Crime organisé corse

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Mafia corse ou milieu corse
Image illustrative de l'article Crime organisé corse
Photographie satellite de la Corse

Date de fondation dès la fin du XIXe siècle
Lieu Corse
Territoire Drapeau de la France France, BlankMap-Africa.svg Afrique, Amérique latine, Caraïbes
Ethnies présentes Corse (française)
Nombre de membres plusieurs milliers de personnes, une centaine de noyaux durs.
Activités criminelles
Alliés Cosa Nostra, Camorra, 'Ndrangheta[réf. nécessaire]

Le milieu corse (ou parfois appelé mafia corse) désigne les structures de criminalité organisée d'origine corse. À partir de la Corse, elle s'étend à Marseille et en région PACA, en Afrique, aux Antilles et en Amérique du Sud. Depuis les années 1960, les autorités américaines désignent la mafia corse sous la dénomination d'Union corse. En avril 2014, depuis près de trente ans, avec 371 personnes assassinées, le taux de meurtre par habitant en Corse est devenu plus élevé qu'en Sicile (région pourtant berceau de la mafia) et le plus élevé d'Europe[1]. C'est aussi la région de France où le plus de représentants de l'État (maires, préfets…) ont été victimes d’assassinat, 11 au total.

Historique[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XIXe siècle, un milieu corse organisé existe à Marseille. Il naît à cause des vagues d'immigration corse déclenchées par les crises agricoles de la fin du XIXe siècle. Leur domaine de prédilection est le proxénétisme. Après Marseille, les voyous corses s'installent à Paris, précisément à Montmartre qui deviendra Pigalle jusque dans les années 1970[1]. En 1914 durant le procès de son épouse, Joseph Caillaux est entouré d'une garde corse composée de mauvais garçons de la capitale d'origine insulaire recrutés par le député Pascal Ceccaldi.

À partir des années 1920, les Corses dominent le banditisme organisé en France : les journalistes et certains romanciers comme Simenon parlent alors de « bande des Corses », mais il n'y a pas d'unité, simplement une communauté floue avec des groupes souvent antagonistes mais reliés par l'origine familiale ou villageoise, le parcours criminel ou l'activité. Jusqu'à nos jours l'emploi de langue corse comme langage secret mais aussi comme symbole d'apparente unité doit être noté[2].

Développement[modifier | modifier le code]

Etienne Poggiale peut être considéré comme une des premières figures notoires de ce milieu particulier. À Paris, Joseph Marini dans les années 1930, puis après-guerre Pierre Cucari vivent de la protection tarifée des cabarets et autres bars de nuit de la butte Montmartre.

À Marseille, Paul Carbone, corse, et François Spirito, italien, dominent le crime organisé local. Mais, durant la guerre, leurs collaboration respective avec l'ennemi allemand les excluent à terme des affaires marseillaises.

De 1945 à 1965, les frères Guérini, Antoine et Barthélemy, dit Mémé, reprirent le flambeau sur le quartier de l'Opéra, « le plus beau parc de bars à hôtesses et d'hôtels de passe de la ville ». Par ailleurs, ils jouent les agents électoraux pour les socialistes marseillais. D'abord dans la 5e circonscription, puis à l'échelle municipale, lorsque les socialistes remportent la mairie en 1935, puis en 1945 avec Gaston Defferre. Dès lors, les Guérini exploitent avec d'autres caïds corses les réseaux d'influence nés de la Résistance et consolidés à la Libération. En parallèle, ils donnent quelques coups de main au SAC, milice gaulliste[1], pour soustraire le port à l'influence communiste.

Il y avait certes des spécialisations comme le proxénétisme, le trafic de drogue (voir French Connection), le racket, les jeux (voir Marcel Francisci), la cambriole structurée (voir Paul Dellapina), cependant tous les intervenants se connaissaient directement ou indirectement, s'aidaient et parfois s'opposaient comme dans l'affaire du Combinatie.

La commune origine insulaire avec des élus politiques, des membres du Parquet, des policiers, des magistrats etc favorisa dans une certaine mesure la prépondérance du milieu corse sur les autres, particulièrement des années 1920 aux années 1970. Les connivences étaient multiples, la disparition totale ou partielle de "dossiers de personnalité" ou de "dossiers de procédure" était fréquente tandis que la présence de nombreux gardiens de prison corses procurait des conditions de détention plus favorables[2].

French Connection[modifier | modifier le code]

Article détaillé : French Connection.

Le milieu corse domina notamment le trafic d'héroïne transatlantique : des producteurs du Sud-est asiatique, turcs et syriens en passant par les laboratoires de raffinage de Marseille en France jusqu'aux marchés de distribution qu'étaient les États-Unis. Ce réseau fut la French Connection[3]. L'arrivage massif d'héroïne en provenance de France, et les dégâts qu'elle provoquait sur les toxicomanes, obligèrent le FBI et autres services de renseignement américains à enquêter sur ces réseaux. Les autorités américaines supposérent que le crime organisé corse avait une grande implication dans ce trafic. Ils appelèrent ses membres sous l'appellation Union corse. Dans les années 1970, les autorités américaines considéraient la mafia corse plus dangereuse et plus secrète que Cosa Nostra. Ceci venait du fait que le FBI et la CIA arrivaient à obtenir des informations sur les familles mafieuses américaines sur leurs territoires mais rien sur les familles corses. L'exemple le plus frappant est celui d'Antoine Rinieri. Ce dernier fut arrêté en possession de 247 000 $. Les autorités américaines le suspectaient d'avoir reçu cette somme après avoir effectué une livraison de drogue. Durant son interrogatoire, il refusa d'expliquer la provenance de cet argent et alla jusqu'à refuser de donner son nom. Son silence eut pour résultat qu'il fut envoyé 6 mois en prison. À la fin de sa peine, il fut extradé vers la France. Et comme le lien entre l'argent et le supposé trafic de stupéfiants ne fut pas établi, le gouvernement fut obligé de restituer la somme, plus les intérêts[3].

Les autorités américaines considèrent que la mafia corse et Cosa Nostra ont beaucoup de similitudes. Aux États-Unis, la mafia italo-américaine est divisée en 24 familles. Durant les années 1970, les autorités américaines dénombraient 15 familles mafieuses corses. Les plus connues étaient les Francisci, Orsini, Venturi, Lotti et Guerini. La mafia corse dispose comme sa cousine Cosa Nostra d'un code d'honneur. Ses membres doivent respecter la loi du silence, la parole donnée est considérée comme sacrée[3]. À noter que les autorités françaises considéraient l'appellation « Union corse » comme un mythe créé par les Américains.[réf. nécessaire]. Nixon voulant faire pression sur les autorités françaises. Il laisse entendre qu'ils auraient certaines connivences entre certains ministres corses et compatriotes trafiquants. La French Connection est démantelée vers la fin des années 1970.

À partir des années 1970, le crime organisé traditionnel s'efface et avec lui le proxénétisme « français ». Les parrains se replient sur la Côte d'Azur, puis sur l'île. À partir de la fin des années 1970 au début des années 1980, en Haute-Corse se crée la Bande de la brise de mer[1].

Le crime organisé corse des années 1980 aux années 2010[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1980, le milieu corse s'est recentré sur son île natale. Dès lors, il n'a jamais cessé de se développer et d'étendre son emprise, jusqu'à devenir dans les années 2000 l'une des plus importantes structures du crime organisé en France, dont les ramifications s'étendent jusqu'en Afrique et en Amérique latine. Son originalité est de pouvoir agir aisément sur les décideurs politiques, du ministre au simple député.

Ces dernières années, il était communément admis par les autorités que le crime organisé se partageait l'île en deux parties. Les principaux groupes identifiés étant le Gang de la Brise de mer dans le nord de l'île et les proches de Jean-Jérôme Colonna (mort en 2006) dans le sud. Mais depuis 2008, des règlements de comptes violents au sein du milieu corse ont causé plus d'une soixantaine de morts dans toute l'île. Aujourd'hui, la réalité semble plus complexe. Le conflit interne à la Brise de mer et les meurtres des principaux héritiers de Jean-Jé Colonna ont probablement changé les équilibres et rapports de forces qui existaient dans le milieu corse, ce à quoi il faut ajouter l'émergence d'autres gangs insulaires, comme la bande de Venzolasca, dans le Nord de l'île, et la bande du Petit bar, dans le Sud.

Il existe historiquement un crime organisé corse à Marseille (voir Milieu marseillais) du fait de la proximité de la ville avec l'île, mais aussi de la très forte communauté corse qui y réside.

Crime organisé en Haute-Corse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gang de la Brise de mer.

Depuis la fin des années 1970, un groupe criminel bastiais nommé d'après le bar où ils se réunissaient, le gang de la Brise de Mer, a pris l'ascendant sur les autres groupes criminels en Haute-Corse. Il se crée un capital de base grâce aux braquages effectués sur le continent avant de le réinvestir sur l'île. Ils s'immiscent dans l'économie et la vie sociale de l'île jusqu'à l'influencer partiellement. Depuis 2008, l'augmentation des règlements de compte laisse entrevoir une redistribution des cartes du banditisme insulaire en Haute-Corse[4].

Crime organisé en Corse du Sud[modifier | modifier le code]

Les services chargés de lutter contre la criminalité organisée ont indiqué qu'ils n'étaient pas en mesure de fournir d'éléments de synthèse actualisés sur ses manifestations en Corse du Sud.

Ils ont indiqué que si l'on pouvait parler d'organisation familiale pour la Haute Corse, il fallait considérer que la criminalité connaissait en Corse du Sud une « organisation féodale ».

Les enquêteurs implantés en Corse depuis plusieurs années ont communiqué certaines explications sur l'histoire de ce banditisme.

Dans les années 1970, de nombreux règlements de compte, une quinzaine, ont ensanglanté la région du Valinco (Propriano, Sartène, Olmeto) et celle d'Ajaccio. Des observateurs ont parlé, à cette époque, d'un Triangle des Bermudes.

Entre 1974 et 1982, les nommés Louis Benedetti, Simon Nicolai, Antoine Leca, Jacques Benedetti, Charles Nicolai, Pierre Recco, Jacques Settier, Marie Mondolini, Franco Uleri, Bernard Santoni, Antoine Paris, Vincent Recco, Jules Leonetti, Antoine Leonetti ont été abattus dans le cadre d'une guerre que se livraient les gens du Valinco entre eux pour conquérir le marché des machines à sous et la maîtrise du racket.

Les années 1980 ont été marquées par trois faits majeurs : « l'affaire Guy Orsoni », « l'affaire de la Maison d'Arrêt d'Ajaccio » et l'affirmation dans le « milieu du banditisme de certains individus du Valinco »[5].

L'enlèvement et l'assassinat, le 17 juin 1983, de Guy Orsoni[modifier | modifier le code]

Selon les enquêteurs, cet enlèvement aurait eu pour origine une « tentative de racket », voire d'élimination physique, envisagée par la famille Orsoni (Roger) sur la famille Leccia de Porto Vecchio.

Informé de ce projet, Jean-Marc Leccia aurait sollicité Jean Alfonsi dit « Jeannot le Long », parrain du Valinco, qui, avec l'aide des nommés Henri Rossi, Paul Andreani et Salvatore Contini, aurait procédé à l'enlèvement et à l'assassinat de Guy Orsoni, dont le corps restera introuvable.

L'enquête alors diligentée par le S.R.P.J. d'Ajaccio permettait de réunir des éléments suffisants à la charge d'un certains nombre d'individus déjà cités, qui étaient incarcérés. Alain Orsoni, frère de Guy, et leader nationaliste charismatique, collaborait, dans un premier temps, avec les enquêteurs, avant de basculer et d'expliquer, en développant une intense campagne médiatique, que son frère avait été victime d'un « assassinat politique », explication plus noble et plus protectrice de la « mémoire des morts ».

Affaire de la maison-d'arrêt d'Ajaccio[modifier | modifier le code]
  • Le 7 juin 1984, un commando de militants nationalistes composé de Pierre Albertini, Bernard Pantalacci, Pantaléon Alessandri et Jean Dominique Vesperini, investissait la Maison d'arrêt d'Ajaccio. Jean-Marc Leccia et Salvatore Contini étaient abattus dans leur cellule.
  • Paul Andreani était assassiné à Ajaccio le 8 janvier 1986.
  • Jean Alfonsi et Henri Rossi décédaient de mort naturelle…

Ainsi disparaissaient les principaux protagonistes de l'affaire de l'enlèvement de Guy Orsoni. Le FLNC revendique cette action qui « entre dans le cadre des représailles nécessaires après l’assassinat politique de notre militant Guidu Orsoni. Bien que réaffirmant notre volonté d’une solution politique, nous ne saurions admettre que l’on puisse impunément s’attaquer à nos militants ». L'affaire Orsoni reste cependant floue, et si les assassins présumés de ce dernier faisaient partie du milieu, il n'est pas établi que Guy Orsoni, encore très jeune lorsqu'il a été enlevé, possédait des liens autres que familiaux avec le milieu. La piste d'une erreur sur la personne a été évoquée (Guy Orsoni conduisait la voiture de son oncle Roger au moment de son enlèvement).

Affirmation de certains individus du Valinco[modifier | modifier le code]

À partir de 1983-84, des individus originaires du Valinco, jusqu'alors connus pour se livrer à des vols à main armée sur le continent, commencent à opérer en Corse du Sud en faisant alliance avec des individus implantés à Ajaccio. Les truands Christian Leandri, Dominique Paoli, Gerard Franchi, Gérard Battini, Bernard Pietri, Antoine Motta s'affirment dans le racket, l'implantation et l'exploitation de machines à sous. Ils s'opposent à l'équipe dirigée par Jean-Pierre Leca. S'ensuit une nouvelle série de règlements de comptes. Assassinats et tentatives d'assassinat se succèdent (3 juin 1986 : les frères Polverelli ; le 21 septembre 1987 : Motta et Pietri ; 17 février 1988 : Gérard Battini ; 19 juillet 1989 : Gérard Franchi ; le 16 novembre 1990 : Christian Leandri ; 21 décembre 1990 : Dominique Paoli et Dominique Pantalacci…)[5].

En 1993, les services spécialisés considéraient que ces différentes éliminations physiques avaient mis le « Valinco » hors d'état d'opérer dans la région d'Ajaccio.

Jean Baptiste Colonna dit « Jean-Jé »[modifier | modifier le code]

Jean-Jé Colonna était, avant sa mort, un élément incontournable du crime organisé en Corse du Sud. Tout le monde avait planché sur lui, le fisc a beaucoup travaillé en vain. Vérifications faites, aucune procédure n'était diligentée à l'encontre de M. Colonna ; aucune condamnation ne figure à son casier judiciaire.

Relation avec le gouvernement français[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, une partie des truands corses comme les frères Guérini ont été d'efficaces résistants, tandis que d'autres comme Paul Carbone ont collaboré. Ceux qui ont combattu les Allemands ont été, après la guerre, empreints d'une aura positive malgré leurs activités criminelles avérées.

Milieu Corse : simple crime organisé ou véritable mafia ?[modifier | modifier le code]

La Corse est une île de la Méditerranée qui a longtemps été pauvre et oubliée de sa métropole continentale. Sa société traditionnelle clanique possède une culture des armes et du clientélisme, a un sens de l'honneur et un orgueil exacerbé et recèle des individus soupçonnés d'activités criminelles mais très bien intégrés au tissu socio-économique.

Tout semble la rapprocher de ses cousines siciliennes Cosa Nostra ou Stidda mais il existe une différence notable, le crime organisé corse n'est pas constitué de « familles criminelles » pérennes avec une zone d'influence et une organisation qui se transmet de génération en génération. Ses groupes sont éphémères au gré des incarcérations et du décès de ses membres et de ses chefs. De plus leurs histoires locales est récente et date des années 1970. Au contraire des mafias italiennes, le banditisme local s'est formé sur le continent et non pas sur l'île. Selon certains, le crime organisé corse n'est pas une mafia[1]. Pourtant, selon la définition d'une mafia (organisme chargé de faire justice elle-même et d'entraver l'action de la justice officielle), il s'agit bel et bien d'une mafia.

Lutte contre le crime organisé corse[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, suite au meurtre de l'avocat Antoine Sollacaro, le premier ministre Jean-Marc Ayrault annonce une série de dix mesures pour lutter contre le crime organisé. Il souhaite porter une attention toute particulière pour lutter contre le blanchiment, notamment dans l'immobilier, le sport, ainsi qu'aux procédures de marchés publics, aux autorisations d'urbanisme sur le littoral[6].

Parmi les mesures annoncées la création d'une cellule interministérielle de coordination, animé par le cabinet du premier ministre, elle décidera notamment de missions d'inspection et de soutien au préfet de Corse et aux services territoriaux de l’État pour l'exercice de leur mission de contrôle. Elle fixera les axes du contrôle fiscal en Corse[7].

Le renforcement de moyens d'enquêtes spécialisés pour identifier les circuits mafieux et enquêter sur les mouvements de patrimoine et les flux financiers irréguliers. 14 policiers spécialisés dans la lutte contre la délinquance financière seront affectés à la gendarmerie.

Il y aura aussi un renforcement du Groupement d'Intervention Régional (GIR)[7].

Le gouvernement annonce aussi un renforcement de la coordination entre les parquets[7].

Enfin, le pôle économique et financier de Bastia sera renforcé en juges d'instruction[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ian Fleming cite l'Union corse dans son roman Au service secret de Sa Majesté : « « Je suis le chef de "l'Union corse" », déclare cet homme. L'Union Corse, plus meurtrière et peut-être plus ancienne que l'Union Sicilienne : Cosa Nostra. Bond savait qu'il contrôlait la plupart du crime organisé en France métropolitaine et dans leurs colonies : le racket, la contrebande, la prostitution et l'élimination des gangs rivaux »[3]. (Ian Fleming, On Her Majesty's Secret Service).
  • Le retour de la mafia corse, Le Monde, 22 mai 2006
  • « Le milieu étouffe la Corse », entretien avec Jacques Follorou et Vincent Nouzille, L'Express, 10 mai 2004
  • Jacques Follorou et Vincent Nouzille, Les Parrains corses, Fayard, 2004, (ISBN 2213617597)
  • Grégory Auda, Bandits corses. De la pègre du maquis au grand banditisme, Éditions Michalon, 2005.
  • Patrice Chairoff, Dossier B… comme barbouze, Éditions Alain Moreau, 1975.
  • L'Ange de Kemet  : livre d'une jeune auteur française, Marie-Jeanne Chauvet, dont une partie du récit (d'abord basé sur une intrigue égyptienne) se situe en Corse, où l'héroïne collabore avec la police et est confrontée à la Mafia.
  • Thierry Colombié Les Héritiers du Milieu, au cœur du grand banditisme - de la Corse à Paris, Éditions De La Martinière (2013).
  • Poggioli Pierre Corse : Entre néo-clanisme et mafia ?, Fiara éditions, (Juin 2013)
  • Jacques Follorou, La guerre des parrains corses, Editions J'ai lu, (Janvier 2014)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Horace 62 : film franco-italien d'André Versini sorti en 1962. Le film met en scène une guerre entre deux clans corses en plein Paris.
  • Au service secret de Sa Majesté : film britannique de Peter Hunt, sorti en 1969, adaptation cinématographique du roman Au service secret de Sa Majesté de Ian Fleming, mettant en scène James Bond, et l'aide qu'il reçoit de l'Union corse.
  • Les Hommes : film français de Daniel Vigne sorti en 1972. Le film raconte l'histoire de Fantoni, un truand corse de Marseille, sortant de prison, qui décide de se venger de ses anciens associés qui l'ont trahi.
  • Flic ou voyou : film français de Georges Lautner sorti en 1979, dans lequel un commissaire est envoyé à Nice pour s'infiltrer dans le milieu, il est confronté, entre autres, au « gang des Corses » d'Achille Volfoni.
  • L'Indic : film français de Serge Leroy, sorti en 1983, mettant en scène l'enquête d'un inspecteur de police (l'Inspecteur Bertrand) sur le « clan des Corses ».
  • Mafiosa, le clan : Série française de Hugues Pagan crée en 2006, sur un clan mafieux corse dirigé par une femme, Sandra Paoli.
  • American Gangster : film américain réalisé par Ridley Scott, sorti en 2007. Il raconte la carrière criminelle de Frank Lucas, trafiquant d’héroïne, qui lors de sa tentative d'assassinat soupçonne « les Corses » de la French Connection à qui il fait concurrence.
  • Le piège américain : film québécois de Charles Binamé, sorti en 2008 ; l'un des personnages principaux est Paul Mondoloni (joué par Gérard Darmon), un parrain corse de la French Connection.
  • Un prophète : film français de Jacques Audiard, sorti en 2009, sur le milieu carcéral. Malik El Djebena tente de s'imposer dans une prison tenue par César Luciani, chef du milieu corse de la prison.
  • Le Dernier Clan : film français de Magà Ettori sorti en 2012[8],[8]. Ce film révèle l'histoire de la journaliste Hiram Orsoni qui enquête sur la mafia corse.
  • Les Apaches : film français de Thierry de Peretti, sorti en 2013. Inspiré de faits réels, ce film raconte l'histoire de quatre jeunes de la région de Porto-Vecchio, qui se retrouvent menacés par des truands locaux après avoir cambriolé et squatté une résidence secondaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]