Canari (Haute-Corse)

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Canari
Cànari (co)
Le campanile
Le campanile
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Bastia
Canton Sagro-di-Santa-Giulia
Intercommunalité Communauté de communes du Cap Corse
Maire
Mandat
Armand Guerra
2014-2020
Code postal 20217
Code commune 2B058
Démographie
Gentilé Canarais
Canaresi (co)
Population
municipale
317 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 50′ 47″ N 9° 19′ 51″ E / 42.8463888889, 9.33083333333 ()42° 50′ 47″ Nord 9° 19′ 51″ Est / 42.8463888889, 9.33083333333 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 268 m
Superficie 16,67 km2
Localisation

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Canari (en corse Cànari, prononcé [ˈkaː.na.ri]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue de Chine et du Monte Minerviu

Canari est une commune de la côte occidentale du Cap Corse, du Canton de Sagro-di-Santa-Giulia, l'une des dix-huit communes regroupées au sein de la communauté de communes du Cap Corse. Au Moyen Âge, Canari était un siège seigneurial.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mer Méditerranée Barrettali Barrettali Rose des vents
Mer Méditerranée N Pietracorbara
O    Canari    E
S
Mer Méditerranée Ogliastro Sisco

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, comme dans tout le Cap Corse, le sol est un bloc de schistes lustrés édifié au tertiaire lors de la surrection des Alpes sur un socle hercynien. Chaque vallée est comme un alvéole, aux bords raides, ouvert sur la mer mais fermé vers l'amont car adossé à la chaîne axiale[Note 1] dont les principaux sommets sont L'Albucciu (1 325 m), le monte Stello (1 307 m), la cima di e Foliccie (1 305 m) et le monte Capra (1 206 m).

Canari occupe la moitié sud de l'alvéole bassin versant du ruisseau de Piaggia[1]. Avec le ruisseau de Furcone[2] son principal affluent, ces cours d'eau partagent l'alvéole en deux : au nord la commune de Barrettali et au sud celle de Canari.

Son territoire est compris entre les lits des ruisseaux de Piaggia/ruisseau de Furcone au nord, et une ligne de crête au sud. Il est accroché à l'est à la Serra, la chaîne montagneuse dorsale de la péninsule du Cap Corse, entre la bocca di a Serra (1 007 m) et la cime de Monte Prato (1 282 m, « à cheval » sur Pietracorbara, Sisco, Ogliastro et Canari). Il est ouvert à l'ouest sur la mer Méditerranée, et offre des paysages dans lesquels schistes friables et ophiolites très résistantes s'opposent, créant des reliefs aigus et abrupts. Il comprend le vallon du Renaju à l'ouest, soit près de la moitié du bassin versant (18 km2) du fiume di Giotta (Barrettali), et ceux de Vecchia et de Filettellu au sud, tous dominés par Monte Cucaru (933 m).

À l'extrémité méridionale du territoire, la commune possède une zone importante de ressources d'amiante. Mais l'exploitation de ce minerai a dû cesser.

Limites territoriales

Son territoire est délimité au nord-nord-est par le ruisseau de Furcone (affluent du fiume di Giotta) qui le sépare de Barrettali et prend sa source sous le col de la bocca di a Serra (1 007 m), la ligne de crête partant de ce col et passant par la cime de Monte Prato (1 282 m - Ogliastro), la cime de Codoli (1 260 m) -le point le plus haut de la commune (1 268 m) se situant entre ces deux sommets, le Pinzu di Mezzu (799 m), la Pietra Negra (645 m), l'ancienne carrière d'amiante pour rejoindre la mer à la punta Bianca.

Façade maritime

Sa façade maritime, comprise entre l'embouchure du ruisseau de Piaggia[1] au nord et la punta Bianca (au nord d'Albo (Ogliastro) au sud, est une côte déchiquetée, inhospitalière, où les flancs de la montagne plongent vers la mer en pente raide. La partie comprise entre Marine de Canelle et Punta Bianca est en grande partie comblée par les rejets d'exploitation de l'ancienne usine d'amiante d'Abro.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux cours d'eau sont le ruisseau de Piaggia[1] (fiume di Giotta) et le ruisseau de Furcone[2] sur lequel autrefois avaient été construits 4 moulins (E muline di Pendente et E Muline di Guaduo Cinto). Le ruisseau de Valdu Vecchiu[3] est le principal affluent du ruisseau de Furcone.

D'autre part, le territoire est arrosé par plusieurs petits cours d'eau qui prennent tous naissance sur la commune et se jettent directement à la mer. Du nord au sud, ils sont appelés fiume : fiume San Erasmo, fiume Fucinaiu, fiume Venatellu et fiume di Conca qui traversent le village, et fiume di Santa Catarina.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

La végétation est celle de climat méditerranéen maritime sur le littoral et les vallées, et de climat méditerranéen de montagne sur les hauteurs, avec ici l'absence d'un manteau forestier. Elle est balayée par le libeccio, vent dominant violent, sec et soufflant du sud-ouest, sculptant le bas maquis en bordure de mer. Les traînes de mistral, vent sec, froid et violent également, arrivent du nord-ouest pour souffler le littoral, plus particulièrement à l'extrémité du Cap. On notera sur le littoral l'importante présence d'agaves et d'oponces plus communément appelés figuiers de Barbarie.

Le paysage souvent mis à nu par les incendies, présente d'incalculables murs de pierre édifiés jusqu'au bord de mer. Faute de zones planes, au début du XIXe siècle les habitants avaient construit ces nombreux murs en pierre sèche pour soutenir la terre végétale et disposer ainsi de planches de terrain, de terrasses (trasti)[Note 2] destinées aux cultures du cédrat, de la vigne et d'autres denrées qui ont fait la prospérité de la commune et du cap. Les marines de Scala et de Cannelle étaient alors très actives.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La route D80, ancienne route nationale 198 de Saint-Florent à Bonifacio comme encore portée sur les cartes cadastrales de Géoportail, fait le tour du Cap Corse. Elle traverse, telle une « grande corniche » (ainsi appelée localement), la commune à plus de 100 m d'altitude moyenne en longeant la côte. Elle traverse le hameau de Marinca (en fait composé de deux hameaux Marinca sous la route et Marcacce au-dessus de la route) qui se trouve à l'ouest du village de Canari, 180 mètres plus haut et qui est desservi par la route D33.

La D33 dite « petite corniche » qui double pour ainsi dire la « grande corniche », démarre de la Marine de Canelle. Elle emprunte sur une courte section la D80 à Abro, puis monte et traverse le hameau de Vignale au nord du village, passe au village de Barrettali et à son hameau Minerviu avant de rejoindre la D80 à Pino. Pour se rendre au village même, il faut emprunter une route dont l'intersection avec la D33 se situe entre Vignale et Chine.

De la D80 une petite route étroite et sinueuse, descend à la Marine de Scala.

Transports[modifier | modifier le code]

Le village de Canari est distant par route, de 35 km du port de commerce de Bastia, de 33 km de la gare des CFC de Bastia et de 49 km de l'aéroport de Bastia Poretta, qui sont les plus proches.

Saint-Florent, distant de 32 km, est desservi par une ligne régulière de bus Bastia - Saint-Florent de l'entreprise Autocars Santini, tous les jours de l'année sauf les dimanches et jours fériés. De Saint-Florent les bus de la même entreprise permettent un aller-retour sur L'Île-Rousse les mois de juillet et d'août.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Canari est une commune qui possède de nombreux lieux habités, touristiques, avec sa marine de Scala, ses cabanons Colorès, la villa de Pino à 2 pas, les « maisons des Américains » "les Piccioni", appartenant à une famille d'expatriés corses ayant fait fortune aux Amériques au XIXe siècle. Le village abrite également le mausolée de la fille de Gustave Eiffel, Valentine mariée à un des fils de cette famille noble.

Le village est associé à pas moins de 11 hameaux habités : Pieve, Vignale, Chine, Piazza, Marinca, Longa, Olmi, Pinzuta, Solaro, Ercuna et Imiza, des hameaux tous accrochés aux pentes des vallées ouvertes sur la mer, ainsi que deux marines : Scala et Canelle. C'est sans compter certains hameaux comme Linaghje (au nord de la commune), Salge (au sud de la commune) ou Masogna (au sud-est du village) qui sont aujourd'hui à l'abandon ou ruinés.

Pieve[modifier | modifier le code]

Pieve est le village central de Canari. Il offre aux visiteurs une architecture relativement bien conservée dans un paysage vert, où micocouliers et arbres de Judée abondent, agrémenté d'un jardin public fleuri dans lequel se trouve le monument aux morts. Autour de celui-ci ont été aménagés des espaces de loisirs : un boulodrome, une aire de jeux d'enfants, et en face, en contrebas de la route, un terrain de football. Depuis la place du Campanile, ornée de palmiers et où se trouvent la mairie (Casa cumuna), le Centre culturel et le bureau de La Poste, la vue est remarquable sur le golfe de Saint-Florent, les Agriates jusqu'à la presqu'île de la Revellata (Calvi).

Sur la place du Campanile se dresse un grand clocher isolé. Haut de 15 mètres et blanc, il est un formidable amer pour les marins.
Lors de l'aménagement de la place, les travaux ont permis la découverte près du clocher de l'abside d'une église préromane.

Pieve recèle deux édifices religieux remarquables, proches l'un de l'autre : l'église San Francescu du XIIIe siècle qui appartenait à l'ancien couvent de Canari, et l'église Santa Maria Assunta du XIIe siècle, remaniée au XVIIIe siècle.

Vignale[modifier | modifier le code]

Hameau de Vignale

Vignale est l'un des plus gros hameaux de Canari. Il est situé au nord du village. Son nom dérive du latin vineola qui signifie « petit vignoble ». S'y trouve la chapelle Santa Maria Annunziata.

Chine[modifier | modifier le code]

Chine (ou Chini ou Echine) est un vieux village dont les maisons sont bien groupées autour de sa chapelle San Ghjuvanni Battista. La tour carrée qui dominait le hameau a totalement disparu. A Fabrica et Pianu sont ses deux quartiers situés à l'est. À Pianu, se trouve la chapelle de confrérie Santa Croce.

Piazze[modifier | modifier le code]

Piazze, un peu au sud de Pieve, recèle un château à trois tours crénelées. Il s'agit du château des Cenci, édifié au XVIIe siècle à l'emplacement même du précédent château de Canari qui avait été rasé en 1554 par Gênes.

Marinca[modifier | modifier le code]

Marinca

Marinca, village géminé avec celui de Marcacce puisque séparé par la D80, est le hameau le plus bas de Canari. Construit à 131 m d'altitude, il se trouve à l'Ouest du village.

Longa[modifier | modifier le code]

Longa est le hameau le plus au sud du village. Jadis s'y trouvait une tour médiévale dont aujourd'hui on n'aperçoit plus que les fondations.

Olmi[modifier | modifier le code]

Olmi se situe à quelque 250 m au nord-est de Longa. S'y trouve la chapelle San Roccu où chaque 16 août, est célébrée une fête avec distribution de petits pains. Tout proche se trouvent les ruines de Marsogna, un ancien village.

Pinzuta[modifier | modifier le code]

Pinzuta, hameau à l'est du village, était autrefois protégé par une tour carrée. Il avait la particularité de posséder huit fours à pains dont un communautaire. Sa fontaine est datée de 1560.
Le hameau recèle la chapelle San Pietru qui renferme un tableau remarquable représentant La mort de Saint-Joseph.

Solaro[modifier | modifier le code]

Solaro (Solaru), au nord-est du village, comprend deux hameaux Solaru Suttanu et Solaru Supranu. On y découvre encore des maisons du XVe siècle. De ce site planté d'oliviers la vue est remarquable. La petite route qui permet d'y accéder depuis le village, se termine en cul-de-sac à Solaru Supranu. Quant à Solaru Suttanu, il est sans accès routier.

Imiza[modifier | modifier le code]

Imiza se situe tout au nord de la commune. Il est composé de deux hameaux Suttanu et Supranu. Ce dernier est ruiné. La chapelle Santa Catarina a été restaurée en 1875. Ce hameau-perchoir de bergers, situé à environ 450 m d'altitude et auquel on n'accède qu'à pied, offre une vue panoramique remarquable sur le golfe de Saint-Florent, les Agriates et L'Île-Rousse. Imiza a donné son nom à un parfum élaboré en Corse.

Au sud, près du village ruiné de Salge, se dressent encore les ruines de la tour de Castellucciu (IXe siècle).

Ercuna[modifier | modifier le code]

Ercuna est un ancien village situé entre Solaro et Imiza. L'antique chapelle San Ghjuvanni a totalement disparu.

À 700 m d'altitude sont les ruines du Castellu di Serra Valle édifié au IXe siècle et dont Pier Battista Santelli restaura partiellement le donjon en 1576.

Apro[modifier | modifier le code]

Apro que l'on orthographie Abro comme on le prononce, provient du latin apricus qui veut dire ensoleillé. Il se situe tout au Sud de la commune et ne compte que de rares maisons. Le climat y serait le plus chaud de la commune. C'est pourquoi jusqu'au début du XXe siècle, les cultures de cédrat prospéraient, couvrant jusqu'à 14 hectares de terrasses (trasti). Canari ne disposant pas de réelles structures portuaires, les tonneaux de cédrats étaient roulés jusqu'à la mer, remorqués jusqu'à des voiliers mouillés devant Canelle pour y être embarqués. À 500 m au nord d'Apro, à une altitude de 230 m, se trouve un site romain. L'ancienne église romane Santu Pietru du Xe siècle est devenue une bergerie, comme vu ailleurs dans d'autres lieux de Corse.
Au sud d'Apro, se situe le site de l'ancienne carrière et usine d'amiante de Canari.

Marine de Scala[modifier | modifier le code]

La marine de Scala était un port de pêche actif. Au début du XIXe siècle on y construisait des barques de pêche. En 1938, six bateaux apportaient de l'activité à douze pêcheurs. Les captures étaient alors abondantes.

Canelle[modifier | modifier le code]

Marine de Canelle

Canelle était une antique marine nommée Kanelate (origine grecque mais sens inconnu) qui aurait été fondée au VIe siècle av. J.-C.. Une source y sourd, qui aurait été bien connue des marins.
Au IVe siècle, Canelle avait son église piévane dominée par un clocher semblable à une tour ronde mais une tour-lanterne comme on les faisait à l'époque, haute d'environ 10 mètres avec un diamètre d'un peu plus de 7 mètres. Un feu était entretenu au sommet pour aider les marins à situer la marine.
Au XIXe siècle, la Marine alle Cannelle était dotée d'une dizaine de magazini (entrepôts), disposait de huit petits caboteurs et commerçait avec l'Italie. Une jetée et une cale de halage y avaient été aménagées vers 1930.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Canari a pour origine son nom de Kanelate porté sur les cartes de Ptolémée au IIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L’occupation du site remonte à l’Antiquité, puisqu’on retrouve mentionné le nom de Kanelate (à l’origine du nom Canari) sur les cartes de Ptolémée au IIe siècle. Une antique bourgade aurait été fondée sur la côte au VIe siècle av. J.-C. qui, sous les premiers siècles chrétiens, était le centre d'une piève. La piève de Canari dépendait de l'évêché de Nebbiu (ex-Cersunum).

Plusieurs vestiges de l’époque pisane ont été mis au jour datant d’avant le Xe siècle. On peut encore admirer l’église Santa Maria Assunta du XIIe siècle qui est en parfait état de conservation bien qu’ayant subi des modifications architecturales ultérieures, et la maison La Romana à Marinca vraisemblablement de la même époque.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fief de Canari.

De la fin du IXe siècle à 1167[4], Canari a dépendu des Peverelli.

  • 952 : les Avogari-Gentile et les Peverelli sont deux familles descendantes du Génois Ido envoyé en Corse par Oberto, marquis de Toscane, pour percevoir les taxes.

Au XIe siècle, le Cap Corse est encore dominé par ces deux familles génoises.

  • 1167 : avec l'aide de Pise, les Avogari chassèrent les Peverelli et s'emparent de Canari et d'Ogliastro. Ils affrontèrent l’amiral Ansaldo Da Mare qui prit le pouvoir du nord du Cap jusqu'à Barrettali vers 1200.
  • 1336 : Jean Avogari, à sa mort, laisse le fief de Canari et du tiers nord-ouest de l'actuelle commune d'Ogliastro à son fils André alors que les fiefs de Nonza et de Brando vont à ses autres fils Pierre et Luchino.
  • 1417 : soutenu par l'Aragon, Vincentello d'Istria vice-roi de Corse, emprisonne au castel d'Orese près d'Ocana, André de Gentile alors seigneur de Canari.
  • 1424 : Gênes délivre André de Gentile et l'aide à reprendre Sisco et Pietracorbara à Mathieu de Gentile, seigneur de Brando et ami de Vincentello.

Fin du XVe siècle, Vincentellu de Gentile (Avogari) annexe les vallées de Sisco et Pietracorbara à Canari. Il a deux fils : Napoleone (fils bâtard) et Vincenzu qui se partagent la seigneurie.

  • 1491 - 15 août : Napoleone, mécontent du partage, poignarde son demi-frère Vincenzu au cours d’une partie d’échecs au château de Canari. La population se révolte et Napoleone fuit vers Gênes où il est arrêté, condamné à mort et décapité par les Génois à Canari même. Le fief revient alors à la fille de Vincentellu de Gentile, Gesalmina, veuve du Cinarcais Rinucciu di Leca, seigneur de Vicu, mort en déportation en 1490.
  • 1491 : Gesalmina se remarie au Génois Gerolamo Gentile, qui devient ainsi seigneur de Canari.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • 1506 : construction de l’église et du couvent Saint-François à Canari. L’implantation des Franciscains avait débuté à Nonza avec la construction d’un premier couvent.

De 1506 à 1536, les deux fiefs de Canari comprenant Sisco et Pietracorbara (sans Erbalunga) sont unis et reviennent à Paris Gentile héritier de son frère Gerolamo Gentile.

  • 1536 : le fief de Canari est vendu à un Romain du nom de Pierbattista Cenci (?-1579). À cette occasion, les Santelli, anciens seigneurs de Canari, prennent le nom de Santelli-Cenci car ils prétendent se rattacher à la famille romaine des Cenci. (Plus tard, vers 1601, ils prendront le nom de Cenci).

Lors de la guerre de Sampieru, Pierbattista Santelli-Cenci prend le parti de Sampieru, tandis que son propre fils, Antonio Santelli-Cenci, prend le parti des Génois et se fait tuer à la bataille de Caccia.

  • 1554 : le village de Linaghje (voir Photo) et le château de Canari sont rasés par l’amiral génois Andrea Doria en représailles à l’appui apporté par certains seigneurs aux Français et à Sampieru. Une partie de la famille Mattei qui habite ce hameau se réfugie dans la commune voisine de Barrettali.
  • 1558 : les Français reprennent le Cap Corse et envoient Bertrand des Masses, gouverneur de Saint-Florent, ravager Canari pour se venger, cette fois, de ceux qui avaient pris parti pour les Génois.
  • 1580 : Horatio (Oraziu) Santelli Cenci (?-1595), second fils d’Antonio, est reconnu par Gênes comme héritier du fief.
  • 1588 : les pirates barbaresques d’Alger commandés par Hassan Bey détruisent Ugliastru et sa marine Albu, un village très proche.

À la mort d’Horatio, le pouvoir hésite un temps entre un oncle, le « Meliaduce », et Pier Battista Santelli II, fils d’Horatio et de Vittoria Gentile de Brando. C’est Pier Battista II qui conserve finalement le fief et le transmet à son fils Laurent Enzo Santelli qui sera colonel de la Garde pontificale au Vatican.

Au début du XVIIe siècle le fief de Canari (ou pieve de Santa Giulia) comptait environ 2 500 habitants. Les lieux habités étaient alors Canari, Salisse, Marsoga, li Olmi, lo Solaggiola, Pinzuta, le Piazze, Ichina, lo Vignale, la Marincha, Baretali, Conchiglie, Balsia, lo Petricaccio, lo Feno, la Torre, le Brachelle, la Mascheraccia, Rigaglia, Minerbio et la Figagiola.

  • 1710 : la seule fille du colonel Santelli, Victoria (épouse du comte d'Albion, ambassadeur de France au Vatican), est contrainte de vendre le fief à un noble génois du nom de Lucco Ottavio Fieschi, qui le conserve jusqu’en 1768, date de la vente de la Corse à la France par Gênes.
  • 1762 : Canari se rallie à Pascal Paoli.
  • 1768 : le Cap Corse est réuni au Royaume de France, avant le reste de l'île, et passe sous administration militaire française.
  • 1789 - La Corse appartient au Royaume de France. Canari se trouve dans la juridiction royale du Capicorsu. Supprimant la province du Cap Corse, la Révolution divise le Cap Corse en quatre cantons : Capo Bianco (Rogliano), Seneca (Luri), Sagro (Brando) et Santa Giulia (Nonza) dont fait partie Canari.
  • 1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse avec Bastia comme préfecture. Les anciennes communautés ou paroisses prennent le nom de communes. la commune se nommait Canari.
Le 12 juillet, les cinq diocèses de la Corse (Ajaccio, Aléria, Bastia, Mariana et Nebbio) sont ramenés à un seul.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. L'ex-juridiction royale du Capicorsu passe dans le district de Bastia ; celui-ci est partagé en cantons (ex-pievi), et le canton en communes. Canari se trouve dans le canton de Santa Giulia (chef-lieu Nonza), dans le district de Bastia et dans le département de El Golo.
  • 1794 : avec l'aide des Anglais (flotte de l'amiral Hood), Paoli devient maître de presque toute l'île. Londres impose le vice-roi Gilbert Elliot. Sous l'occupation anglaise, le canton de Canari est créé ; le juge de paix est dit "sherif". Mais avec l'arrivée des troupes françaises des généraux Gentile et Casalta débarquées à Macinaggio, les Anglais quittent vite la Corse.

De 1797 à 1972 Canari avec Nonza, Ogliastro, Olcani et Olmeta-di-Capocorso composent le canton de Nonza.

  • 1801 - Sous le Consulat[Note 3], la commune qui a le nom d'Olmeta prend celui d'Olmeta-di-Capocorso, est toujours dans le canton de Santa Giulia (chef-lieu Nonza), dans l'arrondissement de Bastia et le département d'El Golo.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Canari passe dans le canton de Nonza[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

Canari a payé un lourd tribut aux deux Grandes guerres mondiales, comme en témoignent les nombreux noms inscrits sur son monument aux morts.

  • 1943 - septembre : l'Italie qui avait envoyé 80 000 soldats pour occuper la Corse dès novembre 1942, capitule.
    • 3 octobre : le Cap Corse est libre.
    • 5 octobre : les 13 000 Allemands présents sur l'île la quittent.
  • 1954 - Le canton de Nonza était formé des communes de Canari, Nonza, Ogliastro, Olcani et Olmeta-di-Capocorso qui comptait alors 231 habitants.
  • 1965 : fermeture de l'usine d'amiante de Canari dont l'exploitation du filon avait débuté en 1898 par son découvreur Ange-Antoine Lombardi[6].
  • 1973 : Canari fait partie du canton de Sagro-di-Santa-Giulia nouvellement créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Nonza et Brando.
  • 1975 - La Corse est à nouveau partagée en deux départements. Olmeta-di-Capocorso se trouve dans celui de Haute-Corse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie place du Clocher

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Maurice Bertoni DVG .
mars 2008 en cours Armand Guerra . .
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 317 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
860 840 293 994 962 1 133 1 287 1 233 1 214
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 300 1 300 1 394 1 402 1 462 1 290 1 316 1 176 1 035
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
993 948 925 937 900 906 462 772 633
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
583 358 331 291 323 325 325 317 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul culte pratiqué est le catholicisme. L'église paroissiale (San Francescu relève du diocèse d'Ajaccio.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Concours international de chants lyriques organisé tous les deux ans par la commune chaque année au mois de septembre. Son jury est présidé par Gabriel Bacquier.
  • 15 août fête de la Santa-Maria Assunta. Se déroule annuellement une procession nocturne aux flambeaux de la statue de la Madonna à travers le village.
  • 16 août à Olmi est célébrée la fête de San Roccu avec distribution de petits pains dans la petite chapelle.

Sports[modifier | modifier le code]

Loisirs et randonnées[modifier | modifier le code]

Promenade autour de Canari
  • Cap au large, promenade proposée autour de la commune de Canari par un panneau « Promenade autour des Villages du Cap Corse » placé sur la place du clocher.
  • Sentier pour la visite de la chapelle Sant' Agostinu ruinée, située à 300 m au Nord et en contrebas de Linaju. Départ depuis la D80 dite « Grande corniche » 500 m à l'ouest du pont sur le ruisseau de Furcone.

Économie[modifier | modifier le code]

Comme pour la plupart des communes du littoral occidental du Cap Corse, les habitants vivaient de la mer et de l'agriculture. Les vastes étendues des terres des Agriates qu'ils allaient travailler aux semailles, offraient les ressources nécessaires à l'alimentation de la population et donnaient des possibilités de trocs avec d'autres régions. En 1790[4], Canari avait 4 moulins, 16 ha d'oliviers, 9 ha d'agrumes (cédrats), plus de 5 ha de châtaigniers, et un bon cheptel de gros bétail (440 bêtes) et 154 ha de vignes. En 1861, il n'y avait plus que 101 ha de vigne qui a de nos jours disparu.

Une loi de 1818 taxant les exportations corses était en vigueur jusqu'en 1912. Elle freinait les échanges avec l'Italie, principal client. À cela s'est ajoutée la construction de routes dans le Cap Corse Bastia - Macinaggio (Rogliano en 1829, Santa-Severa (Luri) - Pino et Macinaggio - Botticella - Nonza - Saint-Florent) entre 1865 et 1880, changeant complètement les modes d'échanges et précipitant l'abandon des petits bateaux de commerce du littoral capicorsin. En 1908 survient la crise du cédrat, les cours s'effondrent. En raison de leurs coûts élevés, Porto Rico, la Californie et d'autres pays consommateurs se mettent à planter des cédratiers sur leur sol ou à utiliser des zestes de citron. L'économie locale et celle du Cap Corse sont ruinées.

La carrière et l'usine d'amiante de Canari ont créé momentanément des emplois pour les locaux. En 1965, l'usine employait 300 personnes dont 79 % de Capicorsins.

Usine d'amiante de Canari[modifier | modifier le code]

Usine de Canari

Le plus grand gisement d'amiante Français se trouve sur le territoire de la commune. De 1949 à 1965 cette mine, surnommée « l'enfer blanc » par les mineurs, était exploitée par une filiale d'Eternit. Le gisement fut découvert en 1926, la mine a été exploitée industriellement à partir de 1948, mais dans de très mauvaises conditions d'hygiène et d'insalubrité, qui ont été occultées pendant des décennies et qui ont été dénoncées plus tard, au vu des maladies qui frappaient les mineurs. L'environnement ne fut pas non plus épargné. Tous les déchets de la mine ont été rejetés à la mer du haut de la falaise. En 17 ans, ils vont colmater avec les courants les marines d'Albu (Ogliastro) et de Nonza. Ils vont former une plage qui par endroit, va gagner jusqu'à 300 m sur la mer. La production d'amiante atteignait 25 500 tonnes en 1960. En 1965, date de sa fermeture, l'entreprise occupait 300 personnes[6].

Des travaux de consolidation des ruines de l'usine, de stabilisation du terrain et de plantation du site sont en cours, sous l'égide de l'ADEME. Ils sont cofinancés par l'Union européenne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Carrière et usine d'amiante de Canari[modifier | modifier le code]

C'est en avril 1898 que le maître-mineur et forgeron Ange-Antoine Lombardi déclara la découverte du filon d'amiante. Au plus haut de son exploitation en 1961, l'usine produisait 30 000 tonnes d'amiante. Le site fut fermé en 1965 en raison de la baisse du cours de la fibre et des problèmes sanitaires et environnementaux générés par l'exploitation.

L'aire des déchets, la cantine, les galeries maçonnées, les logements d'ouvriers et les puits d'extraction qui constituent la carrière d'amiante et l'usine de traitement du minerai au lieu-dit Margaritaju sont repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel par la Collectivité territoriale de Corse - Versement au dossier le 10 août 2006. L'établissement industriel désaffecté est en partie propriété privée, l'autre en propriété publique[6].

Mulinu di Pendente[modifier | modifier le code]

L'immeuble dit U Mulinu di Pendente, dit encore « Moulin de l'Anglais » (du nom de son dernier propriétaire) sur le ruisseau du Furcone, proche du pont de la D33, était un moulin à eau construit en 1877. Il a été exploité jusqu'à la Première Guerre mondiale pour la production de farine de blé. Il fut ensuite utilisé comme bergerie avant d'être abandonné en 1959.

Les façades, toitures et mécanisme intérieurs du moulin à farine datant de 1877, sont inscrits Monuments historiques par arrêté du 9 janvier 2007[8].

Autres patrimoines civils[modifier | modifier le code]

Château des Cenci à Piazza
  • Monument aux morts au centre de Pieve, dans un jardinet entre le couvent Saint-François, la chapelle de confrérie Santa Croce et l'église Santa Maria Assunta. Une grande ancre marine y est installée.
  • Château à Piazze, avec trois tours crênelées. Il a été construit à l'emplacement même de l'ancien château des Cenci, rasé par les troupes génoises d'Andrea Doria en 1554.
  • Vestiges de la tour à feu dont il ne reste que l'embase, au-dessus de la marine de Canelle.
  • Tour carrée ruinée à l'ancien village de Linaghje (ou Linaglie) situé sur le versant occidental du Monte 359 m, au-dessus de la route D33 dite « petite corniche ».

Église Saint-François[modifier | modifier le code]

Édifice du XIIIe siècle, l'actuelle église paroissiale. Elle appartenait autrefois au couvent de Canari construit en 1506 et ruiné depuis le XIXe siècle. L'église conventuelle Saint-François au décor baroque était l'une des plus grandes du diocèse du Nebbiu. Elle renferme les œuvres classées[9] Monuments historiques, toutes propriété de la commune, ci-après :

tableau Saint Michel peseur des âmes et vainqueur du dragon en bois peint, doré, de la fin XVe siècle, classé le 7 mars 1957 ;
panneau Christ en Croix habillé ou saint Vou peinture sur bois doré, classé le 7 mars 1957 ;
plaque funéraire en marbre sculpté des Armoiries représentant l'emblème franciscain, datant de 1754, classée le 6 novembre 1942 ;
plaque funéraire en marbre sculpté des Armoiries datant de 1570, classée le 6 novembre 1942 ;
croix d'autel en cuivre gravé, œuvre de Iusto Antonio 1560, classée le 16 mars 1908 ;
panneau "L'Annonciation, L'Assomption, saint François-d'Assise et saint Bernardin de Sienne, Le Christ au Jardin des Oliviers" en bois peint, de l'École italienne du XVIe siècle, classé le 16 mars 1908 ;
dalle funéraire de Horatio Santelli Cenci et de Vittoria dei Gentili, sa femme, en marbre blanc portant les armoiries et l'inscription Sepultora Horatio Cenci, uno dei signori di Canari e Vittoria deli Gentili (Vittoria dei Gentili, femme de Horatio Santelli Cenci, est morte le samedi 7 juillet 1595), classée le 16 mars 1908 ;
statuette de saint Roch en marbre blanc du XVIe siècle, classée le 16 mars 1908 ;
tabernacle du maître-autel en bois taillé, doré du XVIIe siècle, classé le 24 juillet 2002.

L'ancien couvent Saint-François a été réhabilité en structure d'accueil (gîtes ruraux). Il abrite également le Conservatoire du Cap Corse.

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Église Santa Maria Assunta[modifier | modifier le code]

Santa Maria Assunta

L'église date du XIIe siècle, en très bon état de conservation, située à Pieve. Elle était le centre religieux de la piève. Cet édifice roman pisan est remarquable par sa construction toute en pierres de schiste vert à joints vifs bien appareillées et couvert de lauzes. Le matériau provenait de la carrière proche de San Guglielmu. Elle a été remaniée au XVIIIe siècle. Les modifications apportées (ajout de deux chapelles latérales, d'un chœur carré en remplacement de l'abside et d'une voûte à la nef) l'ont défigurée. Le sanctuaire est bordé entièrement d'une corniche partiellement d'époque préromane, ornée de sculptures stylisées (masques humains aux expressions variées, têtes de béliers, feuilles, etc.). Sa façade Nord présente une pierre commémorative gravée en caractères gothiques presque illisible. Une plaque récemment apposée, permet de lire le texte en latin et en dessous sa traduction en français. Le linteau de la porte d'entrée sur la façade Ouest est finement ciselé, orné de motifs végétaux stylisés.

Propriété de la commune, l'église est inscrite Monuments historiques par arrêté du 24 janvier 1995[10].

Elle renferme les œuvres classées[9] Monuments historiques, toutes propriété de la commune, ci-après :

tableau Un saint ressuscitant un enfant sur toile de l'école italienne, XVIIe siècle, classé le 16 mars 1908 ;
plaque commémorative de la construction de l'église en 1468 en pierre sur la façade extérieure de l'église portant les inscriptions en latin et datée hoc opus fecit [senhor ?] iacopo romanus predicator propter miraculum quem fecit nascere super lapidem anno M CCCC LXVIII en caractères minuscules gothiques.
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Autres patrimoines religieux[modifier | modifier le code]

  • Le Campanile, place du Clocher à Piève.
  • Cimetière proche du couvent Saint-François où sont enterrés les anciens seigneurs de Canari.
  • Église San Tomasu à Marcacce
  • Église San Ghjuvanni Battista à Chine
  • Chapelle Santa Maria Annunziata à Vignale, ouverte une fois l’an pour la fête de l’Annonciation.
  • Chapelle de confrérie Santa Croce à Pianu / Chine. Les confrères organisent chaque 15 août une procession nocturne aux flambeaux en portant une statue de la Madonna à travers le village.
  • Chapelle San Roccu à Olmi. Le lendemain du 15 août y est marqué par la distribution de petits pains.
  • Chapelle San Pietru à Pinzuta
  • Vestiges de l’ancienne chapelle San Ghjuvanni.
  • Chapelle Santa Catalina à Imiza, restaurée en 1975.
  • Chapelle ruinée de Sant' Agostinu ruinée, à 300 m au Nord de Linaghje, ancienne monacchia (ermitage chargé d'une action missionnaire) du Xe siècle. C'est un édifice remarquable, construite en magnifiques dalles de schistes gris et vert bilieux, pierres locales.
  • Chapelle Sant' Eramu (ou San Teramu), ancienne monacchia. Ses ruines sont situées à 600 m à l'Ouest de Linaju près de la D33 dite « petite corniche ».

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Conservatoire du Cap Corse[modifier | modifier le code]

Le Conservatoire du Cap Corse, abrité dans l'ancien couvent Saint-François et inauguré le 17 octobre 2008. Il comprend deux expositions permanentes, l'une consacrée au costume traditionnel corse datant de 1850 à 1900 (costumes reconstitués à partir des travaux de recherche de l’ethnologue Rennie Pecqueux-Barboni), l'autre aux photographies anciennes collectées dans les collections particulières des habitants du village, sous l'égide d'Elizabeth Scaglia.

Ouvert en été, Le Conservatoire du Costume peut aussi accueillir les visiteurs hors saison, sur demande à la mairie.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Ogliastro est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Chênaies vertes du Cap Corse

La zone concerne les chênaies vertes s'étendant sur une superficie de 4 563 ha de 15 communes du Cap Corse, depuis la commune de Farinole, à la base du cap, jusqu'à la commune de Rogliano au nord-est et à la commune de Morsiglia au nord-ouest. Sur la commune de Farinole, en aval des crêtes de Tuffone Niellu, la zone atteint une altitude maximale de 244 mètres et minimale de 27 mètres. La chênaie verte est située au sud-ouest du hameau de Sparagaggio. Elle est bordée à l'ouest par le route D8O, à l'est par la D333. Elle couvre le versant de la crête exposé au nord et un relief de collines culminant à 176 mètres. Elle recouvre un terrain calcaire, le même que celui de Saint-Florent.
Le ruisseau de Campu Maggiore la traverse. Le paysage qui l'entoure se compose de plaines viticoles. La chênaie remonte également les vallons d'Ernaiolo et de Pianellu en amont du hameau de Bracolaccia[11].

Crêtes asylvatiques du Cap Corse

La zone d'une superficie de 6 387 ha, englobe la quasi-totalité de la crête centrale du Cap Corse. La limite sud de la ZNIEFF est identifiée par le col de Teghime (commune de Barbaggio). Son intérêt réside en sa fonction d’habitat pour les populations animales et végétales. Elle comporte une faune et une flore classée comme déterminantes avec 25 espèces végétales, dont une colonie de reproduction de petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), deux couples d’aigle royal (Aquila chrysaetos), et du lézard de Fitzinger (Algyroides fitzingeri)[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'arête schisteuse du Cap Corse se poursuit avec le massif du San Petrone et la Castagniccia, pour se terminer, au sud du Tavignano, avec les monts d'Antisanti et de Vezzani
  2. Trastu en langue corse signifie planche de vigne soutenue par un mur en pierres sèches
  3. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Piaggia (Y7420540) » (consulté le 1 septembre 2014)
  2. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Furcone (Y7421220) » (consulté le 1 septembre 2014)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Valdu Vecchiu (Y7421200) » (consulté le 1 septembre 2014)
  4. a et b Fascinant Cap Corse de Alerius Tardy - Bastia Toga 1994
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 1 septembre 2014)
  6. a, b et c « Notice no IA2B000939 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Notice no PA2B000008 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b Base Palissy
  10. « Notice no PA00135321 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. ZNIEFF 940004078 - Chênaies vertes du Cap Corse sur le site de l’INPN.
  12. ZNIEFF 940004076 - Crêtes asylvatiques du Cap Corse sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.