Warluis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Warluis
Mairie de Warluis.
Mairie de Warluis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Beauvais-2
Intercommunalité Beauvaisis
Maire
Mandat
Christophe d'Amecourt
2014-2020
Code postal 60430
Code commune 60700
Démographie
Gentilé Warluisiens, Warluisiennes
Population
municipale
1 159 hab. (2014)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 20″ nord, 2° 08′ 30″ est
Altitude Min. 51 m – Max. 149 m
Superficie 11,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

Voir sur la carte administrative des Nord-Pas-de-Calais-Picardie
City locator 14.svg
Warluis

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Warluis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Warluis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Warluis
Liens
Site web http://www.warluis.fr/

Warluis (prononcé [vaʁ.lɥi]) est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Warluisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au sud de Beauvais. Les villes limitrophes sont Allonne, Villers-sur-Thère, Rochy-Condé, Montreuil-sur-Thérain, Abbecourt et Beauvais.

Ses hameaux sont Bruneval, l'Épine et Merlemont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est dénommée << Wadre locus >> au VIIIème siècle, puis << Vuarlosius >> en 1026 et << Wuarlosius >> en 1057[1],[2].

Son nom peut provenir du néerlandais << water >>(eau) et du germanique << lōh >> (bois)[1],[2]. Plus vraisemblable que le nom d'homme germanique << Watheri >> combiné à << lōh >>[1].

Un nom germanique << Warno >> combiné au bas latin << luteum >> (boue, marécage) a aussi été proposé, mais convient mal phonétiquement[2].

La prononciation actuelle [vaʁlɥiː] a succédé à [waʁlɥiː] au cours du XXème s[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La bonne conservation d’un ensemble de sites du premier millénaire du Mésolithique sur la commune de Warluis est sans équivalent dans la moitié Nord de la France et dans les régions voisines d’Europe.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2001 Mme Moret    
mars 2001 avril 2014 Anne-Marie Dumoulin    
avril 2014[3] en cours
(au 30 octobre 2014)
Christophe d’Amécourt    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 159 habitants, en augmentation de 3,02 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 402 504 513 561 596 597 623 661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
641 688 661 669 670 713 717 663 602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
589 551 571 581 537 515 502 615 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
661 654 1 004 1 156 1 129 1 166 1 155 1 121 1 159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 21,7 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 22,9 %).
Pyramide des âges à Warluis en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
5,4 
75 à 89 ans
6,1 
16,3 
60 à 74 ans
16,6 
23,1 
45 à 59 ans
23,7 
21,3 
30 à 44 ans
23,2 
15,4 
15 à 29 ans
12,5 
18,5 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Warluis compte quatre monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Lucien de Warluis.
  • Église Saint-Lucien, rue de l'Église (inscrite monument historique par arrêté du [10]) : Elle réunit une nef unique du XIe siècle, simple salle rectangulaire, à un élégant clocher roman du premier tiers du XIIe siècle, situé au sud de la dernière travée de la nef, et un transept et une abside du début du XVIIe siècle. Ces parties orientales constituent un modeste ensemble d'un pur style gothique flamboyant, en décalage total avec la architecture de la Renaissance tardive qui règne à la période de construction. En 1866, la nef fut prolongée d'une travée vers l'ouest, et l'édifice se développe ainsi tout en longueur. Il possède une série de vitraux intéressants du XIXe siècle, et également une verrière du début du XVIe siècle classée monument historique[11].
  • Chapelle Saint-Séverin de Merlemont, au hameau du même nom (classée monument historique par arrêté du [12])[13]
  • Château de Merlemont, près du hameau du même nom (pignon nord avec ses deux tourelles en encorbellement, tourelle sud-ouest et salle voutée en sous-sol inscrits monument historique par arrêté du [14])
  • Domaine du château de L'Épine, près du hameau du même nom (façades et toitures du château, escalier Louis XV avec sa rampe en ferronnerie, tour et tourelle, façades et toitures de la remise et du logement du gardien, chapelle inscrits monument historique par arrêté du [15])

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Au cœur de Warluis se trouvent plusieurs portails de ferme en pierre, avec une porte piétonne et une grande porte cochère, notamment à l'entrée du château.
  • Le château de Warluis (propriété privée) est un ensemble hétérogène de constructions de diverses époques. La base du XVe siècle est encore visible. Les anciennes écuries ont été transformées en habitations.
  • Le musée de l'Aviation.
  • L'abbaye de Saint-Arnoult, du XIIe siècle, dépendance de l'abbaye de Froidmont, fut un lieu de pèlerinage jusqu'en 1856. Depuis 1987, il abrite la pierre tombale du saint. Cette abbaye privée se visite encore actuellement[16].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

René-Ferdinand, marquis de Gaudechart, officier d'infanterie dans les armées napoléoniennes. Il habita le château de l'Épine qu'il modifia profondément en rentrant des campagnes d'Italie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. le comte d'Elbée, « Notice archéologique sur Merlemont : Warluis, L'Épine et Saint-Arnoult », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 17,‎ , p. 657-757 (ISSN 1280-5343, lire en ligne)
  • M. le comte d'Elbée, « Notice archéologique sur L'Épine », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 18,‎ , p. 158-248 (ISSN 1280-5343, lire en ligne)
  • M. le comte d'Elbée, « Notice archéologique sur Warluis », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 18,‎ , p. 249-354 (ISSN 1280-5343, lire en ligne)
  • M. le comte d'Elbée, « Notice archéologique sur Saint-Arnoult ou Parfondeval », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 18,‎ , p. 355-369 (ISSN 1280-5343, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, , 738 p., p. 732
  2. a, b, c et d Maurice Lebègue, Les noms de communes du département de l'Oise, Amiens, Société de Linguistique picarde, , 234 p., p. 223
  3. F. C., « Un nouveau comité des fêtes à Warluis », L'Observateur de Beauvais, no 850,‎ , p. 23 :

    « Constituer un comité des fêtes ou tout du moins recréer des animations et du lien entre les habitants, « donner envie de Warluis » , c’était une promesse de campagne de la liste du maire nouvellement élu Christophe D’Amécourt. Il faut dire que dans la commune, beaucoup sont nostalgiques d’une époque où Warluis savait attirer du monde grâce à ses manifestations. »

    .
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Évolution et structure de la population à Warluis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  10. « Église Saint-Lucien », notice no PA00114974, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Noailles, Pays de Bray, Pays de Thelle et Vallée de Thérain, Beauvais, s.d., 32 p., p. 27-28.
  12. « Chapelle Saint-Séverin », notice no PA00114999, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Vermand s.d., op. cit., p. 29-30.
  14. « Château de Merlemont », notice no PA00114973, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Domaine du château de L'Épine », notice no PA60000083, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Vermand s.d., op. cit., p. 30-31.