Relief de la France

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Le relief de la France est caractérisé par le « S français » qui part du sud des Vosges, descend la vallée du Rhône et s'infléchit vers l'ouest pour longer le sud du Massif central et le nord des Pyrénées.

Au nord-ouest de cette ligne se trouve la zone hercynienne datant de l'ère primaire et secondaire, au sud-est se trouve la zone alpine datant de l'ère tertiaire et quaternaire. Cette ligne est également une frontière altimétrique : la zone hercynienne a des pentes arrondies tandis que la zone alpine est plus escarpée ; et une ligne de partage des eaux : à l'ouest, les cours se jettent dans l'Atlantique, à l'est, dans la Méditerranée. L'ouest subit une influence océanique tandis que l'est subit une influence méditerranéenne s'atténuant en arrivant au Jura.

La zone hercynienne[modifier | modifier le code]

La zone hercynienne est composée de massifs anciens et de bassins sédimentaires. Les massifs anciens portent les traces de l'Histoire de la planète depuis le paléozoïque inférieur et sont répartis en socles de roches cristallines à refroidissement lent (granite principalement) et métamorphiques (roches sédimentaires réchauffées) arasées, nivelées par l'érosion avec de rares crêtes provenant principalement d'une érosion différentielle ou de très légers mouvements de failles provoquant des horst et graben. Les Vosges et le Massif central ont subi un remodelage au Néozoïque (ère tertiaire) commençant par une poussée paléogène provenant des Pyrénées causant de nombreuses failles est-ouest puis une poussée néogène provenant des Alpes ayant suscitée des failles nord-sud. Ces failles se sont également répercutées dans les bassins sédimentaires.

Les massifs[modifier | modifier le code]

Il y a trois ensembles de massifs : l'armoricain qui comprend le Massif armoricain, le Massif ardennais et l'ouest du Massif central comprenant aussi le Massif du Morvan qui sont fortement pénéplanés, affectés de failles très anciennes du dévonien, ayant connus une érosion au pliocène et pendant l'ère quaternaire lorsque le niveau de la mer s'est abaissé suite aux glaciations en formant des vallées encaissées dont quelques-unes ont été reprises par la mer. L'ensemble vosgien comprend les Vosges et la montagne Noire du Massif central au niveau du seuil du Lauragais. Il est formé de socles hercyniens cassés par des failles paléogènes et néogènes à l'origine de horst et graben. Le troisième ensemble, qualifié de forézien recouvre la plus grande partie du Massif central et provient de la conjonction de failles paléogènes et alpines formant un puzzle de horst et graben tellement tenu qu'il a engendré la séparation de certaines failles causant un volcanisme s'étendant du début du tertiaire à aujourd'hui de types strombolien, phonolithique ou simplement basaltique.

Les bassins sédimentaires[modifier | modifier le code]

L'histoire des bassins sédimentaires est plus complexe encore. Ils datent de la fin du primaire et du secondaire lors de grandes périodes de transgressions et régressions marines. Le Massif armoricain culmine alors à 6 500 m et le Massif central à 11 000 m. Chaque période de transgression forme des strates de roches présentant des faciès différents. À l'aire secondaire par exemple, pendant le jurassique, 1 000 mètres se sont accumulés, principalement du calcaire corallien poreux et léger et oolithique, plus denses et lourds et résistant mieux à l'érosion. S'ensuit une émersion puis une immersion au début du crétacé formant d'importantes couches de craies provenues d'une boue très fine composée de squelettes de foraminifères, suivies d'une régression à la fin du crétacé, enfin d'une surrection tertiaire des Pyrénées et des Alpes accompagnée de trois alternances formant des couches altérées d'argiles, de marnes, d'argilites, d'argile varvée très fertiles, d'argiles latéritiques, d'argiles de décalcification, d'argiles à silex, de sables, de sédiments lacustres ou éoliens...

Le matériau des bassins sédimentaires provient de l'usure des massifs anciens. Ces ensembles subissent les mêmes aléas que les massifs et sont mis en contact selon trois types de schémas : le contact en glacis où l'on constate une continuité de la topographie, une absence d'érosion différentielle et une érosion océanique modérée ; le contact avec dépression périphérique avec cuesta où l'on voit une superposition d'une couche dure sur une couche tendre ; et enfin le contact avec dépression périphérique avec failles ou lignes de failles comblés par les apports sédimentaires.

Tout cet espace a été bousculé au quaternaire, versé par les volcans et érodé notamment par la main de l'homme avec la déforestation, le labour, les travaux... Les principaux bassins sédimentaires sont la plaine des Flandres, le Bassin parisien, le Bassin aquitain et le sillon rhodanien.

La zone alpine[modifier | modifier le code]

La zone alpine est composée principalement des Pyrénées, des Alpes et du Jura.

Les Pyrénées constituent un type particulier de montagne jeune car elles sont constituées d'une montagne ancienne caractérisée par du granite primaire et des couches sédimentaires provenant du mésozoïque aux matériaux identiques que le Massif armoricain avec en plus des couches sédimentaires du jurassique, du crétacé et de l'éocène qui proviennent du bassin aquitain. L'orogenèse des Pyrénées commence au début du tertiaire, à l'éocène et se fait sur des matériaux extrêmement durs qui sont cassés en blocs immenses qui soulevés forment des blocs anguleux montants rapidement. Les couches sédimentaires les plus dures du jurassique sont cassées, plissées par les autres avec l'apparition de chevauchements, de plis couchés. On retrouve des failles est-ouest provenant de cette orogenèse jusqu'au sud du massif central, à la montagne Noire, à l'escalier du Languedoc et entre la Corse et la Sardaigne.

Les Alpes partent d'un immense géosynclinal tapissé d'un dépôt sédimentaire primaire, secondaire et début-tertiaire qui en brisant le socle qui le soutenait l'a fait exploser. Des blocs entiers se sont rapidement soulevés. L'axe s'est ensuite infléchi. On y trouve le point culminant de la France, à savoir, le Mont Blanc qui culmine à 4 810 m d'altitude.

Le Jura est un ensemble sédimentaire fortement plissé lors de la surrection des Alpes.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]