Morvan

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Morvan
Localisation du Morvan
Localisation du Morvan
Géographie
Altitude 901 m, Haut Folin
Longueur 100 km
Largeur 55 km
Superficie 5 134 km2
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Départements Côte-d'Or, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne
Géologie
Âge Dévonien (env. 400 Ma)
Roches Roche métamorphique

Le Morvan (anciennement Morvand) est un massif de hautes collines français situé en Bourgogne, aux confins des départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l'Yonne. Il domine à l'ouest la dépression du Bazois et le Nivernais, au nord la Terre-Plaine et la dépression de l'Auxois, au sud et au sud-est les plaines du Charolais et de l'Autunois.

Le Morvan peut difficilement être considéré comme un massif montagneux : sur le plan climatique, ses altitudes maximales le rangent à l'étage collinéen.

Le point culminant du massif du Morvan est le Haut Folin (901 mètres). La région est marquée par un réseau hydrographique dense, avec notamment de nombreux lacs artificiels, et par un fort boisement. Le Morvan est constitué en parc naturel régional depuis 1970. C'est le relief significatif le plus proche de l'agglomération parisienne. Il peut être considéré comme une avant-garde granitique du Massif central.

Les habitants du Morvan sont les Morvandeaux (ou parfois Morvandiaux et plus rarement Morvandaux) et les Morvandelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le massif était autrefois orthographié Morvand, qui signifie « Noires-Montagnes » formé de deux mots celtiques Mor et Vand[1], d'où l'abréviation « Md » sur certains panneaux routiers. Cette étymologie, quoique couramment perpétuée, est fausse. En celte, Mor signifie « mer » (comme Mor-Bihan : la petite mer ou Ar-Mor : la mer). Mor-Van(d) signifie « mer de collines »[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Délimitation administrative[modifier | modifier le code]

Carte de Bourgogne représentant les cantons administrativement rattachés au massif du Morvan

Le massif du Morvan est souvent considéré comme l'extension nord-est du Massif central. Le décret no 2004-69 du relatif à la délimitation des massifs inclut en effet les cantons du Morvan dans le Massif central[2].

Ainsi, le massif du Morvan couvre administrativement une superficie de 513 442 hectares et comprend les 19 cantons suivants :

Topographie[modifier | modifier le code]

Le Haut Folin et son relais de télévision (901 m)
Le mont Beuvray (821 m)
Château-Chinon sur les flancs du Calvaire

Au nord, le Morvan ressemble à un vaste plateau bosselé qui s'élève lentement lorsque l'on avance vers le sud. Ces ondulations, qui s'étagent et viennent rejoindre en pente douce le Bassin parisien, forment le Bas-Morvan. L'altitude n'y dépasse pas 600 mètres. Dans la partie inférieure, au sud de Montsauche-les-Settons, se dressent les plus hauts sommets du Haut-Morvan.

Le Morvan ne possède pas de monts très élevés puisque l'altitude maximale est atteinte dans la chaîne du Bois du Roi par le Haut Folin et ses 901 mètres. D'autres monts atteignent ou dépassent tout de même les 800 mètres :

  • Le Grand Montarnu (point culminant de la Nièvre) : 857 m
  • Le mont Préneley : 855 m
  • Le Bas Folin : 832 m
  • Le mont Beuvray : 821 m
  • Le Bois de la Loge : 818 m
  • Le Télégraphe, ou Tureau des Grands Bois : 800 m

Le massif du Bois du Roi compte quelques monts secondaires comme le Haut Forgeot (809 m), les Trois Bornes (838 m) ou le Brûlé (882 m).

D'autres monts du Morvan sont :

Panorama dans le sud-Morvan (Nièvre).

Entités paysagères[modifier | modifier le code]

Lors de la dernière révision de sa charte en 2007, le Parc naturel régional du Morvan a procédé à un découpage du territoire morvandiau pour obtenir 4 grands ensembles, subdivisés en 23 entités paysagères :

Entités paysagères du Morvan
  •       La « Dorsale boisée »
  •       Le « Morvan des 400 m »
  •       Les « Piedmonts »
  •       Les « Franges »
  •       Limites du parc naturel régional du Morvan
  • La « Dorsale boisée » :
    • Le Haut Morvan Boisé
    • Le Haut Morvan des Etangs
    • Le Haut Plateau Boisé
    • La Marche Boisée
  • Le « Morvan des 400 m » :
    • La Vallée de l'Anguison
    • La Vallée de l'Yonne
    • Les Collines de Brassy
    • La Vallée du Ternin
    • Les Vallons du Chaloire
    • La Vallée de la Dragne
    • Autour du Mont Beuvray
    • Les Trois Vallées Encaissées
    • La Montagne Autunoise
  • Les « Piedmonts » :
    • Le Piedmont Nord
    • Le Corbigeois
    • Les Marches de Saulieu
    • Le Bazois Sous Château-Chinon
  • Les « Franges » :
    • Le Plateau Calcaire
    • L'Auxois des Buttes
    • La Plaine d'Autun
    • Le Val d'Arroux
    • Les Collines de Luzy
    • La Terre Plaine

La Dorsale boisée[modifier | modifier le code]

La « Dorsale boisée » correspond à des secteurs constitués de sommets, dont l'altitude varie de 500 à 900 m, et de cuvettes[3].

Elle est située au centre du massif et couvre les territoires de communes telles que Arleuf et Planchez (dans le Haut Morvan boisé), Montsauche-les-Settons (dans le Haut Morvan des étangs), Saint-Brisson (dans le Haut plateau boisé) ou une partie de Brassy (dans la Marche boisée).

Cette entité est constituée essentiellement de vastes forêts, avec de petites clairières, et de plans d'eau.

Le Morvan des 400 m[modifier | modifier le code]

Paysage montagneux du Morvan

Le « Morvan des 400 m » est un ensemble de collines de granite dont l'altitude avoisine généralement les 300 à 500 m, à l'exception des environs du Mont Beuvray (qui culmine à 821 m) et des vallons du Chaloire (qui peuvent atteindre les 600 m). Le climat y est par ailleurs moins rude qu'au centre du massif.

Dans ces secteurs, les espaces agricoles sont plus présents que les forêts, contrairement à la « Dorsale boisée ». En effet, si les hauteurs restent souvent couvertes de bois, les flancs de collines sont généralement cultivés ou utilisés pour faire paître les bêtes. Les villages et les routes principales se situent sur les bas des pentes et dans les vallées qui sont parcourues par divers cours d'eau (l'Yonne, l'Anguison, le Ternin, la Celle…)[3].

Cette entité paysagère couvre plusieurs secteurs dans l'ouest, l'est et le sud du massif, notamment les communes de Montreuillon (dans la Vallée de l'Yonne), Chissey-en-Morvan (dans la vallée du Ternin), Anost (dans les vallons du Chaloire), Saint-Léger-sous-Beuvray (dans l'Autour du Mont Beuvray), Villapourçon (dans la vallée de la Dragne) ou encore Uchon (dans la Montagne autunoise).

Les Piedmonts[modifier | modifier le code]

Les « Piedmonts », comme leur nom l'indique, sont situés au pied du massif, et offrent une large vue sur les plaines et plateaux qu'ils dominent : les « Franges ». Les forêts laissent place ici aux plaines et vallées bocagères[3].

Les piedmonts situés au nord et au nord-est sont relativement élevés : entre 300 et 400 m pour le Piedmont nord (autour de Quarré-les-Tombes et Chastellux-sur-Cure) et généralement 600 m pour les Marches de Saulieu (autour de Liernais et Saulieu). Plusieurs châteaux y ont d'ailleurs trouvés leur place logique.

Ceux situés autour de Corbigny et Moulins-Engilbert, le Corbigeois et le Bazois sous Château-Chinon atteignent respectivement les 200 et 300 m. Ils sont quant à eux tournés vers les plaines du Bazois.

Les Franges[modifier | modifier le code]

Les « Franges » délimitent le massif au nord, à l'est et au sud. L'altitude ne dépassent guère 200 m au nord et atteint difficilement 400 m à l'est et au sud.

Elles se situent autour de Vézelay (dans le Plateau calcaire), Avallon (dans la terre plaine), de Précy-sous-Thil à Autun (dans l'Auxois des buttes et la Plaine d'Autun), jusqu'à Étang-sur-Arroux (dans le val d'Arroux) et Luzy (dans les collines de Luzy).

Ici, les formes arrondies des sommets et les crêtes boisées laissent place aux formes aiguës des plateaux calcaires au nord et aux vallées ouvertes au sud, à l'exception de certaines vallées encaissées comme les gorges de la Canche[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat morvandiau se caractérise par des précipitations nombreuses et importantes, des automnes et hivers longs et rigoureux et des températures modérées dont l'amplitude annuelle est supérieure à 20 °C[4].

Relevé météorologique de Château-Chinon (Ville) de 1948 à 1999
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,9 -0,3 1,9 4,1 7,8 10,9 13,2 13,1 10,8 7,3 2,6 0,2 5,9
Température maximale moyenne (°C) 4,1 5,5 8,8 12 16,1 19,3 21,9 21,4 18,3 13,6 7,8 5,1 12,8
Précipitations (mm) 121,8 105,4 91,8 87,9 113 104,8 78,4 100,8 104,1 111,3 124,7 130,4 1 274,4
Nombre de jours avec précipitations 18,7 16,2 16,6 15,5 16,9 15 12,3 13,5 13,6 15,1 17 18,2 191
Source : SOPHY - Banque de données botaniques et écologiques (1948-1999)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
4.1
-0.9
121.8
 
 
 
5.5
-0.3
105.4
 
 
 
8.8
1.9
91.8
 
 
 
12
4.1
87.9
 
 
 
16.1
7.8
113.0
 
 
 
19.3
10.9
104.8
 
 
 
21.9
13.2
78.4
 
 
 
21.4
13.1
100.8
 
 
 
18.3
10.8
104.1
 
 
 
13.6
7.3
111.3
 
 
 
7.8
2.6
124.7
 
 
 
5.1
0.2
130.4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

En raison de sa position et de son altitude, le massif du Morvan connaît des pluies fréquentes et abondantes. Il reçoit en moyenne 1 000 mm d'eau par an sur ses bordures et plus de 1 800 mm sur les sommets les plus élevés[4] ; il pleut ou il neige près de 180 jours par an sur les sommets.

Relevé pluviométrique de Château-Chinon (Ville) depuis 2006
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Précipitations (mm) 124 108 104 88 125 97 73 98 100 110 122 134 1 283
Relevé pluviométrique en 2006 (mm) 64,4 102,4 184,1 62,2 130,5 71,4 51,7 210,2 107,8 146,1 169,1 62,4 1 362,3
Relevé pluviométrique en 2007 (mm) 144,2 145,1 146,4 40,9 166,1 150,2 186,5 167,9 105,3 35 73,6 110,8 1 472
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 113,8 50,6 190,2 120,6 99 56,4 100,7 131,6 97,3 120,4 83,2 80,4 1 244,2
Source : DIREN de Bourgogne


Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le lac de Pannecière et son barrage hydroélectrique

Le relief, la pluviosité et l'absence d'infiltration des eaux en profondeur déterminent donc un réseau hydrographique complexe. Les vallées principales sont alimentées par une multitude de petits ruisseaux. Parmi les principaux cours d'eau figurent l'Armançon, l'Arroux, l'Ouche et l'Yonne.

On remarque ainsi de nombreux cours d'eau qui alimentent des lacs artificiels (le lac de Pannecière-Chaumard (520 ha) et le lac des Settons (320 ha) sont les plus célèbres). Ces lacs spectaculaires constituent un fort atout touristique pour la région.

Les 4 autres « grands lacs » du Morvan sont : le lac de Chamboux (75 ha), le lac de Chaumeçon (135 ha), le lac du Crescent (165 ha) et le lac de Saint-Agnan (140 ha).

Les roches métamorphiques du Morvan renferment des nappes de faible puissance (quelques mètres), donnant naissance à de nombreuses sources, favorisant ainsi l'existence d'importantes zones humides (tourbières, prairies humides…).

L'eau est peu chargée en sels (eau douce) et de bonne qualité. Les pollutions chimiques sont peu nombreuses du fait de la faible densité de population.

Orogenèse[modifier | modifier le code]

Ère primaire[modifier | modifier le code]

Carte géologique du massif du Morvan

Durant le Paléozoïque, il y a environ 400 millions d'années, le plissement hercynien fait surgir de hautes montagnes (Le Massif armoricain, les Vosges, les Ardennes, le Massif central), dont le Morvan.

Cette montagne est formée de roches métamorphiques (gneiss, micaschistes) mêlées à des roches magmatiques (granites, porphyres).

L'érosion finit par abaisser le Morvan qui est ainsi ramené à l'état de socle montagneux.

Le climat chaud et humide favorise l'apparition d'une végétation exubérante. Finalement enfouis sous d'épaisses masses d'alluvions, et par suite de fermentation, les débris végétaux sont transformés avec le temps en houille. Des dépôts carbonifères se forment alors entre le massif du Morvan et le Beaujolais (Autun, Montceau-les-Mines).

Ère secondaire[modifier | modifier le code]

Durant le Mésozoïque, il y a 200 millions d'années, suite au lent affaissement du socle hercynien, la mer envahit complètement le bassin parisien, allant jusqu'à immerger le Morvan qu'elle recouvre de marnes et de calcaires. Ces sédiments s'empilent alors sur le socle granitique.

Suite au retrait des eaux, l'érosion reprend son action et abaisse le Morvan d'au moins 1 000 mètres. Les marnes et calcaires sont alors rejetés vers l'Auxois, le Bazois et le Châtillonais.

Ère tertiaire[modifier | modifier le code]

À partir du Paléogène, il y a 60 millions d'années, le massif fut basculé vers le nord suite au mouvement de surrection du plissement alpin. Ce mouvement violent provoqua des fractures du sol et raviva l'action des eaux vives qui reprirent alors le creusement de leurs vallées en gorges.

Centres géographiques de la zone euro[modifier | modifier le code]

De 2001 à 2010, le centre géographique de la zone euro était situé dans le Morvan[5]. De 2001 à 2006, il se trouvait sur la commune de Montreuillon. En 2007, avec l'arrivée de la Slovénie, il fut identifié sur la commune de Mhère. En 2008, avec Chypre et Malte, il était à Ouroux-en-Morvan. De 2009 à 2010, avec l'entrée de la Slovaquie dans la zone euro, il se situait à Liernais. Depuis 2011, avec l'Estonie, il a quitté le Morvan par l'est.

En 1928, Joseph Archer, industriel et homme politique originaire du Morvan avait lancé la création d'une monnaie européenne, Europa.

Le parc naturel régional du Morvan[modifier | modifier le code]

Le parc naturel régional du Morvan en Bourgogne depuis la charte de 2007.

Le massif du Morvan est protégé par un parc naturel régional créé en 1970.

Suite à la dernière révision de sa charte le , le parc couvre à ce jour une surface de 290 900 ha et comprend 117 communes adhérentes ainsi que 6 villes partenaires.

La maison du parc naturel régional du Morvan est située à Saint-Brisson.

Article détaillé : Parc naturel régional du Morvan.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

Les différentes conditions écologiques, climatiques et géologiques du massif impliquent une forte diversité dans les essences végétales recensées dans le Morvan.

La présence de sols pauvres et acides (roches cristallines) et de sols riches et fertiles (roches volcano-sédimentaires), ainsi que différents types de climats (de type océanique à l'ouest, submontagnard au centre et continental à l'est) influent fortement sur la répartition des espèces.

On note également la présence d'espèces protégées en Bourgogne (comme l'impatiente n'y-touchez-pas) ou des espèces déclarées d'« intérêt communautaire » par le réseau réseau Natura 2000 (comme l'ache rampante ou le flûteau nageant).

Article détaillé : Flore du Morvan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Plan d'ensemble de l'oppidum de Bibracte

Le Morvan possède une histoire riche principalement héritée de l'époque gallo-romaine. Cette histoire est encore visible à travers le site du Mont Beuvray à cheval entre la Nièvre et la Saône-et-Loire.

En -52, une ville nommée Bibracte se trouvait sur le Mont Beuvray (821 m). Cette ville, capitale de la tribu gauloise des Éduens est devenue célèbre lors de l'invasion de la Gaule par Jules César. C'est ici que les tribus gauloises décidèrent de structurer leur défense en se regroupant derrière un seul chef, Vercingétorix. Le Mont Beuvray est désormais un site de fouilles très important. Les archéologues ont mis au jour des maisons et des murs d'enceinte de Bibracte et tentent de définir quelle était la vie des Gaulois. Le musée de la civilisation celtique, construit à proximité des lieux de fouilles présente entre autres le résultat des recherches à Bibracte.

Articles détaillés : Bibracte et Bataille de Bibracte.

Après l'invasion romaine, Bibracte est abandonnée au profit d'Autun située à une vingtaine de kilomètres. Si Bibracte est une cité purement gauloise, Autun a au contraire été bâtie à la volonté de l'empereur romain Auguste. Haut lieu du monde gallo-romain, on peut encore y admirer un temple dit de Janus (déformation du lieu-dit La Génetoye), l'enceinte antique de la ville et deux de ses portes (Porte d'Arroux et Porte Saint André), ainsi qu'un immense théâtre qui pouvait, à l'époque, accueillir 20 000 personnes.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le Morvan est aussi le pays de Vauban : il y naquit en 1633 et y vécut durant son enfance.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir du début du XIXe siècle, le Morvan a connu une profonde évolution. Le flottage du bois de chauffage pour approvisionner Paris nécessite une importante organisation. Depuis le flottage à bûches perdues (qui consiste au laissé-aller au fil de l'eau) jusqu'à l'arrivée quai de Bercy, ce sont 250 000 stères qui flottent par an en moyenne au XVIIIe siècle. L'apogée est atteinte en 1804 avec 600 000 stères. En 1858, la création du lac des settons arrive bien après la crise économique forestière de 1840 due à l’apparition du Charbon. Puis, après les inondations de Paris de 1910, il fut décidé de réguler le débit de la Seine grâce à des retenues d'eau. De ce projet sont nés les lacs de Chaumeçon, Saint-Agnan, du Crescent, et l'important lac de Pannecière et son barrage hydro-électrique.

Le Morvan, pays pauvre d'un point de vue agricole, a durant la même période été obligé de développer des activités connexes aux travaux de la terre. Ainsi, au côté du flottage du bois, se sont peu à peu imposées deux activités devenues emblématiques de ce massif : les nourrices morvandelles et les galvachers.

Articles détaillés : Nourrice morvandelle et Galvacher.

Les habitants du Morvan (surtout les anciens et ceux issus du milieu agricole) parlent un patois qui peut varier d'une partie du massif à l'autre : le morvandiau.

Article détaillé : Bourguignon-morvandiau.

Activités[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

La Maison Vauban à Saint-Léger-Vauban
Le Musée de la civilisation celtique de Bibracte

Le Morvan dispose d'un écomusée regroupant 7 maisons à thèmes dispersées dans diverses communes du massif :

Article détaillé : Écomusée du Morvan.

On trouve également d'autres musées propres au Morvan comme le musée de la Résistance en Morvan à Saint-Brisson, le musée de la civilisation celtique à Saint-Léger-sous-Beuvray ou le musée du Costume et des Arts et Traditions populaires du Morvan à Château-Chinon (Ville).

Il existe également le musée du Septennat de François Mitterrand à Château-Chinon (Ville) ainsi que le muséum d'histoire naturelle d'Autun à Autun.

Sentiers de randonnées[modifier | modifier le code]

Le massif dispose de nombreux sentiers et parcours de randonnées pédestres, équestre et à VTT.

On note entre autres les sentiers de grande randonnée suivants :

Économie[modifier | modifier le code]

Vaches de race charolaise au-dessus de Roussillon-en-Morvan (Saône-et-Loire)

Agriculture et sylviculture[modifier | modifier le code]

Le Morvan est encore très marqué par l'agriculture puisque 29 % des actifs travaillent dans le secteur primaire. L'activité est essentiellement traditionnelle et basée sur l'élevage bovin (race charolaise) dans des parcelles très morcelées (moins d'un hectare en moyenne, et 50 ha en moyenne pour la totalité d'une exploitation). Les autres types de culture et d'élevage restent plus discrets.

La sylviculture morvandelle, quant à elle, fournit tous les hivers la France en sapins de Noël (notamment la région du Haut Folin). La forêt recouvre d'ailleurs près de 50 % du Morvan[6]. Les forêts de feuillus et de résineux sont en concurrence mais ce sont les résineux, profitant du développement des douglas, qui gagnent peu à peu du terrain (78 000 ha de feuillus contre 43 000 ha de résineux)[6].

Nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, le Morvan s'est lancé dans le développement numérique de son territoire. Une association d'experts, la Mission numérique du Pays Nivernais Morvan, basée à Lormes, a pour ambition de développer l'économie morvandelle grâce aux technologies numériques. Un des projets phare est la mise en place d'un centre de télétravail (ou télécentre) à Lormes et à Moulins-Engilbert[7].

Culture et traditions populaires[modifier | modifier le code]

Le Morvan en musique[modifier | modifier le code]

Vielle à roue

La musique du Morvan se rattache à une aire culturelle qui englobe tout le centre de la France (Berry-Bourbonnais-Nivernais) et se caractérise par un répertoire ayant subi une forte influence de la musique auvergnate de Paris.

Les instruments de musique traditionnels[modifier | modifier le code]

  • L'accordéon diatonique et l'accordéon chromatique : malgré leur arrivée tardive au début du XXe siècle, ils font partie des instruments les plus populaires et les plus utilisés pour la musique traditionnelle morvandelle.
  • La vielle à roue : tout comme l'accordéon, c'est l'un des instruments les plus répandus en Morvan.
  • La cornemuse (ou « Panse d'oueille » ou Zuarne) : après avoir quasiment disparue après 1950, le nombre de joueurs de cornemuse est de nouveau élevé dans le Morvan depuis la fin des années 1980[8].
  • Le violon : alors qu'il était très présent sur l'ensemble du massif et ses pourtours, il est aujourd'hui moins répandu que les précédents instruments et est surtout présent dans les secteurs ou la vielle l'est moins, c'est-à-dire dans le nord du massif[9].

La Morvandelle[modifier | modifier le code]

Dans cette région pauvre qui nourrissait mal ses enfants, la vie était difficile. Les morvandiaux traduisaient en chanson leurs conditions de vie.

La Morvandelle est un texte relativement récent, puisqu'il fut écrit en 1903 par le poète Maurice Bouchor, à la demande de l'Amicale des instituteurs de la Nièvre. La mélodie est une vieille chanson morvandelle : « le galant d’lai Nan-nette ».

Cette chanson, emblématique du Morvan, évoque un pays pauvre et rude, mais fier de sa liberté. Elle déplore que Paris leur prenne femmes (les nourrices morvandelles étaient réputées) et bois (les bûches du Morvan partaient par l'Yonne et la Seine en bois de chauffage).

Habillement traditionnel et folklorique[modifier | modifier le code]

Reconstitution de costumes morvandiaux par la troupe des Galvachers du Morvan

Les tenues traditionnelles ne sont aujourd'hui guère portées hormis lors de manifestations folkloriques et fêtes de village. Leur utilisation a néanmoins perduré jusqu'au début du XXe siècle.

À la campagne[modifier | modifier le code]

Le paysan morvandiau portait généralement un pantalon surmonté d'une « biaude » : un blouse, généralement bleue et qui arrivait à mi-cuisses pour les cultivateurs. Les vendeurs de bétail portait quant à eux une « biaude » grise ou noire qui tombait jusqu'aux genoux.

Il portait également la « colmelle » ou « coulmelle » : un chapeau de feutre noir à bords plus ou moins larges, ainsi qu'un foulard rouge noué autour du cou.

Il se chaussait de sabots en bois verni qu'il portait pieds nus.

À la ville[modifier | modifier le code]

D'autres habits étaient portés pour les jours de fêtes, ou plus généralement par les citadins. Les hommes portaient alors un pantalon à pont, habituellement de couleur sombre (noir ou gris) ou bien blanc pour les jours de fête, fait en poulangis (étoffe nivernaise analogue à la serge ou à la tiretaine).

Ce pantalon était accompagné de guêtres, également en poulangis le plus souvent, remontant jusqu'au genoux et retenues habituellement par un fil de laine.

Le tout était surmonté d'une veste. Ce pouvait être une « dômaire » (ou « daumière »), une longue veste colorée fendue formant des basques larges tombant jusqu'à mi-cuisses. On trouvait également la « c'miyôle », une veste courte et colorée.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie traditionnelle du Morvan est issue essentiellement des ressources produites par les fermes au XIXe et du début du XXe siècle : vache, porc, volaille, pomme de terre, lait et œuf.

Le Morvan étant un « pays rude », la nourriture se devait d'être simple et consistante. Les mets sont donc souvent très gras et basés sur de la charcuterie. On produit notamment le « jambon du Morvan » et les « terrines du Morvan » dans les environs de Château-Chinon, Arleuf ou Onlay.

Le Morvan produit également deux fromages : le « Saint-Alban » et le « Fin Morvan ».

Les plats typiques que l'on pourra trouver sont :

  • La potée bourguignonne : échine de porc cuite à l'eau durant de nombreuses heures avec des légumes d'hiver (chou, carottes, pommes de terre, navets, oignons) ;
  • La galette aux griaudes (ou brioche aux griaudes) : brioche salée à base d'œuf, de farine, de lait, de levure et de lard de cochon poêlé ;
  • Le crapiau morvandiau (ou grapiau morvandiau) : crêpe salée épaisse à base de farine de sarrasin, de lait, d'œufs et de lard de cochon poêlé ;
  • La rapée morvandelle : une galette à base de de pommes de terre râpées. Selon les secteurs, la pâte peut-être agrémentée de fromage blanc, d'œuf et/ou de gruyère râpé.

Architecture[modifier | modifier le code]

Architecture d'antan[modifier | modifier le code]

Maison typique morvandelle de l'époque médiévale (dessin de Eugène Viollet-le-Duc).

Les maisons traditionnelles rurales du Morvan ont été implantées, depuis l'époque médiévale, selon des critères bien établis, c'est-à-dire à proximité d'une source, de terres cultivables et de forêts dont le bois servait pour le chauffage et la construction. La présence de carrières de granit et d'arène jouait également un rôle important dans leur construction.

Les habitations traditionnelles peuvent être isolées ou regroupées en petit hameau. Ces derniers hameaux prennent quelques fois le nom d'huis à partir du XIVe siècle. Ces constructions sont installées de préférence à l'abri d'une colline, à mi-pente sur le versant nord, plutôt qu'au fond d'une vallée. Leurs façades sont quant à elle plutôt orientées vers le sud ou l'est afin de tourner le dos aux vents froids du nord et aux pluies venant de l'ouest.

Deux fenêtres sont généralement disposées de part et d'autre de la porte d'entrée. À l'extérieur, un escalier en pierre permet l'accès au grenier. Ce dernier est généralement carrelé sur une couche de terre et est aéré par de fines ouvertures oblongues. La toiture est assez pentue afin de faciliter la descente de la neige durant la période hivernale.

Les plus petites maisons sont constituées d'une pièce principale unique, avec une annexe, généralement accolée à la bâtisse sur un pignon, comprenant généralement l'âtre de la cheminée, un poulailler et un four à pain. Les plus grandes maisons ou fermes comprennent les mêmes éléments, avec en plus une grange, une étable et des remises (appelés encore aujourd'hui des toits ou toitons), pouvant servir de cellier ou de porcherie. Ces toits pouvaient également se situés à l'entresol si la bâtisse n'était pas de plain-pied.

Les maisons typiques morvandelles suivent une architecture autarcique, c'est-à-dire qui utilise des matériaux locaux, issus de la culture ou d'extraction :

Le bois

Le bois, d'essences locales (chêne, châtaignier), était utilisé pour la charpente de la toiture, les linteaux de portes de grange, ainsi que pour le mobilier.

Le chaume

Le chaume, provenant de la paille de seigle, était principalement utilisé compte tenu de son faible coût. Le Morvan, jusqu'à la fin du XIXe siècle comptait en effet de grandes superficies de culture de seigle, notamment dans les cantons de Château-Chinon et de Montsauche.
Du fait de son inflammabilité, du risque de pourriture ainsi que du recul de la culture de seigle, le chaume fut peu à peu remplacé par l'ardoise d'Angers à partir de la fin du XIXe siècle.

La chaux

La chaux servait de mortier pour maçonner les murs (intérieurs et extérieurs) du logis et des dépendances. Elle les protégeait tout en les laissant respirer.

L'arène granitique

Associée à la chaux ou à de la terre, l'arène granitique permettait la construction des murs.

Le granit

Le granit taillé permettait la réalisation de linteaux de fenêtres et d'entourage de portes. Il provenait de petites carrières proches ou de carrières plus importantes comme celles de Lormes ou de La Roche-en-Brenil.

Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

Afin de préserver l'identité du territoire et la qualité paysagère et environnementale du Morvan, et rester cohérent avec le label de parc naturel régional, le Parc est partenaire des mairies, des Directions départementales de l'Équipement (DDE) des 4 départements bourguignons et des 3 conseils d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE) de la région[12].

Dans cette optique, le Parc a pour mission d'informer et conseiller tout habitant souhaitant construire ou rénover une habitation dans le massif du Morvan. Une majorité des demandes de permis de construire transitent par le Parc qui donnent alors un avis simple sur les aspects architecturaux et l'intégration dans le territoire des projets des habitants[12]. La DDE, la mairie et le CAUE sont alors libres de suivre ou non cet avis consultatif.

Ainsi, le Parc propose certains fondements et principes de base pour les constructions et rénovations dans le Morvan :

L'implantation

Il est déconseillé de construire son habitation en situation de mitage, et de préférer une implantation dans la continuité du village ou du hameau, tout en respectant l'implantation et l'orientation des bâtiments voisins déjà existants[13].

Il est également conseillé de conserver la pente naturelle du terrain en y « collant » la construction et en y intégrant une cave semi-enterrée et/ou une terrasse, c'est-à-dire de ne pas réaliser de remblais ou talus trop importants[13],[14].

Les murs d'enceinte de 2 mètres, les murs en parpaings apparents et les haies en thuyas sont à proscrire au bénéfice de murets d'environ 1 mètre ou de haies d'essences locales[13].

La volumétrie

Il est conseillé d'éviter les façades en pignon et les toitures à pentes multiples, et de préférer des volumes simples sur un plan de forme rectangulaire[13],[14].

Les ouvertures des façades et pignons

Il est déconseillé d'utiliser de multiples formats d'ouvertures, de respecter un alignement trop rigoureux des linteaux et de réaliser trop d'ouverture sur les pignons. Il est préférable de privilégier l'asymétrie des niveaux des percements et de conserver les ouvertures existantes dans l'ancien bâti[14].

De même, les fenêtres plus hautes que larges et les volets en bois seront privilégiés aux grandes baies vitrés et aux volets roulants et/ou en PVC[13],[14].

Les matériaux et les couleurs

Les enduits en ciment gris, les joints creux, le PVC ou tout matériau exogène au Morvan sont à éviter. On préfèrera l'enduit à la chaux, le bois peint et les pierres locales[13].

On évitera également les couleurs vives, le bois lasuré et le blanc en façade[13]. On préférera des couleurs rosées ou ocres pour les enduits de façades, gris-ardoise et rouge-tuile pour les toitures, et des naunces de bleu, rouge ou gris pour les menuiseries extérieures[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand ou essai géographique et historique sur cette contrée, Tome 1, 1865, p. 16
  2. Décret n°2004-69 du 16 janvier 2004 (modifié par le décret n°2005-1333 du 28 octobre 2005) sur www.legifrance.gouv.fr
  3. a, b, c et d Atlas des paysages du Parc naturel régional du Morvan
  4. a et b Le climat du Morvan sur le site www.patrimoinedumorvan.org (consulté le 3 août 2009)
  5. La zone euro sur le site Lormes.net.
  6. a et b La forêt morvandelle sur le site www.patrimoinedumorvan.org (consulté le 3 août 2009)
  7. Site officiel de la Mission numérique du Pays Nivernais Morvan
  8. La cornemuse sur le site Patrimoine du Morvan
  9. Le violon sur le site Patrimoine du Morvan
  10. « Site de Musiques du Morvan » (consulté le 11 janvier 2009)
  11. « La maison du Beuvray » (consulté le 11 janvier 2009)
  12. a et b La politique du Parc pour l'architecture sur le site officiel du Parc (consulté le 3 août 2009)
  13. a, b, c, d, e, f et g Document pédagogique du Parc : Principes architecturaux (consulté le 3 août 2009)
  14. a, b, c et d Document pédagogique du Parc : Consignes Prioritaires pour construire et rénover (consulté le 3 août 2009)
  15. a et b Document pédagogique du Parc : Les couleurs en Morvan (consulté le 3 août 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Morvan.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand ou essai géographique et historique sur cette contrée,‎ 1867
  • Armand Billaud, Un coin du Morvand (le canton de Lormes), Clamecy, Desvignes,‎ 1900 [(fr) texte intégral (page consultée le 31 mai 2009)]
  • Jacqueline Beaujeu-Garnier, Le Morvan et sa bordure : étude morphologique, Paris, Presses universitaires de France,‎ 1950
  • Émile Blin, Le Morvan, Château-Chinon,‎ 1902
  • Émile Blin, Chants du Morvan
  • Dr Edmond Bogros, À travers le Morvan, Château-Chinon, Dudragne-Bordet,‎ 1883
  • J. Bonnamour, Le Morvan, la terre et des hommes, Paris, P.U.F.,‎ 1966
  • Joseph Bruley, Le Morvan, cœur de la France : géographie, histoire, littérature ; folklore ; Morvan et tourisme, Paris, Société amicale et philanthropique « La Morvandelle »,‎ 1964
  • Gérard Corret, Le Morvan vu du ciel
  • Gérard Corret, Les lacs du Morvan vus du ciel, Carte Performance,‎ 2005, 10 p.
  • J. Dache, Morvandiaux mes frères, Macon, Éditions Bourgogne-Rhône-Alpes,‎ 1975
  • J. Canaud, Les Maquis du Morvan, Château-Chinon, Académie du Morvan,‎ 1981
  • Abbé Lucien Charrault, Dans l'ombre du Morvan. Le canton de Montsauche, Paris, Presse de Ramiot et Cie,‎ 1933
  • Maurice Constantin-Weyer, Morvan, Paris, Les éditions Rieder,‎ 1929, 220 p.
  • Joseph Déchelette, L'oppidum de Bibracte, Autun, Dejussieu,‎ 1876
  • Adolphe Desmanèges-Lorenz, Géologie buissonnière du Morvan, Autun, imprimerie Marcelin,‎ 1971 [(fr) texte intégral (page consultée le 31 mai 2009)]
  • Jean Drouillet, Folklore du Nivernais et du Morvan, La Charité-sur-Loire, Éditions Bernadat
  • André Dupin, Le Morvan ; topographie, agriculture, mœurs des habitants, état ancien, état actuel, Paris, Plon,‎ 1853
  • R. Félix, Le Morvan : Guide folklorique, Syndicat d'initiative de Nevers,‎ 25 juin 1953
  • Guillaume, L'âme du Morvan, Avallon, imprimerie Air Graphic,‎ 1971
  • Guillot-Chêne, Le flottage en Morvan du bois pour Paris, Éditions Garnier,‎ 1979
  • J. Lacarrière, J.-M. Tingaud, Gens du Morvan, Paris, Éditions du Chêne,‎ 1978
  • J. Levainville, Le Morvan, étude de géographie humaine, Paris, Colin,‎ 1909, 306 p.
  • A. J. Morlon, Une excursion dans le Morvand en 1872, Avallon, Éditions de Civry,‎ 1979, 93 p.
  • Louis-Albert Morlon, Promenades en Morvan, Nevers, Th. Ropiteau,‎ 1921
  • Henri Nicolas & Lyonel Chocat, Aspects et visages du Morvan, La Taillanderie,‎ 2000 (réimpr. 2005) (ISBN 9782876292239)
  • Joseph Pasquet, En Morvan : Souvenirs du bon vieux temps, Château-Chinon, Montaron,‎ 1967, 229 p.
  • Joseph Pasquet (préf. Maurice Genevoix), Le Haut Morvan et sa capitale Château-Chinon, Nevers, éditions Chassaing,‎ 1955 (réimpr. 1976 aux éditions Univers)
  • M. Pasquet-Baudin, Une conversation avec des Morvandiaux pendant la guerre de Prusse, 1870, Château-Chinon, lib.-édit. Pasquet-Baudin,‎ 1873, 86 p. [(fr) texte intégral (page consultée le 17 décembre 2008)]
  • Eugène Pelletier de Chambure, Glossaire du Morvan,‎ 1878
  • H. Picard, Visages du Morvan, Nevers, Chassaing,‎ 1946
  • Sandra Amani, Légendes du Morvan, Morvan, L'escargot Savant,‎ 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

Panorama sur le Morvan depuis le Belvédère du Carnaval à Uchon en Saône-et-Loire.
La commune d'Étang-sur-Arroux est visible au loin, au centre droit.
À l'arrière-plan gauche, on distingue le Mont Beuvray.

47° 15′ N 4° 06′ E / 47.25, 4.1 ()