Angoumois

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Angoumois

8661790

Blason
Armoiries du comté.
Description de cette image, également commentée ci-après

La France en 1477

Informations générales
Statut Comté, puis Duché-pairie
Capitale Angoulême
Histoire et événements
866 Création
1790 Dissolution

L'Angoumois est une ancienne province française, située entre Limousin à l'est, Périgord au sud, Saintonge à l'ouest, et Poitou au nord.

Il correspond à la partie centrale de l'actuel département de la Charente. Il comportait également quelques paroisses de l'actuel département des Deux-Sèvres (Pioussay, Hanc et Bouin, issues du marquisat de Ruffec), de Haute-Vienne (Oradour-sur-Vayres, Cussac, Dournazac, entre autres) ainsi que de Dordogne (La Tour-Blanche).

Géographie[modifier | modifier le code]

La province de l'Angoumois au XVIIIe siècle et les communes actuelles.

Historique[modifier | modifier le code]

County of Angoulême.png

Cette province s'est établie sur le territoire des Agésinates, peuple gaulois faisant partie de l'Aquitaine seconde[1],[2], qui avait Iculisma pour capitale, l'actuelle Angoulême. Elle comprenait les pays suivants : Ruffécois, Horte et Tardoire et une partie du Confolentais, et faisait partie, avec le Cognaçais, des possessions de la maison des Valois-Angoulême lorsqu'ils accédèrent au trône de France.

Ses frontières sont irrégulières, comme la plupart des autres provinces, selon que l'on considère ses différentes administrations :

  • le diocèse d'Angoulême, érigé dès le IIIe siècle, limité par ceux de Limoges, de Périgueux, de Saintes et de Poitiers. Il s'étend sur quelques paroisses et hameaux de ces derniers. Il ne semble pas avoir été remanié, depuis son premier établissement, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle[3].
  • son gouvernement militaire : après avoir fait partie du gouvernement d'Orléans, il est joint à la Saintonge pour ne faire qu'un seul et même gouvernement, comprenant un seul gouverneur, un lieutenant général de province, et un lieutenant du Roi. Son rôle est de faire observer la discipline militaire et faire exécuter les ordres du Roi.
  • son gouvernement civil, communément appelé province, qui s'étend sur tout le territoire sujet à la coutume du pays; il s'agit de la sénéchaussée[4], inventée au regard des coutumes observées dans un même territoire. La coutume du pays a été rédigée par autorité royale, sur l'invitation de Louis XII, et publiée le , sous 10 titres contenant 121 articles.
  • son administration des finances : elle comprend 2 élections, celle d'Angoulême, qui dépend de la généralité de Limoges, et celle de Cognac, qui dépend de la généralité de La Rochelle. L'une et l'autre s'étendent même sur des paroisses ou des hameaux qui ne sont pas de cette sénéchaussée[2].

Dates clés de son histoire :

En littérature[modifier | modifier le code]

Le terme Angoumois reste longtemps employé dans le langage courant. On le retrouve notamment dans les romans d'Honoré de Balzac. L'Angoumois, d'où sont originaires Lucien de Rubempré et Madame de Bargeton est la toile de fond des première et troisième parties de Illusions perdues (1836-1843) et de la première partie de Splendeurs et misères des courtisanes (1847)[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vigier de la Pile et François Corlieu, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1576, 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne)
  • Henri Enjalbert, Aunis, Saintonge, Angoumois, Éd. Horizons de France, 1967
  • Pierre Dubourg-Noves (dir.), Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones »,‎ 1990, 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X, notice BnF no FRBNF350724243, présentation en ligne)
  • Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024q, présentation en ligne)
  • Engoulesme Angoulême au fil de l'histoire, Jacqueline Labregère-Baleix, éd. SAJIC, Angoulême, 1981
  • Une résidence des comtes d’Angoulême autour de l’an mil : Le castrum d’Andone (Villejoubert, Charente). Publication des fouilles d’André Debord (1971-1995), Sous la direction de Luc BOURGEOIS, 2009, 536 pages couleur, ISBN : 978-2-902685-66-0, Publications du CRAHM. (Accéder à la page)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, Livre IV, chap. XIX.
  2. a et b Vigier de la Pile et François Corlieu, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1576, 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne)
  3. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I, Angoulême, imprimerie Chasseignac,‎ 1894, 683 p., p. 25
  4. à noter : on a toujours conservé pour les sénéchaussées le nom des provincia romaines, ce qui fait qu'on peut dire que l'Angoumois est une province aussi ancienne que ses voisines.
  5. Pierre Dubourg-Noves (dir.), Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones »,‎ 1990, 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X, notice BnF no FRBNF350724243, présentation en ligne), p. 99
  6. Illusions perdues, première partie et troisième partie, études de mœurs, scènes de la vie de Province, édition Furne, vol.8, p.28, 47, 70 et 407-14-71-86 et vol. 11, p.349

Articles connexes[modifier | modifier le code]