Sac de Rome (846)

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En l'an 846, la ville de Rome est mise à sac par les troupes sarrasines. Elles pillent les environs de Rome, y compris le Vatican, s'en prennent à l'antique basilique vaticane ainsi qu'à la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs mais sont empêchées d'entrer dans la ville elle-même grâce au mur d'Aurélien.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Dès l'an 820, le peuple sarrasin commence la conquête de la Sicile. En 842, les forces arabes essaient de capturer Ponza, mais sont repoussées par une flotte combinée de Naples et de Gaeta. Cependant, la même année, ils prennent Messine, en Sicile. Vers la même époque Radelchis I de Bénévent et Siconulf de Salerno, tous deux rivaux, s'engagent dans une guerre civile et enrôlent des mercenaires sarrasins pour se battre en Campanie[1]. Ils pénètrent jusqu'à Subiaco, détruisent le village et le monastère.

L'attaque[modifier | modifier le code]

Une grosse force navale part de Campanie et accoste à Portus et Ostie en 846. Durant la nuit du 24 au , les pirates sarrasins attaquent et pillent ces deux villes ainsi que Centumcellae et Civitavecchia puis ils se dirigent vers Rome. Alors que les Sarrasins attaquent, la milice romaine se retire en hâte pour se mettre en sécurité derrière les murs romains[1].

Les attaquants sarrasins semblent avoir connaissance des trésors romains extraordinaires. Certaines basiliques, comme la basilique Constantin se trouvent à l'extérieur des murs d'Aurélien : ce sont donc des cibles faciles. La basilique Constantin est défendue par une garnison de soldats composée de Francs, de Lombards, de Saxons et de Frisons qui, malgré une résistance acharnée, sont exterminés. Les basiliques visées sont « remplies à ras bord de riches vases liturgiques et de reliquaires parés de bijoux récemment amassés ». En conséquence, les envahisseurs pillent les lieux saints, y compris la basilique Constantin. Les historiens contemporains pensent que les voleurs savent exactement où chercher les trésors les plus précieux[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Après s'être retirés de Rome, les Sarrasins, qui ont pillé le Latium, sont défaits par Guy Ier de Spolète à Centumcellae et Fondi.

Lors de la bataille de Gaeta, ils rencontrent des difficultés, mais ils font venir des troupes en renfort, envoyées par Serge Ier duc de Naples, menées par son fils Cesario. En Novembre, la flotte arabe, au large de la côte du Latium, est lourdement endommagée par une tempête.

En 849, il est constaté la construction d'une nouvelle flotte arabe, qui, à partir de la côte sarde, décide de frapper à nouveau Rome. À cette occasion, Gaeta, Naples, Amalfi et Sorrente positionnent leurs navires entre Ostie et l'embouchure du Tibre (Bataille d'Ostie). La flotte est commandée par Cesario et passe à l'attaque lorsque l'ennemi se présente à l'horizon : de nombreux prisonniers sont faits.

Rome fortifie ses défenses après le saccage ; la ville n'a depuis, jamais été attaquée par une flotte arabe[1]. À la demande du Pape Léon IV une enceinte est construite autour de la basilique Constantin, entre 848 et 852. Celle-ci constitue la limite territoriale, de l'actuelle Cité du Vatican.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Barbara Kreutz : Before the Normans: Southern Italy in the Ninth and Tenth Centuries| -[University of Pennsylvania Press - livre au format pdf, à charger en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]