Vico (Corse-du-Sud)

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Vico
Vicu (co)
Vue de Vico
Vue de Vico
Blason de VicoVicu (co)
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Canton Deux-Sorru
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Sorru
Maire
Mandat
François-Dominique Colonna
2014-2020
Code postal 20160
Code commune 2A348
Démographie
Gentilé Vicolais
Viculacci, Viculesi (co)
Population
municipale
850 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 10′ 02″ N 8° 47′ 58″ E / 42.1672222222, 8.7994444444442° 10′ 02″ Nord 8° 47′ 58″ Est / 42.1672222222, 8.79944444444  
Altitude 400 m (min. : 0 m) (max. : 1 120 m)
Superficie 52,13 km2
Localisation

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Vico (en corse Vicu, prononcé [ˈbiˑ.gŭ]) est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur Vico

Situation[modifier | modifier le code]

Vico est l'une des onze communes du canton des Deux-Sorru dont elle est le chef-lieu. Vico se situe sur la façade occidentale de la Corse, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Ajaccio. La commune est en partie limitrophe au Parc naturel régional de Corse auquel elle n'a pas adhéré. Son territoire actuel se trouvait dans l'ancienne pieve de Sorro in Gio. Ancienne sous-préfecture de Corse-du-Sud et capitale des Deux-Sorru, Vico est la cité tutélaire de la façade occidentale de l'île s'étendant entre Calvi et Ajaccio, de Girolata à Calcatoggio.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marignana Balogna, Renno Letia Rose des vents
Cargèse N Murzo
O    Vico    E
S
Golfe de Sagone Coggia Arbori

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vico est une commune de montagne située dans le « delà des monts », la partie granitique de l'île. Le site présente des montagnes émergeant d'une végétation verdoyante, épaisse, composée de châtaigniers, de chênes verts, de pins lariccio et d'un haut maquis. Elle possède une façade maritime.

Son territoire se compose de trois parties :

  • la partie au nord-est de la commune est une cuvette ouverte à l'est sur le fleuve Liamone et son affluent le ruisseau de Catena. Elle est ceinte à l'ouest par la crête de Tragunatu se poursuivant jusqu'à la punta di Miglia (821 m), au nord par la ligne de crête orientée depuis la punta di Miglia sur la punta di l'Arinella (1 001 m, « à cheval » sur Renno et Letia), et au sud par une ligne de crête démarrant du lit du Liamone et s'élevant jusqu'à la punta di a Cuma (904 m) ; la ligne de crête qui relie la crête de Tragunatu à la punta di a Cuma comporte le col de Saint-Antoine, franchi par la route D70 qui y fait jonction avec les routes D23 et D56. Cette partie comporte les anciens lieux habités de Vico, Chigliani et Nesa.
  • la partie centrale représente les 2/5 du territoire. C'est une zone de moyennes montagnes coupée en deux par la rivière de Sagone. Dans le secteur oriental, plus bas, se situe l'ancien village d'Appriciani dominant la plaine de la rivière Sagone. S'y trouvent les anciens bains de Caldanelle. Le secteur occidental est dominé par une ligne de crête partant du capu di Radi (806 m), le capu a a Cuma (755 m), la punta Tramuntaghia (668 m), la punta di Pigno (562 m), le Capu a e Mure (487 m) et se terminant à la mer à la punta di Trio.
  • La partie occidentale, qui représente aussi les 2/5 du territoire, s'étend jusqu'au littoral occidental de l'île, depuis une ligne de crête au nord sur laquelle se trouve son culmen (1 120 m d'altitude). Cette partie représente l'extrémité d'un chaînon montagneux secondaire articulé sur la dorsale de l'île à la pointe de Cricche (2 053 m) et qui se termine à la côte au Capu a u Bellu, en passant par Capu di Calazzu (1 131 m, sommet « à cheval » sur Vico, Balogna et Marignana. Ce chaînon crée dans cette partie, deux principaux vallons, ceux du ruisseau de Bubia et de la rivière de Sagone.
La façade maritime

Elle concerne environ 3,2 km de côte[Note 1] dans le golfe de Sagone, depuis l'embouchure du ruisseau de Bubia au nord de Triu Funtanella, jusqu'à l'extrémité orientale de la plage de Sagone. Elle comporte la punta di Trio, le capu a u Bellu, pointe maritime fermant l'anse de Sagone à l'ouest (l'autre extrémité étant Capu San Ghiseppu à l'est) ainsi que la remarquable plage de Sagone.

Limites territoriales
  • Au nord, la ligne de crête démarre près de Capu di Calazzu (1 131 m) à l'ouest, et se dirige à l'est vers Punta di l'Arinella (1 001 m), sommet « à cheval » sur Coggia et Renno.
Elle passe par Pointe Calazzu (907 m), Capu di Radi (806 m), décline par Bocca a Penta jusqu'au lit du ruisseau de Juane Rangu (affluent de la rivière de Sagone), remonte son cours puis celui du ruisseau d'Alinu, grimpe sur la crête de Tragunetu jusqu'à Punta di Miglia (821 m), passe par la jonction des routes D70 et D156 et suivre cette dernière jusqu'au pont de Catena.
  • À l'est, depuis le Pont de Catena, la démarcation suit le cours du ruisseau de Catena jusqu'à sa confluence avec le Liamone, descend le fleuve jusqu'à la confluence rive droite d'un petit ruisseau sans nom. Ce ruisseau sert de limite commune à Vico et à Coggia, jusqu'à la Punta di a Cuma (904 m) où il prend naissance. La démarcation devient quasi rectiligne jusqu'à Punta di Maschio (804 m) d'où elle prend une nouvelle ligne de crête passant par Punta di a Saltelle (852 m) et une borne à 920 mètres. Elle décline alors vers le pont de Travarce de la route D70, via Punta Tippone (451 m) et suivre le cours d'un ruisseau se jetant dans la rivière de Sagone. Enfin jusqu'à la mer, la route D70 sépare Vico de Coggia.
  • Au sud, se trouve sa façade maritime qui démarre à l'embouchure du ruisseau de Bubia au nord et se termine à l'extrémité orientale de la plage de Sagone au sud.
  • À l'ouest, de l'embouchure du ruisseau de Bubia, la séparation avec Cargèse est matérialisée par le ruisseau de Bubia, son cours jusqu'à la cascade à cheval sur Cargèse, Marignana et Vico. De la cascade, la démarcation suit une ligne de crête grimpant jusqu'à Capu di Calazzu.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique communal est dense ; le principal cours d'eau est la rivière de Sagone qui se jette dans l'anse de Sagone. Le Liamone qui longe le territoire communal au nord-est, reçoit les eaux de plusieurs ruisseaux, le principal étant le ruisseau de Catena[1], long de 7,2 km.

Les autres cours d'eau sont :

  • Ruisseau de Bubia[2], autre nom ruisseau de Bisacciolu, long de 11,1 km, il prend source sur la commune de Vico. Son embouchure se situe dans le golfe de Sagone, au sud de la plage de Stagnoli.
  • Ruisseau de Manualaccia[3], long de 1,1 km, il prend source sur la commune de Vico. Son embouchure se situe dans le golfe de Sagone, au sud du hameau de Triu Funtanella.
  • Ruisseau de Vetrice[4], long de 1,5 km, il prend source sur la commune de Vico. Son embouchure se situe dans le golfe de Sagone, à Guardiola.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert d'une végétation des plus luxuriantes. Toute la partie nord, entre le col Saint-Antoine et la Punta di a Cuma, comprenant la ville de Vico et le village de Chigliani, est presque entièrement boisée de chênes verts et d'un maquis aux hauts arbousiers et bruyères, souvent impénétrable. Les châtaigniers se trouvent aux abords des zones habitées et en bas des pentes de la crête de Tragunatu. La partie sud comporte un petit chaînon montagneux (avec les sommets Capu di Radi, Capu a a Cuma (755 m), Punta Tramuntaghia (668 m), Punta di Pigno (562 m), Capu a e Mure (487 m)) se terminant en mer à la Punta di Trio. Les flancs sont couverts majoritairement de bosquets de chênes verts et de maquis à l'ubac des vallons. Ailleurs, on retrouve les classiques maquis bas du littoral méditerranéen, composé des cistes et lentisques.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Route nationale 195.

Même si la commune dispose d'un petit port de pêche et de petite plaisance à Sagone, Vico n'est accessible que par la route. La ville, construite à plus de 400 m d'altitude, est située à un important nœud routier de la façade occidentale de l'île :

Sur le littoral, la D81 (route du bord de mer corse) traverse la commune, longeant la côte depuis Triu Funtanella en venant de Cargèse, jusqu'à l'est de la plage de Sagone en allant vers Ajaccio.

Depuis Cargèse démarre la petite et sinueuse route D181, longue d'une quinzaine de kilomètres, dite « Chemin de Paomia » jusqu'à son hameau de Rundulinu, qui pénètre la commune de Vico à San Baggiu et fait jonction avec la D70, route reliant Sagone à Vico, un peu au nord du pont de Travarce.

La ville est distante, par route, de :

Transports[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de ligne de chemins de fer dans la région de Vico. La gare la plus proche se trouve à Sarrola-Carcopino et est distante d'environ 47 km. Les port et aéroport les plus proches sont ceux d'Ajaccio. Il existe trois taxis à Sagone ainsi que des promenades en mer au départ du petit port de Sagone pour la visite de la Réserve naturelle de Scandola, de Girolata, et du golfe d'Ajaccio.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le territoire communal comporte plusieurs anciennes communautés moyenâgeuses. Vico était déjà un centre important à l'époque ; il était le siège de la province de Vico, l'une des quatre provinces du « delà des Monts » qui étaient Vico, Ajaccio, Sartène et Bonifacio, et la résidence du Lieutenant gouverneur. Vico était aussi le lieu principal de la piève, un bourg important où les évêques de Sagone ont pu trouver refuge de 1569 à 1623, avant de partir s'installer dans la forteresse génoise de Calvi.

Vico[modifier | modifier le code]

Vue de Vico

Vico est un gros bourg médiéval, aux remarquables maisons en pierre de granite taillée, étagées sur les pentes boisées de la crête de Tragunatu dont le culmen est la pointe de Tragunatu 768 m. La ville s'étale dans un paysage montagnard au pied des premiers escarpements du massif du Monte Rotondo.

De 1569 à 1625, Vico a été un diocèse, la résidence des évêques de Sagone qui ont fui la côte trop souvent razziée par les Barbaresques. En 1625, l'évêque Sebastiano Albani trouve refuge dans la forteresse génoise de Calvi.

Chigliani[modifier | modifier le code]

Chiliani est un ancien village médiéval situé au nord de la commune, à 1,5 km (distance orthodromique) au nord-est de Vico, qui possède sa chapelle. Il est traversé par la route D156.

Appriciani[modifier | modifier le code]

Appriciani (ou Appricciani voire Apricciani[5],[6], est un ancien village autrefois nommé Apretiano[Note 2]. Il est localisé au sud-ouest de Vico, bâti à 456 m d'altitude. Il possède une chapelle et un cimetière. Appriciani est desservi par la route D56 qui au nord fait jonction avec la D70 à la fontaine d'Acquatella, et au sud avec la D81, en arrière de la plage de San Giuseppe (Coggia).

Nesa[modifier | modifier le code]

Hameau situé à environ 700 m au sud de Vico, était aussi une ancienne communauté médiévale. Nexa est cité comme lieu habité vers 1520[7]. S'y trouve une chapelle attenante au petit cimetière.

À environ 500 m à l'est, se dresse le couvent de Saint-François relié à Nesa par la route D423.

A Pieve[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, Pieve était le centre de la piévanie de Vico. Pieve se trouve à environ 300 m au nord-est de l'église paroissiale Sainte-Marie.

Sagone[modifier | modifier le code]

Sagone
Article détaillé : Sagone.

Sagone (Saone) est une station balnéaire. Elle a été autrefois une cité importante de Corse. Durant des siècles Sagone a été le siège de l'évêché éponyme, l'un des six diocèses de l'île. Le diocèse de Sagone avait été créé au VIIIe siècle suite au transfert de l’évêché de Tanata. Le diocèse est transféré à Calvi du XVIe siècle à 1790. Ravagée plusieurs fois par les Barbaresques, Sagone a été désertée par l'évêque qui est parti se réfugier à Vico (de 1569 à 1625) avant de gagner la forteresse génoise de Calvi. S'y trouvent encore les vestiges de l'ancienne cathédrale Sant'Appiano et une chapelle.

Située sur la façade maritime de la commune, au fond du golfe et à l'embouchure de la rivière éponymes, Sagone dispose d'un cadre naturel aujourd'hui apprécié. Petit port dominé par la remarquable Tour de Sagone et belle et longue plage de sable fin sont ses principaux atouts, des attraits importants pour le Tourisme. Aussi, le site se développe rapidement avec des constructions nouvelles d'habitation et de commerces. Une annexe de la mairie y est installée. S'y trouve une chapelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason

Le blason de la ville : D'or au tourteau d'azur chargé d'une épée haute du champ sommée d'une balance du même, au chef soudé d'argent chargé d'une tête de maure accostée de deux monts de sable.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

}

Antiquité[modifier | modifier le code]

Savona (Sagone) était une villae importante au début de notre ère. À côté de l'ancienne cathédrale romane Sant'Appianu, les ruines d'une basilique paléochrétienne ont été trouvées. Elles ont été datées du Ve siècle. La basilique était vouée à Saint Appien, saint catholique originaire du diocèse de Sagone et dont le culte en Corse fut importé par les évêques carthaginois fuyant les invasions vandales.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Vicolais était sous la domination des seigneurs Cinarcheses. Refusant la suzeraineté génoise, Giovan Paolo di Leca les combattit mais fut défait. Pour remercier les habitants qui l'avaient soutenu dans sa lutte, Giovan Paolo di Leca aurait fondé en 1481 le couvent Saint-François (San Francescu) de Vico.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La Corse sous domination génoise[modifier | modifier le code]

  • 1512 - La banque de Saint Georges fait désertifier toute la piève de Vico dont la population avait soutenu leur seigneur Giovan Paolo di Leca.
  • 1520 - La pieve de Vico comptait environ 3 000 habitants. Elle avait pour lieux habités : Vico, Nexa, la Pieve, Chiliani, Balogna, Apretiano, Ravana, la Cerasa, la Vidullachia, Coia, Arbori, Murzo, Lethia, Reno, Sorno, Lunca, Guallagno, Porto, lo Pochiolo, Sochia. À cette époque, la piève de Sorro in Su est considérée comme devant être rattachée à celle de Vico[7].

Dès le XVIe siècle, le littoral de l'île est maintes fois razzié par les Barbaresques, alliés des Français. Durant près de 3 siècles, les Barbaresques ravagent les côtes, pillant, détruisant, tuant et enlevant des gens pour en faire des esclaves.
Gênes impose la construction de tours littorales aux frais des pièves et communautés. De nombreuses tours de guet et de défense sont construites sur tout le littoral, dont celle de Sagone.

Au début du XVIIIe siècle, Vico où résidait le lieutenant gouverneur envoyé par la République de Gênes, a donné son nom à la fois à la province et à la piève. La province était composée de six pievi, rattachées au diocèse de Sagone : Vico, Sorunzù, Sevinentro, Cruzini, Sia-salogna et Capella di Coggia, soit une population d'environ 4 000 habitants. Toutes ces pièves, à l'exception de celle de Vico, étaient quasi détruites[8].

« La Pieve di Vico, il di cui Scalo al mare è Sagone, contiene 35 paesi distinti in 26 podestarie, ed è Gouernata da un Luogotenente, che risiede in Vico, e da il nome tanto alla Pieve, che à tutta la Provincia. Li suoi Principali Villaggi sono 17, cioè Vico, Alberi, Poggio, Pieve, Nessa, Ghigliaci, Albrecciani, Balogna, Cerasa, Chimiglia, Renno, Murzo, Porta, Carcheto, Letia, Piano, e Carogno, con tutto 1650 abitanti. - Francesco Maria Accinelli »

Vico durant la Grande révolte des Corses (1729-1769)[modifier | modifier le code]

  • 1729 - Au début de cette période, l'île était gouvernée par Felice Pinelli, résidant à Bastia
  • 1730 - Le 4 mars, Pinelli apprend que Vico est occupé par les gens du Niolu qui se sont emparés de 200 fusils dans la maison du lieutenant. Des actions militaires contre les Génois sont entreprises par les Corses dans plusieurs pievi, sans coordination. Les gens du Vicolais dévastent les terres des Grecs de Paomia. Les Génois ripostent par de brèves actions ; ils incendient Vico. Le 1er août, les gens de Vico assiègent Paomia mais en sont repoussés par ses habitants grecs. Le 15 août, éclatent de nouveaux incidents entre les deux communautés.
  • 1731 - Les révoltés s'organisent. Les généraux de la Nation Giafferi et Ceccaldi travaillent à l'unification du mouvement insurrectionnel. Ils ordonnent à la Balagne et à Vico de s'unir au mouvement général et de participer à la prochaine consulte. Prêtres et moines prêchent la rébellion.
    • 31 janvier, Andria Ceccaldi rédige une circulaire au clergé de Balagne et de Vico, lui demandant que des offices soient célébrés pour le bonheur de la patrie.
    • 12 mars, Ghjanfrancescu Lusinchi, général pour le « Delà-des-Monts », agissant en accord avec Giafferi et Ceccaldi, assiège Sartène[Note 3] qui capitule une semaine après.
    • 15 avril, la province de Vico assiste à la consulte à Zigliara, des pievi du Delà, en vue de l'organisation du territoire. Elle se donne pour chef le chanoine Ilario dit "chanoine Guagnu", du chapitre de Vico.
    • 16 mai, les députés chanoine Ilario de Vico et piévan Aitelli de Rustinu, sont reçus par les commissaires à Bastia à qui ils demandent une suspension des hostilités jusqu'à fin mai qui leur est refusée.
    • 20 mai, les Corses demandent à Mgr Giustiniani, évêque de Sagone réfugié à Calvi, de revenir dans son diocèse.
    • Début juin, après l'échec de la mission d'Aitelli et Ilario, les Généraux commandent la guerre totale contre les présides. Le Cavru, le Celavu, la Cinarca et Vico, conduits par le piuvanu Paganelli, encerclent Aiacciu.
  • 1734 - Mars, mouvements concertés des troupes génoises pour débloquer Corte : Ghjacumu Santu Petriconi, à la tête de 300 hommes, des Grecs pour la plupart, s'embarque à Ajaccio pour Sagone ; il doit se rendre à Corte par le Niolu ; dans la nuit du 29 au 30 mars, Castineta l'attaque à Camputile (Niolu) et l'oblige à se replier sur Vico. Le 10 septembre, Lucca Ornano, est nommé responsable du « Delà-des-Monts » après l'assassinat de Lusinchi.
  • 1738 - Fin juin, Théodore de Neuhoff se rend à Corte où il est reçu par Gaffori. Gnaziu Arrighi, soupçonné par Costa d'intelligence avec l'ennemi pour avoir quitté le camp devant Bastia, veut s'opposer à son entrée dans la ville. Sa maison et celles de ses clients sont incendiées et lui-même doit se réfugier à Vico et Renno.
    • 24 septembre, Frédéric de Neuhoff, neveu du Roi, sur une pinque, avec 4 barques siciliennes, se dirige vers Ajaccio et Sagone pour tenter de soulever la Corse occidentale.
    • 10 octobre, les embarcations de Frédéric sont arraisonnées dans le golfe de Sagone et conduites à Calvi et Bastia. Leurs occupants qui avaient débarqué, avaient été accueillis à Vico et Guagno.
    • 25 décembre, Lucca Ornano, lieutenant-général commandant le Delà, envoie un avertissement aux gens de Vico et Cinarca qui veulent rendre les armes.
    • 29 décembre, le curé de Guagno ordonne aux populations de la province de Vico de se rendre, en armes, au couvent de Mezana (Sarrola-Carcopino). Les absents seront déclarés rebelles à la Nation et au Roi Théodore.
  • 1739 - Début janvier, a lieu une consulte à Santa Maria d'Ornanu. Les populations de la Rocca, du Talavu, Istria, Ornanu, Cavru, Celavu, Vico et Cinarca, jurent fidélité à Théodore.

Le marquis de Maillebois succède au Comte de Boissieux décédé à Bastia. Parti d'Antibes avec 13 régiments et 16 bataillons de troupe, 2 compagnies de hussards et une de canonniers à bord de 75 navires, il débarque à Bastia. Divisée en plusieurs corps, cette armée attaque les rebelles qu'il soumet dans le « deçà des Monts ». Dans le « delà des Monts », le marquis de Marbeuf reçoit la soumission des pievi de Vico et de Cinarca[8].

  • 1741-7 février, mémoire de la Cour de France remis au marquis Lomellini : le Roi consent à laisser six bataillons en Corse à condition d'occuper Ajacciu, Calvi, les tours de Girolata, Sagone, Porto et le village de Piana. Gênes n'accepte pas de confier des places fortes aux Français qui se retirent de la Corse. Le 6 septembre, les dernières troupes françaises quittent Calvi pour Antibes.
    • 17 février, Mgr Pier Maria Giustiniani, évêque de Sagone, grand défenseur de la République, est transféré à Vintimille.
    • 14 mai, Paulu Maria Mariotti, de la Vulpaiola, est nommé à l'évêché de Sagone ainsi que Romualdu Massei, de Bastia, à celui du Nebbio. Ces nominations d'évêques corses étaient inconnues depuis des siècles.
  • 1744 - Juin, entrée en scène du comte Dumenicu Rivarola, ancien consul d'Espagne à Bastia, qui jusque là habitait Livourne où il recrutait des Corses pour l'armée espagnole.
  • 1748-6 janvier, Anton Dumenicu Guagno, au nom du comte Rivarola, ordonne à la province de Vico de s'armer pour aller attaquer Ajaccio.
  • 1749-15 et 16 février, ignorant totalement le commissaire génois, Cursay réunit à Aiaccio les commissaires des pieve du Delà pour décider de l'administration de la justice, de la réparation des routes et de la perception de l'impôt. Des troupes françaises sont installées à Sartène, Istria, Ornanu, Bocognano et Vicp.
  • 1751-20 septembre, Ghjiseppu Maria Massoni, de Calenzana, est nommé évêque de Sagone. Il est sacré à Rome le 26.
  • 1753 – février, nouveau départ des Français qui quittent l'île.
    • 21 et 22 février, les Pères du Commun du Celavo, da la Cinarca et de Vico, assemblés à Sari-d'Orcino, jurent fidélité à la République.
    • 25 novembre, consulte à Bastelica où le Celavu et le Vico décident de se réunir aux pièves d'Istria, Ornano et Talavo assemblées le 19 et qui avaient décidé d'assurer la continuité du gouvernement dans le Delà-des-Monts.
  • 1759 – 18 octobre, la République interdit aux évêques d'Ajaccio, Aléria et Sagone d'exécuter ou de publier, sans son consentement préalable, les ordres de leur métropolitain, Mgr de Angelis, évêque de Segni, venant pour une visite apostolique en Corse.
  • 1763-21 avril, la tour de Sagone qui était utilisée par les Génois pour protéger le transport des bois d'Aitone, est attaquée par les Corses. L'entreprise échoue mais sera couronnée de succès quelques jours après. Le 30 septembre, arrive Pascal Paoli à Vico où il séjournera quelques jours.
  • 1764 – mars, des jeunes gens de Vico s'emparent de la tour d'Omigna, la seule restée aux mains des Génois entre Calvi et Ajaccio.

La Corse sous administration française[modifier | modifier le code]

  • 1768 - L'île passe sous administration militaire française. Vico prend le nom de piève de Sorro in Gio’.
  • 1789 - La Corse appartient au Royaume de France. Survient la Révolution française qui supprime les juridictions royales. La Constituante divise la France en 83 départements. La pieve de Sorro in Gio’ devient le canton de Vico.
  • 1790 - Le département de Corse est créé avec Bastia pour préfecture.
  • 1791 - Corte devient chef-lieu du département ; le siège de l’évêché est fixé à Ajaccio.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune qui porte le nom de Vico, devient le chef-lieu du canton de Vico et du district de Vico, dans le département du Liamone.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 4], au Bulletin des Lois, la commune de Vico reste le chef-lieu du canton de Vico et de l'arrondissement, dans le département du Liamone.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse[9]. Vico change d'arrondissement pour celui d'Ajaccio tout en restant le chef-lieu.
  • 1852 - Vico absorbe les territoires de l'ancienne commune d'Apricciani.
La bataille de Sagone[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, la Corse vit sous la menace permanence des Anglais installés en Sardaigne. Ceux-ci multiplient les incursions contre les convois ravitaillant l’île, et contre les bateaux chargés de bois qui en partent, afin d’empêcher la construction navale française.

Le 1er mai 1811 à six heures du matin, en l’absence de vent, trois navires de la flotte anglaise (2 frégates et un brick) sous le commandement du capitaine Barrie, attaquent à la rame deux frégates françaises, la "Girafe" et la "Nourrice", ainsi qu'un navire marchand armé, amarrés au fond de la baie de Sagone. Ces navires étaient chargés de bois de la forêt d'Aïtone et prêts à appareiller pour l'arsenal de Toulon.

Dotés d'une puissance de feu supérieure aux vingt-six canons de la "Girafe", des vingt-huit de la "Nourrice" et des batteries sur la côte (artillerie installée sur la plate-forme supérieure de la tour et batterie construite au pied de celle-ci), les navires ouvrent le feu à six heures et demie. L'artillerie anglaise vient à bout des Français moins de deux heures après.

Les deux frégates françaises sont en feu ; les Anglais se retirent. Par la suite, le chargement et l’armement de la "Nourrice" seront récupérés. L'épave de la "Girafe" gît toujours au fond du golfe de Sagone. La Nourrice repose par 9 mètres sous une épaisse couche de sable et a fait l'objet de fouilles archéologiques en 2011, 2012[10].

La tour n'a pas souffert de cette attaque[11].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[12] en cours François Colonna DVD Assureur, conseiller général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 850 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
983 1 060 1 246 1 364 1 409 1 210 1 564 1 704 2 024
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 031 2 091 1 971 2 012 1 991 1 858 1 968 1 973 1 690
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 559 1 746 1 451 1 548 1 591 1 618 1 582 1 519 999
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
1 186 1 484 1 312 921 898 916 850 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vico a compté jusqu'à 2 091 habitants en 1866[9]. La commune comptait encore 1 519 habitants en 1954, avant de chuter brutalement à 999 habitants en 1962.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe deux écoles primaires publiques, à Sagone et à Vico où se trouve également le Collège nationalisé Camille Borossi. Les lycées les plus proches sont situés à Ajaccio.

Santé[modifier | modifier le code]

Trois médecins sont installés sur la commune : un à Vico et les deux autres à Sagone, où l'on trouve des pharmacies.

Infirmiers, masseurs kinésithérapeutes et un centre médico-psychologique et centre d'accueil thérapeutique à temps partiel - hôpital de jour, se trouvent sur la commune. Le centre hospitalier le plus proche se situe à Ajaccio.

Cultes[modifier | modifier le code]

Il n'existe qu'un seul lieu de culte, catholique, à Vico. La paroisse (L'église paroissiale Saint-Clément) relève du diocèse d'Ajaccio.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Randonnées[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine sacré[modifier | modifier le code]

Ancienne cathédrale de Sagone ou cathédrale Saint-Appien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Sagone.

L'ancienne cathédrale romane Saint-Appien de Sagone ou Sant' Appiano, avait été construite au XIIe siècle, exactement au-dessus de l'édifice paléochrétien[14]. Elle se situe au bord de la côte, légèrement en retrait au nord-ouest de la plage de Sagone. Dévastée par les Barbaresques au XVIe siècle, il n'en reste que des vestiges. À remarquer le menhir utilisé dans l'appareillage des murs d'un angle à la base de l'édifice.

Son plan simple semble constitué d'une nef unique. Comme dans la grande majorité, la nef est orientée sur un axe est/ouest, l'abside à l'est vers Rome.

Une partie au moins des reliques de saint Appien devait être conservée dans l'église de Sagone. Au XIIe siècle, pour être mises à l'abri des invasions sarrasines, le roi lombard Liutprand ordonna qu'elles soient transportées à Pavie dans la basilique San Pietro in Ciel d'Oro.

La cathédrale a été la résidence de 36 évêques de Sagone de 601 à 1569[15], date à laquelle Girolamo Leoni, l'évêque en titre, a fui la cathédrale Sant' Appiano pour s'établir à Vico, en raison de la menace barbaresque.

Elle est inscrite Monument historique[16].

Le site de Sant' Appianu de Sagone a fait l'objet de recherches archéologiques initiées en 1963, avec un nouveau programme en 2007. Depuis 2009, une cinquantaine de squelettes datés du XIe siècle ont été mis au jour. L’équipe de recherche est dirigée par Daniel Istria responsable scientifique.

Couvent de Saint François[modifier | modifier le code]

Le couvent de Saint François se situe au hameau de Nesa. Il a été fondé en 1451 par les Franciscains. Il comporte 4 cloîtres. Les moines sont expulsés à la Révolution. En 1836, il est investi par la congrégation des Oblats de Marie Immaculée. Expulsés, les pères reviennent en 1936. Ils assurent désormais le service de nombreuses paroisses à l'alentour devenues sans pasteur.

Ouvert au public, le couvent se prête à de nombreuses animations spirituelles et culturelles. Le couvent organise régulièrement des festivals, rencontres, animations, mais aussi les soirées annuelles « soupe et couscous ».

Église Saint-François[modifier | modifier le code]

L'église conventuelle Saint-François se situe à Nesa. Elle recèle 4 œuvres classées Monuments historiques, propriété de la fondation de Mazenod :

  • statue Christ en croix, dit Franciscone, sculpture d'un mètre de haut limite XVe et XVIe siècles[17] ;
  • chape (ornement blanc), tissu brodé du XVIIIe siècle[18] ;
  • meuble de sacristie de 1664[19] ;
  • tabernacle de 1698[20].

Église paroissiale Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale se situe au nord-est de la ville de Vico. Elle recèle 15 tableaux, tous propriété de la commune et classés Monuments historiques :

Autres patrimoines religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de Chigliani, située à l'entrée sud du village
  • Chapelle de Nesa, située au chœur du hameau
  • Chapelle d'Apricciani, située au chœur du village
  • Chapelle de Sagone, à l'extrémité sud-est de la commune
  • Chapelle sur la route du col de Saint-Antoine, proche du rond-point jonction des routes D70 et D423

Tour de Sagone[modifier | modifier le code]

Tour de Sagone

La tour génoise de Sagone a été construite au début du XVIIe siècle, à la même époque que les tours d'Omigna, Orchino, Cargèse et Capo Rosso. Cette tour de guet littorale est située à l'ouest de l'anse ou baie de Sagone. Elle est en bon état de conservation.

Le 21 avril 1763, la tour de Sagone qui domine Scala di Savona (port de Sagone), gardée par les Génois pour protéger le transport des bois d'Aitone, est attaquée par les Corses. Après un premier échec, leur entreprise est couronnée de succès quelques jours après.

Le 1er mai 1811, une escadre anglaise attaque trois navires français embossés au fond de la baie de Sagone. De l'artillerie était installée sur la plate-forme supérieure de la tour et une batterie construite à ses pieds. Après moins de deux heures de combat, les salves anglaises ont eu raison de la résistance française. La tour n'a pas subi de dégâts lors de cette bataille.

La tour de Sagone est inscrite Monument historique[36].

Statue-menhir d'Appriciani[modifier | modifier le code]

Stantara d'Appriciani
Article détaillé : Stantara d'Apricciani.

La statue-menhir nommée Figure antique d'Appriciani (rocher sculpté en forme de tête humaine), est datée de l'âge du bronze. Elle a été trouvée sur le domaine de monsieur Dominico Colonna à Appriciani, près de Sagone.

La statue est classée Monument historique[37].

Autres patrimoines civils[modifier | modifier le code]

  • Monument commémoratif de Monseigneur Casanelli d'Istria, ancien évêque d'Ajaccio. Il a été érigé en 1887 sur décision du conseil municipal de Vico en date de novembre 1886. Situé de nos jours place Casanelli d'Istria, il est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[38].
  • Monument aux morts

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Conservatoire de l'Espace Littoral[modifier | modifier le code]

Le Conservatoire de l'Espace Littoral a acquis terrain de 20 ha repris sous la fiche TRIU (FR1100067)[39].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Vico est concernée par trois ZNIEFF de 2e génération :

Châtaigneraie chênaie de Renno-Vico

La zone s'étend sur 2 773 ha de six communes de moyenne montagne dans la région de Vico. La végétation, typique des conditions climatiques relativement tempérées et humides, est dominée par les châtaigneraies à l'abandon jusqu'à 1 100 m d'altitude maximum, et plus bas par le chêne vert[40].

Gorges du Liamone en amont du pont de Truggia

La zone s'étend sur 2 460 ha de cinq communes de moyenne montagne, entre 40 m à 1 196 m d'altitude[41]. C'est une zone granitique montagneuse qui culmine à 1 196 m, entrecoupée par les méandres du fleuve Liamone, formant trois massifs distincts : Canapaje et Calcatoghiu au nord, Castaldu au centre et Castellucciu au sud. Le site rupestre est très vaste, faiblement fréquenté par les touristes, mais offre de remarquables points de vue. Les différentes falaises forment une sorte de cirque à l’est du village de Muna.

Boisements de la plaine de Sagone et Terrasses sableuses

Vico et Balogna sont concernées par cette ZNIEFF qui s'étend sur 342 ha. La zone longe le cours de la rivière de Sagone à partir de son embouchure jusqu’à 10 km au nord/est. Elle correspond à une vaste plaine alluviale, offrant un ensemble d'intérêts faunistiques et écologiques très important[42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine-Dominique Monti in La grande révolte des Corses contre Gênes 1729-1769, chronologie - ADECEC Cervioni 1979
  • Prosper Mérimée in Notes d'un voyage en Corse Fournier Jeune, Libraire - 18 rue de Verneuil Paris 1840

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mesure effectués sur la carte de Géoportail
  2. Dans son manuscrit L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle, Accinelli orthographie Albrecciani pour Appriciani
  3. Sartène qui était sous la responsabilité du lieutenant génois Giuseppe Maria Centurione, était restée fidèle à la République de Gênes comme Bastia, Ajacciu, Bonifacio, Calvi, Algajola et Saint-Florent
  4. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Catena (Y8100580) » (consulté le 11 août 2014)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Bubia (Y8000640) » (consulté le 11 août 2014)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Manualaccia (Y8001300) » (consulté le 11 août 2014)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Vetrice (Y8001280) » (consulté le 11 août 2014)
  5. Mérimée in Notes d'un Voyage en Corse - Statue d'Apricciani p. 55
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale Apricciani », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 23 août 2012)
  7. a et b Antoine-Dominique Monti in Corse : Éléments pour un dictionnaire des noms propres ADECEC Cervioni
  8. a et b Francesco Maria Accinelli L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  9. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Bull. archéo. FFESSM 2011 et 2012
  11. La Corse sous la menace anglaise. Dossier 1 : l'attaque de Sagone
  12. Préfecture de Corse, Liste des élus de Corse, consultée le 12 septembre 2010
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Daniel Istria - Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle, Éditions Alain Piazzola, 1 rue Sainte-Lucie 20000 Ajaccio
  15. Informations et liste partielle affichées dans la cathédrale Saint Jean-Baptiste de Calvi
  16. « Notice no PA00099133 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PM2A000162 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PM2A000161 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no PM2A000160 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no PM2A000159 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PM2A000324 », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PM2A000317 », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PM2A000316 », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Notice no PM2A000315 », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Notice no PM2A000314 », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Notice no PM2A000313 », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Notice no PM2A000312 », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Notice no PM2A000311 », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Notice no PM2A000310 », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Notice no PM2A000309 », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Notice no PM2A000308 », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. « Notice no PM2A000306 », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. « Notice no PM2A000305 », base Palissy, ministère français de la Culture
  34. « Notice no PM2A000304 », base Palissy, ministère français de la Culture
  35. « Notice no PM2A000303 », base Palissy, ministère français de la Culture
  36. « Notice no PA00099123) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Notice no PA00099122 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Notice no IA2A001901 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Site protégé Triu du Conservatoire du littoral sur le site de l'INPN
  40. ZNIEFF 940004242 - Châtaigneraie chênaie de Renno-Vico sur le site de l’INPN.
  41. ZNIEFF 940031086 - Gorges du Liamone en amont du pont de Truggia sur le site de l’INPN.
  42. ZNIEFF 940004134 - Boisements de la plaine de Sagone et Terrasses sableuses sur le site de l’INPN.
  43. Les racines corses du président, le Monde du 4 juillet 2007