Corte

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Corte
Corti (co)
Vue du centre-ville de Corte et de la citadelle.
Vue du centre-ville de Corte et de la citadelle.
Blason de CorteCorti (co)
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Corte
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Corse
Maire
Mandat
Antoine Sindali
2014-2020
Code postal 20250
Code commune 2B096
Démographie
Gentilé Cortenais
Curtinesi (co)
Population
municipale
7 098 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 18′ 23″ N 9° 09′ 05″ E / 42.30639, 9.1513942° 18′ 23″ Nord 9° 09′ 05″ Est / 42.30639, 9.15139  
Altitude Min. 299 m – Max. 2 622 m
Superficie 149,27 km2
Localisation

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Corte[Note 1] (en corse Corti, prononcé [ˈkɔˑr.tĭ]) est une commune française du département de la Haute-Corse et de la collectivité territoriale de Corse, qui a le rang de sous-préfecture.

Occupant une position centrale dans l'île, Corte est la capitale historique et culturelle de la Corse. La « cité paoline » fut en effet choisie par Pascal Paoli comme capitale de la Corse indépendante (entre 1755 et 1769). Sa citadelle abrite depuis 1997 le musée de la Corse. Corte est également le siège de l'Université de Corse Pascal-Paoli, rouverte en 1981, qui accueille environ 4 000 étudiants.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Corte.

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située au centre de la Corse, à 68 kilomètres de Bastia et 80 kilomètres d'Ajaccio, métropoles auxquelles elle est reliée par la route nationale 193 et par la voie ferrée Bastia-Ajaccio (gare de Corte du réseau des chemins de fer de la Corse). C'est la principale agglomération de l'intérieur de l'île.

La ville est implantée au confluent du Tavignano et de la Restonica à 450 mètres d'altitude, au pied d'une citadelle perchée sur un piton rocheux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Calacuccia, Corscia Soveria Tralonca Rose des vents
Casamaccioli N Santa-Lucia-di-Mercurio
O    Corte    E
S
Letia, Soccia, Orto, Guagno Casanova,
Santo-Pietro-di-Venaco,
Venaco
Poggio-di-Venaco

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La cuvette cortenaise. En arrière-plan, les aiguilles de Popolasca

Corte est située au pied du massif du Monte Rotondo, deuxième plus haut massif de l'île. La ville s'étend entre 400 et 500 mètres d'altitude. La commune englobe la totalité de la vallée de la Restonica et partage la haute vallée du Tavignano avec Casamaccioli. Elle compte de nombreux sommets d'importance comme le Monte Rotondo (2 622 m), le Monte Cardo (2 453 m) et la Punta alle Porte (2 313 m).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Corte se trouve au confluent du Tavignano et de la Restonica. Le Tavignano, deuxième fleuve de l'île, prend sa source au lac de Nino situé sur la commune, puis creuse une large vallée dominée par les villages du Vénacais et de la Rogna, avant de se jeter dans la mer Méditerranée à Aléria. La Restonica prend sa source au lac de Melo, également sur la commune, après avoir creusé une vallée montagnarde encaissée réputée pour ses vasques et ses nombreux lacs en haute vallée (entre autres Capitello, Oriente et Cavacciole).

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Corte possède un climat méditerranéen avec des nuances de montagne. La température moyenne annuelle s'élève à 13 °C et on y compte environ 56 jours de gel par an. Les records de température enregistrés sont de 41,1 °C et de −8,7 °C, le record de précipitations en un jour étant de 145 mm.

Relevé météorologique de Corte
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1,1 3,2 6,1 9,4 13 11,4 12 11,1 5,9 2,8 1,7 6,6
Température moyenne (°C) 6,5 6,2 8,4 11,8 15,9 19,7 21,1 21 18,1 12,6 7,6 5,8 12,9
Température maximale moyenne (°C) 11,3 11,2 13,5 17,1 22,4 25,2 30,4 29,5 25 19,3 12,4 9,7 18,9
Précipitations (mm) 67 78 70 56 44 29 12 29 52 93 95 87 712
Source : Infoclimat, Normales et records pour la période 2007-2013


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Corte est accessible :

La D623 dessert en cul-de-sac la vallée de la Restonica jusqu'aux bergeries de Grotelle.

La ville est distante, par route, de :

Villes Distance
Serraggio 12
Omessa 13
Sant'Andréa-di-Bozio 19
Prato-di-Giovellina 20
Vivario 21
Ponte-Leccia 27
Piedicorte-di-Gaggio 30
Vezzani 30
San-Lorenzo 32
Ghisoni 40
Aléria 47
Cervione 60
L'Île-Rousse 62
Bastia 68
Saint-Florent 75
Vico 80
Ajaccio 80
Calvi 85
Rogliano 108
Porto-Vecchio 118
Propriano 134
Sartène 139
Bonifacio 145

Transports[modifier | modifier le code]

Ferroviaires[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Gare de Corte.

La gare de Corte, appartenant aux Chemins de fer de Corse permet des liaisons vers Ajaccio, Bastia et Calvi.

Aériens[modifier | modifier le code]

Corte ne dispose pas d'aéroport, hormis un aérodrome de tourisme. L'aéroport le plus proche est celui de Bastia-Poretta, situé à 52 km au nord-est de la ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés Cortenais (Curtinesi en corse).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de la citadelle.

« La piève de Talcini : [...] Talcini est le nom d'un pays, et non celui d'un village. C'est dans ce pays que se trouve Corte, que beaucoup de gens regardent comme la plus belle ville de la Corse. Située au centre de l'île, elle a une forteresse assez solide, bâtie dans la ville sur une hauteur, et, à quelque distance hors de la ville, un couvent de Frères Mineurs, dans un très beau site. »[1].

Corte fut au XVIIIe siècle, le centre politique de l'île. Elle a été l'ancienne capitale de la Corse, quand celle-ci était une République corse indépendante. Siège du Palazzu Naziunale sous Pascal Paoli, à l'époque déjà elle abritait une université, encore en activité aujourd'hui.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Giovanni della Grossa qui a puisé les renseignements historiques sur les premiers temps de la Corse, de chansons de geste ou romans, raconte qu'un chevalier troyen appelé Corso, fils du duc Neupor, lequel était lui-même fils de Caro de Troie, roi des Troyens, partagea l'île entière entre les quatre fils qu'il eut de Sica, et son neveu ; il fit de son fils aîné Aiazzo roi d'Ajaccio et de l'île entière. « Aiazzo régna quatorze ans et eut pour successeur son fils Corto  ; celui-ci bâtit au milieu de l'île, en lui donnant son nom, la ville de Corte, afin de pouvoir surveiller de plus près les seigneurs particuliers et maintenir son autorité sur eux. »

Pendant la paix qui suivit la Deuxième Guerre punique, la République romaine et celle de Carthage qui étaient dans toute leur gloire, prétendaient toutes deux à la possession de la Corse. Quatre cents cavaliers et six cents fantassins de chaque côté, s'affrontèrent à Corte où se trouvait Brunoro le dernier roi de Corse, avec d'autres seigneurs et un grand nombre d'habitants de l'île. Marcus Vivolus se battit vaillamment et vainquit Corses et Carthaginois[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Corse fut possédée par les Romains jusqu'en l'an de grâce 600, d'abord sous la République, puis sous l'Empire et enfin sous l'autorité de l'Église[2]. C'est à cette époque qu'un disciples de Mahomet nommé Hali, passa en Corse, en compagnie de Lancia Incisa, homme d'une force prodigieuse, qui était espagnol de nation. Ces deux hommes, l'un avec la prédication, et l'autre avec les armes, firent tant qu'à la fin ils chassèrent les Romains, se rendirent maîtres de l'île, et la convertirent à la foi mahométane. Lancia Incisa se fit roi. Les Mores occupèrent la Corse pendant cent soixante-six ans sous cinq rois qui se succédèrent dans l'ordre suivant : Lanza Incisa, Musi, Ferrandino, Scalabro et enfin Hugolone qui vécut au temps de Charlemagne. Hugolone était à Corte lorsqu'il apprit que le comte Ugo Colonna avait débarqué à Aléria et s'en était rendu maître par la force des armes. Un combat sous forme de défi entre 3 jeunes Mores et 3 jeunes Romains tourna à l'avantage de ces derniers. Reserré dans Aléria, Ugo fit une sortie avec son armée rangée en bataille. Il vainquit Hugolone, lui tua plus de quatre cents hommes et le poursuivit jusqu'à Corte, où Hugolone s'enferma. Le comte Ugo établit son camp à Venaco, à l'endroit appelé la Pieve vecchia. Hugolone fini par quitter Corte qu'il laissa à Candabor, son neveu. Ugo assiégea la ville de Corte depuis le mois de juillet jusqu'au mois de février suivant. Durant l'hiver, il neigea beaucoup ; les assiégés sortirent afin de prendre des mouflons que la neige obligeait de descendre dans les parties basses. Ugo, voyant la ville presque sans habitants, fit partir tout à coup Bianco, son fils, qui entra à Corte et tua Candabor. Ugo s'empara ainsi de la ville, la mit à sac, chassa la garnison, ruina le château, et réduisit la population en servitude. Il construisit ensuite un palais à Venaco, à l'endroit appelé il Poggio, pour en faire sa résidence.

« Après une bataille, pendant laquelle Ugo Colonna a fait preuve de beaucoup malice par rapport aux combattants de Nugulone qui sont présentés comme courageux et sans vices, les armées “ Maures ” se réfugient à Corte qui résiste héroïquement à Ugo Colonna. De véritables sarrasins auraient sans doute pris la mer pour fuir ; ils n’auraient pas rejoint les montagnes ! Les Chevaliers prennent Corte, massacrent la population, rasent les maisons et entreprennent la construction du Palazzo de Poggio de Venaco »[3].

Ugo donna à Amondo Nasica qui l'avait accompagné sur l'île avec Guido Savelli, Avoglino (ou Giovellina) avec tout le bassin du Golo ; c'est cet Amondo qui a donné son nom aux Amondaschi. Truffetta de Covasina alla attaquer à Talcini les Amondaschi. Avec l'aide d'autres familles, il s'empara de Corte qu'il fortifia. Mais à la fin il ne put conserver de toutes ses conquêtes que la susdite terre de Corte qu'il donna à son neveu Aldobrando, lequel fut la souche des gentilshommes Cortinesi.

Au XIIIe siècle, la Castagniccia, les pièves de Venaco et de Talcini sont sous le contrôle des Cortinchi. Guglielmo Cortinco eut à combattre des familles de gentilshommes qui étaient devenues fortes et puissantes, dont celle de Tralonca à Talcini.

D'après les chroniqueurs, ces territoires ont été conquis sur les Amondaschi. Le réseau de fortifications Cuota - Riventosa - Tusani - Reio - Corte constitue une ligne nord-sud régulière qui coupe le territoire en son milieu. Chaque château est distant de l'autre de 2,5 à 3,5 km environ. En 1289 trois d'entre eux, Reio, Riventosa et Tusani, sont détruits en tout ou en partie par l'armée de Luchetto Doria, lequel avait été envoyé dans l'île avec le titre de vicaire général de la Commune et avec pour mission de soumettre les seigneurs insulaires[4].

  • 1325-1326 ? - Gênes intervient en Corse qui passe sous son autorité. Des gouverneurs sont envoyés sur l'île. Galeazzo di Campo-Fregoso possédait les forteresses de San-Firenzo, de Biguglia, de Bastia et de Corte.
  • 1359 - Le territoire compris entre Brandu et Aleria, Corti et la mer, qui s'est libéré du joug féodal, s'allie à la commune de Gênes.
  • 1418 - Les évêques et autres adversaires des Génois eurent à peine appris l'arrivée du comte Vincentello d'Istria qu'ils reprirent les armes et se retirèrent à Corte. De là, ils envoyèrent demander du secours au Comte ; les nouveaux événements leur avaient fait oublier leurs anciens griefs. Le Comte chargea Giovanni de continuer le siège de Cinarca, et se rendit à Corte. Dès qu'il fut arrivé, il fit construire le château qui est encore debout, et en confia la garde à Bonristoro de Carpaggiuolo, qui était de sa famille. Pendant que le Comte était à Corte, le Génois Piero Squarciafico passa de ce côté avec des forces considérables pour l'assiéger dans cette ville. Se reposant à Tralonca, il y fut attaqué par le Comte qui devint maître de tout l'En-Deçà-des-Monts.
  • 1420 - Vincentello poursuit le gouverneur en Balagne où il est battu. Il retourne à Corte qui est assiégé par le gouverneur.
  • 1426 - Un synode provincial se tient à Corte. Y participent tous les évêques de l'île, suffragants, vicaires, chanoines, piévans, enfin le clergé presque tout entier. De plus, par ordre du comte Vincentello, alors seigneur de la Corse, tous les seigneurs, les gentilshommes, les caporaux, et les autres principaux habitants de l'île y assistèrent de leur côté. Par ordre du pape, Vincentello était le protecteur du synode pour ce qui regardait les décisions.
  • 1436 - Paolo della Rocca est proclamé comte de Corse. À peine proclamé, Paolo passa d'abord à Corte qu'il occupa. Puis, se voyant tout d'un coup abandonné de ses partisans, Polo entra en accord avec ses adversaires ; il leur remit Corte pour deux cents écus et retourna dans sa seigneurie.
  • 1437 - Deux frères génois, Giovanni et Nicolò, fils du gouverneur Raffaello de Montalto, s'emparèrent de Bastia, de Biguglia et de Corte.
  • 1438 - Tommasino de Campofregoso, Doge de Gênes, envoya dans l'île comme gouverneur Janus, son neveu. À peine arrivé, Janus se fit donner, sans rencontrer de résistance, Bastia, Biguglia et Corte. Janus cherchait à se faire des amis puissants ; il s'était rapproché de Vincentello d'Istria, et afin de pouvoir compter davantage sur sa fidélité, il lui donna le château de Corte.
  • 1444 - Lorsque le commissaire Monaldo de Terrani se fut rendu maître du pays, il reçut la soumission de Vincentello et de Francesco d'Istria, qui lui livrèrent Corte.
  • 1445 - Après que les caporaux l'eurent reconnu pour leur seigneur et leur chef, Rinuccio de Leca franchit les Monts avec de nombreux partisans, arriva à Corte où il s'unit aux caporaux et occupa le château.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Après les guerres menées sur l'île par Giovan Paolo della Rocca (castello de Leca), Rinuccio de Leca (castello de cinarca) et Rinuccio della Rocca, la Corse semble se recueillir avant de recommencer avec l'appui des Français[Note 2], et plus tard sous la conduite de Sampiero[Note 3], cette lutte au bout de laquelle elle devait succomber encore une fois sanglante, épuisée.

  • 1511- Toute l'île passe sous le contrôle direct de Gênes.

Durant la première guerre, celle que les Français et les Corses firent aux Génois[modifier | modifier le code]

  • 1553 - Corte est prise par les Français. Monseigneur Paul de Thermes, lieutenant général du roi en Italie, fit marcher en même temps sur Corte, avec ses compagnies gasconnes, le capitaine Vallerone, auquel il adjoignit Sampiero de Bastelica au service du roi de France, François Ier ; il voulait s'emparer de ce château qu'il savait défendu par une garnison insuffisante et mal approvisionné, et soumettre le pays, afin de déjouer les projets que pourraient former les Commissaires génois. Sampiero et Vallerone prirent Corte sans coup férir ; « ils étaient encore à plusieurs milles de Corte, lorsque les Commissaires s'étant enfuis, on leur envoya les clefs du château »[5]. Mais peu de temps après, Thermes peu confiant et prudent, retira de Bonifacio la garnison italienne, et de Corte la garnison corse, et mit dans ces deux places des Gascons.
  • 1554 - Les Génois partent à la reconquête pour la possession et la souveraineté de la Corse. Toutes les places fortes du Deçà des Monts retombent aux mains des Génois, à l'exception du château de Corte que défendait une forte garnison de Gascons. Corte est reprise par les troupes génoises du prince D'Oria, comprenantOrazio Brancadoro avec cinq compagnies italiennes, le comte Girolamo di Sanguine de Naples, avec sept compagnies de bannis napolitains ainsi que quelques autres compagnies également italiennes en garnison à Calvi et à Brando. Le Génois Visconte Cicala, capitaine marin au service de l'empereur, fut choisi pour commander l'expédition. « Celui-ci, pour battre le château, fit prendre sur les galères deux demi-pièces qu'il débarqua sur la plage d'Ostricone et qu'il fit garder par deux compagnies. Il ordonna aux paysans des environs de mettre d'abord les chemins en bon état et de conduire peu à peu avec leurs bœufs ces deux canons du côté de Corte. »[5]. À leur arrivée, les canons sont positionnés au-dessous du château, dans le cimetière de l'église St-Marcel ; ils eurent à peine tiré quelques coups que le capitaine gascon qui commandait la garnison se laissa effrayer et se rendit
Après avoir occupé le château, Cicala l'approvisionna pour quatre mois, y laissa une garnison de quarante Italiens et pour commissaire le citoyen génois Pagano de' Ferrari. Accompagnés, les Gascons sortirent du château et purent partir sans qu'aucun mal ne leur soit fait. Agostino Spinola lieutenant général de l'île, envoya à Corte des hommes sur lesquels il pouvait compter. Ainsi partirent de Bastia le commissaire Polo Casanova et Brancadoro avec huit compagnies parmi lesquelles était celle de Giordano de Pino, et de Calvi, Alessandro Spolverino de Vérone, avec six compagnies, quatre italiennes et deux corses, celle d'Anton Paolo de St-Antonino et celle de Michel Agnolo de Calvi. C'était Brancadoro qui devait commander toutes ces forces[5].
Le 3 octobre, Francesco Sornacone de Bastelica, à la solde des Génois, qui était investi dans le château de Corte, et avait attendu de longs jours des secours, apprit qu'ils avaient été battus ; il se rendit. Thermes venait de reconquérir le château de Corte, il y mit une forte garnison, avec des provisions suffisantes, et en fortifia les points les plus faibles.
En novembre, Thermes envoya dans le Deçà des Monts un « Auditeur » nommé Giovan Batista Azzale, de la Romagne. Celui-ci rendit la justice aux populations jusqu'au mois de janvier suivant, tenant son tribunal une partie du temps à Corte, une autre à Tallone et enfin à Campoloro.
Le roi de France rappelle Thermes et y envoie Giordano Orsino qui pouvait reprendre les armes. Giordano Orsino, était un jeune officier qui avait été nominé par Thermes son lieutenant général et gouverneur de la forteresse de Saint-Florent. Il envoya à Corte un juge nommé Giovan Michele Pertuso de Raconisi, en Piémont, pour administrer la justice à toutes les populations.
  • 1556 - Avant son départ, Giordano Orsino voulut encore tenir à Corte une assemblée générale. L'assemblée renvoyée à plusieurs reprises, se réunit enfin vers le milieu de septembre. Presque tous les principaux de l'île y assistèrent, surtout ceux qui avaient fait la guerre au service des Français. Chaque pieve était représentée par deux procureurs. Deux procureurs sont élus au nom de l'île entière : Giacomo de la Casabianca et Leonardo de Corte.

Durant la seconde guerre, celle de Sampiero contre les Génois[modifier | modifier le code]

  • 1564 - Le 12 juin, Sampiero de Bastelica débarque dans le golfe de Valinco avec une petite troupe et marche sur Corte. Lorsqu'il arrive, Giovan Battista Spinola, voyant qu'il n'avait plus de secours à attendre, se rend à lui le deuxième jour après avoir obtenu la vie sauve. Sampiero, maître du château, y laissa une garnison de trente arquebusiers[6].
  • 1565 - le 18 août, Sampiero passa à Corte et confia la garde du château à Piero de Piè d'Albertino, et à Vincentello de Pastoreccia di Rostino, avec une compagnie de trente-deux hommes.
le 25 août Les Génois poursuivirent leur marche et arrivèrent le soir à Corte. Le lendemain, ils commencèrent à battre le château et continuèrent à le battre sans relâche jusqu'au troisième jour, à l'heure des vêpres. Après avoir ouvert une brèche, Stefano D'Oria commanda un assaut vigoureux. Cinquante Génois environ pénétrèrent dans le château, mais les assiégés les repoussèrent vaillamment à deux reprises. À la nuit, les assiégés, voyant qu'ils ne pouvaient se défendre, abandonnèrent le château et s'échappèrent en fuyant du côté de la rivière.
  • 1568 - Alfonso le fils aîné de Sampiero, auquel son père a laissé tout son pouvoir, fit restaurer en partie le fort de Corte et y mit comme garnison tous les Gascons qu'il avait avec lui.

Durant la grande révolte des Corses contre Gênes[modifier | modifier le code]

  • 1729 - 27 décembre, le lieutenant de la province de Corte se transporte dans le Bozio dont les habitants refusent de payer la taxe des deux seini, arguant que le contrat passé entre le Sénat de Gênes et les Corses avait été établi pour dix ans et n'avait pas été renouvelé. C'est le début de la grande révolte des Corses contre l'occupant Génois (1729-1769)[7].
  • 1730 - 21 février, Corte et Rogliano sont tombés aux mains des Corses.
Mars - Orezza, la Balagne, le Nebbio, le Capicorsu, Corti, Venaco, le Campulori (Cervioni), Verde, l'Alisgiani et une partie du Moriani font successivement leur soumission.
Décembre - Gropallo et Doria décident de renforcer la défense de Corte. Un détachement de 150 hommes, partis d'Ajaccio, est intercepté par les populations de Venaco, Rogna et Talcini (Corte, Omessa) ; les soldats sont désarmés et renvoyés à leur point de départ. Un petit détachement parti de Bastia réussit à s'introduire dans la citadelle qui sera assiégée par les habitants du Bozio, de Ghjuvellina, du Talcini et de Venaco. Le 16 Décembre, ultimatum à Domenico Doria, lieutenant de Corte.
  • 1731 - 4 février, ouverture de la consulte générale à Corte : gouvernement sous la direction des chefs militaires ; organisation définitive de l'armée de libération ; code de lois civiles et criminelles ; impôt de guerre de 20 sous par famille.
  • 1732 - 6 mai, le prince de Wurtemberg arrive à Corte. Le 6 mai, Luiggi Giafferi, de Talasani, et Andria Ceccaldi, de Vescovato, élus généraux de la Nation, et d'autres chefs se présentent, sous escorte, au général Schemttau, lequel les envoie à Corte où se trouve Wurtemberg. Le 9 mai, Giafferi, Ceccaldi, Aitelli et Carlu Francescu Raffalli sont présentés à Wurtemberg. Consignés dans la maison municipale de Corte et placés sous bonne garde, ils sont désormais les prisonniers du prince. Le 10 mai, tous les responsables allemands et génois sont à Corte. Le prince de Wurtemberg ouvre une conférence qui dure jusqu'à 4 heures du matin, et à laquelle assiste Mgr Camillo de Mari, évêque d'Aléria. Il y est établi que les Corses doivent déposer les armes, se soumettre à la République et donner des otages qui seront retenus dans les présides. La République offre l'amnistie générale et promet un règlement faisant droit aux revendications des Corses. L'Empereur accorde sa garantie.
Le 11 mai, la paix de Corte est conclue entre l'armée d'environ 15 000 hommes, commandés par le prince de Wurtemberg et le colonel Wachtendung, jointe aux troupes génoises de Camille Doria, et les généraux corses Ceccaldi et Giafferi. La paix de Corte ne pouvait être qu'une trêve, et les événements de 1729-1732 marquent en réalité le début de la grande insurrection du XVIIIe siècle[8]. Les Corses placèrent tout leur espoir dans l'appui de l'Espagne ; Louis Giafferi remplaça à Corte la bannière de Gênes par celle du roi d'Espagne.
Wachtendonck dirige les travaux de fortification à Corté.
  • 1733 - 15 novembre, Pippo, capitaine à Corte, quitte son cantonnement pour le Rustinu avec 50 soldats. La citadelle est bloquée pendant quelques jours par Gnaziu Arrighi, qui vient de sortir de prison, et G.G. Ambrosi.
  • 1734 - 11 et 12 janvier, à la consulte au couvent d'Orezza, il est décidé de poursuivre la lutte contre Gênes. Ghjacintu Paoli, assisté d'Ambrosi et Giovannoni, est placé à la tête de la nation. Paoli est chargé de s'emparer de Corte. En mars, les troupes génoises opèrent des mouvements concertés pour débloquer Corte ; attaquées de toute part, elles sont obligées de se replier ou de prendre la fuite.
Le 5 avril, le capitaine Cleter, commandant la citadelle de Corte, demande à capituler. Castineta lui accorde 8 jours. Le 12 avril il se rend.
Le 12 mai, nouvelle consulte à Corte. L. Giafferi est associé à Ghj. Paoli à la tête de la Nation. Il y est décidé d'offrir la Corse à Philippe V d'Espagne. Bartulumeu Seta, dit Bartolò, de Bastelica, est autorisé à lever un régiment corse pour le compte du roi d'Espagne.
Le 6 septembre, convocation d'une consulte à Corte. Du 19 au 21 septembre, consulte générale à Corte . On décide que l'on cherchera à connaître les intentions de la République. Aitelli est nommé auditeur général.
  • 1735 - En janvier, Giafferi et Paoli, élus généraux du peuple, convoquèrent à Corte une consulte générale où fut votée une véritable constitution, rédigée par l'avocat Sébastien Costa. La Corse y fut déclarée indépendante et à jamais séparée de la République le 30 janvier[8].
  • 1736 - Fin juin, Théodore de Neuhoff, nommé roi de Corse le 15 avril, se rend à Corte où il est reçu par Gaffori. Il forme son gouvernement : Ghjacintu Paoli, général, premier ministre et grand-trésorier ; Luiggi Giafferi, général et premier ministre, etc.
  • 1737 - 21 janvier, consulte à Corte. Les Corses jurent fidélité à Théodore et prennent des mesures pour continuer la lutte.
  • 1738 - 12 février, Antone Colonna, accompagné par 14 officiers allemands, débarque dans le golfe du Valinco. De là il passe à Corte où il se met à la tête de 800 Nationaux pour faire la guerre aux Génois suivant les ordres de Théodore.
  • 1739 - Mai, les pievi de Casinca, Ampugnani, et Campulori, ainsi que Corte et le Nebbio, fournissent au maréchal de Maillebois, des compagnies de volontaires corses.
Juin. Le 20, Maillebois qui va camper à Omessa, fait avancer le colonel de Lussan vers Corte. Le lendemain, la première colonne française pénètre dans la ville qui capitule. Le 24 juin, Maillebois pénètre dans Corte.
Le 19 juillet, Lucca Ornano arrive à Corte assurer Maillebois de son obéissance et lui apporter des armes restituées dans les pieve d'Ornano, Cavru, Cinarca, Mezzana et Istria. Le 26 juillet, Maillebois laisse Corte sous le commandement de Contades pour aller pacifier l'Au-Delà-des-Monts en compagnie de Lucca Ornano.
En novembre, Maillebois rejoint Corte où il présente leur lieutenant-colonel aux compagnies du Royal-Corse de Murati, Arrighi, Tavera, Carbuccia, Orticoni, Grimaldi et Saliceti, avant de regagner Bastia.
  • 1743 - 27 avril, les notables corses tiennent une réunion à Corte dont ils viennent de s'emparer, afin de rechercher tous les moyens pour établir une paix qui satisfasse les deux parties.
  • 1744 - 24 juin, consulte générale à Corte. Les populations réaffirment leur fidélité à Théodore.
4 septembre, arrive à Corte le Père Léonard, de Port-Maurice, des Mineurs réformés, envoyé par le gouvernement génois avec pour mission de ramener les Corses à l'obéissance. Peu après, il est victime d'une chute qui interrompt sa mission sur l'île.
  • 1745 - Septembre, Gaffori, qui vient de terminer sa tournée, pénètre dans Corte avec 400 hommes en armes avant leur dislocation. Ils sont reçus à coups de fusil par le commandant de la citadelle qui se croit attaqué. Avec l'intervention du podestà, l'incident n'aura pas de suites.
  • 1746 - 23 juin, le commandant de la citadelle de Corte, assiégé depuis longtemps par Gaffori, obtient 12 jours de trêve avant capitulation. Les honneurs de la guerre lui seront accordés. Le 7 juillet, Gaffori prend possession de la citadelle de Corte. Se tient une consulte des responsables qui déclarent la Corse indépendante sous la direction d'un gouvernement national : Venturini, président, Rivarola, Gaffori et Matra, protecteurs, assistés d'un Conseil suprême de 12 membres.
  • 1749 - 8 janvier, Le marquis de Cursay, colonel du régiment de Tournaisis, quitte Bastia pour Corte. Les 14 et 15 janvier, consulte générale sous la présidence du marquis de Cursay assisté de Gaffori, Giuliani et L. Ornano. Les Corses acceptent avec enthousiasme le bon vouloir du roi de France et de son représentant dans l'île. La citadelle de Corte est confiée aux Français. Des troupes françaises stationneront à San Fiurenzu, Corte, Casinca et Campulori. Le 20 janvier, Cursay quitte Corte pour Ajaccio et une inspection du Delà.
  • 1753 - 6 février, les Français évacuent Corte, protégés par un détachement corse sous les ordres d'Anton Francescu Gaffori, frère du général.
  • 1755 - 16 au 18 novembre, consulte générale à Corte. La Corse se donne une constitution basée sur la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs. Le pouvoir législatif reste confié aux consultes. L'exécutif est assuré par un Conseil d'État présidé par le Général et subdivisé en trois sections : politique, économique et militaire. Le pouvoir judiciaire est donné, suivant l'importance des délits, à des tribunaux situés au niveau de la paroisse, de la pieve, de la province ou de la Nation (Rota civile et Conseil d'Etat).
  • 1758 - L'imprimerie de Corte donne la Giustificazione della Rivoluzione di Corsica, plaidoyer historique plein d'éloquence.
  • 1760 - 20 et 22 mai, lors d'une consulte à Corte, le gouvernement national déclare la guerre maritime à la République. Désormais, des bateaux battant pavillon à tête de Maure et soumis aux règlements internationaux seront arrimés en course contre les Génois. Un service de santé est institué. Les affaires diocésaines sont désormais du ressort du Visiteur.
  • 1761 - 24 mai, manifeste de la Nation faisant connaître les conclusions de la consulte commencée le 11 mai, interrompue puis reprise :... Corte devient le siège du gouvernement.
  • 1762 - Avril, les prisonniers politiques détenus dans la citadelle de Corti se révoltent, s'emparent des armes, et obtiennent le libre passage pour renter chez eux.
Avril-mai, Antone Matra, dit Antonucciu, soulève la vallée du Tavignano et s'installe à Pedicorti d'où il prépare l'attaque de Corte.
23 au 25 mai, Consulte générale à Corti ; ... création d'une Junte de guerre chargée de châtier les ennemis de la Patrie ; ... en prévision d'un prochain traité en Europe établissant la paix, des pleins pouvoirs sont donnés à Paoli pour régler toute affaire diplomatique qui n'envisagerait pas le retour de la Corse sous la domination génoise ; exemption de taxes pour les héritiers des morts pour la Patrie ; ... autorisation aux patrons de barques bastiais de commercer dans les ports de la Nation.
24 au 26 novembre, consulte générale à Corte : on décide la levée de deux régiments de 300 hommes chacun ; Paoli qui désignera colonels Ghjambattista Buttafoco, dit Tittu, du Viscuvatu, et Dumenicu Baldassari, capitaine au Royal-Corse ;.. la Junte est confirmée dans ses fonctions pour un nouveau semestre ; - on crée un emploi de sous-intendant des Finances par pieve ; ... le pouvoir des podestà, en matière judiciaire, est étendu ; ... on exécutera la frappe de la monnaie nationale et celle-ci sera seule acceptée pour le paiement des taxes et impôts.
  • 1763 - Le père Guelfucci[Note 4] s'installe à Corte et devient le conseiller de Paoli.
26 au 29 décembre, consulte générale à Corte. Les députés confirment les décisions prises par Paoli et, en particulier, l'institution de la Rota civile. Ils parachèvent l'organisation de la Nation et décident la création d'une Université.
  • 1764 - 25 novembre, édit du Général et du Conseil d'État portant érection d'une université à Corte. Les professeurs sont : le père Francescu Antone Mariani de Corbara (recteur) : droit civil, droit canon, éthique ; le père Bonfigliu Guelfucci de Belgudè : théologie et histoire de l'Église ; le père Anghjulu Stefani de Venaco : morale ; le père Leonardu Grimaldi du Campoloro : philosophie et mathématique ; le père Ghjuvan Battista Ferdinandi de Brando : rhétorique.
  • 1765 - Le 3 janvier l'Université de Corte est inaugurée.
  • 1767 - En octobre, La zecca est transférée de Murato à Corte. l'Hôtel des Monnaies avait été installée la première fois à l'Ornetu di Tavagna, puis transférés au couvent de Tavagna avant d'être transféré à Murato, d'où avaient été émises les premières monnaies.

La Corse française[modifier | modifier le code]

  • 1768 - Le 15 mai est signé le Traité de Versailles signé par Choiseul et Agostini Paolo Domenico Sorba, plénipotentiaire, au nom de la République : la République cède provisoirement, à la France, ses droits sur la Corse ; elle se réserve d'en réclamer la restitution le jour où elle sera en état de solder les dépenses occasionnées par l'expédition française ; le Roi garantie les possessions continentales de la République et s'engage à lui restituer Capraia ; en un article séparé et secret, le Roi offre une somme de 200 000 livres pendant 10 ans.
  • 1769 - De Vaux est nommé commandant en chef des troupes françaises en Corse. Débarqué le 9 avril à Saint-Florent, il pénètre dans Corte le 22 mai.

Durant la Révolution française[modifier | modifier le code]

  • 1789 - Fin avril-début mai, les onze juridictions royales de l'île : Aiacciu, Aleria, Bastia, Bonifaziu, Calvi et Balagna, Capicorsu, Corti, A Porta d’Ampugnani, Nebbiu, Sartè et Vicu, tiennent des assemblées pour rédiger les cahiers de doléances et élire leurs représentants à l’assemblée générale de l’île.
le 5 juin, Francescu Gaffori, de Corte, fils de Ghjuvan Petru Gaffori, chef de la nation corse assassiné en 1753, est suppléant du député élu par la noblesse de Corse, le comte Matteu Buttafocu, du Viescovato, maréchal des camps des armées du roi.
18 août à Corte, une assemblée révolutionnaire décide de changer tous les officiers municipaux.
  • 1790 - Le 26 février, un décret de l’Assemblée nationale fixe le nom, l’étendue, les limites et les districts des 83 départements. Corte devient l'un des neuf districts du département de la Corse. Le district est partagé en cantons (avant on disait pievi), le canton en communes.
18 mai, double élection des officiers municipaux à Corté où s’affrontent Gafforistes et Paolistes.
Le 14 juillet, éclate une émeute à Corte, des morts et des blessés, une maison incendiée, sans que les autorités (Bartulumeu Arrighi, l'un des deux maires, et Francescu Gaffori, commandant du régiment provincial) n'interviennent. Le 17, le Comité supérieur décide du principe d’une marche générale sur Corte. Mais l’envoi de la troupe dans un premier temps envisagé, sera annulé, la population de Corte ayant envoyé une députation à Paoli lui déclarant vouloir se soumettre aux lois et à la Constitution.
Le 26 juillet, le Comité supérieur assigne Francescu Gaffori à résidence dans sa maison.
Le 21 août, Corte devient le siège d'un tribunal de district du département par décret de la Constituante.
  • 1791 - Le 14 juin à Corte, session extraordinaire du Conseil général d’administration du département qui décide que le siège du Directoire du département est provisoirement transféré à Corte, Bastia perdant ses prérogatives de capitale.
Le 18 juin, la séance de la Constituante est consacrée aux affaires de Corse, L’Assemblée approuve les décisions du Conseil général du département et décrète notamment que le Directoire du département et l’évêché restent provisoirement à Corte.
Le 28 juin, l’Assemblée nationale confirme la décision du Directoire du département concernant le transfert du gouvernement de l’île à Corte et fixe le siège provisoire de l’évêché à Ajaccio.
Du 13 au 30 novembre à Corte, deuxième assemblée électorale depuis la Révolution française. Pascal Paoli est élu président. Du 17 au 22, sont élus les députés pour représenter la Corse à l’Assemblée législative. Parmi eux, Don Petru Ghjuvan Tumasgiu Boerio, de Corte. Le 29, en vertu du décret de la Constitution du 18 juin, l’assemblée fixe le chef-lieu du département à Corte et le siège de l’évêché à Ajaccio.
  • 1792 - Fin janvier ou début février, Constantin-François de Chassebœuf, comte de Volney, arrive en Corse comme directeur général du commerce et de l’agriculture de l’île. Il rencontre à Corte le lieutenant Bonaparte et se rend à Ajaccio avec lui.
Le 15 mars, Paoli au comte Petru Paulu Colonna Cesari Rocca, de Quenza, député nommé colonel de la gendarmerie en Corse le 8 décembre 1791[Note 5] : « Saliceti désire ma présence à Corte pour que, dit-il, le Directoire soit plus uni et efficace. Si l’on désire mon avis, je peux aussi bien le faire connaître par écrit ».
Ghjiseppu Bonaparte, frère de Napoléon Bonaparte, siège au Directoire du département à Corte.
Le 7 juin, Pasquale Paoli abandonne sa retraite de Monticello pour se rendre à Corte et se mettre à la tête de l’administration du département. Courant novembre, Pasquale Paoli est immobilisé à Corte par une crise de sciatique et de cystite.
Du 12 au 23 novembre, se tient une troisième assemblée électorale au cours de laquelle Pasquale Paoli est élu président à l’unanimité ; mais malade, il ne prend aucune part aux délibérations. Saliceti, élu vice-président, le remplace.
  • 1792 - Le 19 septembre, le Conseil exécutif de l’Assemblée nationale ordonne une expédition en Sardaigne à partir de la Corse (le 16, il avait décidé une attaque générale des possessions du roi de Sardaigne). Pasquale Paoli sera chargé de l’opération et Mariu Peraldi envoyé en Corse pour la préparer.
Début novembre, le contre-amiral Truguet qui avec le général Anselme, avaient le commandement de l'opération, écrit à Paoli pour lui demander de rassembler à Ajaccio les troupes que le Corse peut fournir pour l’expédition de Sardaigne. À aucun moment, Paoli, qui avait pourtant le commandement militaire de l’île, n’avait été consulté.
Le 21 septembre, en première séance publique, la Convention nationale décrète que la royauté est abolie en France, laissant place à la République française.
  • 1793 - Le 2 janvier, Paoli, qui vient de confier à Colonna Cesari l’attaque de diversion à l’île de la Maddalena, au nord de la Sardaigne, demande au ministre de la guerre qu’il lui soit donné le grade de maréchal de camp.
Le 14 février, Truguet débarque le corps expéditionnaire pour prendre la ville de Cagliari. C’est un échec ; les troupes rembarquent.
Le 18 avril, des manifestations non violentes ont lieu à Corte, où la cocarde nationale est arrachée, contre le décret de l’Assemblée du 2 avril accusant Pascal Paoli de traîtrise, et la dissolution du régiment suisse à la solde de la France dont il dispose « pour exercer son despotisme ».
Le 27 avril, dans une lettre adressée à ses collègues parisiens, Saliceti écrivait : « C’est à la prière de Paoli, que le rassemblement de Corti s’est dissout ; c’est d’après son opposition que quelques paysans ont cessé de forcer les citoyens à quitter la cocarde nationale ».
En mai, des hommes sont envoyés de Corte pour arrêter les Bonaparte, dont la maison est saccagée. Avertis, ils avaient réussi à leur échapper.
Du 26 au 29 mai à Corte, se tient une consulte sous la présidence provisoire du doyen d’âge Anton Francescu Grimaldi, avant que cette présidence soit donnée à Paoli. La Consulte vote sa confiance à Paoli qui exprime ses sentiments de fidélité à la République française. les Bonaparte sont déclarés traîtres à la patrie. La résistance armée est organisée.
Le 11 août, la Convention décide que les départements de l’île de Corse s’appelleront Golo (chef-lieu : Bastia, districts : Bastia, Calvi et Corte) et Liamone (chef-lieu : Aiacciu, districts : Aiacciu, Vicu et Sartè).
Le 25 août depuis Corte, Paoli écrit au vice-amiral lord Samuel Hood, commandant de la flotte britannique en Méditerranée pour demander la protection de Sa Majesté britannique pour assurer « l’existence politique » des Corses et donc l’intervention de la flotte.
  • 1794 - Le 3 janvier à Corte, proclamation du Conseil général pour demander au peuple corse, au nom de ses ancêtres, de défendre sa liberté et sa religion contre un pouvoir sanguinaire et tyrannique.
Le 7 janvier ont lieu à Corte les obsèques de Clemente Paoli, frère de Pascal Paoli, qui avait été élu président permanent du Comité supérieur, chargé notamment de veiller à l’exécution des décrets de l’Assemblée nationale.
Du 10 au 21 juin à Corte, consulte générale du peuple corse. Le 14 juin, Paoli est élu président. « Il demande de se prononcer sur une rupture possible avec la France, déjà confirmée par les faits, et, dans ce cas, de passer sous la protection de la Grande-Bretagne avec une constitution qui assurera la liberté au peuple. - Le 15, l’assemblée approuve l’action de Paoli depuis la consulte de mai 93 et vote le décret qui sépare la Corse de la France. - Le 19, l’assemblée vote une Constitution qui fait de la Corse une nation indépendante sous la protection de l’Angleterre... - Antoine Dominique Monti in La Révolution française et la Corse ((22 mars 1789-21 juin 1794) - Chronologie ADECEC Cervioni 1989. »

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation italienne, les premiers membres de la mission secrète Pearl Harbour (Toussaint et Pierre Griffi, Laurent Preziosi et Roger de Saule) sont venus coordonner le 2e réseau de résistance de la région après avoir créé le premier dans la région de Piana/Cargèse. Ils débarquèrent clandestinement du sous-marin Casabianca dans la baie de Topiti le 14 décembre 1942.

La maison de la famille Letchi, située au 10 rue des 2 Villas, abrita un poste émetteur à la même époque et contribua à l'organisation des réseaux de résistance. Une plaque posée sur la façade rappelle ce lieu.

Rouverte en 1981, l'Université de Corse Pascal-Paoli accueillait en 2007 4 900 étudiants, ce qui en fait la plus petite ville de France ayant le siège d'une université. Des administrations régionales sont également implantées dans la ville, qui bénéficie outre son passé historique d'une position centrale au sein de l'île.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Antoine Sindali DVD conseiller à l'Assemblée de Corse
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 098 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 6],[Note 7].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 092 3 073 2 735 3 282 3 587 3 505 4 599 4 719 4 676
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
5 754 6 094 5 426 5 018 5 136 5 002 5 029 5 000 5 425
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 188 5 211 5 094 5 267 5 396 6 014 5 310 5 033 5 066
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
4 948 5 230 5 177 5 693 6 329 6 735 6 747 7 098 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Corte avec plus de 7 000 habitants, est la ville corse la plus peuplée de l'intérieur.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Corte est le siège de l'Université de Corse Pascal-Paoli qui enseigne le droit, l'économie, la gestion, les lettres, les sciences humaines, les sciences et techniques, la formation continue. Elle a aussi une école d'ingénieurs Paoli Tech et est également le siège du Fonds régional d'art contemporain de la région corse.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Corte a été le siège de la maintenance des confréries de pénitents du 18 au 20 mai 2007 (500 confrères présents). Une grande procession a eu lieu dans la ville depuis l'église de l'Annonciation.

Corte est la ville où se trouve U museu di a Corsica (musée de la Corse), sous la citadelle.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Corte est une ville très sportive, elle possède plusieurs clubs à l'échelon national.

  • En football, l'USCC est en 2008 en CFA2 et cela depuis deux années, le club compte un match contre Rennes en 32e de finales de la coupe de France en 2005/2006.
  • En handball, le HB Corte s'est maintenu en National 2 lors de la saison 2006/2007.
  • En volley, les filles de l'Inter cortenais sont parvenues à monter en National 3 pour la seconde fois de l'histoire du club.
  • L'équipe de football de l'université a réussi plusieurs exploits au championnat universitaire les années précédentes.
  • Une nouvelle équipe de rugby universitaire a vu le jour en 2007.
  • Passage de la 2e étape du Tour de France 2013

Médias[modifier | modifier le code]

Films tournés à Corte :

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Citadelle de Corte[modifier | modifier le code]

La citadelle de Corte peut se voir d'un promontoire appelé belvédère.

Palazzu Naziunale[modifier | modifier le code]

Le Palazzu Naziunale est le siège des institutions de l'éphémère état corse de 1755 à 1768. Ce bâtiment chargé de symboles (s'y réunissait le gouvernement), trône au cœur de la citadelle de Corte.

Maison natale de Joseph Bonaparte[modifier | modifier le code]

Maison où naquit Joseph Bonaparte en 1768.

La maison natale de Joseph Bonaparte se situe au 1, place du Poilu à Corte. Une plaque apposée au-dessus de la porte d'entrée commémore cet événement.

Statue de Pascal Paoli[modifier | modifier le code]

L'œuvre se situe sur la place Paoli, en haut du cours éponyme, l'artère principale.

Place Gaffori[modifier | modifier le code]

Place Gaffori, avec la statue du général devant sa maison.

La place Gaffori et sa statue se trouve dans la vieille ville, au pied des remparts.

Fontaine de la rampe Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

Fontaine au pied de la rampe montant à la Chapelle Sainte-Croix.

Cette fontaine se situe en bas de la rampe menant à la Chapelle Sainte-Croix, depuis le cours Paoli.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville.
  • Le square à la mémoire de Pierre Griffi, héros de la Résistance.
  • Le hameau du Tavignano, près de la gendarmerie.

Église de l'Annonciation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église de l'Annonciation de Corte.

L'église de l'Annonciation de Corte, située dans la vieille ville, est datée des XVe siècle-XVIIe siècle. Elle a été construite en 1459 par Monseigneur Ambroise Arrighi d'Omessa, évêque d'Aléria. Elle est connue pour y être conservée un morceau d'étoffe de l'une des robes du Bienheureux Jean-Paul II, offert le 1er mai 2011 par un paroissien qui conservait une relique de l'ancien pape.

L'édifice est inscrit Monument historique[11].

Église San Giovanni Battista[modifier | modifier le code]

L’église San Giovanni Battista, de fondation très ancienne, était l’église-mère de la pieve de Venaco. Il n'est subsiste que des vestiges. Le site est situé au sud-est de la ville, sur le parcours sportif aménagé.

Tout comme à Santa Maria di Riscamone où un baptistère distinct est présent près de l'église, a-t-elle été édifiée au Ve siècle sur le site d'une ville romaine, l’antique Venicium, comme le pensent certains ?

Giovanni della Grossa rapporte que le Comte Ugo Colonna, venu en Corse pour chasser les Maures de l'île au IXe siècle, avait établi son camp à Venaco, à l’endroit appelé Pieve vecchia, puis construit un palais à l’endroit appelé Poggio pour en faire sa résidence (le palazzo), à une centaine de mètres à l’ouest de l’église.

Depuis longtemps, le monument est réduit à sa seule abside ; les campagnes de fouilles de 1956-1958 ont permis de mettre au jour la base des murs, le sol primitif et de vérifier que le plan de l’église était à trois nefs séparées par deux rangées de piliers carrés. Les restes d’archaïques dispositions liturgiques sont visibles dans la nef centrale : derrière le chancel, ce sont les premières marches de l’ambon, une petite chaire à prêcher du type de celles qu’on pouvait trouver dans les basiliques paléochrétiennes. C’est le décor de l’abside qui permet, par analogie avec le décor des églises lombardes du nord de l’Italie, de dater approximativement cette église préromane du IXe siècle ou du IXe siècle[12].

Quant au baptistère, il est mieux conservé que l’église.

Église Santa Mariona di Talcini[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pieve Santa Mariona di Talcini.

L'église Santa Mariona, construite au XIe siècle, était l'église-mère de la piève de Talcini. Située au nord de la ville, isolée sur le flanc méridional de la Serra Avena, elle est en état de ruines.

Chapelle Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

La chapelle se situe en haut des escaliers partant du cours Paoli, depuis la fontaine de la rampe Sainte-Croix.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Pasquale Paoli à Corte, fondateur de la République corse en 1755.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Corte

Écartelé : au premier et au quatrième d’azur à une fleur de lys d’or, au deuxième et au troisième de gueules à une étoile d’argent, une croix du même brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse Tome I, Tome II et Tome III, Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse – Imprimerie et Librairie Veuve Eugène Ollagnier - Bastia, 1888, 1889, 1890.
  • Colonna de Cesari Rocca et Louis Villat, Histoire de Corse, Paris, Ancienne Librairie Furne - Boivin & Cie, Éditeurs,‎ 1916, 279 p.
  • Antoine Dominique Monti in La Grande révolte des Corse contre Gênes 1729-1769 - Chronologie ADECEC Cervioni 1979.
  • Antoine Dominique Monti in La Révolution française et la Corse ((22 mars 1789-21 juin 1794) - Chronologie ADECEC Cervioni 1989.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Se prononce "Corté" en français.
  2. La Chronique de Marc' Antonio Ceccaldi va de l'an 1525 à l'an 1559
  3. La Chronique d'Anton Pietro Filippini va de 1559 à 1594
  4. Guelfucci est l'auteur de Memorie per servire alla storia delle rivoluzioni di Corsica rédigées en 1783.
  5. Le comte Petru Paulu Colonna Cesari Rocca, de Quenza, colonel de la gendarmerie en Corse, est mis à la retraite le 14 avril 1792
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mgr Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse Tome I p.36
  2. a et b Giovanni della Grossa in ''Histoire de la Corse, Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Tome I, p. 105
  3. Accademia Corsa di Nizza in Essai sur l'Histoire de la Corse au temps des Sarrasins
  4. Daniel Istria : Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle, Éditions Alain Piazzola, Ajaccio 2005
  5. a, b et c Marc' Antonio Ceccaldi in ''Histoire de la Corse, Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Tome II, p. 49-50
  6. Anton Pietro Filippini in ''Histoire de la Corse, Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Tome II, p. 174
  7. Antoine Dominique Monti in La Grande révolte des Corse contre Gênes 1729-1769 - Chronologie ADECEC Cervioni 1979
  8. a et b Colonna de Cesari Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse - Ancienne Librairie Furne - Boivin & Cie, Éditeurs - Paris 1916
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. « Notice no PA00099193 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Laurent Chabot in Monuments de Corse, Edisud 2003
  13. À Ajaccio selon « Arrighi (Hyacinthe) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].
  14. Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti ADECEC