Calvi

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Calvi
Calvi (co)
Vue du ciel
Vue du ciel
Blason de CalviCalvi (co)
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Arrondissement de Calvi
Canton Canton de Calvi
Intercommunalité Communauté de communes de Calvi Balagne
Maire
Mandat
Ange Santini
2014-2020
Code postal 20260
Code commune 2B050
Démographie
Gentilé Calvais
Calvesi (co)
Population
municipale
5 598 hab. (2011)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 07″ N 8° 45′ 25″ E / 42.5686111111, 8.75694444444 ()42° 34′ 07″ Nord 8° 45′ 25″ Est / 42.5686111111, 8.75694444444 ()  
Altitude 81 m (min. : 0 m) (max. : 700 m)
Superficie 31,2 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villedecalvi.fr

Calvi (en corse Calvi, prononcé [ˈkaːl.bi]) est une commune française et sous-préfecture du département de la Haute-Corse, en région Corse. Calvi est la capitale de la Balagne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique sur la ville et la baie de Calvi. Au loin, le Cap Corse.

Site[modifier | modifier le code]

Située à l'extrémité nord-ouest de l'île, face au littoral de la Côte d'Azur, bénéficiant de conditions climatiques favorables et dans un environnement de toute beauté, la petite ville de Calvi occupe une position privilégiée en Corse. Calvi est devenue la capitale économique et touristique de la Balagne et la ville est aujourd'hui un des deux pôles touristiques de la région Corse, l'autre étant Porto-Vecchio.

De par sa situation, la commune ainsi que toute la région de la Balagne sont soumis aux vents du large. Il y pleut faiblement, ce qui explique la sécheresse estivale et les grands incendies qui s'ensuivent chaque année (37 jours par an avec pluie >5 mm). Son doux climat, ses plages blondes, la chaîne de montagnes parmi les plus hautes de Corse qui l'entoure, sa fière citadelle, son passé historique, ses ports et son aéroport international sont les atouts majeurs de son expansion.

Bordée à l'ouest par le territoire de la commune de Lumio et au sud par celui de Calenzana, la commune a une large façade maritime.

  • Au nord, le Golfe de Calvi est délimité à l'est par la Punta Caldanu (présence d'une tour génoise ruinée) et à l'ouest par la Punta San Francescu. Il baigne la longue plage de La Pinède, les ports de plaisance et de Commerce ainsi que la Citadelle bâtie au bord de l'eau.
  • À l'ouest, le Golfe de la Revellata entre la Punta San Francescu et la presqu'île de la Revellata à la pointe de laquelle se trouve un important phare à éclats.
Avions bombardiers d'eau « Pélicans » écopant dans le golfe de la Revellata

Le golfe relativement abrité des vents d'ouest dominants, sert de mouillage pour les plaisanciers à la belle saison. Il est aussi utilisé par les pilotes des aéronefs bombardiers d'eau (avions Canadair et hélicoptères Skycrane CH-54) pour écoper et pomper lors de luttes contre les incendies fréquents vers la fin de l'été sur l'île.

  • Au sud enfin, jusqu'à la baie de Nichiareto (Calenzana), peu avant Capo Cavallo et son sémaphore mis en sommeil depuis 1987, c'est un littoral sauvage, une côte déchiquetée et inhospitalière.

La Figarella est le seul cours d'eau remarquable de la commune. Elle coule à l'Est de la commune. Prenant sa source à 1 930 mètres sur les pentes nord de la Muvrella (2 148 m - Calenzana) et après un parcours de 24 km, elle se jette à la mer dans le golfe de Calvi au lieu-dit A foce.

Entre la plaine de la Figarella et le littoral occidental, se trouve un maillon du chaînon montagneux du massif de l'Argentella situé plus au Sud, sur la commune de Calenzana. Sur Capu di a Veta (703 m) le plus haut sommet, une croix de bois avait été érigée par des membres du Club alpin autrichien (le club est installé à l'entrée de la ville). Cette croix a brûlé lors d'un incendie en 2007. Au Nord, dominant la ville du haut de ses 218 mètres d'altitude, ont été bâtis la chapelle Notre-Dame de la Serra et un cimetière.

Jadis la ville de Calvi se partageait en deux quartiers : la Haute ville (la Citadelle), et la Basse ville. Mais depuis quelques années, le centre vital de la ville s'est déplacé vers sa sortie sud. Entre deux supermarchés existants, se sont créés de nombreux commerces et services en rez de chaussée de nouveaux immeubles d'habitations récemment construits. Une banque y a même transféré son agence qui était auparavant dans la Basse ville. Le visage de la cité est en train de changer. Ville fleurie (3 fleurs), Calvi se développe actuellement vers l'Est. De nombreuses villas voient le jour dans le quartier de Pietramaggiore, un grand lotissement a été créé à Campu Lungu face à la zone artisanale, un grand complexe sportif avec piscine a été construit à l'intersection des routes D151 et D451 et va prochainement être inauguré, etc.

Dans la plaine de la Figarella, entre mer et montagnes, l'aéroport de Calvi-Sainte-Catherine (Santa Catalina).

Panorama sur la Basse-ville et la Haute-ville

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Calvi
Mer Méditerranée Mer Méditerranée Lumio
Mer Méditerranée Calvi Montegrosso
Calenzana Calenzana

Climat[modifier | modifier le code]

Calvi possède un climat méditerranéen aux hivers doux et humides et aux étés chauds et secs.

Relevé météorologique de Calvi
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 9 9,4 10,9 13,2 16,7 20,4 23,4 23,4 20,7 17 12,8 10 15,9
Précipitations (mm) 77,6 70,4 63,8 62,3 41,1 25,9 11,8 25,7 53,8 80,3 103,7 82,2 700,9
Source : Quid 2004, page 618.


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

La ville est distante, par route, de :

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calvi (cité).

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques, conduites le long du cordon littoral et dans l’arrière-pays, montrent que la baie fut occupée dès l’époque néolithique (5 000 à 2 500 ans avant JC). Les vestiges découverts indiquent les principales localisations : la plage de l’Alga, Raccu, la presqu’île de la Revellata pour le bord de mer, et plus en retrait, le plateau de la Serra et la Grotta Agnellu, les deux sites les plus importants de la préhistoire de la ville.

Dans son ouvrage La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, l'historien Xavier Poli s'est penché sur la période des origines de la Corse à l'expulsion des Sarrasins au XIIe siècle qu'il dit avoir été particulièrement négligée. De l'auteur : « L'État territorial de la Corse ancienne a été constitué par quatre groupes ethniques : les hommes des monuments mégalithiques, les Libyens ou Ibères, les Ligures et les Colons. ... Les Ligures se sont introduits en Corse par le Nord. Il est à présumer qu'ils ont conquis l'arrondissement de Calvi sur les hommes des dolmens et la partie de la côte orientale, au N. du Fiumorbo, sur les Corsi. »[1]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avec l’Empire romain, la paix favorise les échanges entre les cités maritimes. Abri pour les flottes marchandes, Calvi devient aussi une base stratégique. La cité compte alors quatorze centuries, divisions militaires et politiques de cent hommes, commandées par des vétérans. L’urbanisation de la ville s’adapte au développement, nécessitant la nomination d’un praeses, autrement dit un préfet, pour son administration. Dès lors, rien de surprenant qu’au IIe siècle de l'ère chrétienne, le géographe alexandrin Ptolémée (90-168) désigne Calvi comme « le port le plus célèbre de l’île ».

Sur ses cartes, le géographe mentionne le nom « Cæsiæ littus », qui est identifié à la plaine du golfe de Calvi par les historiens, et celui de « Cæsiæ » est à identifier avec la plage du golfe de Calvi[2]. De même, le nom « Palania » (variante « Palanta ») aux coordonnées 30° 20' long. 40° 45' lat. est aujourd'hui la Balagne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Du récit de Giovanni della Grossa, on retient cette fiction romanesque[3] : à l'endroit où est aujourd'hui Calvi, existait Cordovella, une ville fortifiée. Y ont débarqué à l'époque des Sarrasins, Ali, un missionnaire de l'islam, et Lanzancissa, un guerrier redoutable, envoyés pour amener les Balanais à embrasser la nouvelle religion musulmane. Vainqueur d'un duel contre Maurizio Torquato, représentant de Callisto, évêque d'Aléria, et de Marino consul et gouverneur romain en Corse, et après le départ de ce dernier, Lanzancissa est proclamé roi de Corse, dans une assemblée générale tenue à Corte. « Ali et Lanzancissa [...] convertissent en peu de temps tous les insulaires à la religion de Mahomet. »

Dès 1161, Gênes prend possession de plusieurs places fortes de l'île dont Calvi et Bonifacio, et grâce à des familles ligures installées là depuis le XIIe siècle, contrôle le commerce au moins dans le sud de la Corse et dans le Cap[4].

Au cours de la deuxième moitié du XIIIe siècle, une guerre entre seigneurs amena l'édification de la Haute ville. En 1278, Calvi se confédère avec Gênes. Sa fidélité sera constante. En 1284, par une victoire navale devant l'îlot de la Meloria, les Génois mettent fin à la puissance navale et politique des Pisans. Les uns après les autres, les seigneurs corses rendent foi et hommage à la République de Gênes ; mais en 1297, Boniface VIII met un terme à cet assujettissement en accordant l'investiture de l'île au roi d'Aragon.

Parmi les 26 actes que comporte un Liber Iurium[Note 1], un a été rédigé le 15 juillet 1286 à ce qui est aujourd'hui nommé L'Île-Rousse, par lequel Rollandino de Laccio s'engage auprès de Niccolino Zaccaria et Niccolino Peratio à conserver sa forteresse de Sant' Angelo de Balagne au nom de la Commune de Gênes, et un autre dressé à Gênes le 7 février 1294 par lequel Oberto Doria vend à la Commune de Gênes le château de Calvi[4].

En 1298, la cité est reconstruite par Giovanninello de Loreto[Note 2], allié des Génois.

Plusieurs documents rédigés en 1370 à Calvi (registres de gabelle, contrats de vente de marchandises ou de location de navires à but commercial, plaintes ou autorisations de représailles contre des Corses ayant attaqué et spolié des commerçants) sont retrouvés à l'Archivio di Stato di Genova et publiés par F. Molard en 1875[4].

Après un bref passage sous la domination du roi Alphonse V d'Aragon, Calvi passe en 1453 sous le contrôle de l'Office de Saint Georges qui l'entoure de solides murailles d'une citadelle, notamment pour se protéger d'éventuelles attaques de Pise.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Calvi, l’une des principales places de Corse au début du XVIe siècle, a été la résidence du gouverneur génois de 1544 à 1548.

Au XVIe siècle, après la mort de Rinuccio Della Rocca, dernier seigneur souverain de la Rocca, toute l'île passe sous le pouvoir direct de Gênes et son administration. La justice est rendue par le gouverneur et par d'autres fonctionnaires, au nombre variable suivant les époques, portant le titre de commissaire ou de lieutenant. Dans une certaine mesure, les Calvais pouvaient concourir à l'administration de la justice : « le commissaire que la République envoyait à Calvi était assisté, en matière civile, de trois « consuls » tirés au sort périodiquement (tous les six mois, puis tous les trois mois) dans une liste — un bussolo — de trente-six membres élus par les Calvais eux-mêmes. Le tribunal n'était composé de la sorte que pour les procès entre Calvais, et même les consuls jugeaient seuls et sans l'assistance du commissaire les procès champêtres ; pour les causes dans lesquelles intervenaient des gens étrangers à Calvi, le commissaire jugeait seul » - Colonna De Cesari-Rocca[5].

Jusqu'au XVIIIe siècle la ville reste fidèle aux Génois d'où la devise « Civitas Calvi Semper Fidelis ».

Le 21 mai 1730, au début de la Grande Révolte des Corses contre Gênes[6] qui dura de 1729 à 1769 et dont la cause majeure était l'augmentation constante des impositions au gré des officiers et fonctionnaires génois successifs, le gouverneur Felice Pinelli dans sa première année de son mandat, visite Calvi. En 1731, Mgr Giustiniani, évêque de Sagone se réfugie à Calvi. Début juin 1731, Calvi est assiégée par des forces corses conduites le piuvanu Paganelli.

Janvier 1732, le colonel de Vins, à la tête de nouvelles troupes allemandes venues remplacer celles commandées par le baron de Wachtendonck, débarque à Calvi venant de Bastia avec 600 soldats d'élite. De Vins, qui tente d'occuper Calenzana, village voisin, y subit une lourde défaite le 14 janvier. Le 7 avril 1732, à la suite d'un accord entre Vienne et Gênes pour l'envoi de nouvelles troupes en Corse, le prince de Wurtemberg arrive à Calvi. Les forces allemandes dans l'île, en tout 11 000 hommes, seront placées sous son commandement, assisté du prince de Kulmbach, général de bataille, et du comte de Schmettau, général d'artillerie. Le 17 avril, il publiera un édit à Calvi, accordant cinq jours aux Corses pour rentrer dans l'obéissance de la République.

En octobre 1737, Calvi, Lumio, Calenzana et Algajola sont aux mains des Génois, le reste de la Balagne aux Nationaux. Calvi servira de camp de base aux troupes françaises envoyées aider Gênes et rétablir une situation préoccupante, avec promesse de laisser six bataillons en Corse, à conditions qu'ils soient installés dans une place sûre comme Calvi ou Ajaccio. Gênes n'accepta pas de confier des places fortes aux Français. Le 6 septembre 1741 les dernières troupes françaises quittent Calvi pour Antibes.

En 1756 est construit le Fort Maillebois que Calvi rebaptisera Fort Mozzelo après le départ des Français.

Laurent Giubega, parrain de Napoléon, se réfugia ainsi à Calvi, alors que la ville s'était faite fidèle aux Français, pendant deux mois de mai à juin 1793 car il avait été chassé d'Ajaccio par les Paolistes. Calvi résista à un siège de deux mois contre Pascal Paoli et ses alliés les Anglais en 1794. L'amiral anglais Nelson y perdit un œil lors de ce siège de la citadelle de Calvi par sa flotte. Pour plus de détails : Siège de Calvi. Après avoir résisté aux Anglais, Calvi passa quand même sous tutelle britannique pendant deux ans. Redevenue française, Calvi restera une forteresse militaire de 1938 à la libération.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Libération de la Corse.
Fort Mozzelo

Dans la nuit du 15 au 16 août 1918, au large de Calvi, le vapeur Balkan, courrier de Corse, est torpillé, causant la mort et la disparition d'environ 400 civils et militaires. Un mémorial a été érigé le 11 novembre 1999 sur la Route de Porto (D 81 b), à la sortie de la ville.

Tao Kan Bey Kerefoff, officier caucasien du Tsar de Russie et ami intime du prince Félix Youssoupoff, tous deux exilés (Cf. L'exode des Russes blancs en Corse), s'établit à Calvi au début des années 1930 et installe le premier cabaret-club de Corse dans le palais Giubega, tout là-haut dans la Citadelle. Ses descendants gèrent toujours l'établissement Chez Tao.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Calvi fut un lieu important de la résistance corse à l'occupant fasciste. Les premiers agents (Toussaint Griffi et Laurent Preziosi) de la mission secrète Pearl Harbour, débarqués par le sous-marin Casabianca le 14 décembre avec Pierre Griffi et Roger de Saule, dans la région de Piana, prennent contact avec les premiers responsables calvais, les frères Dominique et Roch Spinosi. Ceux-ci approuvent l'organisation du réseau de résistance corse en vue d'un débarquement français. Ils prennent en charge les agents pendant une semaine et leur permettent d'obtenir les renseignements les plus précieux. Ils seront ainsi chargés de l'organisation clandestine dans leur secteur et assumeront cette responsabilité jusqu'à l'insurrection armée et la libération totale de la Corse le 4 octobre 1943. La Corse fut le premier département français libéré. Le port de Calvi fut utilisé lors du débarquement en Provence, le 15 août 1944.

La municipalité revendique la naissance de Christophe Colomb à Calvi. Des panneaux le signalent à chaque entrée de la ville. Une stèle a été érigée à la base des remparts de la citadelle. Aucun élément historique ne vient cependant confirmer cette hypothèse très controversée.

Face à la Citadelle, d'autres fortifications ; le Fort Mozzelo et ses dépendances, construit en 1756 et désaffecté depuis longtemps. Il a été acquis en 2007 par la municipalité. Actuellement le Centre d'ethnographie et de recherche métallurgique (CERM) s'est installé dans ses locaux.

Depuis 1967, la ville accueille en garnison le 2e régiment étranger de parachutistes et, depuis 2010, le groupement de soutien de la base de défense de Calvi.

Dialecte[modifier | modifier le code]

La langue parlée par les habitants de Calvi est une forme dialectale du corse, résultat de la superposition du latin, du toscan, du génois, des différents dialectes de la Balagne voisine. Contrairement aux Bonifaciens, les Calvais ne parlent pas un dialecte ligure, même si l'on trouve des traces génoises dans leur langue, comme dans de nombreux dialectes insulaires, surtout au niveau du lexique.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'économie calvaise est essentiellement basée sur le tourisme estival, ce qui donne une économie fragile pour ainsi dire précaire car elle ne propose aux locaux que des emplois saisonniers. En effet la région de Calvi enregistre le plus fort taux de chômage de l'île (+ de 15 %).

Si les mois de juillet et août sont propices aux vacances familiales, les mois de juin et septembre sont quant à eux les moments privilégiés pour les vacances de groupes du troisième âge.

  • Hébergement : En période estivale Calvi offre une gamme hôtelière complète allant des établissements classés 4 étoiles jusqu'aux campings.
  • Activités : écoles de plongées et de vol à voile, randonnées à cheval ou en quad, promenades en mer jusqu'à Ajaccio ou Girolata en passant par la réserve naturelle de Scandola, etc.

Port de plaisance[modifier | modifier le code]

Vedette SNS 123 Notre-Dame de La Serra

Le port de plaisance porte le nom de Xavier Colonna, celui d'un ancien maire de Calvi. La marina peut recevoir des embarcations d'une longueur maximum de 40 mètres et d'un tirant d’eau maximum de 6 mètres. C'est le plus important port de plaisance de l'île avec 450 postes à quai et 145 places d'escale. Son quai d'honneur a été entièrement refait en 2010.

En outre, un mouillage organisé existe dans la baie pour les besoins saisonniers. Il n'est autorisé que sur les bouées de juin à septembre inclus. Hors cette période, le mouillage forain est libre.

Station de secours en mer[modifier | modifier le code]

La station SNSM de Calvi est équipée d'une vedette de 1re classe : longueur 13,30 m, largeur 4,18 m, puissance des moteurs 2 x 340 ch, immatriculée SNS 123 et baptisée Notre-Dame de La Serra.

Industrie[modifier | modifier le code]

Hormis le tourisme estival, la Balagne (dont Calvi représente la ville principale) dispose de peu, voire pas d'industrie. L'usine de Zilia, qui met en bouteille l'eau de source représente la seule activité industrielle de la microrégion. Toutefois, Calvi a sa zone d'activité au lieu-dit Cantone, sur la route de Calenzana.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Calvi se trouve sur la Route des Vins (Strada Vinaghjola). La ville a donné son nom aux vins produits en Balagne. Après agrément par l'INAO, ceux-ci portent l'appellation d'origine contrôlée AOC Corse Calvi. Leur commercialisation se fait essentiellement sur le marché régional.

Le Clos Landry, domaine de 25 hectares fondé en 1900 par Thimothée Landry père du député-maire de Calvi et ancien ministre Adolphe Landry, est exploité depuis quatre générations par la famille Paolini.

Le domaine Balaninu Nobile a disparu en 2007 (vignes arrachées). Dans le même temps, est né l'Enclos de Anges de Richard Spurr - Chemin de la Signoria.

Pêche[modifier | modifier le code]

La pêche, exercée uniquement à la bonne saison en pêche côtière est artisanale et n'occupe que quelques bateaux pour la capture des produits dits « nobles » : langouste, liches, dentis, rouget pour l'essentiel. En hiver, un seul patron-pêcheur prend la mer.

Dans le golfe de Calvi, visible depuis le rivage, un parc d'élevage de loup et dorade. Il est exploité par la Ferme Acquacole Corse (F.A.C.) – siège: Marine de Sant'Ambroggio à Lumio.

Élevage[modifier | modifier le code]

  • Volailles du Maquis : élevage en liberté de poulets noir fermiers. L'entreprise livre les grandes surfaces de la région.
  • Pastoralisme : le lait de brebis est collecté par la Fromagerie Sisti (Pietroso).

Artisanat d'art[modifier | modifier le code]

  • À Fundaria, une fonderie d'art de bronze dans laquelle Patrick Martin crée toute l'année des sculptures, bijoux et armes d'inspiration antique, de la coutellerie artisanale traditionnelle, de table et de cuisine.
  • DCampanaGlass, verrerie d'art et galerie d'exposition des œuvres de Dominique Campana, artiste-verrier contemporain. Située aux pieds de la citadelle dans la montée du port.
  • Coutellerie de style méditerranéen et traditionnel Corse de Pol Demongeot installé au Fort Mozzello. Y sont fabriquées et créées des pièces uniques. Dans son atelier, les lames de couteaux sont forgés essentiellement en acier feuilleté dit « damas ». Les manches sont en buis et cornes sculptés.
  • Atraverre, Virginie Torrelli, artisan verrier, fabrique des objets en verre avec la méthode du fusing : plats, assiettes, trophées, lampes, bijoux, etc.

Culture et éducation[modifier | modifier le code]

STARESO[modifier | modifier le code]

Vue de Calvi depuis la STARESO

Située à la pointe de la Revellata, cette base scientifique de renommée internationale, fondée par l'université de Liège en 1971 et axée sur l'étude du milieu marin, accueille en permanence des chercheurs et propose ponctuellement des séjours à des non-scientifiques[7].

Construite en pierres de granit, STARESO figure parmi les plus belles réalisations de l'architecte belge Claude Strebelle.

Enseignement public primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

  • Collège : collège Jean-Félix Orabona, quartier Donateo
  • Élémentaire : écoles Loviconi et Bariani, rue Albert Ier
  • Maternelle : écoles Santore et Cardellu

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Le club de football de la ville est le Football Club Aregno Calvi. Fondé en 1953, il évoluait encore en CFA, groupe "C", jusqu'en fin de championnat 2012-2013. Trois fois vainqueurs la coupe de Corse, le club a cependant renoncé au CFA pour repartir en Promotion d'Honneur "A" du championnat 2013-2014.

Handball[modifier | modifier le code]

Le club de handball de Calvi et l'association Jeunesse calvaise.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Pour la première du Tour de France en Corse, la 3e étape part d'Ajaccio pour rejoindre Calvi sur un parcours principalement montagneux.

Jeu d'échecs[modifier | modifier le code]

Le Balagna Chess Club est le club d’échecs de Calvi et sa région. Depuis 2004, il héberge l'Open International de Balagne, tournoi annuel, homologué FIDE et FFE, organisé par la Ligue corse des échecs.

Un tournoi spécialement réservé aux jeunes est organisé parallèlement.

Transports[modifier | modifier le code]

Aériens[modifier | modifier le code]

Tour de contrôle de Sainte-Catherine

L'Aéroport de Calvi-Sainte-Catherine (code AITA : CLY), le port de Commerce et le port de plaisance Xavier Colonna facilitent l'accès à de nombreux touristes. La ville de Calvi est très attractive comme en témoigne le taux des résidences secondaires en constante augmentation (actuellement + de 52 %). L'aéroport est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et Haute-Corse. Des vols réguliers relient tous les jours Calvi au continent français. Les lignes sur Nice, Marseille et Paris sont assurés par la compagnie régionale CCM Airlines. Il n'est pas encore ouvert au trafic de nuit. L'aéroclub de Calvi est implanté à Sainte-Catherine.

Une compagnie suisse, AIR-GLACIERS, organise toute l'année des vols charters directs au départ de Sion à destination de Calvi. L'aéronef utilisé sur cette ligne est un Beechcraft de huit places.

Portuaires[modifier | modifier le code]

Le port de Commerce, doté d'un seul grand quai, a vu son trafic fortement diminuer ces dernières années. En raison des gênes causées par la circulation des poids lourds en ville sur l'unique route, les cargos et les transbordeurs sont désormais détournés sur le port d'Ile-Rousse. Seuls les ferries et NGV (navires à grande vitesse) des deux compagnies SNCM et Corsica Ferries desservent Calvi en trafic maritime régulier. La ville se destine à l'accueil des navires de croisière, très nombreux en été en Méditerranée.

Ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Calvi.

La gare de Calvi, appartenant aux CFC et exploitée aujourd'hui par la SNCF relie Calvi à Bastia ainsi qu'à Ajaccio par correspondance à Ponte-Leccia, les deux métropoles de la région Corse. Durant la saison estivale, une ligne spéciale U trinighellu (le tramway de la Balagne) est mise en service pour la desserte des plages entre Calvi et L'Île-Rousse.

Santé[modifier | modifier le code]

Calvi est dotée depuis 2013 du centre hospitalier de Calvi-Balagne, ex antenne médicale de Balagne (AMU de Calvi). Pendant longtemps, existait une antenne médicale d'urgence SMUR. Les plus proches établissements de soins (hôpitaux ou cliniques) sont néanmoins sur Bastia.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 décembre 2004[8] Ange Santini RPR puis UMP
13 décembre 2004 mars 2010[9] Pancrace Guglielmacci UMP
13 avril 2010 2014 Ange Santini UMP

Résultat des dernières élections de mars 2008 :

  • Liste Unis pour Calvi (UMP) conduite par Ange Santini : 72 %,
  • Liste Calvi autrement (Nationaliste/Divers gauche) conduite par Stéphane Serra : 27 %.

Répartition des sièges :

  • Nombre de sièges à pourvoir : 27
  • Unis pour Calvi : 24 sièges
  • Calvi autrement : 3 sièges
  • Calvi est une sous-préfecture du département de la Haute-Corse. On y trouve les principales administrations d'état, les subdivisions de l'EDF et de l'Équipement, une compagnie de gendarmerie, une Antenne Médicale d'Urgence SMUR, une capitainerie du port de plaisance, des services financiers, deux moyennes surfaces commerciales pour ne citer que les services les plus importants. La gestion du port de commerce est communale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 598 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 162 1 083 1 175 1 382 1 457 1 746 1 502 1 837 1 412
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 069 1 884 2 175 1 998 2 023 1 987 2 162 2 132 1 998
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 077 2 269 2 387 2 586 2 827 2 824 2 053 2 035 2 258
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
2 767 3 530 3 579 4 815 5 177 5 420 5 477 5 377 5 598
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Originaires de Calvi[modifier | modifier le code]

Quai d'Honneur Jacques et Marc Linski
  • Christophe Colomb. Bien que de nombreuses théories sur l'origine de Christophe Colomb existent, les Calvais soutiennent volontiers les thèses historiennes sur son origine calvaise. Il serait né au moment où Calvi appartenait à la République de Gênes. Pour signaler ce fait, des panneaux ont été placés aux entrées de la ville et son effigie a été apposée aux pieds de la citadelle calvaise. Aucun élément historique ne vient cependant confirmer cette hypothèse très controversée.
  • Giovanni da Santo Pietro (Calvi vers 1450 - Lima, Perù 1532), moine franciscain. On a prétendu qu’il était un ami de Christophe Colomb[12].
  • Antoine-Jean Mattei, dit Joannes Calvius (Calvi 1499 - Trento, Italia 1547), franciscain, définiteur général de l’Ordre en 1535. Il participait au concile de Trente comme définiteur en théologie, légat du pape lorsqu’il est mort. Il a créé le mont-de-piété de Rome en 1539. Il avait commencé à écrire une chronique de son temps avec le titre De Justificazione[12].
  • Libertat, famille marseillaise d’origine Calvaise. À la fin du XVIe siècle, Pierre Baglione et d’autres Corses empêchent que la place de Marseille soit livrée aux Espagnols. En 1596, Henri IV aurait dit : « C’est maintenant que je suis roi »[12].
  • Vincent Guibega (Calvi 1761-1800), vicaire général de l’évêque de Sagone, attaché à l’ambassade de France à Gênes (1784), juge au tribunal d’Appel d’Ajaccio (1800), poète, membre de l’Accademia Ligustica degl’Industriosi[12].
  • Jacques et Marc Cviklinski, dit « Linski » ; le Quai d'honneur porte le nom de ces deux navigateurs calvais disparus tragiquement en mer le 2 février 1996[13]. Fils et petit-fils de Stanislas Cviklinski[14], ami et médecin d'Albert Camus.
  • Théodore Alfonsi (Calvi 1832 - Paris 1880), poète, auteur d’une Histoire de Calvi et d’un Essai d’Histoire de la Corse[12].
  • Sébastien Caraffa (Calvi 1864 - Bastia 1936), avocat, historien de la ville de Bastia. À traduit de l’anglais, et publié dans le Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (BSSHNC), la correspondance d’Elliot et de Nelson sur la Corse[12].
  • Antoine-Louis Manceaux (Calvi 1862 - Beauvais, Oise 1939), professeur de dessin, peintre[12].
  • Charles-Jacob Marchal (Calvi 1815 - 1875), professeur agrégé d’Hygiène à la faculté de Paris. À publié une étude sur les eaux thermales de Corse en 1855[12].

Autres[modifier | modifier le code]

Grotta Niella, résidence princière
  • Pierre-Napoléon Bonaparte, plus connu sous l'appellation de « Prince Pierre ». En 1852 il s'installa avec son épouse Éléonore-Justine Ruffin, dite « Nina », à Grotta Niella, dans une maison en bordure de mer, dominant la plage de l'Alga au fond du golfe de la Revellata et à quatre kilomètres au sud de Calvi. De cette demeure, il ne reste que des ruines. Il en est de même de sa résidence de chasse à Luzzipeo, sur le territoire voisin de la commune de Calenzana (versant Filosorma).
  • François-Antoine Mariani (Corbara 1715 - Calvi 1779), moine franciscain, docteur en théologie de l’Université d’Alcala, recteur et professeur de droit civil, de droit canonique et d’éthique à l’Université de Corti en 1765. Directeur du collège de Calvi en 1776[12].
  • Horatio Nelson. (Burnham Thorpe, Norfolk 1758 - en mer à Trafalgar 1805), amiral. Participe au siège de Calvi en mai 1794. Il protégea l’embarquement des Anglais qui quittaient la Corse en octobre 1796[12].
  • Louis Orticoni (Munticellu 1766-1844), commandant de la place de Calvi pendant les Cent-Jours[12].
  • Adolphe Landry, natif d'Ajaccio, fut maire de Calvi et ministre du Travail et de la Prévoyance sociale sous la troisième république, du 27 janvier 1931 au 20 février 1932. Le quai du port porte son nom.
  • Jacques Higelin est un habitué de la ville de Calvi et y a consacré la chanson La Ballade de chez Tao.
  • Jean Masson, homme politique, est mort à Calvi en 1964.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville[modifier | modifier le code]

Panorama sur la Basse-ville et la Haute-ville

Jadis regroupée dans deux quartiers, Basse ville et Haute ville, la cité de Calvi voit son centre vital se déplacer vers sa sortie orientale où de nombreux commerces du centre ville se sont déplacés et d'autres créés.

Vue de Calvi à la Belle époque

Dans la basse ville la principale artère est le boulevard Wilson, prolongement de la RN 197 depuis la place de la Porteuse d'Eau jusqu'à la place du Monuments-aux-Morts à l'entrée de la citadelle. Mais l'artère la plus animée est sans conteste la rue Clemenceau, piétonne pendant l'été et dont les commerces de restauration et les boutiques restent ouverts jusqu'à tard dans la nuit. L'été venu, le parvis de l'église Sainte-Marie-Majeure rue Clemenceau, une ancienne basilique baroque, est entièrement occupé par les terrasses de deux restaurants.

Le quai Landry, qui longe le port de plaisance Xavier Colonna (du nom de l'ancien maire de Calvi) jusqu'à la Tour de Sel, est bordé d'établissements dont les terrasses, l'été venu, envahissent la chaussée. Le Quai d'honneur « Jacques et Marc Linski » refait en 2007 - 2008, permet l'accostage de navires de plaisance de tailles respectables.

Enfin, les nuits calvaises se terminent souvent Chez Tao, un piano-bar dans la Haute ville fréquenté par la Jet set.

Toute l'année et tous les jeudis en quinze, un marché forain se tient à l'entrée de la ville, sur un grand terrain habituellement réservé au stationnement des véhicules et camping-cars.

Depuis 2009 Calvi arbore aux entrées de la ville son label de « Ville fleurie 3 fleurs ».

  • Monument aux morts en haut de la Montée du port (Cullata di Pardina), en bout du boulevard Wilson.

La Citadelle[modifier | modifier le code]

Symbole de la ville de Calvi, elle fut érigée à l'époque de l'occupation génoise. En 1483, l'Office de Saint Georges gestionnaire de l'île, décide de renforcer la défense de Calvi en construisant de nouvelles fortifications, le château de Vecchio Castello étant insuffisant pour assurer la protection du préside. En 1545, devant la menace franco-turque, les ouvrages sont consolidés. Les murailles seront complétées au XVIIe siècle.
Les remparts sont constitués de trois bastions (San Giorgio, Malfetano et Teghiale) et de courtines. Les remparts de la citadelle et la tour du sel, propriétés de la commune, sont classés Monuments historiques[15].

Ses ruelles pavées sont pittoresques et la vue sur la baie depuis les remparts est magnifique. L'entrée est unique, jadis défendue par un fossé à pont-levis avec herse.

La citadelle (ou Haute-ville) recèle de beaux monuments : l'oratoire Saint-Antoine, la Poudrière, la caserne Sampiero (ex-palais des Gouverneurs) et la maison de Christophe Colomb. Un chemin de visite a été mis en place par l'Office de Tourisme de Calvi afin de mieux faire découvrir ce monument chargé d'histoire. Sur ce chemin, la maison de Laurent Giubegga dans laquelle Napoléon Ier séjourna en 1793.

Le palais des Gouverneurs[modifier | modifier le code]

Ex-palais des Gouverneurs

Autrefois dénommé « Castel Nuovo », ce bâtiment à deux tours dans la citadelle fut la résidence effective des gouverneurs Génois aux XVIe et XVIIe siècles. Il est aujourd'hui la caserne Sampiero, mess des officiers du 2e régiment étranger de parachutistes.

La tour du Sel[modifier | modifier le code]

Construite en 1897, cette imposante tour est un ancien poste de guet où était entreposé le sel. Elle a été rattachée à la citadelle en 1934. La prolongation forme aujourd'hui un passage voûté entre le Quai Landry et le port de Commerce. Les remparts de la citadelle et la tour du sel ont été classés Monuments historiques en 1992[15].

Hôtel Nord-Sud[modifier | modifier le code]

L'hôtel Nord-Sud se situe sur la presqu'île de Saint François (Punta San Francescu). Ce bâtiment remarquable a été construit en 1929 par l'architecte André Lurçat pour abriter des ateliers d'artistes. Transformé, il devient un hôtel. Le bâtiment de forme rectangulaire à deux niveaux, très caractéristique à l'époque cubiste, a abrité les premières formes de tourisme international.

L'hôtel, propriété d'une personne privée, est inscrit Monuments historiques ; Label XXe[16].

  • Jardin de l'hôtel Nord-Sud - Terrasse en terre-plein, belvédère, jardin d'agrément, passage couvert, verger, jardin potager et escalier indépendant de ce jardin attenant à l'hôtel Nord-Sud à la Punta San Francescu, datent de la deuxième moitié du XXe siècle. Ce remarquable jardin est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable)[17].

La Pinède[modifier | modifier le code]

C'est la célèbre plage de Calvi desservie l'été par le trinighellu, le petit train des plages. Elle tire son nom d'un bois de pins maritimes à l'est de la ville, s'étendant le long de la plage, depuis le lieu-dit « À l'orée des pins » jusqu'à l'embouchure de la Figarella.

La plage est bordée d'établissements balnéaires où l'on peut se restaurer « les pieds dans l'eau », mais qui ne l'occupent que très partiellement. Présence d'écoles de voile, de plongée et de locations d'engins nautiques, de courts de tennis, d'un parc Aventure et d'un parcours sportif. La voie des Chemins de fer de Corse qui passe entre plage et pinède, comporte pas moins de six arrêts pour le train des plages.

Depuis 2011, une promenade en bois a été installée le long des rails, de la partie occidentale de la pinède.

La presqu'île de la Revellata[modifier | modifier le code]

Côte Ouest de la Revellata

La Revellata, c'est l'autre face de Calvi, son côté sauvage, inhospitalier, excepté pour les plaisanciers dans le golfe qu'elle forme, balayée par les vents violents d'ouest. Il n'y a plus d'arbres sur ce bout de terre, seulement un maquis ras, sculpté par Éole sur sa partie occidentale et qui renaît après chaque incendie.

Une route privée, plutôt une piste, permet d'accéder au phare de la Revellata située à la pointe de la presqu'île, mais aussi à la Station de recherches sous-marines et océanographiques de Calvi (Stareso). Elle donne aussi l'accès à Grotta Niella, un lieu-dit dominant la plage de l'Alga, où est ouvert en saison un établissement de plage. Le Prince Pierre y possédait une habitation depuis longtemps ruinée. Il y a demeuré avec sa femme en 1852. Il en est parti peu de temps après pour habiter une nouvelle demeure à Luzzipeo (dans le Filosorma, sur la commune de Calenzana).

Site naturel de la Revellata[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1994, le Conservatoire du littoral a acquis 44 ha de la presqu'île, soit deux grandes parcelles distinctes :

  • la partie septentrionale, située à l'intérieur d'un quasi triangle formé par Punta Rossa à l'Ouest, l'anse de l'Oscelluccia à l'Est et l'anse de Portu Vecchiu au Sud ;
  • la partie méridionale qui est une bande de terre comprise entre les côtes de l'anse Recisa à l'Ouest et les côtes au nord de Grotta Niella, lieu-dit au nord de la plage de l'Alga dans le golfe de la Revellata à l'Est.

Sa zone d'intervention porte sur l'ensemble de la presqu'île.

La presqu'île est devenue un site naturel inscrit qui a pour nom Punta di la Revellata. Proche de l'important pôle touristique qu'est Calvi, le site est sensible. Il est désormais protégé pour sa biodiversité. On y découvre des espèces végétales comme l'armeria de Soleirol (armeria soleirolii), une plante herbacée endémique, le ficoide doux ou griffe de sorcière (Carpobrotus edulis), le tamaris d'Afrique (Tamarix africana), le tartonraire (Thymelaea tartonraira) sous-arbrisseau qui croît sur les terrains sablonneux et rocailleux de la région méditerranéenne, souvent à proximité du littoral, et le fragon, petit houx (Ruscus aculeatus)[18].

La faune y est également représentée par bon nombre d'espèces protégées. Tous les reptiles, les mammifères excepté le sanglier, les oiseaux et les batraciens qu'on peut y rencontrer sont protégés[18].

Le site naturel de la Revellata est repris à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche REVELLATA (FR1100050).

Le phare de la Revellata[modifier | modifier le code]

Phare de la Revellata
Article détaillé : Phare de la Revellata.

Quatre kilomètres de pistes mènent à la pointe de la Revellata où a été implanté un phare à éclat, le phare de la Revellata aussi appelé « Phare du golfe de Calvi ». Comme abrité par celui-ci, le bâtiment de la Stareso a été bâti en dessous, au ras de l'eau. Mis en chantier fin 1838, le phare s'allume en 1844. Ses principales caractéristiques actuelles : 99,50 mètres au-dessus du niveau de la mer, feu à 2 éclats blancs toutes les 10 secondes et portée de 21 milles. Propriété de l'État, il apparaît en 2001 au Patrimoine de France comme édifice non protégé MH (Monuments Historiques)[19].

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Pro-cathédrale Saint-Jean-Baptiste

Située dans la Haute-ville dans la forteresse génoise, la Pro-cathédrale Saint-Jean-Baptiste a été dès 1625, la résidence de l'évêque de Sagone.

Sebastiano Albani, l'évêque en titre, devant la menace barbaresque, a fui Vico qui avait servi de résidence, de 1569 à 1625, à 4 évêques de Sagone. Une première fois déjà, en 1569, Les évêques avaient fui la cathédrale Sant' Appiano bâtie en bordure de côte à Savone.

Article détaillé : Liste des évêques de Sagone.

L'église primitive dont ne subsistent que quelques éléments, devait dater du début de la Renaissance. Elle a vraisemblablement été détruite en 1555, lors du siège de la ville par les Français alliés aux Turcs, dont les flottes bombardèrent la citadelle. En 1567, la foudre, en tombant sur les magasins à poudre de la citadelle, détruisit l'église. Les travaux de sa reconstruction commencèrent vers 1600 ; mais faute de ressources, le chœur ne fut achevé qu'en 1628. Le reste de l'édifice fut entièrement achevé en 1747.
Loggia et décor intérieur de l'église sont protégés, l'édifice classé Monument historique[20].

Elle recèle de belles œuvres d'art très anciennes : les fonts baptismaux et le maître-autel en marbre polychrome, le triptyque dans l'abside du XVe siècle et le Christ Noir des Miracles (enfermé dans une niche vitrée dans l'autel de facture italienne à droite du chœur) qui aurait tellement impressionné les Turcs en 1555 qu'ils levèrent le siège de la ville. À gauche de l'autel, la chapelle dédiée à Notre Dame du Rosaire ornée d'un autel en marbre. De chaque côté du retable se dressent deux colonnes torses de marbre noir.

Notre Dame du Rosaire est vêtue de sa robe bleue. Le Mercredi saint, elle revêt sa robe noire pour participer à toutes les processions de la semaine sainte calvaise.

L'Oratoire Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'oratoire.

L'oratoire Saint Antoine Abbé est la chapelle de la confrérie du même nom. Si la confrérie Saint Antoine Abbé de Calvi date de la moitié du XIVe siècle, son oratoire (appelé casazza en langue corse) date du début du XVIe siècle. Il abrite encore aujourd'hui, contrairement à ce que racontent de nombreux guides, les réunions et les cérémonies de la confrérie (offices des morts, messes, fête patronale, office des Ténèbres, Semaine sainte, etc.) car l'édifice n'a jamais été désacralisé.

Comme la plupart des édifices religieux, la confrérie accepte d'ouvrir ses portes aux manifestations culturelles. Les visiteurs pourront apprécier trois fresques datant des années 1510 et 1513, ainsi qu'un triptyque représentant une crucifixion et l'annonciation, un Christ en croix de la fin du XVIIe siècle utilisé encore aujourd'hui pour les cérémonie de la Semaine Sainte, une statue de Saint Antoine Abbé assis (XVe s.) et une autre du même saint datant de 2006 et réalisée par l'artiste balanin Toni Casalonga.

La confrérie Saint Antoine Abbé de Calvi est l'une des plus actives et dynamiques de Corse. Un important travail de collecte et de restauration de la tradition (chants, processions, offices) a été fait depuis plus de vingt ans, la confrérie est fortement impliquée dans la diffusion de la liturgie en langue corse et est à l'origine d'une traduction en corse du missel romain.

L'oratoire Saint-Antoine est classé Monument historique depuis 1976[21].

Église Sainte-Marie-Majeure[modifier | modifier le code]

U fucone
Église Sainte-Marie-Majeure

De style baroque, elle est peinte en rose et beige et se situe dans la Basse-ville, son parvis ouvrant sur la rue Clemenceau. En 1774, afin de répondre aux besoins d'une population croissante, Calvi édifia l'église dédiée à Sainte-Marie. Sa construction est achevée à la fin du XIXe siècle.

Selon une légende hagiographique, plusieurs chrétiens y auraient subi le martyre sur ordre de l’empereur Dioclétien. Parmi les victimes, Restituta, une riche patricienne romaine qui, après avoir vécu en Libye, s’était réfugiée à Calvi. Pyrrhus, le préfet de Corse et de Sardaigne, l'avait fait arrêter, juger et longuement supplicier avant de la faire décapiter le 21 mai 304. Sainte patronne de la Balagne, ses cendres reposent aujourd’hui dans la chapelle Sainte-Restitude à Calenzana où son sarcophage en marbre de Carrare avait été mis au jour en 1951.

Le Vendredi Saint, la Granitula, procession retraçant le long calvaire du Christ portant sa croix et qui démarre à la cathédrale dans la citadelle, marque une pause à l'église Sainte-Marie-Majeure dans laquelle elle pénètre. Ensuite, les confrères tournoient un long moment sur le parvis avant de repartir vers la cathédrale.

Le soir de Noël, sur le parvis de l'église, a lieu u fucone, traditionnel feu en attendant la naissance du Christ. Ce rituel collectif se déroule dans de nombreux villages de l'île.

En période estivale, le parvis est entièrement occupé par les terrasses des deux établissements de restauration qui le bordent.

L'église Sainte-Marie est classée Monument historique[22].

Notre-Dame de la Serra[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de la Serra

Notre-Dame de la Serra est une chapelle située à la sortie de Calvi, sur la route de Porto, elle domine Calvi et offre un superbe panorama sur tout le golfe. La vierge (sainte patronne de la ville) qui y est dressée sur un rocher voisin protège la baie. Une célébration y est consacrée chaque année.

De la mi-mai à fin octobre, ce sanctuaire est animé, de 9 à 13 heures et de 14 à 19 heures, par Dominique Parolisi, violoniste devenu gardien bénévole de la chapelle avec l'accord de l'archiprêtre de Calvi, de la mairie et de l'association U Timpanu selon une convention signée. Les milliers de vacanciers qui fréquentent les lieux chaque année sont enchantés par les concerts qu'il donne dans la petite chapelle qui est fermée le restant de l'année.

Elle a donné son nom à la vedette SNS 123 de la station SNSM de Calvi.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre Dame de Loreto (Madonna di Loretu) proche de la mairie.
  • Chapelle Santa Maria Vecchia ruinée, située au centre ville, en face la sous-préfecture, surplombant l'avenue de la République (RN 197). La chapelle Santa Maria avait été élevée au début du XVIIe siècle ; elle prend plus tard le nom de Santa Maria Vecchia. Cette chapelle funéraire est tout ce qui reste de l'ancienne basilique Santa Maria. Le cimetière aux alentours a continué d’être fréquenté jusqu'au XIXe siècle par les Calvais très attachés au site de cette vieille basilique.

Fêtes et Loisirs[modifier | modifier le code]

Le porte-croix 2009
Feu d'artifice de 2009

Semaine pascale[modifier | modifier le code]

À l'occasion des fêtes de Pâques, dès le mercredi de la Semaine sainte, de nombreuses communes de Corse organisent des manifestations religieuses.

À Calvi des processions à travers la ville ont lieu le vendredi saint : a cerca le matin à h et a granitula le soir dès 21 h 30. Les membres des confréries de Saint-Erasme à la cape (tabbarinu) pourpre et ceux de Saint-Antoine à la cape (tabbarinu) grise défilent deux fois, transportant les uns le corps du Christ allongé et les autres la « Vierge des Douleurs » habillée en noir.

À Granitula : à l'image du Christ transportant sa croix, des pénitents encagoulés refont à pieds nus le chemin de croix. Partant de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste dans la Haute ville, leur calvaire est long. Accompagnés des membres des confréries de Saint-Erasme et de Saint-Antoine lesquels transportent respectivement le corps du Christ allongé et la Vierge des Douleurs, ils descendent depuis la Citadelle jusqu'à l'église baroque Sainte-Marie-Majeure dans la Basse ville. Sur le parvis de l'église ils tournoient un long moment, entonnant des chants religieux. Ils remontent ensuite à la Cathédrale pour y déposer le corps du Christ et la Vierge des Douleurs. Aux fenêtres des rues empruntées, des milliers de bougies sont allumées.

Fêtes et festivals de mai à juillet[modifier | modifier le code]

  • Festival des Trois cultures en mai.
  • Le Calvi Jazz Festival[23] a lieu à Calvi tous les mois de juin depuis 1987. Les festivités commencent tous les soirs, dès 18 h à l'amphithéâtre du port de plaisance par des concerts gratuits. Simultanément à l'oratoire Saint-Antoine dans la Citadelle, d'autres concerts sont donnés : polyphonies, a cappella, guitares, saxo, etc. Enfin, en soirée à partir de 21 h, concerts jazz aux remparts, au pied de la Citadelle.
  • Fête Nationale : chaque 14 juillet, un grand feu d'artifice est offert par la ville. Il est tiré à partir des quais du port.
  • Calvi on the Rocks[24]. Ce festival annuel est un point de rencontre entre les cultures locales et internationales. Il se déroule durant trois soirées de juillet, sur la plage, avec des grands noms de la musique électronique et DJ. On se retrouve plus tard pour des afters dans la citadelle et sur le port.

Festival du Vent - Festiventu[modifier | modifier le code]

Créé en 1992, le Festival du Vent[25], Festiventu, concept original, regroupait à l'origine les faiseurs de vent dans tous les domaines : l'art, les sports, la musique, la science, la médecine, l'humour, le théâtre et l'environnement. Ainsi chaque année Calvi se transformait en capitale du vent, investie par des expositions d'œuvres d'art éoliennes, des concerts, des conférences, des colloques, des présentations d'objets insolites, des ateliers de créations, des animations de rue, des rencontres au parfum de liberté. Depuis quelques années ce festival revêt une connotation plus politique[réf. souhaitée] et plus écologique. Chaque année, le Festiventu est dédié à une cause nouvelle. Serge Orru a dirigé le festival de 1992 à 2006. Carina Orru, son épouse, lui a succédé en 2006. Isabelle Autissier en est la marraine.
Cet événement se déroule chaque année, cinq jours durant en fin octobre. Il clôt la saison touristique à Calvi.

Tournages[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Stationné au camp Raffalli à Calvi depuis son arrivée de Bou-Sfer (Algérie) en juin 1967, le 2e REP compte 1 100 hommes. De nombreuses familles de légionnaires demeurent sur la commune et dans celles environnantes. Depuis le 1er janvier 2011, le Groupement de soutien de la base de défense de Calvi est également stationné au Camp Raffalli. C'est dire l'importance de la population militaire sur Calvi qui n'a que 5 409 habitants au dernier recensement (2008) et son impact sur l'économie de la microrégion. La présence des militaires représente entre 13 et 20 % du PIB de la Balagne (source CCI).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Liber Iurium est un recueil d'actes politiques très divers et de serments de fidélité jurés durant le Moyen Âge à la Commune de Gênes - Daniel Istria
  2. Au Xe siècle, Alberto de Loreto, ancêtre des Loretesi d'Ajaccio Castelvecchio était "Juge" de Casinca, Marana, Lota-Sagro (Brando-Sisco-Pietracorbara), Tavagna, Moriani, Ampugnani (ses descendants Loretesi sont dépouillés en 1052 par les delle Suere de Lota-Sagro, par les Amondaschi de Marana, Casinca, au XIe siècle par les Cortinchi d'Ampugnani, Moriani-Tavagna ; les Loretesi vont alors près d'Ajaccio - Alérius Tardy in Fascinant Cap Corse, Bastia Toga 1994
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Poli, La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, Librairie A. Fontemoing, Paris 1907, p. 133
  2. Xavier Poli, La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, Librairie A. Fontemoing, Paris 1907, p. 119
  3. Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse - Introduction - Notice sur Giovanni della Grossa - Tome I, p. XXXVII
  4. a, b et c Daniel Istria - Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle
  5. Colonna De Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse Ancienne librairie Furne Boivin & Cie, Éditeurs 5, rue Palatine Paris VIe 1916
  6. La Grande Révolte des Corses contre Gênes
  7. Site de la STARESO
  8. Démissionnaire pour cause de cumul de mandats.
  9. Démissionnaire.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k A.-D. MONTI Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse
  13. On n'a pas retrouvé Marc Linski, « guide de la mer » Les recherches ont été abandonnées en Méditerranée - Libération, 6 février 1996
  14. Albert Camus, une vie, Olivier Todd, Éditions Gallimard 1996 p. 301 (ISBN 2-0704-1062-5)
  15. a et b « Notice no PA00099175 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA00099173 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IA2B001282 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. a et b INPN fiche Revellata (FR1100050)
  19. « Notice no IA2B000176 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no PA00099171 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PA00099174 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PA00099172 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Site officiel du Calvi Jazz Festival
  24. Site de Calvi on the Rocks
  25. Site du festival du Vent

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]