Pierre Joxe

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Pierre Joxe
Membre du Conseil constitutionnel de la France
Actuellement en fonction
Depuis le 12 mars 2001
Premier président de la Cour des comptes de la France
33e premier président de la Cour des comptes
mars 1993 - mars 2001
Prédécesseur(s) Pierre Arpaillange
Successeur(s) François Logerot
Ministre français de la Défense
13e ministre de la Défense de la Ve République
29 janvier 1991 - mars 1993
Président(s) François Mitterrand
Gouvernement(s) Rocard II
Cresson
Bérégovoy
Prédécesseur(s) Jean-Pierre Chevènement
Successeur(s) Pierre Bérégovoy
Ministre de l'Intérieur de la France
10 mai 1988 - 29 janvier 1991
Président(s) François Mitterrand
Gouvernement(s) Rocard I
Rocard II
Prédécesseur(s) Charles Pasqua
Successeur(s) Philippe Marchand
17 juillet 1984 - 20 mars 1986
Président(s) François Mitterrand
Gouvernement(s) Fabius
Prédécesseur(s) Gaston Defferre
Successeur(s) Charles Pasqua
Président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale de la France
1981-1984 - 1986-1988
Président du Conseil régional de Bourgogne
1979 - 1982
Prédécesseur(s) Marcel Lucotte
Successeur(s) André Billardon
Biographie
Né(e) le 28 novembre 1934 (74 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Paris (Ile-de-France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé(e) de ENA

Ministres de l'Intérieur
Ministres de la Défense

Pierre Joxe, né le 28 novembre 1934 à Paris, est un homme politique français.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Famille

Pierre Joxe, frère d'Alain Joxe, est le fils de Louis Joxe, ancien ministre du général de Gaulle, petit-fils de l'essayiste Daniel Halévy et arrière-petit-fils de l'académicien Ludovic Halévy.

Par cette ascendance, il est descendant au 4e degré de Louis Breguet, horloger et physicien, et apparenté à l'avionneur Louis Charles Breguet et à l'actrice Clémentine Célarié[1].

[modifier] Carrière

Titulaire d'une licence de droit, il intègre en juin 1960 l’ENA (promotion Albert Camus, 1962). Il entre en juin 1962 à la Cour des comptes en tant qu'auditeur de 2e classe, puis de 1re classe en 1963, jusqu'à sa mise en disponibilité en 1967. Entre temps, il est rapporteur de la commission nationale d'aménagement du territoire au Commissariat général au Plan en 1963, près la commission de vérification des comptes des entreprises publiques en janvier 1965, et du comité des entreprises publiques en mars 1966. Il est également maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris de 1963 à 1973. Entre 1967 et 1970, il est chargé de mission à la direction de la coopération scientifique et technique au ministère des Affaires étrangères[2].

Engagé auprès de François Mitterrand au sein de la Convention des institutions républicaines, il le suit au Parti socialiste du congrès d'Épinay, et intègre le comité directeur en 1971. Dès lors, il fait partie pour un quart de siècle de la garde rapprochée du numéro un socialiste.

Passé conseiller référendaire de 2e classe en mai 1968, il réintègre la Cour des comptes en 1970, jusqu'à son élection comme député de la 5e circonscription de Saône-et-Loire en mars 1973, suivi de son entrée au conseil général de Saône-et-Loire pour le canton de Chalon-sur-Saône en septembre suivant. Il est ensuite élu troisième adjoint au maire de Chalon-sur-Saône suite aux élections municipales de 1977, parlementaire européen en novembre 1977, et réélu à l'Assemblée nationale en mars 1978, où il devient vice-président du groupe socialiste. Entre 1979 et 1982, il préside le Conseil régional de Bourgogne[2].

L'élection de François Mitterrand à la présidentielle de 1981, lui permet d'occuper les plus hautes fonctions de la République. Ministre de l’Industrie de mai à juin 1981, il préside le groupe socialiste à l’Assemblée nationale entre 1981 et 1984, date où il est rappelé au gouvernement comme ministre de l'Intérieur et de la décentralisation. Entre 1983 et 1984, il est aussi auditeur à l'Institut des hautes études de la défense nationale (36e session)[2]. Retrouvant après les législatives de 1986, son mandat de député et la présidence du groupe socialiste, mais quittant son ministère à cause de la cohabitation, il se réinstalle place Beauvau en 1988, où il mène une modernisation de la police, par sa professionnalisation et sa départementalisation[3], ainsi que la généralisation de l'outil informatique et le développement de la police scientifique[4]. Soutenant l'idée d'une spécificité de la Corse dans la République, il met également en place le « statut Joxe » pour la Corse, voté en 1991, instituant la collectivité territoriale de Corse qui acquiert plus d'autonomie vis à vis de Paris[5]. Après la démission de Jean-Pierre Chevènement en janvier 1991, il est nommé ministre de la Défense, par la volonté présidentielle, alors que la France est engagé dans la deuxième guerre du Golfe. Candidat aux municipales de 1989 dans le 12e arrondissement de Paris, il est élu conseiller de Paris, et siège au conseil régional d'Île-de-France à partir de mars 1992[2].

Le 10 mars 1993, à l'approche des législatives, il retrouve son corps d'origine, nommé Premier président de la Cour des comptes par le conseil des ministres sur proposition de Michel Sapin, ministre de l'économie et des finances, et quitte ses mandats politiques. Un temps pressenti pour être le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 1995, il milite pour Jacques Delors qui y renonce[3]. En février 2001, il quitte la tête de la Cour des comptes pour siéger comme son père, entre 1977 à 1989, au Conseil constitutionnel, nommé pour neuf ans le 26 février 2001 par le président de l'Assemblée nationale Raymond Forni, et prête serment le 12 mars suivant devant le président de la République[2].

Il est actuellement vice-président trésorier de l'IFRI[6] et président de l'Association France-Algérie[7]. Membre depuis le 24 mai 2005 du Comité d'honneur du bicentenaire de la Cour des comptes présidé par l'actuel premier président, Philippe Séguin, il est également président de la Fondation pour le Protestantisme et vice-président du bureau de l'Association des amis de l'Institut François-Mitterrand.

Il est par ailleurs considéré comme un parrain d'Arnaud Montebourg, comme lui député de Saône-et-Loire[8]. Le 29 novembre 2008, il participe au meeting de lancement du Parti de gauche créé par Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon.

[modifier] Décorations

  • Commandeur de l'Ordre national du Mérite
  • KBE (Knight Commander of the British Empire)
  • Grand Croix de l'Ordre du Mérite civil (Espagne)
  • Grand Officier de l'Ordre National du Lion (Sénégal)
  • Commandeur de l'Ordre du Phénix (Grèce) et de l'Ordre national du Mérite (Hongrie)

[modifier] Œuvres

  • Un socialisme du possible (en collaboration avec François Mitterrand, Le Seuil, 1970).
  • L'édit de Nantes, une histoire pour aujourd'hui (Hachette-Littératures, 1998)
  • À propos de la France, Itinéraires 1 (Flammarion, 1998)
  • Introduction à Notre État - Le Livre vérité de la Fonction publique de Roger Fauroux et Bernard Spitz (Robert Laffont 2001)
  • Avant-propos à L’Impératif hérétique. Les possibilités actuelles du discours religieux de Peter L. Berger (van Dieren, 2005)
  • Pourquoi Mitterrand? (Editions Philippe Rey, 2006)

[modifier] Notes et références

  1. voir Descendance de Louis Breguet
  2. abcde Membre du Conseil constitutionnel : Monsieur Pierre Joxe
  3. ab Ariane Chemin, « Pierre Joxe », Le Monde 28 février 2001, p. 6
  4. Benoît Yvert (dir.), Dictionnaire des ministres (1789-1989), Perrin, 1990 - (ISBN 9782262007102)
  5. « Les statuts de 1982 et 1991 », La question corse, 30 ans après Aleria, La Documentation française, octobre 2005
  6. CA de l'IFRI
  7. Association France-Algérie
  8. « Le député de la Bresse dans les pas de Pierre Joxe », Le Journal de Saône-et-Loire, 4 juillet 2008
Précédé par Pierre Joxe Suivi par
Gaston Defferre
Charles Pasqua
Ministre français de l'Intérieur
Charles Pasqua
Philippe Marchand
Jean-Pierre Chevènement
Ministre français de la Défense
Pierre Bérégovoy


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