Mytiliculture
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La mytiliculture désigne l'élevage des mollusques appelés moules.
Sommaire |
[modifier] Méthodes d'élevage
Trois méthodes d'élevage sont pratiquées sur les côtes européennes :
- par épandage,
- sur bouchots,
- suspendu sur « tables d'élevage » en Méditerranée.
[modifier] Mytiliculture et environnement
La mytiliculture entretient diverses relations à l'environnement :
- les moules nécessitent une eau d'une qualité suffisante, surtout pour être commercialisées (qualités organoleptiques, chimiques, biologiques, teneur en plancton et nutriments vitaux, faible teneur en polluants, etc.) ; Certaines espèces peuvent parasiter ou consommer des moules. Les myticulteurs cherchent à s'en prémunir.
- Inversement, les élevages de moules peuvent avoir des conséquences sur l'environnement ; positives via la filtration de l'eau, mais localement parfois négatives par l'occupation ou l'artificialisation d'habitats qui ne sont plus disponibles pour d'autres espèces, et surtout via une augmentation de la teneur de l'eau en certaines particules (dont excréments (feces, pseudofeces des moules) qui par le phénomène de « biodéposition » modifient l'environnement local.
Une étude récente a montré que la nature et la quantité de la biodéposition variait fortement selon les saisons et le courant ou le coefficient de marée, par contre la biodéposition sur le milieu sestonique parait toujours circonscrite à une zone de superficie restreinte ; Si à 100 mètres des filières d'élevages de moules, les concentrations sestoniques sont « similaires à celles observées sous les filières », à 400 mètres elles sont devenues très faibles par rapport à celles mesurées dans la zone des 100 mètres autour des filières[1].
[modifier] Espèces
Deux espèces sont exploitées :
- Mytilus edulis : sur les côtes bretonnes et dans tout le nord de l'Europe,
- Mytilus galloprovincialis : côtes méditerranéennes, espagnoles, portugaises et atlantiques.
Des croisements naturels ont lieu sur les côtes françaises, phénomène connu sous le nom d'introgression.
[modifier] Production
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Production en tonnes (chiffres 2003) |
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| Chine | 683 237 | 43,0 % | 1er | ||
| Espagne | 248 827 | 15,6 % | 2e | ||
| Italie | 100 000 | 6,3 % | 3e | ||
| France | 68 000 | 4,3 % | 6e | ||
| Autres pays | 489 400 | 30,8 % | — | ||
| Total | 1 589 464 | 100 % | — | ||
Avec une production de 68 000 tonnes par an, la France se place au 6e rang mondial et en 3e position en Europe. La consommation française (100 000 tonnes par an) est en partie assurée par des importations des Pays-Bas, d'Irlande et d'Espagne[2].
[modifier] Voir aussi
Musée : Maison de la Mytiliculture à Esnandes (17)
[modifier] Références
- ↑ La biodéposition des moules, Mytilus edulis, du Pertuis Breton : influence du cycle de marée et impact spatial, par Elodie Kerambrun pour le centre de Recherche sur les Ecosystèmes Littoraux Anthropisés (CRELA/CNRS UMR6217)
- ↑ Solène Le Roux, « La conchyliculture défend sa légitimité », dans Les Échos, supplément au numéro 19 561 du 14 décembre 2005.

