Christophe Saliceti

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Christophe Saliceti

Antoine Christophe Saliceti ou Salicetti, né à Saliceto (Corse) le 26 août 1757, mort à Naples le 23 décembre 1809, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'une famille Corse autrefois originaire de Plaisance, il fait des études de droit en Toscane. Puis, il devient avocat du Haut Conseil de Bastia en Corse. Il est élu député du tiers état aux États généraux de 1789, fait voter le 30 novembre 1789, l'intégration de la Corse au royaume de France, et fait aussi rappeler en Corse, Pascal Paoli exilé en Angleterre.

Réélu à la Convention par le département de la Corse (1792), il siège avec les Montagnards. Il vote pour la mort du roi Louis XVI. Il est envoyé en Corse pour surveiller Pascal Paoli, jugé trop autonome par la Convention. Mais il doit se replier en Provence en 1793, où il fait nommer Napoléon Bonaparte commandant de l'artillerie à l'armée assiégeant Toulon et aide à la répression d'une révolte à Marseille.

À la chute de son ami Robespierre, le 9 thermidor, Saliceti est dénoncé mais sauvé par l'amnistie de l'an IV.

Sous le Directoire et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

En janvier 1796, il est nommé commissaire à l'armée d'Italie et y joue un rôle auprès de Napoléon Bonaparte. Il contribue, en octobre 1797, à la reconquête de la Corse, et à la réorganisation des deux départements qui divisent l'île. Il est élu député au Conseil des Cinq-Cents. En 1798, il est en mission dans la république Ligure (Gênes). Hostile au Coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), Napoléon l'envoie néanmoins représenter la France à Lucques (1801-1802), puis à Gênes (1805) où il fait voter l'annexion de la Ligurie à la France. En 1806, il accompagne à Naples le nouveau roi Joseph Bonaparte et celui-ci le nomme ministre de la Police le 22 février 1806. Le 15 avril 1807 il est aussi nommé ministre de la guerre. Il agit à Naples en quasi vice-roi pour le compte de l'Empire français. En janvier 1808 il survit à l'explosion de sa maison organisé par une cellule bourbonienne dirigée par le prince de Canosa (commandant sicilien dans l'ile de Ponza). Confirmé par le nouveau roi Joachim Murat, en octobre 1808 il lui donne son unique succès militaire, la prise de Capri, que Saliceti a préparée avec son réseau d'agents secrets et de contrebandiers corses (notamment Antoine Suzarelli). Le 20 janvier 1809 il démissionne du ministère de la guerre par ordre de Napoléon, qui le rappelle à Naples. Envoyé à Rome comme président de la commission de réforme administrative des territoires ex-pontificaux annexés au Grand Empire, en juin il revient à Naples menacée par l'expédition anglo-sicilienne d'Ischia et Procida. Il meurt dans des conditions mystérieuses (on soupçonna, mais sans preuves, qu'il a été assassiné par le préfet de police, le ligurien Antonio Maghella), le 23 décembre 1809.

Napoléon a dit de lui[1] : « Saliceti, les jours de danger, valait cent mille hommes ! ».

Il est le gendre de Pierre-Jean-Thomas Boerio et de Marie Catherine Arrighi de Casanova.

De la correspondance de Christophe Salicetti est conservée aux Archives nationales sous la cotes 212AP[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.accademiacorsa.org/naples.html
  2. Archives nationales

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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