Bonifacio

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Bonifacio
Bunifaziu (co)
La Marine et le Bastion
La Marine et le Bastion
Blason de BonifacioBunifaziu (co)
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Sartène
Canton Bonifacio (chef-lieu)
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Jean-Charles Orsucci
2014-2020
Code postal 20169
Code commune 2A041
Démographie
Gentilé Bonifaciens
Bunifazinchi (co)
Population
municipale
2 938 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 23′ N 9° 09′ E / 41.39, 9.1541° 23′ Nord 9° 09′ Est / 41.39, 9.15  
Altitude 70 m (min. : 0 m) (max. : 340 m)
Superficie 138,36 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bonifacio.fr

Bonifacio (en corse Bunifaziu, prononcé [bu.ni.ˈva.d͡zju ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, en bonifacien Bunifazziu) est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud en région Corse. Elle appartient à la microrégion du Freto, qui occupe l'extrémité méridionale de l'île.

Ses habitants sont les Bonifaciens (Bunifazinchi ou Bunifazini en corse, Bunifazzini en bonifacien).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bonifacio, située à l'extrême sud de la Corse, est la commune française la plus méridionale de la France métropolitaine. Au sud, les Bouches de Bonifacio séparent la Corse de la Sardaigne italienne.

Elle constitue après Porto-Vecchio la deuxième agglomération du Freto, microrégion s'étendant depuis Bonifacio jusqu'à Conca au nord et Monacia-d'Aullène à l'ouest en passant par Figari et son aéroport.

La ville comporte un port et une citadelle. Celle-ci est établie sur un cap dominant la mer par une falaise qui est une « veine » de calcaire, roche assez rare en Corse dont le sol est plutôt granitique. Ce cap est long de 1 600 mètres et large de 100 mètres.

Son arrière-pays, le Piali, autrefois importante terre agricole, est connu pour ses baracun (mot issu du dialecte bonifacien), constructions en pierres sèches apparentées aux bories provençales.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La ville est distante, par route, de :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bonifacio était anciennement nommée Calcosalto[1]. Elle tient son nom de Boniface II, marquis de Toscane.

Auparavant, était mentionnée à l'extrême sud de la Corse une cité antique appelée « Pallae » dont le nom s'est conservé pour désigner le détroit entre Corse et Sardaigne[2] et la campagne autour de Bonifacio[3] (cette dernière est aujourd'hui appelée le Piali).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1802 Antoine Constantini (1754-?)   Marchand
18?? 18?? Pierre Lavigne   Armateur
18?? 18?? Pierre-Antoine Lavigne (1799-1868)    
1826   Don Jean Baptiste Portafax    
1832 1838 Nicolas Trani    
1838 1843 Boniface Pierre Trani    
1843 1855 François Piras (1786-1856)   Capitaine au LC
1855 1864 Claude Hucherot    
1864 1870 Pierre-Vincent Montepagnao   Conseiller général
1870 1872 Pierre Ghirardi    
1895 1896 Érasme Carrega (1851-1934) gaviniste Conseiller général
1904 1912 Érasme Carrega gaviniste Conseiller général
1925 1945 Joseph Carrega   Conseiller général
1945 1947 Barthélémy Zicavo   Médecin
1947 1953 François Panzani   Conseiller général
1953 1965 Don Mathieu Tramoni   Conseiller général
1965 1971 Dominique Milano   Ingénieur des P&C
1971 1978 Michel Ferdani   Conseiller général
1978 1989 Xavier Sérafino   Conseiller général
1989 2008 Jean-Baptiste Lantieri UDF puis UMP Ancien conseiller général
2008 en cours Jean-Charles Orsucci PS Conseiller territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 938 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
3 181 3 105 2 479 2 944 3 031 3 017 3 271 3 383 3 100
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 453 3 594 3 616 3 375 3 116 3 357 3 703 3 858 4 188
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 797 3 660 2 816 2 688 3 331 3 628 2 048 2 157 2 418
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
2 431 2 693 2 736 2 683 2 658 2 831 2 872 2 938 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Histoire[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques, conduites le long du littoral et dans l’arrière-pays, montrent que la baie fut occupée dès l’époque néolithique (5000 à 2500 av. J.-C.). Avec l’Empire romain, la paix favorise les échanges entre les cités maritimes. Abri pour les flottes marchandes, le port devient aussi une base commerciale entre la Sardaigne proche et la Corse, au sein de la province romaine de Sardaigne-Corse. L’urbanisation du port s’adapte au développement, nécessitant la nomination d’un praeses, autrement dit un préfet, pour son administration.

Stèle en mémoire du naufrage de la Sémillante.

L'origine de la ville actuelle de Bonifacio n'est pas vraiment connue avec précision, mais des dates approximatives indiquent sa refondation entre 828 et 833 par Boniface II de Toscane qui lui donna son nom actuel. L'histoire attestée de Bonifacio remonte en 1195 mais la ville fut colonisée par les Génois qui imposèrent à la ville des modifications militaires structurelles importantes (et qui créèrent la citadelle actuelle).

Comme tous les ports de commerce, son histoire a été relativement mouvementée notamment par un conflit guerrier entre Pise et Gênes, ces deux républiques se disputant avec acharnement sa citadelle qui était un maillon stratégique militaire et un complexe portuaire sans égal en Corse. Dans un premier temps, Pise fut maîtresse des lieux jusqu'à la fin du XIIe siècle.

Le roi Alphonse V d'Aragon, maintint en 1420 un siège pendant cinq mois avant de baisser les armes face à l'intouchable cité qu'était Bonifacio.

Bonifacio a subi au cours des siècles de multiples attaques, mais la plus terrible fut celle de la peste qui en 1528 fit plus de 4 300 morts dans la cité qui à cette époque comptait 5 000 habitants. Les murailles imprenables se révélèrent inutiles face à ce fléau. La chapelle Saint-Roch, à l'entrée de la ville, reste un témoignage de la fin de cette sombre période. On y fait toujours une procession qui rappelle que c'est en ce lieu, où est mort le dernier Bonifacien atteint de la maladie, avant la fin de la peste.

En 1553, déjà bien affaiblie par le passage de la peste, Bonifacio subissait une nouvelle attaque et dut se rendre à Dragut, un ancien corsaire turc dont on dit qu'il avait été commandité par le Maréchal des Thermes. La ville assiégée capitula pour la première fois et fut mise au pillage.

Le roi François Ier de France prend possession d'une ville détruite et dépeuplée que les Français commencent à reconstruire, mais qui, en vertu du traité de paix passé en 1559, est cédée à la République de Gênes.

Porte Saint-Dominique / Porte d'Orient

Lois et statuts[modifier | modifier le code]

  • Libro rosso, recueil d'anciens statuts génois débutants en 1187, aujourd'hui perdus, qui accordent à Bonifacio le droit de battre monnaie et de produire du sel.
  • Les statuts civils et criminels de la communauté de Bonifacio, rédigées par Gio-Batista Mazzolaccio, notaire, et publiés en 1619 par la République de Gênes. Le podestat est remplacé par un commissaire de la république de Gènes nommé pour deux ans parmi les nobles génois. Il assure la paix et la justice du canton de Bonifacio et veille au maintien des institutions de la cité de Bonifacio, laquelle ne doit à Gênes ni tribut, ni service militaire.

La cité a le pouvoir de se défendre, de s'administrer, de lever des impôts sur ses habitants et des taxes sur les marchandises. Le conseil municipal de cinquante membres est réduit de moitié (vingt-cinq membres élus de plus de 30 ans, sachant lire et écrire et n'étant ni nobles de Gènes ni membres de l'Église plus quatre anciens, tous élus et renouvelables tous les ans). Les anciens sont l'exécutif, leur sceau est déposé chez le prieur et les mesures qu'ils peuvent proposer dans tous les domaines, doivent être approuvés par 2/3 des conseillers. L'élection se fait en trois étapes : cooptation des candidats par les familles, vote, puis tirage au sort pour attribuer les compétences. Des officiers municipaux sont engagés par le conseil :

  • les minestroli font appliquer les décisions,
  • les custodes del porto font la douane,
  • les estimatore dellà communiti font l'estimation des dommages occasionnés par le bétail ou autre,
  • les conservatori di sonità prescrivent les soins qui sont gratuits pour tous les habitants, font les visites sanitaires des bateaux et décident des quarantaines.

Chronique[modifier | modifier le code]

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IXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 809, l'annaliste de Saint-Bertin rapporte que les Sarrazins, partis d'Espagne, envahissent la Corse et qu'un samedi de Pâques, ils ont détruit toute une ville et emporté ses habitants, ne laissant que quelques vieillards parmi lesquels se trouvait l'évêque.
  • 825, l'empereur Louis le Pieux envoie en Corse son fils Lothaire, puis Boniface II de Toscane pour en chasser les pirates Maures.
  • 832, Boniface II de Toscane fortifie ou construit un château au lieu-dit Calcosalto qui prend le nom de Bonifacio.

XIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1012, Guillaume Malaspina, marquis de Massa, que certains auteurs ont fait descendre d'Obert Opizzo, marquis de Toscane, débarque en Corse à l'instigation du pape Benoît VIII pour chasser les Sarrazins et réduire à soumission les seigneurs.
  • 1014, défaite du roi Mogehid et fin de l'occupation par les Sarrasins, définitivement battus par la coalition des flottes de Pise et de Venise commandées par Guillaume Malaspina, marquis de Ligurie, général des Galères pontificales.
  • 1070, brève présence à Bonifacio de Génois qui y sont prêteurs.
  • 1073, Mathilde de Toscane, comtesse de Corse, fait don de ses États de Corse à l'Église, Grégoire VII ratifie la donation. Un légat pontifical est nommé pour administrer civilement la Corse.
  • 1091, les Pisans évincent le légat et prennent possession de la Corse.
  • 1095, le légat Dagobert assiste à l'assemblée de Notre-Dame-du-Puy en Auvergne.

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1133, 19 mars, le pape Innocent II érige Gênes en archevêché dont il fait dépendre les évêchés corses de Mariana, Nebua et Accia, tandis que ceux d'Aléria, de Sagone et d'Ajaccio dépendent de l'archevêché de Pise. Il cherche ainsi à maintenir un équilibre entre les influences des deux républiques et établir la paix.
  • 1134 les galères pisanes et génoises s'affrontent dans toute la Corse.
  • 1138, le Génois Fulcone di Castello, prend de sa propre initiative et à l'aide de ses dix galères, Bonifacio aux Pisans.
  • 1139, la République de Pise reprend Bonifacio aux Génois.
  • 1140, les guerres entre les partis pisans et génois font sombrer toute la Corse dans l'anarchie.
  • 1146, le pape pisan Eugène III confirme aux Pisans leurs droits et possessions en Corse.
  • 1175, excédé par les abus des Pisans, le pape Alexandre III ne leur reconnaît plus de privilèges.
  • 1181, profitant de la célébration d'un mariage, les Génois prennent par surprise la ville.
  • 1181, novembre, le pape toscan Lucius III confirme à Pise sa souveraineté sur la Corse.
  • 1187, les Pizans reprennent Bonifacio et construisent un nouveau fort.
  • 1195, les Génois reprennent Bonifacio, en chassent tous les habitants, sauf trente familles et repeuplent la ville avec 400 familles ligures.
  • 1195, premiers Statuts génois de Bonifacio ou 'Capitoli'. Le premier podestat est Marcellin Drudo.
  • 1196, les Pisans tentent de reprendre la place par la force et sont repoussés par le capitaine génois Ansalde Garacco.
  • 1198, le génois Guillaume d'Ingone-Tornello fortifie la citadelle et protège le port avec dix galères.

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1203, une amende très lourde payée par des bandits ligures à Gênes est utilisée pour renforcer le château de Bonifacio.
  • 1211, l'empereur germanique Otton IV, allié de la République de Pise, exige que la République de Gênes leur restitue Bonifacio.
  • 1216 de retour d'Égypte où il participait à la Cinquième croisade, François d'Assise fait escale à Bonifacio où il passe une saison.
  • 1217, le pape Honorius III met sous sa protection Bonifacio qui est l'objet de luttes entre Pise et Gênes.
  • 1238, le testament de Maestro Guglielmo atteste de l'existence d'un service municipal de santé.
  • 1258, 4 décembre, Lazare della Rocca reconnaît, pour son frère Ghiudice, la souveraineté de Gênes à laquelle il fait don d'une partie de ses possessions bonifaciennes.
  • 1259, 10 janvier, ratifie l'acte de vassalité et les donations à la République de Pise devant plusieurs témoins, notables de Bonifacio.
  • 1266, les 27 galères commandées par l'amiral génois Lanfranco Borborino, embarquent du port pour chasser les navires vénitiens qui croisent au large de la Sardaigne.
  • 1270, construction par les Templiers d'une église qui prend le vocable de Saint-Dominique pour honorer les Dominicains qui s'y établissent.
  • 1272 Ajaccio est créé par les Génois comme colonie sur le modèle de Bonifacio, 100 familles ligures s'y établissent.
  • 1276, 11 décembre, le podestat Pascal da Mare reçoit l'hommage à la République de Gênes de Ghiudice de Cinarca.
  • 1278, 20 janvier, le podestat Pierre Mathieu Doria reçoit l'hommage à la République de Gênes de Ghiudice de Cinarca.
  • 1278, 16 mai, nouveaux privilèges accordés à la Cité par la République de Gênes.
  • 1280, Pierre-Mathieu Doria est podestat de Bonifacio.
  • 1285, les Génois de Bonifacio arraisonnent et prennent trois navires pisans à Porto-Vecchio.
  • 1290, 29 janvier, Inghetto Doria, qui continue la guerre contre Ghiudice de Cinarca commencée par son frère Luchetto, revient à Bonifacio où il le trouve très malade.
  • 1296, le pape Boniface VIII donne à la Corse le titre de royaume.
  • 1297 4 avril, le pape Boniface VIII donne la Corse et la Sardaigne en fief perpétuel au roi Jacques II d'Aragon.

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1300, la ville compte environ 3 000 habitants.
  • 1318, construction sous la loggia de la citerne qui recueille les eaux de pluie des toits.
  • 1321, 6 février, nouveaux privilèges et nouveaux statuts.
  • 1331, Aitone Doria est vicaire de la Commune de Gênes en Corse. Il pactise avec Ranieri da Cozzi, alors maître du château de Cinarca et jusque-là partisan d'Alphonse IV d'Aragon.
  • 1336, trahissant Ranieri, Aitone s'empare de Cinarca et se tourne vers le principal seigneur du sud, Arrigo Strambo de Laitala, oncle de Ranieri. Ils concluent un pacte d'alliance à Bonifacio, pour la conquête de l'ile. Arrigo Strambo mort l'année suivante, Doria vend Cinarca.
  • 1343, inauguration de l'église Saint-Dominique, reconstruite sur les ruines de celle des Templiers.
  • 1346, novembre, débarquement des troupes de Pierre IV d'Aragon, sans succès.
  • 1347, avril, Nicoloso de Levante, vicaire génois et podestat de Bonifacio, reçoit la soumission des seigneurs Cinarchesi : Guglielmo et Rusteruccio della Rocca, Lupo et Arrigo d'Ornano.
  • 1347, 29 novembre, décret ouvrant un emprunt de 500 livres génoises et constitution d'une société à 500 actions pour l'acquisition de (du commerce avec) la Corse. Les avances sont faites par la Maona, société financière pour le commerce de l'alun. Avec les fonds empruntés, un armement naval envoie à Bonifacio une flotte commandée par Thomas da Murta, parent du doge Giovanni. Épidémie de peste dans toute l'île.
  • 1358, loi génoise interdisant à tous les habitants le port d'une arme.
  • 1362, le pape Urbain V confirme au roi Pierre IV d'Aragon la suzeraineté sur la Corse, à condition de renoncer définitivement à toute prétention sur Bonifacio,
  • 1371, actes ajoutés sur le Premier statut génois de Bonifacio ou Cartulaire de Bonifacio.
  • 1378, actes inscrits sur le Deuxième statut génois de Bonifacio.
  • 1380, Polo della Rovere, nommé par Gênes gouverneur des deux territoires qui lui restent fidèles: Calvi et Bonifacio.
  • 1380, Arrigo della Rocca, comte de Corse, attaque la ville par terre et par mer.
  • 1381, la discorde entre Arrigo della Rocca et ses alliés l'oblige à abandonner le siège.

XVe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1401, pour échapper aux représailles de Guelfuccio d'Ornano, François della Rocca se retire dans la cité après avoir vendu pour 1 000 livres génoises sa seigneurie de Cinarca à Raphaël da Montaldo qu'il nomme viacaire de la République de Gênes
  • 1409, 10 février, François della Rocca est mortellement blessé au cou par un berger lors du siège de Bigoglia. Sa sœur Violante della Rocca qui veut venger la mort de son frère à l'aide de troupes génoise, est défaite à Quenza et doit se réfugier dans la cité.
  • 1420, 21 octobre, la flotte d'Alphonse V d'Aragon (31 vaisseaux, 23 trirèmes et plusieurs navires de transport) alliée à des contingents corses, attaque la place et débarque. Elle est repoussée par la garnison de 250 Génois.
  • 1420, décembre, le podestat de Bonifacio demande une trêve à Alphonse V d'Aragon et aux Corses en échange de trente otages bonifaciens.
  • 1420, 28 décembre, Gianno de Campofregoso, frère de Thomas, doge de Gênes, parvient à forcer le blocus et à ravitailler les bonifaciens.
  • 1421, 5 janvier, obligé d'aider la reine Jeanne II de Naples, Alphonse V d'Aragon lève le siège après avoir nommé Vincentello d'Istria, vice-roi de Corse. Celui-ci gouvernera toute l'île, sauf Bonifacio et Calvi qui resteront fidèles à Gênes.
  • 1421, décembre, la cité compte environ 8 000 habitants.
  • 1424, nouveau coup de main des Aragonais, commandés par un des frères du roi. Ils sont repoussés alors qu'ils avaient pénétré dans la ville.
  • 1453, de février à mai, 6 délégués de la consultà, vont devant le sénat de Gênes pour demander la concession de la Corse à l'Office de Saint Georges qui est la banque officielle de la République de Gênes, tout en conservant son autorité suprême sur l'île.
  • 1453, juin, Pierre-Baptiste Doria, nommé commissaire de l'Office de Saint-Georges, débarque à Saint-Fiorenza, chasse Vincentello II d'Istria et le catalan Juan Villamarina, puis prend possession des places de Corté, Calvi, Bastia et Bonifacio. L'Office verse 8 500 livres au doge Galeozzo de Campofregozzo en dédommagement de la perte de ces places.
  • 1454, 4 avril, les salines sont fermées par l'Office afin d'assurer le monopole du sel génois.
  • 1456, avril, un des 4 quartiers du corps de Raffe de Léca, pendu avec ses deux frères après la prise de leur château, est exposé dans la cité de Bonifacio par décision du commissaire de l'office. Les autres quartiers sont exposés à Calvi, Corté et Bigoglia, et sa tête portée et montrée à Gênes.
  • 1459, Jean II d'Aragon, qui revendique toujours la suzeraineté sur la Corse, essaie de s'attirer la sympathie des habitants, mais en vain.
  • 1461, le Bonifacien Guillaume d'Orsone aide Louis della Rocca à combattre la ligue formée à Pise contre l'Office de Saint-Georges et dirigée par Thomassino de Campofregoso, fils de Janus, ancien doge de Gênes, et de la petite fille de François de Gentile.
  • 1464, 12 juillet, traité par lequel l'Office de Saint-Georges vend sa concession sur la Corse à François Sforza, duc de Milan, à l'exception de Bonifacio et de Calvi.
  • 1488, Lodiso-Battista de Salvago, podestat, fait construire le bastion pour défendre la ville.
  • 1490, janvier, Rinuccio della Rocca déclare sa fidélité à Gênes et s'établit à Bonifacio.
  • 1497, David Grillo est podestat.
  • 1498, funérailles de Jean Cattacciolo

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Vue de la citadelle
  • 1523, épidémie de peste noire qui tuera 4 300 habitants sur environ 5 000 habitants.
  • 1529, dernier mort de la peste, construction de la chapelle Saint Roch. Le commissaire de Gênes est Antoine Ivréa, nommé Furno dans le Dialogue d'Augustin Gustiniani.
  • 1541, la flotte turque, commandée par Dragut assiège la ville puis se retire. En octobre, Charles Quint, qui revient d'Afrique, fait une escale forcée en Corse et séjourne à Bonifacio chez le comte Philippe Cattacciolo.
  • 1544, 20 juin, des Français commandés par le duc d'Enghien tentent de débarquer en vain.
  • 1552, deux commissaires, Paul-Vincent Lomellino et Bernard Castagna, sont nommés par la République de Gênes pour inspecter les fortifications de Bonifacio et Calvi.
  • 1553, 26 août, 2 000 Turcs prennent position pour assiéger la place.
  • 1553, 28 août, le gouverneur de la place est Antoine de Canetto, chevalier de Malte.
  • 1553, 31 août, Pierre-Jacques d'Ornano quitte Porto-Vecchio et vient exhorter les Bonifaciens à se rendre.
  • 1553, 14 septembre, Dragut lance une première offensive qui échoue. le Maréchal des Thermes charge Dominique Cattaciollo, Alto-Bello de Gentile et Jacques-Toussaint II da Mare d'obtenir la reddition, en promettant que la cité ne sera pas pillée. Le gouverneur Antoine de Canetto et le sénat de Bonifacio acceptent la capitulation.
  • 1553, 15 septembre, Dominique Cattaciollo, Jacques-Toussaint II da Mare et Napoléon de Livia entrent dans la citadelle et prennent possession de la place et cité au nom du roi de France. Les Turcs entrent dans le port, massacrent les 298 soldats génois et exigent des Français le paiement de 25 000 livres pour compenser le non pillage de la ville. Ne disposant pas de la somme, le maréchal des Thermes donne son neveu N de Montastruc en otage.
  • 1553, 21 septembre, trois compagnies françaises de Gascons commandées par N de Valleron, partent de San-Fioranzo pour prendre possession de la place,
  • 1553, 22 septembre, la flotte de Dragut appareille pour Constantinople.
  • 1553, 21 novembre, une flotte de trente-deux galères, commandée par Paulin de La Garde, apporte des renforts. Achille de Harlay est gouverneur.
  • 1554, 24 février, le maréchal de Thermes charge Sampiero Corso de mettre la citadelle en état de défense en vue d'une contre-offensive génoise,
  • 1556, 24 janvier, une flotte génoise de douze galères, commandée par l'amiral Jean-Andréa Doria, se prépare à reprendre la place, mais une tempête coule neuf d'entre elles.
  • 1556, 6 février, Sampiero Corso limoge le gouverneur La Molla qu'il soupçonne de connivence avec les Génois, et le remplace par le commandant des deux compagnies de Gascons, Jean de Cros.
  • 1557, 21 décembre, un convoi français de trois galères et de trois transports, débarque un contingent de Français déportés pour repeupler Bonifacio.
  • 1558, mai, nouveau coup de main des armées génoises commandées par Georges Doria.
  • 1559, 18 septembre, en application du traité de Cateau-Cambrésis, Bonifacio est remise au Génois par Jean de Cros et Jean Orsini. Thomas-Odoricci Gentilé et Christophe de Négri, nommés par Gênes arrivent le 27.
  • 1562, 2 septembre, Jean-Pierre Vivaldi, nommé commissaire de Gênes.
  • 1563, mars, les Bonifaciens Vitu de serafini et Mathieu Aldrovandi se rendent à Gênes pour demander confirmation des privilèges de la cité et l'obtiennent.
  • 1563, 28 mars, la citadelle reçoit douze canons,
  • 1571, 12 novembre, les Statuts civils et criminels de la Corse sont publiés par les Génois (ils entrent en vigueur le 1er février de l'année suivante), une commission est donnée à un lieutenant civil et criminel pour Bonifacio.
  • 1584, 4 avril, le chancelier Michel Galetti, bonifacien, est investi par La Plume et l'encrier.
  • 1587, Francesco Stefani arrive de Gênes avec deux galères pour combattre les Barbaresques qui infestent les côtes. Avec le Bonifacien Baptiste de Vitto, il les chasse en tuant soixante-dix hommes et en coulant sept galiotes turques.
  • 1588, juin, une flotte barbaresque de 11 galiotes commandées par Hassan Pacha détruit le hameau d'Ogliastru près de la marine d'Albo et enlève une quarantaine d'habitants qui seront vendus à Alger comme esclaves.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1641-1788, fondation privée d'un Mont de piété appelé Opera Antonio Anselmo (AMB Série compagnies et œuvres).
  • 1645, le commissaire Jean-Baptiste Doria fait construire deux fosses pour servir de silos à grains, l'un à la place Lomenilla pour les habitants, l'autre pour la garnison.
  • 1646, le conseil municipal engage deux prêtres sardes pour instruire les enfants dans l'école de Bonifacio.
  • 1650, il y a 200 hommes à la garnison.
  • 1650, le médecin Laurent Millelis de Levante est engagé pour remplacer un Milanais. Son successeur sera Blaso, un Napolitain, puis Jean-Baptiste Leccia, un Génois, puis Laurent Sansonio, un Sarde.
  • 1657, décembre, épidémie de peste, 250 morts.
  • 1671, loi qui précise que ne peuvent être élus commissaire d'Ajaccio, Calvi et Bonifacio ceux qui ne sont pas corses depuis au moins trois générations.
  • 1677, impression à Milan, de Orazioni, de Thomas Luccioni, prédicateur de Bonifacio.
  • 1682, carte de la ville par J. Petre, architecte à Arles, puis hydrographe à Marseille.
  • 1693, le bonifacien Michel Portafax, engagé comme médecin.
  • 1698, le population de la cité est de 1967 habitants.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1713, édition à Marseille d'une carte de Corse et de ses villes, dont celle de Bonifacio.
  • 1729, la population de la cité est de 2 409 habitants.
  • 1733, 16 juillet, le port est surveillé, des autorisations sont nécessaires pour tous les navires quittant la Corse
  • 1735, toutes les places corses sont contrôlées par les Génois.
  • 1736, Théodore de Neuhoff, roi de Corse sous le nom de Théodore 1er, décide de chasser les Génois et confie à Ange-Louis Luccioni la commission de prendre Bonifacio. Mais celui-ci vend les plans secrets d'attaque de la place aux Génois. Il est condamné à mort par le roi et fusillé.
  • 1750, la population est de 2 400 habitants.
  • 1753, la population est de 2 300 habitants, dont une centaine d'agriculteurs et une soixantaine de journaliers.
  • 1759, arrivée du nouveau commissaire génois pour la Corse Jean-Baptiste de Sopranis pour remplacer Jacques-Marie Doria.
  • 1759, 23 mai, dans l'église Saint-Jean Baptiste, le commissaire génois Thomas Spinola appelle les partisans de Gênes à une "consulta".
  • 1764, 26 août la nuit, Charles-François Dumouriez débarque en Corse à Porto-Vecchio pour renverser Pascal Paoli, il tente en vain de prendre Bonifacio et rembarque.
  • 1765, trois Bonifacien, Filipo Cresci, Paschiani et Matrana décident de livrer leur ville aux nationalistes et rencontrent Octave Colonna d'Istria pour mettre au point l'attaque qui doit avoir lieu par mer. Mais les Pisans ont connaissance du projet et les assaillants qui se présentent devant la porte ne trouvent pas le soutien intérieur prévu et repartent.
  • 1766, octobre, le roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne revendique et occupe les iles de Boches (Iles de Lavezzi, Cavallo, La Madeleine, Caprera, Saint-Stéphano, Razzoli et Spargi) qui appartenaient depuis toujours à Bonifacio.
  • 1767, mai, Traité de Versailles, cession de la Corse par la République de Gênes à la France, l'article 10 prévoit que toutes les concessions et privilèges de l'Île seront abolis, mais que le roi de France prendra en considération ceux des habitants de Bonifacio, de Calvi et de Fiorenza.
  • 1769, 26 avril, 300 hommes du corps Royal d'Artillerie prennent possession de la place.
  • 1770, avril, création du tribunal civil.
  • 1766 21 septembre, cinquième séance des États corses, Bonifacio est taxée.
  • 1766, 1er octobre, installation du bureau de poste.
  • 1766, 24 décembre, Tarif douanier spécial de la Corse, afin de protéger les productions locales.
  • 1772, 9 mai, une université est établie à Corte avec quatre facultés et quatre collèges à Bastia, Ajaccio, Cervioni et Calvi.
  • 1773, L'Assemblée provinciale de Sartène-Bonifacio qui compte 2 236 feux a droit à six députés (un de chaque ordre par 1 000 feux) à l'Assemblée des États corses (trois de chaque ordre).
  • 1775, 20 juin, une école à deux maîtres est établie à Bonifacio par l'Assemblée des États corses.
  • 1775, fin de construction de la caserne de Montlaur commencée par les Génois.
  • 1783, 28 octobre, Antoine Constantini, de Bonifacio, est chargé de rembarquer pour Malte tous les Corses bannis pour avoir pris le parti des Anglais (en 1776) lors de la guerre contre la France.
  • 1784, signature (?) à Bonifacio d'un traité d'amnistie dans lequel le roi, offensé, demande à toutes ses juridiction, en raison de la Paix revenue, de bien vouloir libérer les coupables du bannissement et de toutes autres peines.
  • 1789, décembre, l'administration de toutes les villes est réorganisée par la Constituante sous le nom de communes.
  • 1792, 8 mai, un projet d'invasion de la Sardaigne est présenté devant l'Assemblée nationale législative par Antoine Constantini, maire de Bonifacio, député extraordinaire. Accepté par le conseil national de l'Assemblée législative, Pascal Paoli sera nommé lieutenant général de la 21e région militaire et chargé de préparer les opérations.
  • 1793, 25 janvier, Napoléon Bonaparte loge dans la maison Passano à Bonifacio pour préparer l'invasion de la Sardaigne. Mais Paoli s'y oppose.
  • 1792, 19 février, embarquement depuis Bonifacio pour reprendre les îles de Boches.
  • 1793, 19 juin, Antoine-Marie Suzzareli, membre du gouvernement provisoire de la Corse et Thomas-André Celani sont élus députés nationalistes de la communauté de Bonifacio.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1802, ouverture d'une école par les Frères des écoles chrétiennes
  • 1803, organisation des bataillons des chasseurs corses, celui de Bonifacio a 150 hommes
  • 1804, installation officielle de la loge maçonnique La Fraternité
  • 1813, la statue de la Sainte-Trinité est volée par des bandits Sardes à l'Ermitage de la Trinité
  • 1817, la lieutenance de Gendarmerie est fermée
  • 1821, 30 octobre, une felouque de type napolitaine pirate les embarcations légères
  • 1823, ouverture d'une école cantonale mutuelle, ouverture de l'actuel cimetière
  • 1827, la lieutenance de gendarmerie est rouverte
  • 1854, construction de la Porte Neuve par le Génie Militaire
  • 1855, naufrage de la frégate française La Sémillante sur les Îles de Lavezzi (773 morts soldats ou marins)
  • 1858, ouverture d'une ligne maritime privée Bonifacio-Ajaccio par la compagnie Valéry Frères
  • 1859, la route impériale Ajaccio-Bonifacio est terminée
  • 1865, projet d'une ligne de chemin de fer Bonifacio-Bastia

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

La langue traditionnellement parlée par les habitants de Bonifacio n'est pas une langue toscane comme le corse, mais un dialecte ligure. En effet, bien qu'elle ait été fondée par les ducs de Toscane, Bonifacio est devenue très tôt (en 1195), un préside (une colonie) de la République de Gênes, repeuplée avec des familles génoises qui s'alliaient entre elles ou avec d'autres familles originaires de Ligurie. Le dialecte de Bonifacio, proche de celui de Sardaigne et de Monaco, est en voie de disparition.

Anciennes familles de la ville[modifier | modifier le code]

Bonifacio était, comme les républiques italiennes dont elle est issue, une société clanique structurée, composée de quelques familles dominantes auxquelles s'affiliaient les autres[6]. Les plus anciennes sont d'origine génoise, les autres le plus souvent étrangères à la Corse, la plupart de ces patronymes (comme Gazano ou Tassistro) ne se retrouvant pas dans le reste de l'île avec lesquelles les Bonifaciens s'interdisaient tout contact généalogique.

Article connexe : Noblesse corse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ermitage de la Trinité : lieu de pèlerinage le 8 septembre. Lieu aussi de fréquentation du bandit d'honneur Ghjuvan Cameddu Nicolaï vers 1880.
  • Falaises de calcaire et le très pittoresque « Grain de sable », gros bloc isolé se dressant à quelques (dizaines de) mètres dans les flots.
  • Escalier du roi d'Aragon : taillé par l'homme directement dans le calcaire et composé de 189 marches, cet escalier aurait, selon la légende, été creusé en seulement une nuit par les troupes du roi d'Aragon lors du siège de Bonifacio de 1420. Plus probablement creusé sur une durée plus longue par les moines franciscains pour accéder à une source d'eau potable située en bas de l'escalier.
Les falaises et l'escalier du roi d'Aragon
le gouvernail
Cimetière marin de San Franzé
Le fameux grain de sable (diu grossu)
  • Cimetières :
  • Phares :
  • Sites archéologiques (non visitables) :
    • Abri préhistorique d'Araguina-Sennola, MH.
    • Carrière romaine de granite, Ie siècle-IIe siècle, MH.
    • Site romain de Piantarella, MH.
  • Port :
  • Citadelle :
    • Bastion de l'Étendard.
    • Caserne génoise sur la Place d'Armes, MH 1922.
    • Puits Saint-Barthélémy, d'une profondeur de 60 mètres, diamètre 7 mètres, escalier, projet de 1668, réalisé en 1837, MH (situé bois du Cavu, sur la citadelle, non visitable).
  • Églises :
    • Sainte-Croix (Santa Cruggi),
    • Saint-Francois (San Franzé),
    • Saint-Erasme (San Teramu),
    • Saint-Dominique, MH, (San Dumè),
    • Saint-Jean-Baptiste (San Giuvani Batista),
    • Sainte-Marie-Majeure, XIIe siècle et XIIIe siècle, loggia, MH,
    • Saint-Roch (San Rocu), chapelle
    • Sainte-Réparata (Santa Réparata) chapelle IXe siècle
  • Anciennes églises :
    • Sainte-Marie-Madeleine, XVe siècleXVIe siècle, transformée en moulin à huile, MH.
    • Saint-Barthélémy, XVIIe siècle, église de confrérie transformée en cinéma, MH.
    • Saint-Jacques, MH.
  • Anciens couvents :
    • Saint-François, 1298, 1644, église et bâtiments conventuels, IMH.
    • Saint-Julien, chapelle, XIIe, MH.
    • Saint-Dominique, début XIVe siècle, MH.
  • Maisons :
    • Maison du podestat sur colonnes, XIIIe siècle,
    • Maison Doria, XIVe siècle, MH,
    • Maison rue Longue, XVe siècle, MH,
    • Maison du comte Cattaciolo, 31 rue des Deux-Empereurs, près de la porte de Gênes, XVIe siècle,
    • Maison qui hébergea Bonaparte en 1793, 22 rue des Deux-Empereurs, presque en face,
    • Maison rue Saint-Dominique, MH.
  • Plages :

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

« A Bonifacio aria di Roma e mare del Lazio (It) »

— A Bunifaziu aria de Roma e mare du Laziu (Co) - A Bonifacio, l'air de Rome et mer du Latium

Confréries[modifier | modifier le code]

Bonifacio a conservé ses cinq principales confréries:

  • Confrérie de Sainte-Croix, assistance et soins aux malades,
  • Confrérie de Saint-Jean-Baptiste, ou de la Miséricorde, assistance des déshérités, secours et rachat des captifs,
  • Confrérie de Sainte Marie-Madeleine, assistance pour les jardiniers, les vignerons, les cultivateurs, les filles sans famille,
  • Confrérie de Saint-Barthélémy, pour les artisans,
  • Confrérie de Saint-Érasme (fin XIXe siècle) pour les pêcheurs.

Dans leurs statuts, elles étaient à l'origine destinées aux besoins spirituels de leurs membres: elles se réunissaient, organisaient les funérailles, priaient pour le salut des défunts; très vite, elles deviennent comme partout des associations d'assistance et de secours mutuel pour leurs membres et leurs familles. Il convient d'ajouter au XIXe siècle,

Aujourd'hui les confréries restent très vivantes et participent à de nombreuses cérémonies religieuses : aux enterrements, aux processions en l'honneur des saints, mais c'est surtout celles de la Semaine sainte qui sont le plus spectaculaires et qui attirent un public nombreux. Les confréries animent les offices des Défunts, les offices de la Semaine Sainte (office des Ténèbres). Toutes (sauf celle de Saint Jean-Baptiste) élisent chaque année un prieur et un sous-prieur, ce dernier étant automatiquement prieur l'année suivante.

Autres associations[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Jeunesse Sportive Bonifacienne

Chasse et pêche[modifier | modifier le code]

  • Les bouches de Bonifacio sont extrêmement réglementées. Une partie de la réserve naturelle de Bonifacio est qualifiée de zone de non prélèvement. Toutes formes de pêche et de chasse sous-marine y sont interdites.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnages historiques[modifier | modifier le code]

  • La Dame de Bonifacio, née vers 6610 av. J.-C., décédée environ à l'âge de 40 ans, nous offre les plus anciens restes humains trouvés sur l'Île.
  • Ulysse et ses compagnons ont pu se réfugier à Bonifacio "Ce port bien connu des marines: une double falaise, à pic et sans coupure, se dresse tout autour, et deux caps allongés qui se font vis-à-vis au-devant de l'entrée en étranglent la bouche " dit le Livre X de l'Odyssée.
  • Amanza, dite Sainte Amance (près de Bonifacio ?-303), martyre chrétienne IIIe siècle, fête le 14 novembre.
  • Famille Colonna:
  • François d'Assise est venu en 1215 se réfugier à Bonifacio dans la grotte qui est sous le Couvent de Saint-Julien.
  • Giovanni della Grossa (12 décembre 1288 Sartène-) (fit des études de notaire à Bonifacio puis à Gênes), historien, auteur de Chroniques corses, histoire des origines jusqu'au XIVe siècle.
  • Jacques de Bracelli (Bonifacio 1380-) historien, auteur de De Bello Hispaniensis et de Libellus de bello hispano (Jacobus Bracellus) retraçant les guerres entre la république de Gênes et le royaume d'Aragon, et de Orae Ligustica Descriptio.
  • Famille Cattaciolo:
    • Giovanni Cattacciolo (-1498), allié de Paulu della Rocca. En 1460, l'archevêque de Sassari lui écrit, pour l'informer de tous les privilèges que le roi de Sicile Ferdinand 1er est prêt à accorder aux Corses si ces derniers chassent l’Office de Saint-Georges de l’Ile. Il fait reconstruire le fort de Bariccini en 1461, décédé en 1498 dans sa maison à Bonifacio.
    • Philippe Cattacciolo dit Altu Bellu, comte de Corse. En 1541, Charles Quint, de retour d’Afrique, fait une escale à Bunifacio et passe la nuit chez lui.
    • Dominique Cattacciolo (-1556). En 1553, il négocie avec le gouverneur génois de Bunifaziu, assiégé par les Turcs, et obtient sa capitulation. En 1566, il est envoyé avec la nouvelle délégation corse, qui, patronnée par l'amiral de la Garde, doit se rendre à la cour de France pour remercier le roi Charles IX de son aide. Cette délégation, qui vient à peine de quitter Sagone, est attaquée par une galère génoise et il périt noyé.
    • Camilla Cataccioli, veuve de Susino Peretti, épouse en 1602 François Buonaparte, aïeux de Napoléon Bonaparte ;
  • Dragut, capitaine corsaire, vint faire le siège de la ville ;
  • Antonio de Canetto, chevalier de Malte, gouverneur génois de la cité assiégée en 1553 par 2 000 Turcs, il résiste à plusieurs assauts puis négocie avec les Français et capitule ;
  • Mathieu Androvandi (Bonifacio 1518-1550), humaniste et poète (latin et grec), officier de Gênes où il vit une partie de sa vie ; auteur de Lettere amoroso, poème italien édité en 1600 ;
  • Jean-Baptiste Marzolaccio (Bonifacio v. 1559-), auteur d'une histoire de Bonifacio ;
  • Antoine-Marie Constantini (Bonifacio 1754-1916), négociant en grains, député extraordinaire à la convention, ami de Pascal Paoli ;
  • Esprit Requien (Avignon 1788-Bonifacio 1851), naturaliste, a légué ses collections sur la Corse et la Provence au musée d'Avignon ;
  • Jacobo Doria (Bonifacio 1809-Gênes 1866), membre de plusieurs académies italiennes ;
  • Antoine-Marie Castelli (Bonifacio 1845-Bonifacio 1916) dit Castelli Pacha, directeur du bureau européen du ministère de la Justice d'Égypte, conseiller du khedive (vice-roi) d'Égypte ;
  • Charles Ferton (Chierry 1856-Bonifacio 1921), officier commandant la place de Bonifacio, a publié son histoire à l'époque néolithique ;
  • Henri de Régnier, académicien, a relaté une escale qu'il a faite à Bonifacio à bord de L'Amphisbène (mythologie) ;
  • François Zigliara (en religion frère Thomas Marie)(Bonifacio 1833-1893), dominicain, cardinal, professeur de théologie au collège Saint-Thomas de la Minerve à Rome, commentateur de Thomas d'Aquin, cofondateur de l'École biblique de Jérusalem, préfet de la congrégation des études, corédacteur de l'encyclique Æterni Patris du pape Léon XIII ;
  • Julien Cardi (Bonifacio 1838-1887), médecin, maire de Saïgon (vers 1872-1880) ;
  • Erasme Carrega, fonde en 1872 une fabrique de bouchons de liège à Bonifacio et à Porto-Vecchio ;
  • Pierre-Louis Lavigne (Bonifacio 1901-Marseille 1984), ingénieur, conseiller de Bao Daï, puis de Norodom Sihanouk, architecte du monument de l'Indépendance du Cambodge à [[Phnom Penh] ];
  • Nicolas Carrega (1914-1993), artiste peintre né à Bonifacio où l'Espace Carrega lui est consacré.

Personnages contemporains[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la ville est très liée au dynamisme de son port de plaisance. La ville abrite aussi un port de commerce dont l'activité principale est représentée par de nombreuses rotations quotidiennes de ferries entre Bonifacio et Santa Teresa di Gallura en Sardaigne. Deux compagnies se partagent les lignes et horaires : Moby Lines et Saremar assurant en alternance 4 à 5 rotations chacune par jour suivant les saisons. Par ailleurs, s'il y a peu d'activités marchandises, les quais reçoivent aussi, à l'escale, des navires de croisière. Le port de commerce est géré par la Chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse-du-Sud. C'est le second port de Corse pour le trafic passager avec l'étranger.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. De calco : rocher de craie et salto : sûreté
  2. "Fretum pallicum"
  3. In districtu Bonifaci ubi dicitur Paleam (dans le district de Bonifacio dénommé Pallae, XIIe siècle) ; In Paleam ad bocca di Caneto (A Pallae, aux bouches de Caneto) - Cité par François Canonici
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Jacques Heers, Le Clan familial au Moyen Âge. Étude sur les structures politiques et sociales des milieux urbains, Paris, PUF.
  7. Son père est originaire de Figari et de San Gavinu di Carbini. Sa grand-mère paternelle Pietri était la cousine du commandant Pietri.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Albertini, Jérome Camilly : Bonifacio, la Vie quotidienne au début du XXe siècle, (2000) La Marge édition
  • Jean-André Cancellieri, Histoire de Bonifacio au Moyen Âge, 1998, CRDP;
  • François Canonici :
    • Bonifacio, Ajaccio, édition La Marge;
    • San Franzé de Bonifacio, Histoire d'un quartier, du cimetière et des traditions liées à la mort, éditions JPB Villemandeur;
    • La Trinité de Bonifacio et du Grand Sud Corse, éditions A Stamperia, Porto-Vecchio;
    • Histoire de Bonifacio à travers celle de son cimetière, 1999, Éditions JPB Villemandeur;
    • Bonifacio à travers ses rues et places, Éditions A Stamperia, Porto-Vecchiu;
    • Constantini, député extraordinaire sous la Révolution française, maire de Bonifacio 1801-1803).
    • "Bonifacio" (Collectif) Mairie de Bonifacio 2010
    • "Toponymie de Bonifacio 400 lieux-dits" Editions A Stamperia Porto-Vecchio
    • "Pierre Cuccuru. De Bonifacio à Pigalle" 2013
    • "Bonifacio durant la grande guerre" Editions Copie-Express-Vichy 2014
  • Antoine-Laurent Serpentini :
    • Les bases du pouvoir dans une ville. propriété, population et gouvernement à Bonifacio au XVIIIe siècle, 1978, Université de Nice, 4 volumes;
    • Bonifacio, une ville génoise aux Temps Modernes, préface d'Emmanuel Leroy-Ladurie, 1995, Ajaccio, édition La Marge.
  • Charles Ferton, Sur l'histoire de Bonifacio à l'époque néolithique,
  • Jean-Baptiste Marzolaccio (Bonifacio v.1559-), Histoire de Bonifacio,
  • Michel Vergé-Franceschi, Escales Bonifaciennes, éditions Alain Piazzola, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]