Claude Érignac

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Claude Érignac, né le à Mende[1] et assassiné le à Ajaccio, est un haut fonctionnaire français. Reconnu par le monde politique dans lequel il était très présent, Claude Érignac était un homme de dialogue et de négociation.

Il était préfet de Corse lorsqu'il fut assassiné par des indépendantistes corses. Les auteurs de l'assassinat ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ; un autre indépendantiste corse, Yvan Colonna, jugé postérieurement au reste du groupe, a été condamné en appel à la même peine le [2] mais nie sa participation à l'attentat. Yvan Colonna, qui a toujours nié être impliqué, a été jugé une troisième fois début , après cassation de son procès en . C’est pour n’avoir pas répondu aux conclusions de la défense concernant l’audition d’un expert en balistique que sa condamnation en appel avait été annulée.

Le le pourvoi en cassation d'Yvan Colonna est rejeté, rendant sa condamnation à perpétuité définitive. Le , Yvan Colonna a toutefois saisi la Cour européenne des droits de l'homme, estimant qu'il n'a pas eu droit à un procès équitable[3].

Article détaillé : Assassinat de Claude Érignac.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Frère de Robert Érignac, président de l’association Routes François Ier, basée à Paris, afin de faire la promotion des monuments qui ont des liens avec François Ier en France.
  • Époux de Dominique Érignac, née Marchand, fille de André Marchand et Berthe Requillart, chevalier de la Légion d'honneur[4].

Études et diplômes[modifier | modifier le code]

Carrière et fonctions[modifier | modifier le code]

Association Claude-Érignac[modifier | modifier le code]

L’association Claude-Érignac a été créée par son épouse, ses enfants et des proches après sa disparition tragique le 6 février 1998 à Ajaccio. Les statuts ont été déposés au Journal officiel le .

L’objet de l’association est de perpétuer sa mémoire et de faire vivre les valeurs républicaines. Valeurs qui furent siennes, tout au long de ces décennies entièrement consacrées au service de l’État et de la société. Valeurs qui sont selon l'association : courage, fermeté quant au respect de la loi, tolérance et respect de l’autre, solidarité et humanisme.

Elle regroupe, autour du souvenir du préfet assassiné, des amis, des collaborateurs et des proches. Elle compte parmi ses membres des anciens ministres, des hauts fonctionnaires, des journalistes ou des sportifs de haut niveau. De nombreux anonymes, touchés par l’assassinat de Claude Érignac, et sensibles à l’action entreprise, ont également rejoint l’association depuis sa création.

L’association Claude-Érignac réunit aujourd’hui près de 450 membres, personnes physiques et morales. Sa présidence est assurée depuis sa création par Antoine Rufenacht, maire du Havre et ami de Claude Érignac.

Le prix Claude-Érignac récompense une personne morale ou physique s'étant illustrée par une action dévouée au service de la collectivité ou de l'intérêt général. Il est doté d'une récompense de 8 000 €.

Place du 16e arrondissement de Paris inaugurée en 2004 en hommage au préfet Claude Érignac

Hommages[modifier | modifier le code]

À Paris, la place du Préfet-Claude-Érignac est inaugurée en 2004 dans le 16e arrondissement. Une rue porte son nom à Nancy, devant la préfecture de Meurthe-et-Moselle, département dont il a été préfet. Elle a été inaugurée en 1999, lors des cérémonies du 14 juillet[5]. A AUCH la place devant la préfecture dont il a été Commissaire de la République de 1984 à 1986 porte son nom.

Au ministère de l’Intérieur, place Beauvau dans le 8e arrondissement de Paris, un salon porte son nom en son hommage, ainsi que la 54e promotion de commissaires de police issus de l’École nationale supérieure de la police, entrée en fonction en 2004.

À Sciences Po, un amphithéâtre au 13, rue de l’Université porte son nom en son hommage.

À la préfecture du Cantal, à Aurillac, une salle de réunion porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Parcours », Association Claude Érignac.
  2. Bastien Hugues, « Yvan Colonna condamné à la prison à perpétuité », Le Figaro, 17 mars 2009.
  3. Colonna saisit la Cour européenne des droits de l'Homme, sur le site tempsreel.nouvelobs.com
  4. Décret du 11 juillet 2008 portant promotion et nomination, JORF no 163 du 13 juillet 2008, p. 11280, texte no 4, NOR PREX0813584D, sur Légifrance.
  5. Magali Serre, « Baptême de la rue Claude Erignac », 19/20, 14 juillet 1999, reproduit sur le site de l'INA.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]