Sartène

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Sartène
Pays
drapeau de la France
     France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Sartène
Canton Sartène
Code Insee 2A272
Code postal 20100
Maire
Mandat en cours
Paul Quilichini
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Sartenais - Valinco
Latitude
Longitude
41° 37′ 18″ Nord
         8° 58′ 27″ Est
/ 41.6216666667, 8.97416666667
Altitudes moyenne : 330 m
minimale : 0 m
maximale : 1 320 m
Superficie 20 040 ha = 200,4 km²
Population sans
doubles comptes
3 410 hab.
(1 999)
Densité 17 hab./km²
Carte de localisation de Sartène
Image:Transparent5x5.gif

Sartène (Sartè en langue corse) est une Commune française, située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse.

Sommaire

[modifier] Géographie

Sartène, sous-préfecture du département de Corse-du-Sud, se situe dans les montagnes, à quatorze kilomètres de Propriano.

Sartène est, par sa superficie, la plus grande commune de Corse et la onzième des communes de France métropolitaine. Elle est située au sud-ouest de la Corse.

Son littoral va de Cala d'Arana au nord jusqu'à Cala di Roccapina au sud, comprenant notamment Capu Senetosa et son grand phare, la marine de Tizzano et les deux grandes plages de Tralicetu et d'Erbaju.

Par ses abords, Sartène semble être un prolongement de la montagne. Selon Prosper Mérimée, Sartène est "la plus corse des villes corses" comme on peut le lire sur un panneau à l'entrée de la petite ville.

[modifier] Histoire

De très nombreux vestiges attestent de l'occupation humaine préhistorique du Sartenais. En plusieurs endroits du territoire de la commune, on a découvert des menhirs et dolmens :

  • au nord de la ville, les deux menhirs U Frate e a Sora proche du Rizzanese et du pont génois Spin'a cavallu ;
  • au sud-est en direction de Tizzano, de nombreux menhirs dont l'alignement de Pagliaju ;
  • au sud, le dolmen de Fontanaccia, l'alignement de Stantari et celui du Renaju.

Malgré son aspect de vieille ville, Sartène n’est pas si âgée que ça. C’est en 1550 que les Génois l’édifièrent sur un promontoire rocheux difficile d’accès afin de garantir la sécurité des habitants.

C’est le Turc Dragut qui, à la suite de ses assauts, « incita » les Génois à construire une cité fortifiée où pourraient se réunir tous les habitants des hameaux environnants. Malheureusement, les fortifications ne suffirent pas pour arrêter Hassan Veneziano, roi d’Alger, qui en 1583 prit la ville et emmena 400 Sartenais en esclavage et en tua plus d’un[1].

Sartène fut autrefois, de toutes les agglomérations corses, la plus rétrograde.

Les relations sociales dans l'île n'ont jamais présenté les inégalités constatées en Sicile ou même en Sardaigne. La nature montagneuse ne permettait guère les propriétés latifundiaires et les grandes fortunes agricoles. Pourtant, à Sartène, les rapports sociaux gardèrent longtemps leur aspect inégalitaire du XVIIIe siècle. On s'adressait aux « sgio » la casquette à la main et le regard baissé.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Parti Qualité
1995 mars 2001 Dominique Bucchini PCF
mars 2001 mars 2008 Pierre Gori Divers droite
mars 2008 - Paul Quilichini Sans étiquette
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999
2 805 2 913 3 761 3 044 3 525 3 410
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments de la ville

Ruelle typique
  • L'échauguette de Sartène est le symbole de cette ville très pittoresque, parcourue par plusieurs ruelles.
  • « Le vieux quartier du Petraghju semble glisser vers la vallée ... Les maisons se bousculent, liées entre elles par des arcades. Séparées par d'étroites ruelles, elles montent vers la lumière, se transformant au fur et à mesure des étages ... et des siècles : ici, la pierre est différente entre le premier et le second niveau. Là, cette tourelle est postérieure à son support. Parfois, on tombe sur les ruines de l'ancien rempart. »[3]
  • Au centre de la cité se trouve la Place de la Libération, anciennement Place Porta (lieu très convivial où les habitants se retrouvent pour discuter, de politique principalement). « Là se dressait la guillotine. Là discutaient les hommes de "bonne naissance", les sgio. Au pied de l'église, dès l'aube, les ouvriers agricoles attendaient les offres de travail. »[3]
  • Le monument aux morts se dresse sur cette place ombragée, fort animée (avec son marché, ses cafés) et dominée par la Mairie, ancien palais du gouverneur sous l'occupation génoise[4], et Ste-Marie, église caractéristique de la Corse (avec son clocher à trois niveaux munis de baies et surmonté d'un dôme).


[modifier] Lieux environnants

Cala di Roccapina
  • Roccapina, un site qui se caractérise par ses rochers (le Lion de Roccapina), sa petite baie (Cala di Roccapina), sa plage de sable fin et sa tour génoise. À 22 km au sud de Sartène sur la route de Bonifacio.
Pont A spin'a cavallu du XIIIe siècle.
  • Vallée de l'Ortolu : Souvent comparée au Jardin d'Éden, située sur la commune de Sartène (en direction de Bonifacio, vers le sud), elle est accessible par une route sinueuse en surplomb. Ce lieu est dominé par l'« Omu di Cagna », homme de pierre au sommet d'une chaîne de montagne rocailleuse.
  • Le fortin ruiné de Tizzano, à l'entrée de la Cala di Tizzano, un petit port abri pour les pêcheurs locaux.
  • Le plateau de Cauria sur lequel sont situés le dolmen de Fontanaccia, l'alignement de Stantari et celui du Renaju.
  • Un pont génois du XIIIe siècle sur le Rizzanèse appelé A spin'a cavallu (littéralement, « en forme de dos de cheval »). Il serait l'œuvre de l'architecte Maestro Maternato. Classé Monument historique en 1992.

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Sartène.

[modifier] Notes et références

  1. « Guide Vert Michelin » (édition 2004, page 334)
  2. Élus - Corse-du-Sud
  3. ab Extrait de Terres de Corse, de Gabriel-Xavier Culioli.
  4. « Guide Vert Michelin » (édition 2004, page 334)

[modifier] Liens externes



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