Duché de Bouillon

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Duché de Bouillon

16761794

Blason
Informations générales
Statut Duché au sein du Saint-Empire
Capitale Bouillon
Démographie
Population 2 500 en 1789
Superficie
Superficie 230 km2
Histoire et événements
1676 Louis XIV donne le duché aux La Tour d'Auvergne.
24 avril 1794 Proclamation de la République bouillonnaise

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La seigneurie, ensuite duché de Bouillon est un petit État situé entre le Luxembourg, la Champagne et le gouvernement de Metz, il était formé de la ville de Bouillon et du territoire environnant. Il s’est formé par démembrement du comté d'Ardenne.

Sous beaucoup d'aspects, Bouillon était un duché souverain, bien que tout petit. Avec une superficie de 230 kilomètres carrés[1]légèrement supérieure à celle du Liechtenstein et une population d'environ 2500 habitants en 1789, le duché de Bouillon comprenait la ville elle-même, logée dans un méandre de la Semois, avec la forteresse médiévale sur sa rive ainsi que les villages environnant (Sugny, Corbion, Alle, Rochehaut, Ucimont, Botassart, Sensenruth, Noirefontaine, Gros-Fays, Fays-les-Veneurs, Bertrix, Carlsbourg, Paliseul, Jehonville, Opont, Anloy, Porcheresse, Gembes ainsi que les enclaves de Gedinne et Sart à l'ouest, Tellin et Auffe au nord).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'indépendance du duché en fit un territoire ouvert à l'édition et en particulier à la presse clandestine. On y imprima entre autres le Journal Encyclopédique de Pierre Rousseau.

La région resta autonome, sous le protectorat du roi de France, jusqu'à son annexion à la France en 1795, après une brève période parfois qualifiée de République bouillonnaise.

Du XIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le château de Bouillon était un alleu héréditaire de la maison d'Ardennes au XIe siècle. À la mort de Godefroy III de Basse-Lotharingie, il passa à son neveu Godefroy de Bouillon, qui le vendit en 1095 à l'évêque de Liège, afin de se procurer les moyens pour partir à la croisade. En 1415, la châtellenie de Bouillon échoit à la maison de La Marck. En 1456, un prince-évêque de Liège utilise pour la première fois le titre de duc de Bouillon. En 1477, une guerre civile éclate dans la principauté entre Guillaume de La Marck et les princes-évêques successifs Louis de Bourbon et Jean de Hornes. En 1484, les La Marck reçoivent en gage des princes-évêques le château de Bouillon (traité de Tongres). En 1492, la famille La Marck prend le titre de duc de Bouillon. En 1521 le prince-évêque parviendra à reprendre le contrôle de la forteresse, avec l'aide de Charles Quint.

En 1526, Robert III de La Marck prend le titre de duc de Bouillon, que porteront également ses successeurs. Bouillon est prise en 1552 par Henri II de France, qui le donne à Robert IV de La Marck. En 1559, à la paix du Cateau-Cambrésis, la principauté de Liège récupère Bouillon. À la mort de Charlotte de La Marck en 1594, le titre de duc de Bouillon passe à la famille de son époux, les La Tour-d'Auvergne, vicomtes de Turenne. Les Français reprennent la place en 1676 et la donne à Godefroy Maurice de La Tour d'Auvergne, qui portait déjà le titre de duc de Bouillon. Le duché de Bouillon deviendra alors un duché souverain, relevant en principe du Saint-Empire, mais constituant dans les faits un protectorat français. Cet état de faits sera entériné par le traité de Nimègue (1678). Les Français garderont le contrôle de ce territoire jusqu'en 1815.

Annexion par la France[modifier | modifier le code]

En 1795, le duché est annexé par la France et son territoire distribué entre les départements de l'Ourthe, des Forêts et des Ardennes[2].

Le 3 vendémiaire an V (24 septembre 1796), les communes du duché de Bouillon sont distribuées entre les départements des Ardennes, des Forêts et Sambre-et-Meuse. Le département des Ardennes reçoit vingt communes : le canton de Bouillon comprend dix-sept communes[3] ; la communes de Sugny[4] et celles de Bagimont et de Cusemange[5] sont réunies au canton de Neufmanil. Le département des Forêts reçoit vingt-et-une communes, formant le canton de Paliseux[6]. Le département de Sambre-et-Meuse reçoit quatorze communes : six sont réunies au canton d'Orchimont ; une au vingt-deuxième canton[7] ; une au vingt-troisième canton[8] ; cinq au vingt-cinquième canton[9] ; une au vingt-sixième canton[10].

Réunion au Grand-duché de Luxembourg[modifier | modifier le code]

Au traité de Paris du 30 mai 1814[11], la France conserva une partie du duché : le canton de Gedinne[12], qu'une ordonnance du 18 août 1814[13] incorpora au département des Ardennes[14].

Par l'acte final du congrès de Vienne, du 30 juin 1815, le duché, réduit à sa partie « non cédée à la France », est rétabli, non comme État souverain, mais comme partie intégrante du Grand-duché de Luxembourg.

Le deuxième Traité de Paris, du 20 novembre 1815, plaça le duché en entier hors des frontières de la France. Mais le canton de Gedinne ne fut pas incorporé au Grand-duché de Luxembourg. Le 9 mai 1818, Guillaume II des Pays-Bas déclara qu'il continuera de relever de la province de Namur[15].

Le recez général de la commission territoriale de Francfort, du 20 juillet 1819, assigna définitivement au roi des Pays-Bas, grand-duc de Luxembourg, la partie du duché enlevée à la France par le deuxième Traité de Paris, mais sans déclarer si cette partie serait considérée comme réunie au grand-duché ou au royaume proprement dit.

Réunion à la Belgique[modifier | modifier le code]

Le duché de Bouillon a été compris dans la partie du Luxembourg réservée à la Belgique par le Traité de Londres, du 15 novembre 1831.

Le territoire qu'il recouvre se situe aujourd'hui en Région wallonne, dans la province de Luxembourg.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le duché en 1795[modifier | modifier le code]

La loi du 3 vendémiaire an V[16] donne la liste des communes composant le ci-devant duché de Bouillon.

Celui-ci comprenait : Bouillon, chef-lieu, quatre mairies et des appendices.

La ville et le château de Bouillon[modifier | modifier le code]

Les quatre mairies[modifier | modifier le code]

La première mairie, dite de Paliseul, comprenait : Bellevaux, Framont, Launoy, Mergny, Mogimont, Nollevaux, Paliseul, Plainevaux et Vivy.

Le deuxième mairie, dite de Jéhonville, comprenait : Acremont, Jehonville, Offagne, Le Sart.

La troisième mairie, dite de Fays, comprenait Fays-les-Veneurs.

La quatrième mairie, dite de Sansanruz, comprenait Briahan, Curfoz, et Sansanruz (aujourd'hui, Sensenruth).

Les appendices[modifier | modifier le code]

Les appendices étaient : Dohan, Les Hayons, Noirefontaine, Bochaut, Laviot, Poupehan, Ucimont, Botassart, Corbion, Frahan, Sugny, Bagimont, Cusemange (aujourd'hui, Pussemange), Carlsbourg, Glaumont, Blanche-Oreille (aujourd'hui, Blanchoreille), Assenois, Anloy, Ourt, la ci-devant seigneurie des Abbyes, Opont, Fresnes (aujourd'hui, Frêne), Beth, Gros-Fays, Cornimont, Charrière-la-Grande, Six-Planes, Alle, Vagy, l'Alleu de Tellin, Auffe (aujourd'hui, partie de Ave-et-Auffe), Gedinne, Le Sart-Custine (aujourd'hui, Sart-Custinne), Patignies, Malvoisin, Gembes et l'Alleu de Porcheresse.

Anciennes dépendances[modifier | modifier le code]

Les quatre anciennes pairies[modifier | modifier le code]

Les quatre anciennes pairies étaient les seigneuries de Saint-Hubert, Mirwart, Hierges et Sausur puis Carlsbourg.

La pairie de Saint-Hubert comprenait : Arville (aujourd'hui, section de Saint-Hubert), Bernimont (aujourd'hui, hameau de Libramont-Chevigny), Boymonont, Bras-Basse, Bras-Haute, Cheneville, Chirmont, Flohimont, Freux (aujourd'hui, section de Libramont-Chevigny), Grupont, Hatrival (aujourd'hui, section de Saint-Hubert), Libramont (aujourd'hui, section de Libramont-Chevigny), Lorey, Lamouline-Basse et Lamouline-Haute (aujourd'hui, parties de Lamouline, section de Saint-Pierre), Neufmoulin, Neuvilliers, Our (près de Sainte-Marie), Précaux, Recogne, Renaumont, Saint-Hubert (ville et abbaye), Saint-Viscourt, Terhan, Vesqueville (aujourd'hui, section de Saint-Hubert) et Widemont.

La pairie de Mirwart comprenait : Awenne, Barsin, Chanly, Fays (en Famene), Froide-Fontaine, Froidlieu, Glaireuse (aujourd'hui, hameau de Villance, section de Libin), Halma, Lesterny, Libin-Bas et Libin-Haut (aujourd'hui, parties de Libin), Longprés, Maissin, Mirwart (château et seigneurie, section d'Awenne de 1823 à 1877, puis de Saint-Hubert), Smuid (aujourd'hui, section de Libin), Tellin (en partie), Transinne (aujourd'hui, section de Libin), Vellin et Villance (aujourd'hui, section de Libin).

La pairie de Hierges comprenait : Aubrives, Doiche, Foiche, Gimenée, Han, Hierges (château et baronnie), Niverlée, Olloy et Vancelles.

Autres anciennes dépendances[modifier | modifier le code]

Le territoire de Bertrix comprenait : Bertrix, Bruhemont (ou Burhemont), Laute (ou Hautre) et Renomont (ou Remomont).

Le territoire de Muno comprenait : Lambermont, Muno et Watrinsart.

Le fief dit de Reims comprenait : Balan, Bazeilles, Daigny, Douzy (château détruit), Écombe, Fleigneux, Floing, Francheval, Givonne, Illy, Lamécourt (aujourd'hui, partie de Rubécourt-et-Lamécourt), La Moncelle, Pouru-aux-Bois, Pouru-Saint-Remy, Rubécourt (aujourd'hui, partie de Rubécourt-et-Lamécourt), Saint-Menges, Sedan et Villers-Cernay.

Il y avait aussi quelques disputes avec la Principauté de Liège au sujet de quelques territoires comme Muno et Bertrix.

Le duc de Bouillon réclamait aussi les abbayes de Saint-Hubert, Hierges, Mirwart sous sa juridiction, bien qu'elles soient de faits contrôlées par Liège.

Ducs de Bouillon[modifier | modifier le code]

Famille de La Marck[modifier | modifier le code]

Famille de La Tour d'Auvergne (éteinte en 1802)[modifier | modifier le code]

Famille de La Tour d'Auvergne d'Apchier (éteinte en 1896)[modifier | modifier le code]

  • Godefroy de La Tour d'Auvergne (1770-1849), duc de Bouillon, comte d'Apchier, marquis de La Margeride
  • Maurice-César de La Tour d'Auvergne (1809-1896), duc de Bouillon, comte d'Apchier, marquis de La Margeride

Ducs titulaires de Bouillon[modifier | modifier le code]

Famille de Rohan[modifier | modifier le code]

Le Congrès de Vienne en 1816 donne le titre du duc de Bouillon aux Rohan, descendant de Marie Louise de La Tour d'Auvergne.

  • Charles Alain Gabriel de Rohan (17641836), Prince de Rohan en 1808 et du Saint-Empire, 10e Prince de Guéméné, 9e duc de Montbazon, Pair de France
  • Louis Victor Mériadec de Rohan-Guéméné (1766–1846) 10e duc de Montbazon, Pair de France, 11e Prince de Guéméné, Comte de Saint-Pol, son frère
  • Camille Philippe Joseph Idesbald (1800–1892) 1846 Prince de Rohan et du Saint-Empire, 11e duc de Montbazon, Pair de France, 12e Prince de Guéméné, Prince de Rochefort et de Montauban, son fils adoptif
  • Alain Benjamin Arthur (1853–1914) 1892 prince de Rohan et du Saint-Empire, 12e duc de Montbazon, Pair de France, 13e prince de Guéméné, Prince de Rochefort et de Montauban, son petit-fils
  • Alain Antoine Joseph Adolphe Ignace Marie (1893–1976) 1914 prince de Rohan et du Saint-Empire, 13e duc de Montbazon, Pair de France, 14e prince de Guéméné, Prince de Rochefort et de Montauban, son fils
  • Charles-Alain Albert Maria (1934-2008), 1976 prince de Rohan et du Saint-Empire, 14e duc de Montbazon, Pair de France, 15e Prince de Guéméné, Prince de Rochefort et de Montauban, son fils
  • Albert Marie (1936-), 2008 prince de Rohan et du Saint-Empire, 15e duc de Montbazon, Pair de France, 16e Prince de Guéméné, Prince de Rochefort et de Montauban, son frère

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Uyttlebroeck, « Une Confédération et trois principautés », In La Wallonie, le Pays et les Hommes, Bruxelles, La Renaissance du livre, 1975, pp.215-244
  2. Décret du 4 brumaire an IV, qui réunit au territoire de la République française le ci-devant duché de Bouillon et ses dépendances. Le texte intégral de ce décret est le suivant : « La CONVENTION NATIONALE, après avoir entendu le rapport de son comité de salut public ; — DÉCRÈTE que la commune de Bouillon et son territoire, ainsi que les communes qui en dépendent et qui formoient ci-devant le duché du même nom, sont réunis au territoire de la République françoise, et seront répartis entre les départements de l'Ourthe, des Forêts et des Ardennes. — Les représentants du peuple envoyés dans les départements réunis par la loi du 9 vendémiaire dernier, sont chargés de l'exécution du présent décret. — Le présent décret et le rapport seront insérés au Bulletin de correspondance. ».
  3. Loi du 3 vendémiaire an IV, portant distribution définitive des communes qui formoient le ci-devant duché de Bouillon, entre les départements des Ardennes, des Forêts et de Sambre-et-Meuse : « Art. 2. — Les communes dont les noms suivent, sont réunies au département des Ardennes : — 1. Bouillon. — 2. Dohan. — 3. Les Hayons. — 4. Curfoz. — 5. Briahan. — 6. Sansanruz. — 7. Noirefontaine. — 8. Bellevaux. — 9. Mogimont. — 10. Vivy. — 11. Bochaut. — 12. Laviot. — 13. Poupehan. — 14. Ucimont. — 15. Botassart. — 16. Corbion. — 17. Frahan. — Ces communes formeront un canton, dont Bouillon sera le chef-lieu ».
  4. Loi du 3 vendémiaire an IV, portant distribution définitive des communes qui formoient le ci-devant duché de Bouillon, entre les départements des Ardennes, des Forêts et de Sambre-et-Meuse : « Art. 3. — La commune de Sugny étant à plus d'un myriamètre (deux lieues) de Bouillon, est réunie au canton de Neufmanil, département des Ardennes, dont elle se trouve plus rapprochée ».
  5. Loi du 3 vendémiaire an IV, portant distribution définitive des communes qui formoient le ci-devant duché de Bouillon, entre les départements des Ardennes, des Forêts et de Sambre-et-Meuse : « Art. 4. — Les communes de Bagimont et Cusemange n'ayant été employées dans aucun projet de division et se trouvant enclavées dans le canton de Neufmanil, par la réunion qui lui est faite de la commune de Sugny, sont aussi réunies à ce même canton ».
  6. Loi du 3 vendémiaire an IV, portant distribution définitive des communes qui formoient le ci-devant duché de Bouillon, entre les départements des Ardennes, des Forêts et de Sambre-et-Meuse : « Art. 5. Les communes ci-après désignées sont réunies au département des Forêts : 1. Paliseux. 2. Garlsbourg. 3. Mergny. 4. Nollevaux. 5. Pleinevaux. 6. Launoy. 7. Fays-les-Veneurs. 8. Glaumont. 9. Blanche-Oreille. 10. Assenois. 11. Offagne. 12. Acremont. 13. Jehonville. 14. Le Sart. 15. Anloy. 16. Franiont. 17. Ourt. 18. La ci-devant seigneurie des Abbyes. 19. Opont. 20. Fresnes. 21. Beth. — Ces communes formeront le canton, dont Paliseux sera le chef-lieu ».
  7. Arrêté du 19 pluviôse an IV, portant rectification de la division du département de Sambre-et-Meuse : « Le citoyen Bouteville, commissaire du gouvernement dans les départemens réunis par l'arrêté du 9 vendémiaire dernier [...] ; Arrête, que le département de Sambre et Meuse est divisé en 26 cantons, ainsi qu'il suit : [...] Vingt-deuxième canton. — Rocheford, chef-lieu, qui comprend Rocheford, Buissonville, Mont-Gauthier, Cerignon, Frandeux, Humain, Hargimont, On, Gemell, Eprave, Lesive, Jamblinne, Villers-sur-Lesse, Wavreille, Han-sur-Lesse, Bure, Tellin, Serinchamps. [...] ».
  8. Vingt- troisième canton. — fVellin, chef-lieu, qui comprend Wellin, Daverdise, Chausy, Restegfte, Froid-lieu, Honnay, Revogne, LavatiXj Ave, Auffe, Lompréz, Barzin, Soyer, Halma, Fays, Mohimont. [...].
  9. Arrêté du 19 pluviôse an IV, portant rectification de la division du département de Sambre-et-Meuse : « Le citoyen Bouteville, commissaire du gouvernement dans les départemens réunis par l'arrêté du 9 vendémiaire dernier [...] ; Arrête, que le département de Sambre et Meuse est divisé en 26 cantons, ainsi qu'il suit : [...] Vingt-cinquième canton. — Gedinne, chef-lieu, qui comprend Gedinne, Datignie, Malvoisin, Lesart-Custine, Gembe, Bourseignes-la-Neuve, Bourseignes-la-Vieille, Villerzée, Rienne, Louette-St-Pierre, Louette-St.-Denis, Graide, Bievre, Haut-Fays, Vensimont. [...] ».
  10. Arrêté du 19 pluviôse an IV, portant rectification de la division du département de Sambre-et-Meuse : « Le citoyen Bouteville, commissaire du gouvernement dans les départemens réunis par l'arrêté du 9 vendémiaire dernier [...] ; Arrête, que le département de Sambre et Meuse est divisé en 26 cantons, ainsi qu'il suit : [...] Vingt-sixième canton. — Villance, chef-lieu, qui comprend Villance, Maissil), Revu, Transihne, Porcheresse, Libin-Bas, Orchamps, I'Aloux de Porcheresse, Sechery, Lesse, Remy-Fontaine, Miaumont, Glaireux. [...] ».
  11. Traité de paix signé à Paris, le 30 mai 1814.
  12. Traité précité, article 3 : « [...] 2° Dans le Département de Sambre-et-Meuse, les cantons de Valcourt, Firennes, Beauraing et Gédinne, appartiendront à la France [...] ».
  13. Ordonnance du 18 août 1814, qui réunit aux départements du Nord et des Ardennes divers cantons conservés à la France par le traité de paix conclu entre sa majesté et ses alliés.
  14. Ordonnance précitée, article 3 : « Les cantons de Chimay, de Valcour, de Florenne, de Beauraing et de Gédinne, seront réunis au département des Ardennes et à l'arrondissement de Rocroy » ; article 4 : « Lesdits cantons dépendront, pour l'administration, du département et de l'arrondissement dont ils font partie par cette réunion, et ressortiront pour la justice, savoir : [...] ceux annexés à l'arrondissement de Rocroy, à notre cour royale de Metz ».
  15. Déclaration du 9 mai 1818 : « Art. 2. — Les cantons de Walcourt, Florennes, Beauraing et Gedinne avec le pays de Couvin, Marienbourg et Philippeville, tels qu'ils étaient formés sous le gouvernement français, continueront d'appartenir à la province de Namur ».
  16. Loi portant distribution définitive des communes qui formoient le ci-devant duché de Bouillon, entre les départements des Ardennes, des Forêts et de Sambre-et-Meuse.
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Oseray (Michel-Jean-François), Histoire des pays, château et ville de Bouillon depuis l'origine du duché jusqu'à la Révolution de 1789, Luxembourg, Imprimerie J. Lamort, 1827, in-8°, 348 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]