Pino

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Pino
Pinu (co)
Vue du village
Vue du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Bastia
Canton Capobianco
Intercommunalité Communauté de communes du Cap Corse
Maire
Mandat
Francis Mazotti
2014-2020
Code postal 20228
Code commune 2B233
Démographie
Gentilé Pinais
Pinesi (co)
Population
municipale
157 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 32″ N 9° 21′ 06″ E / 42.9089, 9.3517 ()42° 54′ 32″ Nord 9° 21′ 06″ Est / 42.9089, 9.3517 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 836 m
Superficie 7,04 km2
Localisation

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Pino (en corse Pinu, prononcé [ˈpiː.nu]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse en région Corse. Elle appartient à la façade occidentale du Cap Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pino est une commune au milieu de la côte occidentale du Cap Corse, dans le canton de Capobianco, l'une des dix-huit communes regroupées dans la Communauté de communes du Cap Corse.

Relief[modifier | modifier le code]

Marine de Scalo

Comme dans la plupart des communes à l'Ouest de la Serra, chaîne montagneuse qui s'étend tout le long du Cap, on retrouve à Pino le trytique habituel village-marine-tour. Le village est bâti à flanc de montagne, à une altitude moyenne de 170 mètres. Marine de Scalo sa marine, à environ 600 m à vol d'oiseau au Nord-ouest du village, est dominée par la tour génoise, Tour de Pino ou Tour de Scalu.

La commune occupe une « alvéole » de l'Ouest Cap Corse, soit une vallée cernée par des montagnes au Nord, à l'Est et au Sud, qui sont aussi ses limites territoriales. Partant de la côte au Sud du golfe d'Alisu, ses limites suivent une ligne de crête passant par Punta d'Alisgia (155 m), Punta Pastricciola (305 m) jusqu'au Monte Popolu (520 m). Elles suivent ensuite la dorsale du Cap vers le Sud en franchissant le col de Bocca di Santa Lucia (387 m) sous lequel se situe la chapelle Santa-Lucia, passant par la Tour de Sénèque (566 m), Monte Rotto (630 m - Luri), Punta Rasiccia (714 m) et Monte Ventigliole (712 m) en direction de Monte Grofilieta (836 m). De là, elles repartent vers la mer à l'Ouest en passant par Monte Cupieta (756 m), Punta di Caterraggio (514 m), Punta di Piestrone (430 m) et suivent le cours du petit fleuve côtier fiume di Mare Morto jusqu'à la côte.

Sa façade maritime est comprise entre le golfe d'Alisu au Nord et l'embouchure du fiume di Mare Morto au Sud. Au milieu de cette côte déchiquetée, se trouve la Marine de Scalo qui en fait n'offre aucun abri aux navires de pêche ou de plaisance.
Sur cette façade, se trouvent les embouchures de six petits cours d'eau appelés fiume : fiume di Marinasco, fiume di Fichetu, fiume di Sorbinca, fiume di A Pietra, fiume di Cucchiara et fiume di Mare Morto. Ils naissent tous sur les hauteurs de la vallée de Pino.

La commune est verte, couverte d'une haute végétation de bois de chênes verts et d'un maquis dense qui cache les anciennes et nombreuses terrasses de culture[Note 1], se développant sur un sol comprenant en partie des schistes sériciteux, à l'aspect soyeux et ridé, et l'autre d'ophiolites très résistantes composées de roches volcaniques expliquant les reliefs aigus et abrupts. Les routes taillées dans le roc, présentent sur les parois des prasinites teintées en vert par l'épidote, un minéral contenant de l'aluminium et du fer.
Sur les hauteurs, au col éponyme, la chapelle Santa Lucia se dresse parmi les pins laricio. On remarquera ici aussi, accrochés aux pentes rocailleuses du littoral, la présence de nombreux agaves et figuiers de Barbarie originaires du Mexique et qui se sont naturalisés sur le pourtour méditerranéen.

Habitat[modifier | modifier le code]

Hameaux de Casuccio et de Ciocce

Pino a compté jusqu'à 591 habitants en 1881. C'est à partir de cette date que bon nombre d'habitants sont partis aux Amériques, plus précisément au Costa Rica, au Venezuela et dans quelques îles des Caraïbes. C'est d'ailleurs l'argent envoyé par les expatriés qui ont permis la construction de bâtisses dites « maisons d'américains » et des nombreuses tombes qui jalonnent les routes de la commune. Cet exode a progressé jusqu'aux années 1980. Par ailleurs, comme toutes les communes du Cap, Pino a payé un lourd tribut au cours des deux guerres mondiales.

La population actuelle de Pino vit regroupée au village qui est divisé en 16 quartiers et hameaux. Pino possède également une marine. Le détail de l'agglomération de Pino ci-dessous signale aussi les villages et hameaux disparus[1].

  • Casuccio, hameau autrefois appelé Casuglio, il se trouve au Nord de Paroisse, centre du village. S'y trouvent deux tours carrées dont une transformée.
  • Monticello est un tout petit hameau situé dans un vallon ombragé entre Ciocce et Casuccio.
  • Peri,
  • Raffalacce autrefois dit Rapaldaccie, se situe entre Ciocce et Monticello.
Tour de Ciocce
  • Ciocce est un hameau autrefois appelé Chioghje qui possède une remarquable tour carrée pisane ornée de nombreux trous de boulins. Il est le premier hameau important lorsqu'on arrive du Sud par la D80.
  • Covili, jadis nommé Cuili. Hameau le plus au Sud du village, il comprend quelques maisons construites à proximité du pont de la D80 enjambant le fiume di A Pietra.
  • Paroisse, appelé Parocchia ou Barruccia, recèle l'église paroissiale de Pino : Santa Maria Assunta, un édifice baroque avec un campanile de 5 étages construit au XVIIIe siècle classé Monument historique. Elle a été restaurée au XIXe siècle, remplaçant un ancien sanctuaire de taille plus modeste. À sa gauche, l'ancienne chapelle de la confrérie Santa Croce éteinte depuis 1963.
  • Metimo ou Medimo, à l'Est du village et à 40 m au Nord de Tagliato, possède l'église San Roccu du XVIIe siècle. Son nom dérive du latin médius car le hameau est au centre du village.

A l'Ouest se dresse un petit château Piccioni et son remarquable jardin. Il est la propriété depuis le XVe siècle de la famille Piccioni qui serait descendante du marquis Antone Paolo Piccioni originaire de Tivoli (Latium) et arrivé en Corse au Xe siècle pour la reconquête sur les Maures. Pascal Paoli y séjourna en tant qu'invité de Sébastien Piccioni alors commandant d'un trois-mâts de la marine corsaire du jeune État Corse.

  • Valle, le cœur du village avec un petit centre commercial (SPAR), un bar et la seule station d'essence sur la côte occidentale du Cap.
  • Taverna, au sud du village, peu au nord de Stazzona. Le hameau possédait une tour carrée qui a été transformée.
  • Stazzona est un tout petit hameau. Son nom signifie « forge » (du grec foyer + lieu où l'on s'arrête « sain et sauf »). S'y trouvent la chapelle Santa Lucia ainsi que de nombreux oliviers séculaires.
  • Serra, hameau fait de deux maisons, situé tout au Nord du village sous Cima di Serra (170 m) en bordure de la D33.
  • Tagliato, peu à l'Est du village. S'y trouve un oratoire dédié au Christ crucifié.
  • Padulella, plutôt un lieu-dit habité par intermittence, situé à une centaine de mètres au Sud de Stazzona.
  • Lavonese ou Laonese, au Nord-est du village et à sa sortie par la D180, comporte quelques habitations construites autour de la route menant à Luri. À moins de 100 m à l'Est se dresse la chapelle San Guglielmu du XVIIIe siècle.
  • Pino Suprano. Le hameau le plus haut du village et auquel on accède par une petite route communale en cul-de-sac, avait une tour carrée qui a été depuis transformée, comme beaucoup d'autres dans cette partie du Cap.

Au Moyen Âge existait un village florissant, situé plus au Sud et 400 m plus haut, Barbalinca. Ce village a été abandonné au XIXe siècle. Les quelques ruines qui subsistent sont dissimulées sous un bois de chênes verts. Barbalinca avait autrefois un château, Castello di Barbalinca que la révolte populaire a démoli en 1358, ainsi qu'une chapelle San Giabicu.

  • Marine de Scalo. C'est une minuscule plage de galets sur laquelle on débarquait à l'aide d'une échelle, qui a servi de marine à Pino. Scalu vient du latin scala qui signifie échelle.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle le commerce y prospérait. Une dizaine de bateaux exportaient alors vin, cédrat, bétail, charbon de bois et importaient des grains, du sel, des textiles, des planches et divers ustensiles. Elle a permis aux habitants de vivre des activités de la mer : pêche et commerce. À l'Ouest de la marine, se trouve l'ancien couvent San Francescu qui abritait il n'y a pas si longtemps encore, un collège qui a fermé ses portes en 1972. Il est désaffecté depuis. Dans ce couvent au XVIIe siècle, 7 à 11 frères assuraient l'instruction des enfants. À 50 m à l'Ouest du couvent, édifié sur une petite colline arrondie, une tour ronde littorale de guet génoise dite Tour de Pino ou Tour de Scalu, parfois encore Tour San Francesco. Près de Scalu, dans l'ancien cimetière, se dressait l'église Santa Margarita. Elle a totalement disparu depuis plus d'un siècle. Le château Santa Margarita qui lui était proche, a disparu aussi, depuis bien plus longtemps encore.

Accès[modifier | modifier le code]

Marine de Scalo au couchant

La commune est traversée par la route D80 appelée localement « grande corniche ». Dans sa partie Sud, elle a été tracée à une altitude moyenne de (130 m), dépassant 140 m au village de Pino qu'elle dessert. Elle redescend ensuite jusqu'à 47 m dans sa partie Nord sans jamais frôler la côte. Elle a été construite vers 1876, soit quelques années après la « petite corniche ».

La route D33 dite « petite corniche » a sa jonction avec la D80 à la sortie Nord du village. Elle a été construite à près de 300 m d'altitude au-dessus de la « grande corniche » qu'elle double depuis Abro (Canari). A Tagliato à l'Est du village, elle fait jonction avec la D180.

La D180 relie Pino à Santa-Severa la marine de Sisco sur le littoral oriental, en franchissant la dorsale du Cap au col de Santa-Lucia (387 m). La D180 a été construite vers 1871.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mer Méditerranée Morsiglia Luri Rose des vents
Mer Méditerranée N Luri
O    Pino    E
S
Barrettali Barrettali Luri

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour de Pino

Pino dérive de pinus mot latin qui signifie pin parasol.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pino a dépendu des Peverelli, seigneurs locaux, de la fin du IXe siècle à 1197, puis des Avogari avant d'être cédé à Ansaldo Da Mare en 1248. Au Xe siècle, Pise et Gênes combattent les bases sarrasines qui restent en Corse en 1015 une fois la reconquête de la Corse achevée, le dernier épisode étant le départ aux environs de 996 de Nugolone, dernier des 6 rois maures, qui quitta son château de Corduvella près de Montemaggiore (Montegrosso) pour se rendre aux Baléares.

  • 1340 - 1346, Bartolomeo da Mare fils de Galeotto da Mare, hérite de ce petit fief qui était alors composé de 2 paroisses : Santa Margarita près de la marine et Santa Lucia en montagne, près du col éponyme. Les deux églises ont totalement disparu (celle de Santa Lucia a été remplacée au XIXe siècle par la chapelle Sainte Lucie). En 1250 les Bénédictins de la Gorgone avaient reçu des seigneurs du Cap sept églises dont Santa Margarita di Pino.
  • 1348 - À la mort de Galeotto da Mare dit Giachetto, arrière petit-fils d'Ansaldo, son fief est partagé entre ses enfants : Babiano a tout sauf Centuri pour Crescione ; Morsiglia va à Nicolas (fils de Crescione) mais il est peu après aussi seigneur de Centuri ; Pino va à Bartolomeo (frère de Crescione).

Au Moyen Âge existait Barbalinca, village florissant situé au-dessus de l'actuel hameau de Pino Soprano. En 1358, son château Castello di Barbalinca fut démoli par la révolte populaire (Barbalinca sera abandonné au XIXe siècle).

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle un descendant du marquis Antone Paolo Piccioni, originaire de Tivoli (Latium) venu à cette époque combattre les Maures, fit construire le petit château Piccioni toujours propriété de la famille Piccioni et en état, tout comme son remarquable jardin repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Des tours carrées de défense sont élevées à Metimo (XVe siècle), à Casuccio et à Ciocce.

  • 1495 - Les Mineurs Observants ou Observantins se fixent à Pino.

Au XVIe siècle Pino était une "communauté" de la seigneurie Da Mare, comptant vers 1600 environ 450 habitants. Elle avait pour lieux habités : Medemo, Lalconese, lo Casugio, lo Monticello, le Rapaldaccie, le Chioggie, li Covili[2]..

  • 1563, des forces de l'armée turque commandées par Mammi Pacha dit Mammi Corsu (de son vrai nom Filippu Arbellara, originaire de Pino), faillirent prendre la tour de Scalo et razzier le village. Le Supérieur du couvent San Francesco voisin qui avait appris à lire et à écrire à Mammi Pacha au couvent, lui fit honte. Celui-ci s'en alla alors piller Morsiglia, Centuri et Minerviu (Barrettali).
  • 1592, Pino passera sous le contrôle de Gênes. La construction de tours de guet littorales fut imposée aux pieves et communautés. La tour de Scalo est construite au début du XVIe siècle.

Au XVIIe siècle l'ancienne piève de Pino, avec celles de Morsiglia, Centuri, Meria, Cagnano et Luri, compose la nouvelle piève religieuse de Luri. Pino dépendait de l'évêque de Mariana, établi à Bastia depuis 1570 à cause de la permanente menace barbaresque. Sur le plan civil, Pino se trouvait dans la province du Cap Corse, dans la piève du Capo Corso, l'une des 4 pièves civiles de la province toujours qualifiée officiellement de "fief" pour ménager les seigneurs locaux dépossédés, et dans la piève judiciaire de Luri.

Au XVIIIe siècle la province du Cap Corse comprenait Ersa 604 hab., Centuri avec 4 villages 501 hab., Rogliano avec 5 villages 1 705 hab., Morsiglia 539 hab., Tomino 624 hab., Meria 405 hab., Cagnano 535 hab., Luri 996 hab., Barrettali 533 hab. et Pino 489 hab.[3].
Pino pratiquait la sériculture. S'y trouvait 206 pieds de mûriers, soit près du tiers des mûriers plantés au Cap Corse. La soie grège qui était vendue à Gênes, alimentait une filature de cocon à Pino et une manufacture de bas à Bastia. La vigne était cultivée comme partout ailleurs dans le Cap Corse. En 1790, 120 ha étaient plantés à Pino[1].

  • 1757 - Pino se ralliera à Pascal Paoli. Paoli invité par Sébastien Piccioni alors commandant d'un trois-mâts de la marine corsaire corse, séjournera quelque temps au château Piccioni.
  • 1768 - Avec la cession de la Corse par les Génois et le passage de l'île sous administration française[Note 2], un redécoupage des pieves est effectué. La pieve du Luri prend le nom de Seneca.
  • 1789 - La Corse fait partie du Royaume de France.
  • 1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse.
  • 1793 - Le département de Corse est divisé en 2 départements : El Golo et Liamone. La commune a et porte toujours, le nom de Pino. La pieve de Seneca devient le canton de Seneca, dans le département de El Golo (l'actuelle Haute-Corse).
  • 1811 - Les deux départements sont fusionnés pour créer le département de Corse.
  • 1828 - Le canton de Seneca prend le nom de canton de Luri[4].
  • 1865 - 1880 : Ouverture des routes :
    • Santa Severa - Pino, l'actuelle route D180, qui traverse la chaîne montagneuse de la Serra au col de Santa Lucia ;
    • Macinaggio - Botticella - Nonza - Saint Florent, partie de l'actuelle route D80 dite « Route du bord de mer corse ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1954 - Pino avec les communes de Barrettali, Cagnano, Luri et Meria, forment le canton de Luri. Pino comptait cette année 249 habitants.
  • 1973 - Le canton de Capobianco est créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Rogliano et Luri. Rogliano en est le chef-lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Lucien Orsatelli  ? maire
mars 2008 mars 2015 Francis Mazotti PS maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 157 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
507 481 405 418 437 374 426 484 457
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
437 461 512 521 591 604 528 581 575
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
557 557 537 529 416 545 331 281 273
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
269 200 137 143 150 173 176 157 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie Assunta[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption du XVIIIe siècle, est située au hameau de Paroisse (Barruccia). À l'intérieur se trouvent :

  • un triptyque attribué au peintre florentin Fra Bartolomeo (1472-1517) du XVe siècle,
  • un bénitier du XVIIIe siècle
  • le baptistère de 1554 armoriés, peintures plafonnantes de Paul Baptiste Profrizzi, du XIXe siècle,
  • l'orgue de tribune en totalité 1836, classé Monument historique[6]
    • la partie instrumentale de l'orgue de tribune classée MH[7]
    • la tribune et le buffet d'orgue de 1836, classés MH[8]
  • le retable Vierge à l'Enfant entre saint Pierre et saint François avec les donatrices, La Crucifixion, L'Annonciation sculpture, une peinture sur bois du XVe siècle propriété de la commune, classé MH[9] le 7 septembre 1955.

Couvent Saint-François[modifier | modifier le code]

Couvent San Francesco

Le couvent Saint-François d'Observantins puis de Franciscains, fondé en 1495, se situe en bordure de mer, entre la tour de Scalo et la marine éponyme. La chapelle du couvent renferme une fresque, un chemin de croix, une chaire et des stalles du XVIIe siècle.

L'Association U Cunventu, déclarée en préfecture le 3 août 2004, a été créée avec pour objet, la défense et la valorisation du patrimoine historique de Pino ainsi que la sauvegarde de l’environnement.

Chapelle Sainte-Lucie[modifier | modifier le code]

La chapelle Santa Lucia a été édifiée au XIXe siècle sous Bocca di Santa Lucia, un col de 387 m sur la route D180 menant à Luri, en remplacement d'une ancienne église Santa Lucia qui était l'une des deux paroisses que comptait Pino à l'époque. La chapelle Santa Maria d'autrefois qui se situait à 500 m à l'Ouest, a disparu.

C'est depuis la chapelle Sainte-Marie que démarre la route en cul-de-sac donnant accès à l'ancien couvent San Nicolao. De là, un sentier permet de monter jusqu'à la Tour de Sénèque, « à cheval » sur Luri et Pino.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Roch (San Roccu) du XVIIe siècle à Metimo.
  • Chapelle Saint Guillaume (San Guglielmu) du XVIIIe siècle à Lavonese.
  • Chapelle Santa Lucia à Stazzona.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Tour de Scalo

Tour de Pino[modifier | modifier le code]

Tour de Pino ou tour de Scalo ou encore tour San Francesco : c'est un édifice de guet construit au début du XVIe siècle, soit l'une des premières tours littorales du temps des Génois, sur une petite colline arrondie au-dessus de la Marine de Scalo. Elle est partiellement ruinée.

Cette tour a failli être prise en 1563 par l'armée turque de Mammi Pacha dit Mammi Corsu, de son vrai nom Filippu Arbellare qui est originaire de Pino.

Tours de Casuccio, de Ciocce et de Metimu[modifier | modifier le code]

Les tours carrées de Casuccio, de Ciocce du XVIe siècle et de Metimu du XVe siècle, ont été construites sur les hauteurs de la marine de Scalo, à des fins défensives de la population. Elles sont d'architecture pisane. Elles sont la propriété de personnes privées.

La plus remarquable est la tour du hameau de Ciocce qui a conservé son aspect d'antan avec des murailles percées de trous de boulins.

Tour de Sénèque[modifier | modifier le code]

Chapelle Santa Lucia et la tour de Sénèque

La tour de Sénèque (Torre di Seneca) ruinée, se situe sur un piton rocheux à 566 m d'altitude, à 500 m (distance orthodromique) au Sud de Bocca di Santa Lucia sur la D180. La tour existante a été construite au XIVe siècle à l'emplacement d'une tour plus ancienne dotée de citerne. On pense que les Romains y avaient établi un poste de guet car la vue est imprenable sur les deux mers, Méditerranée et mer Tyrrhénienne. Il est dit aussi que durant son exil, de 41 à 49, Sénèque venait l'été se promener sur le site car il passait l'hiver à Ampuglia (Pietracorbara). De 1556 à 1559 les Français prennent la tour aux Génois. On y accède à pied à partir de l'ancien couvent San Nicolao (Luri) auquel on accède par une route partant du col de Santa Lucia.

Parc du château Piccioni[modifier | modifier le code]

Le Parc du château Piccioni, cours Antoine-Piccioni à Pino, est une propriété d'une personne privée. Ce jardin d'agrément (terrasse en terre-plein) est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable). Date de versement le 4 mars 2003[10].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Mausolée de la fille de Gustave Eiffel et de la famille Piccioni.
  • Mausolée de la famille Valle.
  • Monument aux morts

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Virginie Coupérie descendante directe de Gustave Eiffel épousera Julien Clerc le 14/09/1985 au cours d'une cérémonie se déroulant dans le village.

Tournages[modifier | modifier le code]

  • Eaux troubles de Charlotte Erlih, film tourné à La Marine de Scalo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Faute de zones planes, des kilomètres de murs de soutien de la terre végétale sont construits au Cap Corse pour disposer de souvent minuscules terrasses cultivables nommées trasti (terrasses), ou sodule, ou lenze (planches de terrain), correspondant aux bancaous en Provence
  2. Par le traité de Versailles du 15 mai 1768, Gênes cède la Corse à la France
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]