mai 1995 - 4 juin 1997
Jean-Pierre Chevènement
Roland Plaisance
Maire d'Évreux
18 mars 2001 - 12 mars 2007
Jean-Pierre Nicolas
Raymond Forni
Président de l'Assemblée nationale
2002 - 2007
Patrick Ollier (intérim)
Bernard Accoyer
Pierre Mazeaud
Président du Conseil constitutionnel
2007 -
en fonction


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