Gélon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gélon, né vers 540 av. J.-C. et mort en 478 av. J.-C., fut le tyran de Géla, puis de Syracuse.

Gélon
Gélon

Chef des armées d'Hippocrate Gélon lui succède en usurpant les droits son fils. Il s'installe à Syracuse après l'avoir conquise en 485 av. J.-C., laissant son frère Hiéron à la tête de Gela, puis détruit Megara Hyblaea, colonie grecque proche de Syracuse, en chasse les habitants[1], et annexe son territoire en 483 av. J.-C. ou 481 av. J.-C.

L'arrivée au pouvoir de Gélon à Syracuse s'accompagne d'un renforcement de la présence grecque en Sicile. Il conduit une série de batailles visant à éloigner les pressions des Sicules et des Sicanes. En outre, il transforme Syracuse en une ville puissante, dotée d'une marine et d'une armée aguerries, en la repeuplant avec la population de Gela et en incorporant une partie des habitants de Megara Hyblaea vaincus. Il s'allie avec Théron d'Agrigente en épousant sa fille, alors que ce dernier choisit une de ses nièce pour épouse. Les deux alliés ont une politique expansionniste contre laquelle s'élève le tyran d'Himère et Anaxiras, roi de Rhégion qui font appel aux carthaginois, ce qui entraine la première guerre gréco-punique. Gélon et Théron gagnent la Bataille d'Himère (480 av. J.-C.) et s'emparent de la ville. Ils contrôlent alors la majeure partie de la Sicile grecque, exceptés Sélinonte et Messine qui reste sous le contrôle d'Anaxilas. Gélon s'impose comme l'homme fort de la Sicile[2]

Quatre litrai de Syracuse représentant le tyran Gélon

En 478 av. J.-C., à la mort de Gélon, son frère Hiéron Ier lui succède.

Archimède lui dédia le traité « L’Arénaire », Ψάμμιτης, qui traite de la possibilité de dénombrer le sable.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roland Martin, « Histoire de Sélinonte d'après les fouilles récentes. », Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 121e année, N. 1, 1977. p. 50.
  2. Jean-Yves Frétigné, Histoire de la Sicile, Fayard 2009, p.49-50