Balagne

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La Balagne est une région de Haute-Corse, située sur la côte nord-ouest de l'île. Elle s'étend entre le Nebbio et le Filosorma, aux pieds du massif du Monte Cinto. Ses villes principales sont Calvi et l'Île-Rousse.

Monts ceinturant la Balagne

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Balagne et Calvi avec tout le pays inhabité depuis Calvi jusqu'aux Monts, une partie du Cap-Corse, la plus grande partie du Nebbio, ou plutôt le Nebbio presque tout entier, Ostricone, soit toute la partie de l'île comprise entre les Monts et l'extrémité du Cap-Corse s'appelle généralement Deçà des Monts[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Pays de Balagne couvre une superficie de 956,24 km². Il est composé de plusieurs contrées au nord-ouest de la Corse :

La Balagne[modifier | modifier le code]

C'est à proprement parler, la zone littorale, s'étendant depuis l'embouchure de l'Ostriconi jusqu'à la Revellata remontant dans les terres jusqu'aux premiers sommets de la chaîne centrale (Monte Grosso). Elle comprend notamment la vallée du Regino avec l'agglomération île-roussienne (L'Île-Rousse-Monticello-Santa-Reparata-di-Balagna) et la vallée de la Figarella (ou plaine de Calvi-Calenzana), avec tous ses villages en corniche. Elle s'étend de Belgodère à Calvi. Ses 25 communes qui couvrent une superficie de 428,92 km², sont :

La citadelle de Calvi

Du temps des Génois, avec Calvi, l'une des places principales de la Corse, distincte territorialement et administrativement, la Balagne renfermait cinq pièves[2] :

  • Tuani, avec sept villages, parmi lesquels Belgodere, Occhiatana, Speloncato ;
  • Aregno, qui contient seize villages, dont les principaux sont : la Corbaia, Monticello, Sant'Antonino et Santa Reparata. C'est dans cette piève que se trouve l'Algajola, selon d'autres Gabbiola, où habite le lieutenant de l'Office de Saint Georges ;
  • Sant'Andrea, qui renferme cinq villages dont Feliceto ;
  • Pino, dans laquelle se trouve Montemaggiore, village riche et bien peuplé ;
  • Olmia, où se trouvent les villages de Calenzana et de Mucale.

Dans son Dialogo nominato Corsica, Mgr Giustiniani décrit la Balagne de la façon suivante, en suivant la côte : « En s'éloignant d'Ostricone[Note 1], où il y a une tour, on trouve d'abord li Margini, qui sont une suite d'écueils fort dangereux ; puis la plage de Losari, avec un ruisseau appelé Regino ; l'Île-Rousse ou l'Île d'Or, que l'Office a récemment réuni au sol même de l'île en fermant le canal, devenu l'asile ordinaire des corsaires ; on y a bâti une tour pour garder le pays, et cette mesure a été, on peut le dire, le salut de toute la Balagne. Vient ensuite la pointe de Vallettone, puis, en suivant la côte, l'Algajola, dont nous avons déjà parlé, Sant'Ambrogio, l'île de Spano, où commence le golfe de Calvi ; le fiume a Pietramola ou rivière de Calenzana, enfin la foce[Note 2] de Calvi, produite par la rivière de Mucale. C'est à cette foce que finit la Balagne. »

Puis parlant de ses habitants, il écrit : « La Balagne est un pays où les mœurs sont douces et le sol assez bien cultivé. Ses habitants, comme ceux du Cap-Corse, s'occupent plus de leurs affaires que des querelles de parti ; aussi ne les voit-on pas toujours armés comme ceux des autres parties de l'île, surtout, dans le Deçà des Monts. »

Poursuivant, il dit : « Le sol produit des céréales, de l'orge plus encore que du blé, des amandes, du vin, des figues sèches, noires et blanches, d'excellente qualité, des bois de haute futaie, des arbres à planches, de très belles poutres de sapin, de larix, de pin. Mais la Balagne est surtout fameuse par son huile, dont la production est si abondante dans les bonnes années que non seulement elle suffit aux besoins de l'île, mais qu'on en expédier encore une grande quantité en terre ferme. On dit que ce fut un officier génois, de la famille d'Oria, qui obligea les habitants du pays à planter un certain nombre d'oliviers, et chaque famille à greffer un nombre déterminé d'oliviers sauvages. Depuis, ces arbres se sont multipliés à l'infini et rapportent les profits que l'on sait. »

Le Giussani[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Giussani.

Le Giussani (Ghjunsani) est l'ex-pieve du Jussani ; en 1520, elle renfermait sept villages : la Cappella, l’Olmo, lo Musuleo, Valica, li Porcili, Lecciole, la Piogiola. Elle est devenue pieve du Patro au début du XVIIIe siècle avant de devenir le canton d'Olmi-Cappella de 1790 à 1973 date de sa fusion dans le canton de Belgodère.

Son territoire s'étend depuis le Col de San Colombano sur la RN 197 jusqu'au fond de la vallée du Tartagine Melajia, retiré dans un vaste cirque de montagnes formé par le Monte Grosso (1 937 m), la Punta Radiche (2 012 m), Capu a u Dente (2 029 m), Monte Corona (2 144 m), Capu a u Corbu (2 082 m), Cima di a Statoghia (2 305 m) et Monte Padro (2 390 m).

Les villages de Pioggiola, Olmi Cappella, Mausoleo et Vallica sont tous situés au nord de la rivière Tartagine, au bas de la forêt domaniale de Tartagine Malaja. Les 4 communes couvrent une superficie de 101,19 km².

Sous administration génoise, il fallait ajouter la piève de Giussani aux cinq pievi de la province de Balagne, parce qu'elle ressortait au tribunal de la Balagne[3].

Les Paesi d'Ostriconi[modifier | modifier le code]

Ce territoire représente deux anciennes pievi réunies :

  • Ostricone, comprenant les communautés de Artacha, Lama, Novella, Cruscani (Cruschini) village abandonné de Novella, Pochina, Palasia et Spelonche, village ruiné ;
  • Petralba, comportant les communautés de Petralba, Tetto, Casenoue, Lama et Ortaca.

Au début du XVIe siècle, Ostricone est divisée en 2 : la nouvelle pieve d'Ostricone relevant de la juridiction d'Algajola et Calvi, qui ne comprenait plus que les communautés de Algagliola, Novella, Urtaca et Palasca, et la pieve de Petralba relevant de la juridiction de Bastia, composée de Petralba e Tetto, Lama, Ortaca[4].

Après la cession de la Corse à la France en 1769, la Corse passe sous administration militaire française. Ostricone et Petralba sont fusionnées pour former la nouvelle pieve de Canale. Le nom de Canale est encore usité de nos jours pour définir la vallée[5] de l'Ostriconi permettant le passage entre la Balagne proprement dite et le centre de l'île.

Le Filosorma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filosorma.

Le Filosorma (Falasorma) correspond au bassin du petit fleuve côtier Fango (Fangu) et aux rivages entre la Revellata et la Scandola centrés sur le golfe de Galéria. Galeria et Manso ses deux seules communes, font partie du canton de Calenzana. C'est un vaste territoire de 256,18 km² très peu peuplé et largement différent de la Balagne tant géographiquement que linguistiquement et culturellement. Il est en effet peuplé quasi exclusivement de familles d'origine nioline et se situe au pied de la Paglia Orba et de la Punta Minuta, sur le versant occidental de la chaîne centrale, dans le Pumonti (là da'Monti ou le « Delà des monts »).

Administration[modifier | modifier le code]

On distingue une région historique (la province de Balagne) d'un pays qui porte le même nom et correspond à peu près au même territoire. Après consultation pour avis du Conseil Général de la Haute-Corse et de la CTC, l’arrêté de périmètre du Pays de Balagne a été signé le 17 novembre 2003.

Pays de Balagne[modifier | modifier le code]

Le Pays de Balagne, premier pays constitué en Corse, est composé de 36 communes, réunies au sein de 3 Communautés de communes : Calvi Balagne, Bassin de vie d’Île-Rousse, Cinque Pieve di Balagne. Ces communes se répartissent ainsi :

E Cinque Pieve di Balagna[modifier | modifier le code]

E Cinque Pieve di Balagna : Lama, Pietralba, Urtaca, Novella, Palasca, Belgodere, Costa, Feliceto, Occhiatana, Muro, Nessa, Speloncato, Ville di Paraso, Mausoleo, Olmi Cappella, Pioggiola et Vallica.

Bassin de vie de l'Île-Rousse[modifier | modifier le code]

Bassin de vie de l'Île-Rousse : Corbara, L'Île-Rousse, Monticello, Pigna et Santa-Reparata-di-Balagna.

Calvi Balagne[modifier | modifier le code]

Calvi Balagne : Algajola, Aregno, Avapessa, Cateri, Lavatoggio, Sant'Antonino, Lumio, Montegrosso, Zilia, Calenzana, Moncale, Calvi, Galeria et Manso.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2008[6], le pays de Balagne a une population de 21 060 habitants qui se répartissent ainsi :

  • Balagne : 19 253 habitants,
  • Giussani : 332 habitants,
  • Paesi d'Ostriconi : 1 029 habitants,
  • Filosorma : 446 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

C'est un territoire qui a été occupé au Néolithique ancien, comme en témoignent les découvertes effectuées en de nombreux sites de fouilles archéologiques : Porte Vecchio à Lavatoggio, La Pietra à L'Île-Rousse, Monte d'Ortu à Lumio, Mutola à Ville-di-Paraso, etc.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Sous l’Empire romain, la Palania (variante « Palanta ») aux coordonnées 30° 20' long. 40° 45' lat. mentionnées sur ses cartes par le géographe alexandrin Ptolémée qui a vécu au IIe siècle de l'ère chrétienne, est bien l'actuelle Balagne, comme l'ont démontré les historiens[7].

Palania. Var. Palanta. Aujourd'hui La Balagne[8], était une localité située à l'intérieur des terres.

Selon Ptolémée, les Cilebenses (ou Nibolensii), l'une des douze nations peuplant la Corse, occupaient l'ancien pays du Nebbio qui s'étendait alors sur la partie orientale de l'actuelle Balagne. Cersunum et Ostricon étaient leurs principales civitates[9].

« Nous n'avons aucun renseignement sur les nations qui peuplaient la Balagne et le haut bassin du Tavignano. Il est permis de conjecturer que, du temps de Ptolémée, la Balagne était déjà romanisée et que les indigènes avaient cherché un refuge dans le Niolo. »

— Xavier Poli in La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, page 63.

Ptolémée désignait Calvi comme « le port le plus célèbre de l’île ». Fondée par les Phéniciens avant notre ère, Agilla devint comptoir romain sous le nom de Rubico Rocega.

La Corse fournissait à Rome de nombreux marins qui étaient recrutés spécialement dans les régions de la Balagne, du Cap-Corse, de Mariana et d'Aleria[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Pinaschi, seigneurs en Balagne.

Envahie par les Sarrasins vers 860, la Corse n'en sera délivrée qu'en l'an 1030. Au début du XIe siècle, probablement après la bataille de Luni (1016), des seigneurs toscans ou génois, sans mandat du Saint-Siège, passent en Corse et, aidés par les populations chrétiennes, chassent les musulmans du Nebbio, de la Balagne, de Mariana et d'Aléria. Les Sarrasins de Sicile, pressés de toutes parts par les chrétiens, furent obligés d'élever, pour leur sûreté, de nombreuses fortifications, désignées encore aujourd'hui par le nom de Cala ou de Calata[10]. Il est aussi probable que des colonies sarrasines de Corte ou de la Balagne harcelées par les patriotes chrétiens, ont été refoulées dans le Niolo où nous trouvons les noms significatifs de Calaguccia et de Calasima appliqués à deux villages.

En 1278, Calvi se confédère avec Gênes. Sa fidélité sera constante.

En août 1324, dans l'inféodation faite par l'Aragon à Enrico et Opicinello de Cinarca, l'expression podesteria di Balagna était employée[11].

En 1366 la podestérie de Balagna comprenait les mêmes pievi que cent ans plus tard en 1454 : Chiomi, Armito, Olmia, Pino, Sant'Andria, Tuani, Jussani et Ostricone[12].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle vers 1520, la province génoise de Balagna était composée des pievi de Tuani, Aregnu, Sant'Andria, Pinu et Olmia[13].

  • Tuani, avait pour lieux habités : li Quercioli, Belgoder, Ochiatana, le Ville, la Costa, le Cavalleragie, Speluncato.
  • Aregnu, environ 1350 habitants - Les lieux habités étaient : l’Arpagiola (o Gabiola), la Corbaia, lo Monticello, Santo Antonino, Santa Riparata, Piaza, Pragola, le Torre, Regno, li Catari, lo Lavatogio, lacona, Spano, Hogio, Aquapessa.
  • Santo Andrea, environ 1350 habitants - Les lieux habités étaient : Muro, Feliceto, Nesa, Iustiniani, Speloncato.
  • Pinu, environ 1250 habitants - Les lieux habités étaient : Montemaggiore, li Castiglioni, Profiume, Zilia, Jargia, Cassano, Longhignani.
  • Olmia, environ 1250 habitants - Les lieux habités étaient : Calensani, Mucale.

À celles-ci, il faut ajouter Chiomi, une pieve qui vers 1520 était inhabitée sauf le village de lo Cipeo (Luzipeo ou Luzzipeo), ainsi que la pieve d'Armito totalement inhabitée[13]. Ces deux pievi ont disparu de la province de Balagna en 1537 et forment aujourd'hui le Filosorma, territoire extérieur à la Balagne a priori, mais qui lui est administrativement rattaché.

Ces pievi formaient la province de Balagna. (Les provinces avaient à leur tête un lieutenant représentant le pouvoir exécutif).

Durant la Révolution corse[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, durant la période 1729 à 1769, de nombreux événements ont précédé la cession de la Corse à la France. La province de Balagna a pris une part importante dans la révolte des Corses contre Gênes, Calvi restant « semper fidelis » à la République.
En voici une liste non exhaustive, extraits de la Chronologie écrite par Antoine-Dominique Monti, président de l'ADECEC, publiée par celle-ci en 1979[14] :

  • 1731, la province accepte de s'unir au soulèvement général, à l'exception de la pieve d'Olmia (Calinzana) demeurée fidèle aux Génois, sur ordre des généraux de la Nation Luigi Giafferi, de Talasani, et Andria Ceccaldi, du Viscuvatu.
    • 5 avril. Les gens de la Balagne, mécontents des tentatives de corruption du lieutenant[15] d'Algaiola, font le siège de la place. Les habitants se réfugient à Calvi et à Gênes sans attendre l'assaut. La tour de l'Isula Rossa est prise par les Corses.

La Balagna reçoit des troupes envoyées par l'empereur romain germanique pour aider la République de Gênes à rétablir l'ordre. Après plusieurs actions menées contre les révoltés, parfois désastreuse comme à la bataille de Calenzana, Wachtendonck et les dernières troupes allemandes quittent la Corse en juin 1733.

Article détaillé : Bataille de Calenzana.
  • 1734. La Balagna divisée, les uns tenant pour la révolte, les autres pour les Génois, décide toutefois de s'ériger en province confédérée à la République. Au printemps, une partie de la province accepte de faire la guerre aux Génois.

S'ensuit une période trouble ; les rebelles corses décident d'offrir la Corse à Philippe V, roi d'Aragon. Mais le roi, qui prépare la conquête du royaume de Naples, refuse d'entamer des négociations à ce sujet.
La révolte pourrit. La pieve d'Aregnu qui avait reçu 800 fusils du commissaire de Calvi, est désarmée par Ghjuvan Ghjacumu Castineta. Les Corses reçoivent des armes débarquant de Toscane.

  • 1735. Francescu Rivarola, lieutenant-colonel du régiment corse au service de l'Aragon et fils de Dumenicu, consul d'Aragon à Bastia, débarque à la plaine de Verde avec des fusils et des munitions de guerre. Le commissaire général de l'En-deçà-des-Monts (la Haute-Corse de nos jours), Felice Pinelli, active les préparatifs de guerre. Des troupes réglées sont envoyées en Balagna et dans le Nebbiu. Des Corses se voient confier la formation de compagnies au service de la République dont 4 en Balagna. Malgré l'intervention de Rivarola, qui fait valoir la protection du roi d'Aragon, plusieurs pievi décident de se soumettre si l'on accorde une amnistie générale. Un armistice est conclu au Campulori[16] ; Pinelli est désavoué par Gênes.
  • 1736.
    • le 4 mars. Deux bateaux accostent à l'Isula Rossa et débarquent des munitions de bouche et de guerre.
    • Le 20 mars, arrive le baron Théodore de Neuhoff. À l'issue d'une consulte[17], le 13 avril il est accepté comme roi de Corse.
    • Le 15 avril, au couvent d'Alesani, Théodore est proclamé roi à l'unanimité. Le roi et son peuple prêtent serment d'observer la nouvelle " constitution ". Des Corses de l'extérieur quittent les services du royaume de Naples, de Venise, pour se mettre aux côtés de Théodore. L'abbé Don-Gregorio Salvini, de Nesce, débarque en Corse avec des armes et se met au service de la Nation. Par manifeste de Théodore, les Génois sont déclarés bannis à tout jamais de la Corse.
    • Le 6 juin 1736 Théodore passe en Balagna accompagné des généraux de la Nation Paoli et Giafferi. Le roi fera attaquer, sans grand succès, Calinzana et Algaiola.
    • Le 1er juillet, de retour de Livourne, l'abbé Salvini apporte des armes et des munitions à Théodore qui continue, toujours sans succès, d'assiéger Calinzana.
    • Début août. Sévère défaite du major génois Marchelli à l'Isula Rossa.
    • Le 22 décembre, les Génois mettent à prix la tête de Théodore qui est absent de l'île.

François de Lorraine, qui vient d'épouser Marie-Thérèse d'Autriche et d'avoir la promesse d'héritage du grand-duché de Toscane, vise la couronne royale de Corse.

  • 1737 - la France est prête à fournir des troupes à la République pour lui conserver la Corse. Amelot ministre des Affaires étrangères à la Cour de Versailles, est alarmé par l'aide que les cours de Madrid et de Naples semblent apporter aux révoltés corses et par les prétentions du duc de Lorraine. Le cardinal de Fleury propose d'apporter assistance à la République si celle-ci est décidée à en faire les frais.
  • 1738 : deuxième intervention du Roi de France.
    • 1er février : 5 escadrons, soit 3000 hommes, quittent Golfe-Juan pour la Corse. Malgré une forte tempête, le gros des troupes est débarqué à San Fiurenzu avec M. de Boissieux [18].
    • 12 février. Le colonel Antone Colonna, accompagné par 14 officiers allemands, débarque dans le golfe du Valincu[19]. De là il passe à Corti où il se met à la tête de 800 Nationaux pour faire la guerre aux Génois suivant les ordres de Théodore.
    • 18 février. A. Colonna, assisté par le lieutenant-colonel Drevitz, attaque l'Isula Rossa récemment occupée par les Génois. La garnison se rend après 9 heures de combat.
    • 24 février. Le Rd P. Singlande, franciscain, aumônier des troupes françaises[20], débarque à Calvi. Il faisait partie du convoi du 1er février, mais son navire s'était échoué en Toscane.
    • 26 février. Paoli et Giafferi écrivent à M. de Boissieux (Louis de Frétat, comte de Boissieux) le plaisir qu'auraient les Corses à devenir sujets du roi de France et leur volonté de se soustraire à la domination génoise.
    • Juin. M. de Boissieux reçoit pour instructions d'annoncer que la République va donner l'ordre à ses troupes de cesser le feu et de demander des otages, avec l'assurance qu'aucun de ces otages ne sera remis aux Génois. Ils seront envoyés à Toulon, bien traités et libres de circuler en ville.
    • 4 juillet. les populations de Balagna en assemblée acceptent de donner des otages. À l'issue d'une consulte à Corti du 6 au 8 juillet, Ghjuvan Tumasgiu Giuliani est désigné otage pour la Balagna.
    • 30 novembre. La Balagna accepte le nouveau règlement de gouvernement de la Corse ratifié à Fontainebleau le 18 octobre.
    • 2 décembre. La Balagna demande à Mari, nouveau commissaire arrivé à Bastia en janvier, de conserver ses armes pour se défendre contre les gens de la montagne. Le commissaire, ayant connaissance de rapport entre la Balagna et les chefs corses, comprend qu'il s'agit d'une manœuvre.
  • 1739
    • Janvier. 23 bâtiments, escortés par une frégate, chargés de 4 bataillons, partent de Golfe-Juan pour la Corse. Le lendemain le convoi est dispersé par la tempête. Prises à nouveau dans la tempête, le 8 janvier dans la nuit, les 6 compagnies du régiment de Cambraisis font naufrage à Punta di a Civula. Les occupants de deux tartanes sont faits prisonniers à l'embouchure de l'Ostriconi par les Corses. Le colonel de Villemur, commandant pour la Balagna, obtiendra leur libération. Les rescapés de 4 bâtiments débarqueront à San Fiurenzu.
    • 10 janvier à Toulon, les otages sont arrêtés. Le lendemain ils sont envoyés à Marseille où ils arrivent le 12 au fort St Nicolas.
    • 13 janvier, le lieutenant-général Jean-Baptiste-François des Marets, marquis de Maillebois, est nommé commandant en chef de l'armée du Roi en Corse, en remplacement de Boissieux.
    • 22 mars. Les notables de Balagna se réunissent en assemblée, sous la présidence de Paoli et Castineta, pour étudier la situation résultant de l'arrivée du nouveau commandant français.
    • Fin mars. Maillebois se porte à Calinzana, lieu ami, et ordonne de couper les oliviers des rebelles afin de forcer ceux-ci à venir combattre à découvert. Les Corses mettent les Français en fuite et brûlent les maisons que les Calinzaninchi possèdent à Montemagiore.
    • Avril. Maillebois organise, en Balagna, des compagnies de volontaires corses au service de la France. Ces compagnies constituent les premiers noyaux d'un régiment qui sera créé bientôt : le Royal-Corse.
    • 2 juin. Marche en avant des troupes françaises : M. du Châtel, maréchal de camp, progresse en Balagna où Paulu Maria Paoli fait sa soumission ; le 5 il est à Belgudè.
    • 3 juin. Maillebois fait arranger les chemins pour communiquer avec la Balagna entièrement soumise.
    • 11 juin. Les troupes françaises de Balagna font leur jonction avec celles du Nebbiu et des Costere[21].
  • 1742
    • Mars. Élection des Nobles-Douze[22] (4 pour la région Aleria Corti, 4 pour la Balagna et le Nebbiu et 4 pour le terziero du centre). La République peut enfin discuter d'un règlement de gouvernement avec des représentants " qualifiés ".
    • 15 avril au 6 juin. L'évêque d'Aleria visite son diocèse pacifié. Il refuse cependant de se rendre en Balagna pour ne pas traverser Caccia où se trouvent 30 rebelles en armes.
    • Août. Les notables de la Balagna s'assemblent à Marcassu, puis à Aregnu. À la deuxième réunion assiste Mgr Mariotti auquel on demande d'intervenir auprès du commissaire pour des modifications au Règlement. Le bruit ayant couru que Spinola commissaire de Calvi, allait envoyer des troupes dans la province, l'évêque est chargé de le prier de n'en rien faire.
    • Fin septembre. Malgré une promesse faite à Mgr Mariotti, 300 soldats arrivent à Calvi. Les gens de la Balagna se réunissent aux couvent de Spiluncatu et Tuani et décident de s'opposer à l'oppression. Nicolò Poletti est chargé d'une tournée pour soulever les populations.
    • 8 octobre. Proclamation du commissaire de Calvi : les troupes ne sont pas destinées à des hostilités contre les populations mais sont chargées de les protéger contre les voleurs et les bandits ; elles ont aussi pour mission d'assurer le libre passage entre les postes de Calvi, Algaiola et l'Isula Rossa et de surveiller les côtes pour garantir la liberté du commerce.
    • 10 octobre. La Balagna demande des secours au Niolu et envoie une circulaire aux Corses de l'intérieur.
  • 1743
    • Nuit du 18 janvier. Le vaisseau anglais Vinces part pour la Corse avec Vinufs, secrétaire de Théodore, chargé de préparer le retour du Roi.
    • 19 janvier. au soir. Le Vinces arrive devant l'Isula Rossa. Le lendemain, Vinufs convoque les chefs de la Balagna à bord du bateau.
    • 1er février. La flotte portant Théodore paraît devant l'Isula Rossa. Les chefs corses sont reçus à bord. Le Roi leur communique l'édit (faussement daté du 30 janvier à Santa-Reparata-di-Balagna) rédigé à Livourne. Cet édit comporte un pardon général ; sauf pour les assassins de Simone Fabiani et les parjures : Ghj. Paoli, Orticoni et Salvini ; il exige le retour des militaires corses qui sont au service des princes étrangers, exceptés ceux qui sont attachés au grand-duc de Toscane. Dès le départ des chefs corses, Théodore quitte le Revenger pour la Folkestone et la flotte met à la voile ; le Roi veut faire le tour de l'île pour s'assurer des dispositions de son peuple.
  • 1745
    • 2 novembre. Partie de Cagliari pour la Corse avec Rivarola et sa suite, la flotte jette l'ancre devant les côtes de la Balagna. Le comte Rivarola[23] envoie des officiers à terre avec des lettres. Il débarque le lendemain et convoque une consulte des habitants de la Balagna.
    • 9 novembre. Une Consulte a lieu à Spiluncatu. Les participants sont nombreux mais peu enthousiastes.
    • 29 novembre. Une circulaire de Rivarola annonce la prise de Bastia, San Pelegrinu et la Padulella aux habitants de la Balagna et leur commande de faire le blocus de Calvi, Algaiola et l'Isula Rossa.
  • 1746 :
    • Janvier. Les habitants de la Balagna, assemblés à Marcassu, élisent leur propre général : Ghjuvan Tumasgiu Giuliani (Jean-Thomas Giuliani).
    • Fin janvier. A Calvi, Mari fait arrêter Mgr Mariotti, accusé d'être en relations avec les chefs corses. L'évêque est envoyé dans les prisons de Gênes.
    • 17 septembre. Supplique de Giovan Maria Lomellini, des comtes palatins de Lomellina, aux alliés anglo-austro-sardes, pour obtenir la restitution de ses fiefs de Balagna que la République lui a ravis.
  • 1748 :
    • 27 mai. À Muru, grida (édit, décret) du Magistratu de la Balagna contre les manifestes génois et les lettres qu'ils envoient à des particuliers pour enrôler des Corses dans leur armée.
    • 22 mai Le marquis de Cursay, colonel du régiment de Tournaisis, s'embarque à Gênes pour introduire 400 soldats dans Bastia.
  • 1749
    • 3 mars. Cursay est en Balagna.
    • 10 mars. Cursay réunit les procureurs de la Balagna au couvent d'Aregnu. (Les députés de Calinzana, conseillés par le commissaire Mari qui réside toujours à Calvi, déclarent ne pas adhérer aux décisions qui seront prises). Des postes français seront établis à l'Isula Rossa, Santa Riparata et Belgudè.
    • 6 avril. La population de Calinzana réaffirme sa fidélité à la République
    • 13 mai. Cursay visite encore le Balagna. Le 14 il revient à Bastia.
  • 1750
    • Début mai. Au Campulori[16], Cursay préside une assemblée chargée de choisir les députés de la Terre du Commun[24] qui doivent l'accompagner à Toulon. Sont élus : Gaffori et Clemente Paoli. (La Balagna désignera Giudicelli, et le Delà le Dr Filippu Cuttoli, curé d'Olmetu).
  • 1753 : le révérend Don-Gregorio Salvini est député de la Balagna occidentale, que Gaffori place sous l'autorité de Ghjiseppu Maria Fabiani. Ghjuvan Tomasu Giuliani se fait élire " président-général " de la Balagna par les pievi de Pinu (Ziglia, Montemaiò) et Olmia. Les partisans de Giuliani et ceux de Fabiani en conflit, échangent des coups de feu.
    • 16 avril. Entrevue, à Corti, entre Gaffori et le Rd Gregoriu Salvini, député par la Balagna occidentale. Salvini obtient la promesse d'une consulte générale et la libération du fils Giuliani.
    • 30 et 31 juillet. Consulte à Tuani des populations de la Balagna. Gaffori, qui promet de réconcilier les partisans de Fabiani et ceux de Giuliani, obtient les pleins pouvoirs pour unir la province à la Nation.
    • Début août. De Belgudè, avant de quitter la Balagna, Gaffori destitue Giuliani de sa charge de " président-général " et place la province sous l'autorité de Fabiani.
    • 10 août. À Belgudè, le Conseil provincial de Balagna établi par Gaffori, ordonne l'obéissance à ce dernier.
  • 1754
    • 4 janvier. Le Conseil supérieur rassemble mille hommes, à Caccia, destinés à se rendre en Balagna avec la commission itinérante et mettre fin aux désordres causés par les partis Fabiani et Giuliani.
    • 12 janvier. Accord réalisé en Balagna.
    • 8 avril. Les troupes au service du Conseil supérieur pénètrent de nouveau en Balagna où des troubles sont signalés.
    • 4 avril. Les villages de Balagna où des troubles avaient éclaté sont désarmés et donnent des otages qui seront envoyés à Corti. Parmi ceux-ci Ghjuvan Tumasgiu Giuliani.
    • 16 mai. Le chanoine Erasimu Orticoni, de Santa Riparata di Balagna, revient de Naples où il habitait depuis que M. de Boissieux l'avait exilé en 1739. Il est élu surintendant général de la province, assisté de Don Carlu Mariani et Ghj. Fabiani. Il organise une première d'une série de consultes, organisées en Balagna. L'unanimité se fait derrière Orticoni.
    • 31 août. Le Conseil de la province de Balagna assure M. de Vaux de l'amitié des Corses pour les Français et réaffirme les conclusions de la consulte du 19 juillet.
  • 1758
  • 1759
    • Mars. En violation des dispositions du Traité de Compiègne, M. de Vaux s'installe au couvent d'Alzipratu (Zilia) et s'y fortifie. Le Conseil provincial de Balagna charge le capitaine de Ziglia d'obtenir le départ des Français à l'amiable ou de les déloger.
    • 26 mars. Le capitaine de Ziglia chasse les Français du couvent d'Alzipratu (Le comte de Vaux était rentré à Calvi. Sans doute avait-il déjà reçu l'ordre d'évacuer la Corse pour renforcer la défense de la Provence menacée par les Anglais et qui avait été dégarnie pour les besoins de la guerre d'Allemagne).
    • Avril. Les Français quittent la Corse.
    • 21 août. Paoli annonce au Conseil de Balagna que Don Gnaziu Felce comme vicaire apostolique et Orsattoni sont de retour et qu'ils ont obtenu l'envoi d'un Visiteur.
    • 18 septembre. Paoli ordonne au Conseil de Balagna de faire arrêter les ecclésiastiques qui prêteraient obéissance à l'évêque d'Aléria déclaré ennemi de la patrie.
  • 1769
    • 4 mai. M. de Narbonne et le marquis de Lucker accentuent leur pression, l'un dans le Delà-des-Monts, l'autre en Balagna. Marbeuf fait avancer la cavalerie jusqu'au Golu.
    • 7 mai. M. De Vaux occupe Lentu et M. d'Ogny le col de San Ghjacumu qui domine Petralba et la vallée de l'Ostriconi, c'est-à-dire la communication avec la Balagna. Les Corses tentent de reprendre la Bocca San Ghjacumu mais sont repoussés.
    • 8 mai. Les Corses se lancent à l'assaut de Lentu et de la Bocca San Ghjacumu ; ils bousculent les Français. Mais faute d'avoir négligé de protéger les flancs, les troupes de Paoli, perdront cet avantage. Deux colonnes françaises sortent de Bigorno et Canavaggia ; les Corses, pris à revers, sont forcés à une retraite désordonnée vers le pont du Golu sous le feu plongeant des armes françaises. De l'autre côté du Golu, Gentili, obéissant aux ordres reçus, refuse le passage du pont jusqu'à ce que Paoli lui commande de se retirer. La nuit met fin au combat qui se termine dans la plus grande confusion.
    • 23 mai. La Balagna dépose les armes.
    • 24 mai. Acchille Murati, Petru Colle, du Rustinu, et les responsables de la Balagna, soit près de 180 hommes, s'embarquent à l'Isula Rossa sur un bateau anglais qui les emporte à Oneglia.
    • 25 mai. D'Arcambal prend possession de l'Isula Rossa.

La Corse française[modifier | modifier le code]

  • 1789 - Avril, la Corse compte 11 juridictions royales (Aiacciu, Aleria, Bastia, Bonifaziu, Calvi et Balagna, Capicorsu, Corti, A Porta d’Ampugnani, Nebbiu, Sartè, Vicu) et 65 pievi.
  • 1790 - Le 26 février, un décret supprime les onze juridictions royales de l'île (Aiacciu, Aleria, Bastia, Bonifaziu, Calvi et Balagna, Capicorsu, Corti, A Porta d’Ampugnani, Nebbiu, Sartè et Vicu).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vue sur le Pays de Balagne

Un arrêté préfectoral du 18 novembre 2003 de reconnaissance du territoire en a défini le périmètre pertinent, et les 36 communes qui le composent avaient approuvé la Charte de développement le 1er juin 2003 sur une proposition validée en 2002 par le comité directeur de l'association du même nom.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Les communes du Filosorma, du Giussani et le sud de la commune de Calenzana font partie du Parc naturel régional de Corse.

Site naturel de la Vallée du Fangu, l'embouchure du Fango est une mosaïque de milieux riches biologiquement : avifaune, amphibiens, reptiles, etc. C'est de là que débute la Réserve mondiale de Biosphère de la Vallée du Fango qui s'étend jusqu'à la montagne, aux limites de la commune de Manso.

La Réserve de Biosphère de la Vallée du Fangu a été créée en 1977. C'est une des premières créées en France. Elle s'étend de la mer Méditerranée jusqu'à une altitude de 2 556 mètres (à la Punta Minuta) et correspond au bassin versant du fleuve Fango, un torrent de montagne.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Trois églises polychromes des XIe et XIIe siècles de Balagne.

Au XIIe siècle, délivrée de l'occupant sarrasin, la Corse est placée par le Saint-Siège sous la suzeraineté de l'Église pisane. Les débris des populations indigènes, converties par la force au mahométisme, reviennent à leur antique foi dont les souvenirs ne s'étaient jamais perdus ; les couvents déserts sont repeuplés et les autels abattus relevés[25]. À cette date remonte la construction de nombreuses églises romanes et de couvents. La Balagne est riche de ces édifices : couvent des Frères Mineurs de S. François de Tuani, couvent de Capucins au-dessus de Belgodère, monastère de Frères Mineurs de Palmento (Santa-Reparata-di-Balagna), couvent de Frères Mineurs de Calenzana, etc. Plusieurs églises des XIe et XIIe siècles présentent encore de nos jours la remarquable architecture religieuse style roman pisan corse : église Sainte-Réparate de Santa-Reparata-di-Balagna, église de la Trinité et de San Giovanni d'Aregno, l'église Saint-Rainier de Lunghignano, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Lumio, etc.

Au XVIe siècle la Corse traverse une période de troubles et d'insécurité. L'Église corse subit elle-même une grave détérioration, autant du point de vue matériel qu'humain. Les églises sont souvent transformées en fortins. Après le Concile de Trente, à partir de 1570, de nouveaux évêques prennent en main la reconstruction de l'Église corse. À partir de 1580, presque toutes les églises de l'île furent construites, reconstruites, agrandies ou embellies. Les principes du « baroque italien » importés en Corse, sont localement adaptés et singularisés pour offrir un art baroque corse séduisant et plein d'originalité. En Balagne, ces édifices sont : église Saint-Blaise de Calenzana, pro-cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Calvi, église de l'Annonciation de Muro, église paroissiale à Aregno, église Saint-Guy à Lunghignano, église Saint-François-Xavier à Monticello, etc.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ostricone est à la fois le nom du cours d'eau, de la vallée et de la plage. - Mgr Giustiniani in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, page 17
  2. Foce : embouchure, col - INFCOR, banque de données de la langue corse

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mgr Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, page 4
  2. Mgr Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, pages 18-21
  3. Mgr Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, page 19
  4. Francesco-Maria Accinelli L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  5. Canale : Valle larga è prufonda frà i monti - Définition de INFCOR Banque de données de la langue corse
  6. Population 2008 Insee
  7. Xavier Poli, La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, Librairie A. Fontemoing, Paris 1907, p.119
  8. Du sanscrit bal, vivre, bali, aliment, et , porter, amener, donner. « Prop. qui produit des aliments, de la nourriture. » — Cf. gr. Bαλανος, qui par la forme se rapproche tant de Balagne et sert à désigner gland, noix, châtaignes et autres fruits comestibles, mot formé également de bali et ni ». Toubin, Essai sur l'étymologie historique et géogr. p. 51. Paris, 1892.— Carte de l'Etat-major, P. 260
  9. a et b Xavier Poli in La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, Librairie A. Fontemoing, Paris 1907
  10. Cesare Cantù in Historia universal tome IX, page 56. — Cala, d'après Wenrich, page 310, est un mot arabe signifiant baie, port abrité, station navale sûre, « sinus maritimus, locus a ventis tutus, tuta navium statio. »
  11. M.G. Meloni, "La Corona d'Aragona e la Corsica…", op.cit. p.606, d'après ACA, Cancelleria, Papeles Para Incoporuar, caja 27, doc.97)
  12. U. Assereto, "Genova e la Corsica (1358-1378)", op.cit, puis G. Petti Balbi, ibid., pp.45-46
  13. a et b Base Infcor
  14. La Grande révolte des Corses contre les Génois 1729-1769 A-D Monti ADECEC 1979
  15. Représentant du pouvoir exécutif à la tête d'une province
  16. a et b Ancienne pieve di U Campuloru
  17. Assemblée des délégués du peuple réunis pour délibérer des affaires de la Nation
  18. Louis de Frétat, comte de Boissieux, maréchal de camp, chef du corps expéditionnaire français
  19. La pieve du Valinco, devient en 1789, le canton de Olmeto. Elle était l'ancienne pieve Vighjani qui en 1520, comportait les lieux habités nommés v.1520: Fusani, Ficaniella, Santa Maria, li Poldachi, Vigianello, l’Arbigialli
  20. Le P. Singlande est l'auteur de Mémoires publiés en 1765
  21. Costera est une pieve qui deviendra en 1789, le canton de Campitello
  22. Conseil initialement composé de 18 membres, 12 de l'En-deçà-des-Monts et 6 de l'Au-delà-des-Monts, élus par les délégués des pievi pour assister le gouverneur génois
  23. Comte Dumenicu Rivarola, ancien consul d'Espagne à Bastia, qui habitait Livourne où il recrutait des Corses pour l'armée espagnole. Son fils, Francescu Rivarola, physicien, en 1735, était lieutenant-colonel du régiment corse au service de l'Espagne
  24. L'En-deçà-des-Monts
  25. Xavier Poli in La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, Librairie A. Fontemoing, Paris 1907, page 179]