Société nationale maritime Corse Méditerranée

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Société nationale Corse Méditerranée

Description de l'image  SNCM Logo.svg.
Création 1969
Forme juridique Société anonyme à Directoire
Slogan Un lien maritime essentiel en Méditerranée
Siège social Drapeau de France Marseille (France)
Direction Olivier Diehl à partir du 2 juin 2014
Actionnaires Veolia Transdev (66 %), État français (25 %), salariés (9 %)
Activité Transport maritime
Filiales Aliso Voyages (Selectour), CIE Générale de Tourisme, Comptoirs du Sud, SARA SAS
Effectif 2000 à 3000 personnes
Site web SNCM.fr
Chiffre d’affaires 229 millions d’euros (2013)
le Corse

La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) est une compagnie française de navigation maritime, à capitaux publics et privés, assurant notamment des liaisons régulières depuis la France continentale vers la Corse, la Sardaigne, l’Algérie et la Tunisie. La SNCM assure le transport des passagers, des véhicules automobiles et des marchandises à bord de différents types de navires : des ferrys (transportant des passagers et leurs voitures), des navires mixtes (rouliers transportant camions et camionnettes et adaptés pour le transport d'un nombre restreint de passagers).

À sa création la SNCM était une entreprise publique détenue par la Compagnie générale maritime et la SNCF, elle a depuis été privatisée en 2006.

Pour la desserte de la Corse, la SNCM assure, conjointement avec La Méridionale, une délégation de service public pour les traversées au départ de Marseille. À ce titre, elle reçoit une subvention de service public gérée par l'État, l'Assemblée de Corse et l'OTC. En dépit de ces subventions importantes, la SNCM accuse depuis de nombreuses années des déficits chroniques[1], un endettement important[2] et jouit d'une image ternie par des grèves à répétition[3]. De 2000 à 2012, la SNCM connaît une baisse drastique de ses parts de marché entre les ports français continentaux et la Corse (34 % du marché en 2011 pour 82 % en 2000). La Commission européenne condamne en mai 2013 la SNCM à rembourser 220 millions d'euros d'aides indues entre 2007 et 2012[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire générale[modifier | modifier le code]

La SNCM est née en 1969 sous le nom de « Compagnie générale transméditerranéenne » (CGTM), résultat de la fusion des lignes de Méditerranée de la Compagnie générale transatlantique et de la Compagnie de navigation mixte.

En 1976, la CGTM prend le nom de SNCM à l'occasion d'une augmentation de capital et d'une prise de contrôle par l'État (75 % Compagnie générale maritime (CGM) — et 25 % SNCF). Par la suite, la part de la CGM augmentera à l'occasion de nouvelles augmentation de capital tandis que celle de la SNCF sera diluée à 20 % en 1978 et à 6,98 % en 2003.

En 1976, l'État instaure le principe de la continuité territoriale entre la Corse et le continent. La SNCM reçoit une subvention, dans le cadre d'une convention de 25 ans, destinée à aligner ses tarifs de transport sur ceux de la SNCF.

En 1982, la société adopte les lois portant sur le nouveau statut particulier de la Région de Corse.

En 1986, la gestion de la subvention de continuité territoriale est transférée à l'assemblée de Corse, qui crée l'OTC (Office des transports de la Corse). Une convention de cinq ans (1986-1990) est signée entre l'OTC et la SNCM.

En 1991, une nouvelle convention de cinq ans (1991-1995) est signée avec l'Office des transports de Corse.

En 1996, mise en service du nouveau paquebot transbordeur Napoléon Bonaparte sur la ligne Marseille-Ajaccio et des NGV Asco et Aliso au départ de Nice. La même année, suite à l'ouverture à la concurrence, la compagnie Corsica Ferries ouvre sa ligne Nice-Bastia en NGV, avec des services et des tarifs allégés, créant une forte concurrence. Renouvellement de la convention avec l'Office des transports de Corse pour la période 1996-2001.

En 2000, la compagnie capte 82 % des parts de marché entre les ports français continentaux et la Corse.

En novembre 2003, l'État procède à une augmentation de capital par l'intermédiaire de la CGM pour sauver l'entreprise qui perd des parts de marchés et est en déficit. En contrepartie, la Commission européenne impose des cessions d'actif, dont une partie de la flotte. La SNCM représente alors 54 % des parts de marché sur les liaisons France continentale - Corse.

En septembre 2004 :

  • Vente du NGV Aliso à un armateur libérien.
  • Le Syndicat des travailleurs corses mène une grève dure pendant deux semaines pour obtenir une augmentation des salaires et le principe de « corsisation » des emplois. L'accord conclu avec la direction de la SNCM prévoit d'une part une forte augmentation de la « prime d'insularité » pour les employés résidant en Corse et d'autre part une priorité à l'embauche pour les Corses (qui représentent 800 employés sur un effectif total de 2 400). Cet accord, contesté par les autres syndicats et de nombreux partis politiques, a été validé par les services du Premier ministre, considérant qu'il s'agissait d'un rééquilibrage.

Une grève est lancée le 20 septembre 2005 par le syndicat des marins CGT, auquel s'est joint le STC dès le 23 septembre, pour s'opposer au projet du gouvernement de privatiser totalement la SNCM en la vendant à un fonds d'investissement (Butler). La grève s'accompagne de l'occupation des bateaux présents dans le port de Marseille bloquant plusieurs milliers de passagers en partance et de la séquestration du PDG de la compagnie, Bruno Vergobbi. Elle s'étend par la suite sous la forme d'un blocage général du port de Marseille. Le 27 septembre, des militants du STC s'emparent du Pascal Paoli et le détournent vers Bastia. Le meneur, Alain Mosconi, déclare : « Nous avons récupéré un outil de travail qui appartient à la Corse et nous le rendons à la Corse ». Le bateau est repris le lendemain matin par le GIGN et renvoyé à Toulon. La fin de la grève est décidée le 13 octobre devant la menace de cessation de paiements de la société, prélude à sa liquidation possible.

En octobre 2005, le quotidien Le Parisien révèle une affaire de « coulage » perdurant depuis des années à bord des bateaux de la SNCM. Les recettes des ventes de boissons à bord seraient partagées entre les marins chargés de la gestion des bars. Selon le quotidien, ces recettes seraient quasi nulles pour la SNCM alors qu'elles représentent près d'un tiers du chiffre d'affaires de son concurrent Corsica Ferries[5]. Ces constats auraient été faits à l'occasion des audits réalisés en vue de la privatisation de la société[6]. Les syndicats ont démenti ces accusations avec véhémence. Des menaces de mort sont parvenues au journaliste du Parisien, auteur de l'article[7].

Le plan de reprise de la société revient pour les contribuables français à 113 millions d'euros de reprise de dette et 7 millions de recapitalisation[6].

En 2008, la compagnie ne détient plus seulement que 33 % des parts de marché sur les liaisons France continentale - Corse.

En 2009, la SNCM a acheté un nouveau ferry d'occasion à la compagnie grecque Minoan Lines, pour remplacer le Monte Cinto. Il a pris le nom de Jean Nicoli. Les chiffres de cette année font ressortir une hausse du trafic pour la compagnie[réf. nécessaire].

En 2010, le NGV Liamone a été affrété par une compagnie entre Tahiti et les îles Sous-le-Vent. Pour compenser ce départ la SNCM affrète le NGV Liamone II à la compagnie grecque NEL-Lines lors de la saison 2010. Suite à l'échec de l'exploitation du NGV Liamone, celui-ci a été vendu à une société taïwanaise.

En 2011, la SNCM accentue sa présence au départ de Marseille vers la Corse. A contrario le port de Nice est moins desservi, un seul ferry, le Corse, y étant positionné durant l'été suite à la décision de ne pas ré-affréter de NGV. Cette décision avait provoquée une grève de 47 jours chez les marins de la compagnie. Entre mai et août 2011, Corsica Ferries, la compagnie privée concurrente, a perdu en tout 86 700 passagers (soit une baisse de 6,2 %) durant la saison estivale comparé à la même période en 2010, tandis que la SNCM a progressé de 15,7 %, et La Méridionale a enregistré une hausse de 19,5 %. Sur l'année 2011, elle captait 31 % des parts de marché avec 957 269 passagers, sur les liaisons entre la Corse et le continent français.[réf. nécessaire]

En 2014, Transdev, l'actionnaire majoritaire de la SNCM annonce qu'il est prêt à vendre ses parts (66 %, contre 25 % à l'État et 9 % aux salariés). Cela fait suite aux nombreux problèmes économiques de l'entreprise, qui a subi plusieurs avaries sur des bateaux et se trouve dans l'obligation de renouveler sa flotte. Par ailleurs, la SNCM a été condamnée par la Commission européenne à 440 millions d'euros d'amende à restituer à l'État français et la Corse en remboursement « d'aides publiques injustifiées, car de nature à fausser la concurrence ou ne visant qu'à soutenir artificiellement une entreprise inefficace, ce qu'un investisseur avisé n'aurait pas fait ». Plusieurs autres problèmes demeurent, comme les grèves à répétition, l'influence de la CGT accusée de « cogérer » la SNCM et les avantages dont bénéficient les marins employés par rapport à leurs homologues d'autres entreprises (5 mois de travail par an et 7 mois de congés payés). Alors qu'en 2000, 82 % des passagers embarquant pour la Corse choisissaient la SNCM, ils n'étaient plus que 27 % en 2013[8].

Privatisation[modifier | modifier le code]

En 2005, le gouvernement Villepin envisage une privatisation totale de la SNCM dans le cadre d'une vente de gré à gré[9].

Le 19 septembre 2005, les ministres concernés, Thierry Breton pour les Finances et Dominique Perben pour les Transports, ont annoncé que l'offre de Butler Capital Partners qui proposait de reprendre la société pour 35 millions d'euros après sa recapitalisation par l'État à hauteur de 113 millions d'euros, était retenue de préférence à celle du fonds d'investissement Caravelle.

À la suite de la grève déclenchée aussitôt par les salariés de la société nationale (dont Alain Mosconi a été un des leaders), et de plusieurs rencontres des ministres avec les syndicats, un nouveau projet a été présenté prévoyant l'entrée au capital de la société Connex (devenue depuis Veolia Transdev, groupe Veolia Environnement), qui sera également l'opérateur industriel, à hauteur de 28 % (contre 38 % pour Butler), le maintien de l'État à hauteur de 25 % ainsi que l'attribution d'actions au personnel (9 %).

Walter Butler et Veolia paieront environ 26,5 millions d'euros. Il est à noter que les actifs de la SNCM sont évalués à 280 millions d'euros.

le Corse et le Jean Nicoli

Ce projet prévoirait d'une part un plan social de 400 suppressions d'emploi (mais pas de licenciement « sec ») et d'autre part un apport financier de l'État qui comprendrait outre une souscription au capital de 113 millions d'euros destinée à apurer les dettes, environ 35 millions d'euros pour financer le plan social. Les repreneurs ont subordonné leur accord définitif au renouvellement de la délégation de service public avec l'Office des transports de la Corse qui doit être renouvelée fin 2006 sur appel d'offres.

Le 18 octobre 2005, l'État, par l'intermédiaire de la CGMF, a accordé à la SNCM une avance de trésorerie de 25 millions d'euros environ pour faire face aux échéances immédiates. Cette avance s'ajoute à une avance précédente de 30 millions d'euros (au titre de l'année 2005).

Le 3 mai 2006, la direction a annoncé que 77 % du personnel s'était prononcé en faveur du projet de reprise de Veolia Transport au cours d'un référendum interne. Un décret du 26 mai 2006 a autorisé la vente de l'entreprise, cette décision a par la suite été confirmée par la Commission européenne. Le conseil d'administration a entériné le transfert de capital le 31 mai 2006. La privatisation est donc effective depuis cette date.

En novembre 2008, Butler Capital Partners a annoncé avoir cédé ses parts de la compagnie à Veolia Transdev. Véolia est donc désormais actionnaire majoritaire avec 66 % du capital[10].

La flotte[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Dans les premières années suivant sa création, la SNCM mène une politique de renouvellement de la flotte entre 1976 et 1984 avec l'achat de 7 navires :

En 1989, la flotte est modernisée :

En 1991 le Monte d'Oro est mis en service, premier navire de la SNCM à être conçu dès son origine pour le transport du fret et des passagers.

En 1994 le navire mixte Paglia Orba est mis en service.

En 1996 un nouveau car-ferry est livré, le Napoléon Bonaparte (construit aux Chantiers de l'Atlantique). Il est destiné à la desserte de la Corse. Deux NGV sont aussi livrés pour être exploités entre Nice et la Corse : le NGV Asco et le NGV Aliso. La mise en service de ces deux NGV entraine la vente de l'Esterel. Le Napoléon est transféré sur les lignes du Maghreb.

En 2000 est mis en service un troisième NGV de plus grande capacité le Liamone La flotte est alors composée de :

En 2002 la SNCM réceptionne un nouveau car-ferry le Danielle Casanova. L'ancien Danielle Casanova devient Méditerranée et est affecté principalement sur les lignes du Magrheb.

En 2003, elle réceptionne un nouveau navire mixte, le Pascal Paoli.

Le Pascal Paoli au port de Bastia

En 2007, la flotte comprenait 11 navires :

En août 2006, la compagnie a acheté le navire mixte Superfast X, qui était auparavant la propriété de Superfast Ferries (groupe Attica). Le navire, livré début 2007 à la compagnie, a porté le nom de Jean Nicoli (ancien résistant mort en martyr à Bastia le 30 août 1943). Son port d'attache était Ajaccio. En 2008 en raison de coûts d'exploitation, la SNCM a revendu le navire pour la somme de 110 millions d'euros à SeaFrance qui, après des travaux de refonte l'a mis en service entre Calais et Douvres, sous le nom de "Seafrance Molière".

En janvier 2009, la compagnie a acheté le navire Pasiphae Palace qui appartenait à la compagnie grecque Minoan Lines[11]. Le coût de la transaction est de 75 millions d'euros. Il a été livré à la SNCM en mars 2009. Il a été inauguré le 27 avril 2009 à Ajaccio.

En janvier 2010 le NGV Liamone a appareillé pour la Polynésie pour être exploité par Veolia. Il est remplacé par le Liamone II. Un bateau sorti en 2001 du chantier français Leroux Naval. Il a été affrété auprès de Nel Lines, une compagnie maritime grecque. Il n'a pas ré-affrété lors de de la saison 2011.

Le Monte Cinto a été vendu à un armateur mexicain en novembre 2010. Il porte actuellement le nom de Mazatlan Star.

En septembre 2012, l'Île de Beauté rejoint le port de La Seyne-sur-Mer pour y être désarmé durant l'hiver puis attendre un acquéreur[12]. En juillet 2013, il est envoyé à la casse aux chantiers de démolition d'Aliaga en Turquie

Le Napoléon Bonaparte est victime d'un accident, le 28 octobre 2012, en raison de fortes rafales de vent localisées dans les Bouches-du-Rhône, le navire, à quai dans le port de Marseille, voit ses amarres se rompre et vient percuter le quai provoquant deux voies d'eau menaçant de le couler. Le 18 février 2014 il est racheté par la compagnie d'assurance de la SNCM pour la somme de 60 millions d'euros. En avril 2014 il est racheté pour la somme de 7 millions d'euros par MSC, il est rebaptisé Rhapsody[13] et devrait être vraisemblablement affecté à sa filiale de ferry SNAV.

La flotte actuelle[modifier | modifier le code]

En 2014, la flotte est composée de :

4 cruises ferries[modifier | modifier le code]

  • le Danielle Casanova
    • Marseille – Bastia (principalement)
    • Marseille – Ajaccio (occasionnellement)
    • Marseille – Maghreb (rarement)
    • Marseille - Propriano - Porto Torres (rarement)
    • Marseille - Propriano
    • Bastia – Porto Ferraio (2 fois par an maximum)[réf. nécessaire]
    • Toulon – Tunis
  • le Méditerranée
    • Toulon - Bastia
    • Toulon - Porto-Vecchio (les week-ends en saison)
    • Toulon – Tunis (occasionnellement)
    • Nice - Bastia (rarement)
    • Marseille – Porto Vecchio (occasionnellement)
    • Marseille – Maghreb (très rarement depuis 2013)
  • le Corse
    • Nice – Bastia
    • Nice – Ajaccio
    • Nice – Île Rousse
    • Toulon – Bastia
    • Toulon – Ajaccio (rarement)
  • l'Excelsior
    • Marseille-Ajaccio
    • Ajaccio-Porto-Torrès
    • Marseille-Propriano-Porto-Torrès
    • Marseille - Bastia
    • Marseille-Tunis

4 navires mixtes (fret et passagers)[modifier | modifier le code]

  • le Jean Nicoli
    • Marseille – Ajaccio
    • Marseille – Porto Vecchio
    • Marseille - Porto Torres (occasionnellement)
  • le Pascal Paoli
    • Marseille – Bastia
    • Marseille – Porto Vecchio
    • Nice - Bastia (très rarement)
  • le Paglia Orba
    • Marseille – Porto Vecchio
    • Marseille – Ajaccio
    • Marseille - Bastia (occasionnellement)
  • le Monte d'Oro
    • Marseille – Île Rousse
    • Nice – Île Rousse

France – Corse – Sardaigne[modifier | modifier le code]

Le Monte d'Oro à Porto-Vecchio

Dans le cadre de la DSP tous les ports Corse (sauf Propriano) sont desservis toute l'année, tous les deux jours par la SNCM au départ de Marseille. La desserte de Bastia et d'Ajaccio, les jours lors desquels aucune rotation n'est prévue pour ces destinations est assurée par la CMN. La desserte de Propriano est assurée par la CMN un jour sur deux. La desserte à l'année est assurée par les cargos mixtes : le Pascal Paoli, le Jean Nicoli, le Paglia Orba et le Monte d'Oro pour la SNCM.

Dans le cadre du service complémentaire (de la DSP), les ports d'Ajaccio, de Bastia et de Propriano bénéficient de places supplémentaires pendant les périodes de pointe. Cette desserte est assurée par les car-ferries Napoléon Bonaparte et Danielle Casanova[14].

Cette desserte est assurée uniquement en période de pointe par le ferry Corse et le cargo mixte Monte d'Oro, ce dernier effectuant uniquement la liaison Île Rousse - Nice. Elle était assurée jusqu'en 2009 par le NGV Liamone et a été assurée en 2010 par le NGV Liamone II en complément du Corse.

Ce sont les navires Corse et Île de Beauté qui inaugureront cette ligne à partir de janvier 2012, en tant que "cargos mixtes", pour concurrencer la Corsica Ferries, qui était jusqu'ici la seule compagnie à relier Toulon à la Corse.

France – Maghreb[modifier | modifier le code]

France – Algérie[modifier | modifier le code]

La desserte de l'Algérie est effectué hors saison par les ferries Danielle Casanova et Méditerranée. La compagnie est complétée par la compagnie algérienne Algérie Ferries.

France – Tunisie[modifier | modifier le code]

La desserte de la Tunisie est effectué toute l'année par les ferries Danielle Casanova et Méditerranée. La SNCM est complétée par la compagnie Tunisia Ferries pour ses traversées vers la Tunisie.

Données économiques[modifier | modifier le code]

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Fin 2008, Veolia a racheté les 38 % des parts détenues par Butler Capital Partners, devenant ainsi le premier actionnaire de la compagnie[15].

Les résultats[modifier | modifier le code]

En 2004, la SNCM est en difficulté du fait de la baisse sensible de l'activité enregistrée sur les lignes de Corse (-14 %) et de Tunisie (-11 %), tandis que le trafic sur l'Algérie progresse légèrement (+5 %). Ces difficultés résultent d'une baisse de fréquentation touristique, notamment sur la Corse, et des perturbations dues à des grèves fréquentes. La desserte de la Corse représente 61 % du chiffre d'affaires et celle du Maghreb 37 %.

La SNCM perd des parts de marché sur les lignes de Corse au profit de son principal concurrent Corsica Ferries. Selon Pierre Mattei, directeur général de cette dernière, la raison fondamentale de cette évolution réside dans la moindre productivité de la SNCM qui a transporté, en 2003, 642 passagers par employé contre 2000 pour Corsica Ferries (qui emploie deux fois moins de personnel).

En 2003, la société a réalisé un résultat courant avant impôts de - 7,1 millions d'euros. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 371,9 millions d'euros, dont 254,1 millions de recettes clientèle, 72,8 millions de subventions. Les charges d'exploitation se sont élevées à 370,7 millions d'euros. Le résultat financier, - 8,3 millions d'euros, a pesé sur le résultat courant.

Le résultat net du groupe s'est élevé à 21,1 millions d'euros grâce au résultat exceptionnel (cessions d'actif).

Les chiffres de l'année 2009 ont fait ressortir une hausse du trafic sur les lignes du groupement SNCM-La Méridionale, tout comme ceux des années suivantes. De plus, entre mai et août 2011, Corsica Ferries, la compagnie privée concurrente, a perdu en tout 86700 passagers (soit une baisse de 6,2 %) durant la saison estivale comparé à la même période en 2010, tandis que la SNCM a progressé de 15,7 %, et La Méridionale a enregistré une hausse de 19,5 %.

Selon les comptes déposés pour l'exercice 2011, l'évolution positive de trafic n'a pas eu un impact positif sur le résultat de l'entreprise. Le résultat d'exploitation de la SNCM s'est détérioré de 5M€ entre 2010 et 2011[16].

Accidents et avaries de la flotte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Napoléon Bonaparte (ferry).

Dans la nuit du 27 octobre 2012 face aux vents violents qui soufflaient sur la cité phocéenne, les amarres du Napoléon Bonaparte ont cédé. Le paquebot est allé heurter le quai à l’emplacement où il était initialement amarré, provoquant une brèche de 30 mètres dans la coque. Deux compartiments ont très vite été inondés. Le navire a longtemps menacé de couler, mais soutenu par des remorqueurs, la quille est allée se poser au fond du port à une dizaine de mètres de profondeur. Heureusement, le bateau étant en hivernage, il n’y avait aucun passager à bord. Seuls quelques membres d’équipage ont rapidement été secourus. Des opérations de pompage devraient pouvoir débuter pour ensuite remettre à flot et hâler le bateau en cale sèche, pour réparations. Il est remplacé temporairement par l’Excelsior à partir de 2013. Le navire, réparé en 2014, a été vendu à la société MSC et rebaptisé Rhapsody.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]