Corbara (Haute-Corse)

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Corbara
Vue de Corbara
Vue de Corbara
Blason de Corbara
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Île-Rousse
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de vie de l'Île-Rousse
Maire
Mandat
Paul Lions
2014-2020
Code postal 20220 et 20256
Code commune 2B093
Démographie
Population
municipale
972 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 36′ 55″ N 8° 54′ 26″ E / 42.6152777778, 8.9072222222242° 36′ 55″ Nord 8° 54′ 26″ Est / 42.6152777778, 8.90722222222  
Altitude 170 m (min. : 0 m) (max. : 561 m)
Superficie 10,19 km2
Localisation

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Corbara

Corbara est une commune française située en Balagne dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Corbara est une commune du littoral balanin. Elle faisait partie de la piève d'Aregnu devenue pieve de Sant'Angelo[1] jusqu'à la Révolution. Elle est l'une des six communes du canton de l'Île-Rousse ou bassin de vie de l'Île-Rousse qui comprend les autres communes de L'Île-Rousse, Corbara, Monticello, Pigna, et Santa-Reparata-di-Balagna.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mer Méditerranée Mer Méditerranée L'Île-Rousse Rose des vents
Mer Méditerranée N Santa-Reparata-di-Balagna
O    Corbara (Haute-Corse)    E
S
Aregno Pigna Santa-Reparata-di-Balagna

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Corbara se situe dans la Corse occidentale ancienne, dite encore « Corse cristalline ». Celle-ci, constituée pour l'essentiel de roches granitiques, est séparée de la Corse orientale où dominent les schistes, par une dépression centrale, un sillon étroit constitué pour l'essentiel de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires qui coupe l'île du nord-ouest au sud-est, depuis l'Ostriconi jusqu'à Solenzara. La commune se situe à l'ouest de cette ligne où s'élèvent les plus hauts sommets de l'île et qui constitue une véritable barrière entre les deux départements actuels.

Corbara dont la superficie est de 10,19 km², occupe la partie centrale du littoral balanin. Sae façade maritime longue de 7 km de côtes, court depuis l'embouchure du ruisseau de Teghiella (Aregno) à l'ouest, jusqu'à Percepina à près d'un kilomètre à l'est de la presqu'île de La Pietra (L'Île-Rousse). Son littoral comporte :

  • une station balnéaire : la Marine de Davia. Ce sont trois petites criques de sables fins sur fonds de baie dont la baie de Capite, un mouillage fréquenté par les plaisanciers durant la saison estivale.
  • le site naturel de Percepina en limite occidentale de la baie de Giunchetu.
  • le site naturel de Calcinaiu avant la plage d'Aregno.
  • quatre pointes : Punta di Varcale, Punta di Vallitone, Punta di Vignola et Punta di Parata.

Corbara n'a cependant pas de port de plaisance. À Davia se pratique le mouillage forain.

Côté terre, les limites de la commune avec celles de Santa-Reparata-di-Balagna sont bornées par Bocca Fogata, Cima Sant'Angelo et les hauteurs du couvent de Corbara. À partir de ces dernières, ses limites avec celles de la commune de Pigna passent par la chapelle Notre-Dame de Lazio, par les bords nord même du village de Pigna, jusqu'au ruisseau de Teghiella. Un autre cours d'eau plus petit, le ruisseau d'Acqua Niella, a son embouchure à l'est de la plage de Botre.

Le plus haut sommet de la commune est Cima Sant'Angelo (mont Saint Ange - (562 mètres). Le mont de Guido (316 mètres), du nom de Guido de Sabellis l'un des quatre princes romains envoyés en Corse par le pape Etienne IV pour la libérer du joug des Sarrasins, domine le village, les hameaux de U Borgu et de Pietralta.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau est le ruisseau de Migliani[2], long de 3,2 km, affluent du fiume de Teghiella[3] qui délimite les communes de Corbara et d'Aregno depuis la confluence jusqu'à son embouchure à l'est de la plage d'Aregno. Il prend naissance au sud-est du territoire communal et est alimenté par le petit ruisseau de Fica Fosca[4].

À l'est, coule le petit ruisseau d'Acqua Niella qui se jette à la mer à l'est de la plage de Botre.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le tapis végétal est représenté par un maquis composé des espèces traditionnelles, épais, parsemé d'oliviers et de chênes verts. En fin de période estivale, il n'est pas rare de voir quelques incendies se déclarer. Dans une Balagne réputée sèche en été, la commune possède de nombreuses fontaines, certaines très anciennes. La commune est soumise à de fortes précipitations printanières et automnales. Inondations et coulées de boue l'ont quelquefois touchée, la dernière fois le 6 juin 2000.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

  • La RN 197 (aussi nommée route de Calvi) traverse la commune depuis le camping A Marina (Aregno) jusqu'à Fogata à la « sortie » Ouest de l'agglomération de L'Île-Rousse. À Fogata un rond-point a été aménagé pour les jonctions des routes RN 197, le boulevard de Fogata qui mène au port de L'Île-Rousse, la D151 et la desserte d'un hypermarché Leclerc.
  • La D151 qui dessert le village de Corbara, donne accès à plusieurs villages de l'intérieur de la Balagne (Pigna, Aregno, Cateri, Montegrosso, Zilia et Calenzana) où elle prend le nom de « Route de Calenzana » jusqu'à sa jonction avec la RN 197, au rond-point dit de la Légion.
  • La D313 est une route qui relie la RN 197 à la D151. Elle démarre à Bocca di Carbonaja - Hameau de Curzo, sur la RN 197.
  • La D263 enfin, permet depuis le nord du village de Corbara, de se rendre directement à Santa-Reparata-di-Balagna en passant par ses remarquables hameaux d'Occiglione et de Palmento.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de la Marine de Davia.

Corbara se trouve sur le tracé de la ligne de chemin de fer des CFC mais ne possède pas de gare. Les gares les plus proches du village sont, de part et d'autre de la commune, la gare de L'Île-Rousse (6 km) et la gare d'Algajola (7,5 km). U trinighellu, le petit train des plages estival entre Calvi et L'Île-Rousse, fait des arrêts à la Marine de Davia et à proximité du camping le Bodri.

Le village est distant, par route, de :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, se mettant sous la protection du seigneur, le comte Manonne descendant de la famille de Guido de Sabellis, des gens vinrent s'établir sur les pentes du mont de Guido, au lieu-dit Di a curbaghja ainsi dénommé par la présence de corbeaux. Cette appellation serait à l'origine du nom de Corbara qui est considéré, par ce qui précède, être la capitale historique de la Balagne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Aquarelle montrant Corbara de façon stylisée

Corbara village[modifier | modifier le code]

Avec ses deux proches hameaux, U Borgu à l'ouest et Pietralta au nord, Corbara forme un bourg construit à une altitude moyenne de 273 mètres. Le village est bâti autour de l'église-collégiale A Nunziata. Il est pittoresque par ses places, ses fontaines, ses passages voûtés, ses lavoirs et ses nombreux édifices religieux : une collégiale, un oratoire et quatre chapelles dans le village même.

Marine de Davia[modifier | modifier le code]

Plage de la marine de Davia (commune de Corbara)

La Marine de Davia est une station balnéaire quelquefois appelée « perle de la Balagne, un vaste espace résidentiel privé, un grand ensemble immobilier destiné principalement à la location. Ce complexe touristique privé d'accès réglementé, est surveillée à l'entrée par un poste de gardien. Les deux cours de tennis sont privés, réservés aux propriétaires et aux locataires. Par la Marine de Davia on accède à trois plages de sable fin, celles au fond des baies de Fornello, de Capite et de Vignola. Il y a également une halte des CFC.

Autres hameaux[modifier | modifier le code]

D'autres hameaux font partie de la commune :

  • Carbunaghja et Curzo au NO, sur le littoral et en contrebas du village ;
  • Fogata, à l'entrée de L'Île-Rousse. Les habitations sont réparties de part et d'autre de la RN 197 ;
  • Zone d'activité à San Ciprianu où se situe la chapelle éponyme. La zone est en plein développement. D'importants travaux ont été réalisés sur la RN 197 qui a été élargie et dotée de refuges et terrepleins arborés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Corbara a été fondé en 816 par Guido de Sabellis. Guido de Sabellis est l'un des quatre princes romains exilés dans les armées de Charlemagne par le pape Léon III et que son successeur, le pape Etienne IV envoya à la tête d'un corps expéditionnaire pour libérer le royaume de Corse alors sous le joug des Sarrasins. Vainqueur, la province de Balagne lui fut offerte en récompense.

Guido de Sabellis fit construire au sommet d'un mont qui prendra le nom de mont de Guido, un castel dominant la mer. Plus tard, son fils Jacopino édifia sur le Monte Sant'Angelo voisin, un autre castel dont les ruines sont toujours visibles au-dessus du couvent de Corbara.

Au XIVe siècle un autre castel fut construit par le comte Manonne, descendant de la famille de Guido de Sabellis, au lieu-dit U Forte où se trouve l'actuelle chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs. L'endroit est encore appelé U Fo.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 - mars 2001 Michel Luiggi Apparenté PCF
mars 2001 - en cours Paul Lions DVG
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 972 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
997 1 186 1 212 1 144 1 193 1 240 1 178 1 228 1 171
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 110 1 156 1 092 1 020 1 013 1 001 1 080 1 053 932
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
842 878 790 877 670 752 554 508 314
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
355 366 510 583 706 888 914 972 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune vivait essentiellement des activités touristiques et de services durant la saison estivale. La zone d'activité (au départ une zone artisanale) créée le long de la RN 197 en contrebas du village, se développe rapidement. De grandes enseignes commerciales s'y sont implantées (bricolage, mode, chaussures, jouets, bazar, etc.).

Strada di l'Artigiani[modifier | modifier le code]

Comme pour les villages voisins, l'agriculture demeure une activité ancestrale. Elle est ici représentée par l'oléiculture, l'apiculture et l'élevage, mais pas par la viticulture.

Corbara compte trois artisans et producteurs fermiers de la Strada di i Sensi (route des Sens authentiques) qui ont adhéré à l'association Strada di l'Artigiani (Route des artisans de Balagne). De ce fait, Corbara se trouve sur le circuit « Strada di l'Artigiani ». Sur les routes de Balagne, des panneaux signalent ces routes et d'autres encore, œuvre du CREPAC :

– atelier de poterie du maître-potier Antoine Campana à Carbunaghja, ouvert toute l'année ;
– atelier d'Hélène Cancela (création de bijoux, gravures à l'eau-forte, pierres semi-précieuses…) ouvert tous les jours en saison estivale et sur RDV le restant de l'année ;
– société coopérative oléicole de Balagne, installée dans la zone artisanale de Corbara. Vente d'huile d'olive.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Corbara possède des biens publics et privés classés Monuments historiques au Patrimoine culturel[7] ainsi que 29 œuvres classées[8]. La mairie renferme un tableau Cléopâtre, peinture à l'huile sur toile du XVIIe siècle, classée monument historique par arrêté du 9 février 1995[9].

Couvent Saint-Dominique de Corbara[modifier | modifier le code]

Il a été bâti vers 1430 sur les flancs du mont Saint-Ange (San'Anghjelu). À l'origine, il s'appelait couvent de Saint François de la Pieve d’Aregno. En 1861, à la suite des franciscains, des dominicains italiens sont venus s'y installer. Chassés en 1903 après promulgation des Lois de Séparation de l’Église et de l’État, les dominicains y reviennent en 1927. Ils en repartiront en 1993. Depuis le couvent est occupé par les frères de Saint-Jean, une nouvelle communauté religieuse. C'est le plus important couvent de Corse. C'est aussi un lieu de retraite.

Le couvent en totalité, bâtiments conventuels et cloître, église et clocher, est inscrit à l'inventaire national des monuments historiques par arrêté du 28 novembre 2011[10].

Église-collégiale A Nunziata[modifier | modifier le code]

Panorama sur le Monte Grosso depuis les pentes du mont Saint-Ange jusqu'à Sant'Antonino.

L'église-collégiale paroissiale de l'Annonciation est un édifice baroque édifié entre 1641 et 1751 et situé au centre du village. Elle est classée Monument historique par arrêté du 6 septembre 1985[11].

S'y trouvent de nombreuses œuvres classées Monument historique.

Chapelle de Notre-Dame des Sept Douleurs[modifier | modifier le code]

Elle est située au hameau de U Borgu qu'elle domine. Bâtie en 1765 sur les vestiges de l’ancien fortin du comte Mannone (U Fo) édifié au XIVe siècle, elle fut inaugurée le 25 avril 1700 par Dominique Aitelli Savelli de Guido, descendant de Guido de Savelli qui fonda Corbara en 816. C'est à cet endroit que Pascal Paoli aurait décidé de l'emplacement de la ville de L'Île-Rousse. Elle est inscrite MH par arrêté du 6 septembre 1985[12].

La chapelle renferme les œuvres classées MH le 26 septembre 2005 ci-après :

  • groupe sculpté Vierge à l'Enfant dite Madonna di u Laziu en marbre peint datant de 1481. Depuis le Second Empire, la statue est revêtue d'une robe pudique qui n'est enlevée que le jour de la fête de Notre-Dame de Lazio, début octobre.
  • bas-relief Vierge de Pitié en marbre sculpté du XIXe siècle.

Chapelle de la Nativité, dite chapelle Notre-Dame de Lazio[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Lazio

La chapelle Notre-Dame de Latiu (de Lazio ou Lazzio ou encore Latio), située sous le couvent Saint-Dominique de Corbara, a été construite en 1765. C'est un sanctuaire où se déroulent toute l'année des cérémonies. Les plus habituelles sont le Jeudi Saint (adoration du Saint Sépulcre), le 2 juillet (messe en l'honneur de Notre-Dame des Grâces), le 26 juillet (fête de la Sainte-Anne), le 15 août (fête de l'Assomption – messe suivie d'une procession) , le 8 septembre (report au dimanche suivant de la fête de la Nativité), et fin septembre (cérémonie de clôture, investiture de la Vierge, messe et procession).

L'édifice religieux est inscrit Monument historique[12].

Elle comporte des sculptures classées :

  • un groupe sculpté Vierge à l'Enfant dite Madonna di u Laziu daté de 1481[13],
  • un bas-relief Vierge de Pitié en marbre, daté du XIXe siècle[14].

Autres patrimoines religieux ===[modifier | modifier le code]

  • Oratoire (Casazza) des Pénitents de Saint-Antoine-l’Ermite ou Cunfraternita Sant'Antone Abbate (confrérie Saint-Antoine-Abbé) de Corbara, édifice voisin de l'église. La statue de saint Antoine en bois du XVIIe siècle est classée par arrêté du 29 avril 1960[15].
  • Chapelle Santa Lucia (Sainte-Lucie), au centre du village.
  • Chapelle San Roccu (Saint-Roch) sur la route menant à U Borgu.
  • Chapelle des Saints Pierre et Paul, en bordure de la D151 hors du village.
  • Chapelle des Saints Corneille et Cyprien, héritage pisan dans la plaine de Balanea (XVIIe siècle).
  • Chapelle Saint-Jacques, au pied des ruines du castel de Guido de Sabellis.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Corbara
  • Le monument aux morts est situé à côté de l'église-collégiale de l'Annonciation.

Plusieurs lieux, sites, monuments et musées rappellent le riche passé historique de la commune.

Le mont de Guido[modifier | modifier le code]

Le site comporte les principaux vestiges historiques de la commune : emplacement de la Tour du Comte (Torra del conte), fortin du comte Mannone (U Fo) du XIVe siècle aujourd'hui la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, ruines d'un castel bâti au IXe siècle par Guido de Sabellis, chapelle Saint-Jacques du XVIe siècle.

Notre-Dame des Sept Douleurs est un belvédère offrant des vues très larges sur le littoral balanin, depuis la presqu'île de la Revellata jusqu'aux limites de la commune avec celles de L'Île-Rousse, sur les villages de Lavatoggio, Pigna et Sant'Antonino et sur le Monte Grosso. Existence d'un circuit audio-guide tracé.

Le mont Saint-Ange[modifier | modifier le code]

Le mont Saint-Ange (Monte San'Angelo) domine le couvent de Corbara. S'y trouvent les ruines d'un castel édifié par Jacopino, fils de Guido de Sabellis.

Le monolithe de Corbara[modifier | modifier le code]

Le monolithe de Corbara.

À environ 300 m au nord de la route nationale 197 dans sa ligne droite, et à l'ouest de la commune, on peut toujours observer un spectaculaire fût monolithe de plus de 270 tonnes, en porphyre, abandonné dans une carrière en 1837. Il devait servir comme support d'une statue monumentale de Napoléon Ier qui n'a jamais été érigée.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée d'histoire et de l'art ancien, musée privé de Guy Savelli. Il est situé place de l'Église, à 40 m d'elle. L'entrée est libre, les visites sont commentées.
  • Musée du Trésor - Église-collégiale "A Nunziata". C'est un musée d'art religieux qui recèle de très nombreux objets classés parmi lesquels des tableaux, des habits sacerdotaux classés, des pièces d'orfèvrerie, une statue en marbre de Carrare, des meubles dont un baldaquin offert par l'impératrice Eugénie, un baptistère en bois, etc.).

Visite d'avril à octobre, du lundi au samedi.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Conservatoire du littoral[modifier | modifier le code]

Rivages de Corbara

Corbara possède un espace protégé, un terrain acquis par le Conservatoire du littoral, d'une superficie calculée de 25,62 ha[16], objet de la fiche Rivages de Corbara (FR1100049). La zone couvre les anciens sites naturels de Percepina et de Calcinaiu sur le littoral.

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de deuxième génération :

Dunes et pointes rocheuses de Botre et de Giunchetu

Le site qui se situe à environ 2 km à l’ouest de L'Île-Rousse, entre Capu Curboriu et Punta di Parata, est constitué d’une partie de la pointe du sémaphore et des deux petites plages de Botre et Giunchetu qui sont séparées par le petit monticule granitique de la Punta di Ginebre. La zone couvre une superficie de 35 ha. Il est composé de formations dunaires portent des fourrés littoraux à genévriers à gros fruits, formations géomorphologiques peu fréquentes en Corse[17].

Oliveraies et boisements des collines de Balagne

Divisée en plusieurs unités réparties dans les principales vallées de la Balagne (vallée du Fiume Seccu au sud, bassin d'Aregno à l'ouest et Vallée du Regino au nord et à l'est, la zone couvre une superficie totale de 1 959 ha. Les différentes unités représentent les vestiges de l'ancien paysage arboré qui recouvrait la Balagne : anciennes oliveraies, chênaies pubescentes, bosquets ou des taillis de chênes verts, quelques châtaigneraies, et une remarquable suberaie en amont du barrage de Codole[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marthe Franceschini (1755-1799). Alors fillette en 1778, elle avait été enlevée par des pirates. Sa beauté attira Sidi Mohammed ben Abdallah le sultan alaouite du Maroc, qui la prit dans son harem. En 1786 elle deviendra Dawiya (Davia), sa femme légitime et première sultane. À Corbara on la dit « impératrice du Maroc »[19].
  • Jean Baptiste Franceschini-Pietri dit « Tito » (1834-1915). Secrétaire particulier de Napoléon III, il suivit la famille impériale en exil en Angleterre. Il est inhumé à Farnborough-Hill auprès de l’empereur, de l’impératrice Eugénie et du prince impérial[19].
  • Francesco Antone Mariani, des Mineurs de l'Observance, professeur de droit civil, droit canon, éthique, est le premier recteur en 1765 de la première université de Corse à Corte[20].
  • Pierre-Marie Savelli, natif de Corbara, officier au service du royaume de Naples.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Piazza, M. Muracciole & G. Paradis. 1997. Plan de gestion conservatoire des dunes à genévriers de Corse. Rapport réalisé pour le compte de l'OEC, dans le cadre du Programme "Life" : conservation des habitats naturels et des espèces végétales d'intérêt communautaire prioritaire de la Corse : 28 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ADECEC - CORSE : Éléments pour un dictionnaire des noms propres
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Migliani (Y7701080) » (consulté le 12 mai 2013)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Teghiella (Y7700500) » (consulté le 12 mai 2013)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Fica Fosca (Y7701060) » (consulté le 12 mai 2013)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Base Mérimée
  8. Base Palissy
  9. « Notice no PM2B000581 », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA2B000019 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 18 octobre 2014.
  11. « Notice no PA00099190 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. a et b « Notice no PA00099189 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PM2B000772 », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PM2B000771 », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PM2B000320 », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. INPN Fiche Rivages de Corbara (FR1100049)
  17. ZNIEFF 940030023 - Dunes et pointes rocheuses de Botre et de Giunchetu sur le site de l’INPN.
  18. ZNIEFF 940004142 - Oliveraies et boisements des collines de Balagne sur le site de l’INPN.
  19. a et b Site officiel/Les personnages historiques
  20. Antoine Dominique Monti in La Grande Révolte des Corse contre Gênes 1729-1769 chronique ADECEC Cervione 1979