Saint-Leu-d'Esserent

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Saint-Leu-d'Esserent
Saint-Leu-d'Esserent
Vue de la mairie et de l'abbatiale.
Blason de Saint-Leu-d'Esserent
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Intercommunalité Communauté d'agglomération Creil Sud Oise
Maire
Mandat
Frédéric Besset
2020-2026
Code postal 60340
Code commune 60584
Démographie
Gentilé Lupoviciens
Population
municipale
4 678 hab. (2019 en augmentation de 0,82 % par rapport à 2013)
Densité 358 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 05″ nord, 2° 25′ 22″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 137 m
Superficie 13,08 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Creil
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montataire
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Leu-d'Esserent

Saint-Leu-d'Esserent est une commune française de 4 678 habitants au dernier recensement de 2019, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive droite de l'Oise, à 6 km au sud de Creil, à 3 km de Chantilly et 12 km environ à l'ouest de Senlis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La pierre de Saint-Leu, utilisée abondamment dans les monuments de Paris, tire son nom de cette commune où elle fut exploitée depuis le Moyen Âge.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Leu-d'Esserent se trouve sur la ligne SNCF Pontoise - Creil (gare avec billetterie automatique). La commune est au croisement entre la route D 44 (axe Beauvais-Creil) et la D 92 (axe Noailles-Vineuil). Un pont sur l'Oise relie la ville à Chantilly par la D 44.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 660 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Senlis », sur la commune de Senlis, mise en service en 1959[7] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 724,6 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Le Bourget », sur la commune de Bonneuil-en-France, dans le département du Val-d'Oise, mise en service en 1920 et à 28 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,6 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,1 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Leu-d'Esserent est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Creil, une agglomération intra-départementale regroupant 23 communes[17] et 123 989 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire regroupe 1 929 communes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (44,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (46,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,4 %), forêts (18 %), zones urbanisées (15,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,5 %), eaux continentales[Note 8] (3,8 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans le passé[Quand ?], la commune s'appelait : Saint Leu sur Oise[réf. nécessaire] et Côte-de-la-Liberté-sur-Oise[24] sous la Révolution.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a été fréquenté pendant la préhistoire comme en témoignent des silex taillés de l'époque acheuléenne. Une cité gallo-romaine y fut construite dont on a pu retrouver des vestiges puis occupée aux époques mérovingienne et carolingienne. L'église renferme un sarcophage de l'époque mérovingienne contenant les bottes franques d'un paysan, découvert à Thiverny[réf. nécessaire].

En 1081, Hugues, comte de Dammartin, et seigneur du lieu donnera l'église de Hescerent, une chapelle romane du Xe siècle, aux bénédictins de l'ordre de Cluny en remerciement de la rançon qu'ils avaient payée pour sa libération alors qu'il était prisonnier en Palestine. Les moines en firent un prieuré[réf. nécessaire].

En 1358, une révolte éclate avec le meurtre de neuf gentilshommes à Saint-Leu. Cette révolte menée par Guillaume Carle (connu aussi sous le nom de Jacques Bonhomme) s'étendra dans une grande partie de l’actuelle Île-de-France, en Champagne, dans l’Amiénois et dans une partie de la Normandie et sera connue sous le nom de « Grande Jacquerie »[réf. nécessaire].

Pour se protéger des pillages durant la guerre de Cent Ans, les moines fortifièrent le monastère, une partie de ces fortifications est encore visible aujourd'hui. En 1419, 1430 et 1436, les Anglais pillèrent et incendièrent Saint-Leu et son église[réf. nécessaire].

Au XIVe siècle, Saint-Leu était la plus importante bourgade de la châtellenie de Creil[réf. nécessaire].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les carrières de pierre souterraines environnantes furent occupées par les Allemands pour l'assemblage et le stockage de missiles V1[25]. En conséquence, lors de l'opération Crossbow, l'aviation alliée bombarda massivement le bourg et ses environs, détruisant Saint-Leu à 85 %[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie de 1793 à 1973 du canton de Creil, année où elle intègre le canton de Montataire[24]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 10 à 15 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la petite communauté de communes Pierre - Sud - Oise créée en 2004.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[27], cette intercommunalité fusionne avec la communauté de l'agglomération creilloise (malgré les souhaits de la municipalité de Saint-Leu-d'Esserent, qui aurait souhaité rejoindre l'aire cantilienne, afin de constituer « une grande intercommunalité du sud de l'Oise en s'associant avec les territoires de Chantilly et Senlis » et en excluant le Creillois[28]).

C'est ainsi qu'est créé la communauté d'agglomération Creil Sud Oise, créée le , dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Début 2018, quatorze élus municipaux, dont cinq maires-adjoints démissionnent de leurs mandats, à la suite de dissensions avec le maire, entraînant l'organisation de nouvelles élections municipales[29].

Dès le premier tour, qui a lieu le , la liste de Frédéric Besset, maire (SE) de 2008 à 2014, remporte l'élection avec 53,71 % contre 36,61 % à celle de Gilbert Donati (SE), ancien colistier en 2008 d’Alain Blanchard, maire (PCF) de 2001 à 2008, et 9,68 % à la liste du maire sortant, Michel Euverte (SE). La participation s'est élevée à 39,80 %[30]. En , Frédéric Besset, fait savoir qu'il est candidat à sa réélections lors des Municipales de 2020, mais sans que d'autres listes ne se soient fait connaitre[31].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1901 1908 Pierre Henri Eclancher    
1908 1919 Désiré Coquatrix    
1919 1919 Pierre Henri Eclancher    
1919 1925 Louis Bréville    
1925 1932 Arthur Lavallée    
1932 1939 Henri Marchois    
1939 1940 Zéphirin Navarre    
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1946 Henri Marchois    
1946 1953 Charlotte Bachimont    
1953 1965 James Warnery    
mars 1965 avril 1991 Raymonde Carbon PCF  
avril 1991 mars 2001 Danièle Ducros-Partouche PCF  
mars 2001 mars 2008[33] Alain Blanchard PCF Technicien EDF
Conseiller général de Montataire (1994 → 2017)
mars 2008 mars 2014[34] Frédéric Besset[35] SE[36] Enseignant d'école d'ingénieur
Vice-président de la CC Pierre - Sud - Oise (2008 → 2014)
mars 2014[37] juillet 2018[38] Michel Euverte[39] SE Ingénieur
Vice-président de la CA Creil Sud Oise (2017 → 2018)
Mandat écourté par la démission d'une partie du conseil municipal
juillet 2018[30] En cours
(au 12 juillet 2020)
Frédéric Besset[40] SE Consultant « risques majeurs » à la Sécurité civile
Vice-président de la CA Creil Sud Oise (2018[41] → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[31],[42]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Lupoviciens.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[44].

En 2019, la commune comptait 4 678 habitants[Note 9], en augmentation de 0,82 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2101 1421 1301 1541 1921 1991 2131 2941 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2991 3101 5781 5021 4621 5541 5591 6081 571
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5031 4451 4591 4591 4601 6581 6171 2901 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 0483 5874 4624 4594 2884 8674 7694 7024 686
2019 - - - - - - - -
4 678--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,1 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 241 hommes pour 2 451 femmes, soit un taux de 52,24 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,8 
5,5 
75-89 ans
7,2 
15,2 
60-74 ans
17,1 
21,9 
45-59 ans
21,5 
19,7 
30-44 ans
18,7 
17,6 
15-29 ans
16,8 
19,8 
0-14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[47]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède[Quand ?] plusieurs établissements scolaires :

  • Groupe scolaire Raymonde-Carbon ;
  • École maternelle Jean-Macé ;
  • École maternelle Jean-Baptiste-Clément ;
  • École primaire Jean-Baptiste-Clément ;
  • Collège Jules-Vallès.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • Stade Thierry-Doret - activité : football.
  • Gymnase Jean-Macé - activités : gymnastique, gym. détente, basket-ball, tennis, danse.
  • Complexe Pascal-Grousset - activités : football, tennis, basket-ball, badminton, pétanque, athlétisme, tir à l'arc, futsal, judo, aïkido, tennis de table.
  • Pas de tir à l'arc : compagnie d'arc avec deux pas de tir et tir en salle.

Activités culturelles et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • École de musique - Batterie, violon, guitare, clarinette, saxophone, trompette, flûte, piano, musique assitée par ordinateur, chant ; orchestres et chorales.
  • École de danse - classique et contemporaine.
  • Ateliers de loisirs : encadrement, informatique, peinture, théâtre, dessin, yoga.
  • Médiathèque Jean-Moulin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Chevet de l'église, vue depuis le nord-est.

Saint-Leu-d'Esserent compte trois monuments historiques sur son territoire, dont l'un est un ensemble de plusieurs bâtiments (les restes de l'ancien prieuré)[48]. Il y avait en outre deux maisons inscrites au titre des monuments historiques, qui ont été en grande partie détruites pendant la Deuxième Guerre mondiale, à savoir une maison du XVIe siècle en face de l'église[49] et une maison près de la rivière[50]

  • L'église prieurale, construite entre 1130 et 1200 environ, a été classée monument historique par liste de 1840[51]. Les vestiges du prieuré, qualifié par erreur d’abbaye dans l'arrêté de classement, ont été classés par liste de 1862. Ils comprennent notamment le mur d'enceinte ; une porte romane au nord du parvis de l'église ; une porte fortifiée du XIVe siècle rue du Bourg ; le cloître dont subsiste moins que la partie, au nord de l'église ; les vestiges des bâtiments claustraux, dont trois travées au nord du cloître, quelques arrachements conservés sur des murs, et des parties basses des murs ; le mur médiéval d'un logis souvent considéré comme maison forte ; la cave voûtée dite le Banvin, rue de l'Église ; un cellier au sud-est du logis, en dessous de sa partie détruite ; et un réseau de souterrains issu de la transformation d'anciennes carrières. Concernant l'ancienne exploitation agricole du prieuré, le pigeonnier du XVIIe siècle a quant à lui été inscrit monument historique par arrêté du [48].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Guesdière, château du XVIIe siècle où est installé l'hôtel de ville, est également l'un des monuments de la ville. Il abrite le musée municipal, ouvert les week-ends de mai à fin septembre[52]. L'une des salles de la mairie affiche une peinture murale réalisée au XVIIe siècle par Marie-Félicie des Ursins, qui habita le château après la décapitation de son mari, Henri II de Montmorency en 1632. Cette peinture est classée au titre objet depuis 1971[53] et possède des jardins à la française.

La commune possède une base nautique et de loisirs de 48 hectares offrant une plage ouverte à la baignade, un minigolf, des terrains multisports (bicross, parcours de santé, tir à l'arc, etc.) et une école de voile agréée « École française de voile » qui dispose d'un important matériel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Leu-d'Esserent

Les armes de Saint-Leu-d'Esserent se blasonnent ainsi :
Fascé d'argent et d'azur de six pieces, bordé de gueules

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Eugène Müller, « La Charité et l'hôpital de Saint-Leu-d'Esserent, de 1665 à la Révolution », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1899, Senlis, Imprimerie d'Eugène Dufresne,‎ , p. 133-180 htt (lire en ligne), sur Gallica.
  • Chanoine Eugène Muller, L'église de Saint-Leu-d'Esserent pendant la Révolution, Beauvais, Imprimerie départementale de l'Oise, , 44 p. (lire en ligne), sur Gallica.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  7. « Station Météo-France Senlis - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Leu-d'Esserent et Senlis », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Senlis - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Leu-d'Esserent et Bonneuil-en-France », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Creil », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  27. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  28. « Saint-Leu-d'Esserent dit non à Creil », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  29. Édith Lasry-Segura, « Saint-Leu-d’Esserent : quatorze élus démissionnent pendant les vacances du maire : Treize élus de la majorité et une élue de l’opposition viennent d’annoncer leur démission du conseil municipal de Saint-Leu-d’Esserent, suite à des dissensions avec le maire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. a et b J. H., « Retour gagnant pour l’ex-maire de Saint-Leu-d’Esserent : A la tête de la ville de 2008 à 2014, Frédéric Besset l’emporte ce dimanche dès le premier tour lors des élections municipales partielles. », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Frédéric Besset, déjà élu maire (SE) de la commune de 2008 à 2014, a de nouveau remporté la mise, ce dimanche, dès le premier tour des élections municipales partielles organisées à Saint-Leu-d'Esserent. Avec 53,71 %, il devance largement ses poursuivants. Gilbert Donati (SE), ancien colistier en 2008 d'Alain Blanchard, maire (PC) de 2001 à 2008, réalise 36,61 %. Le maire sortant, Michel Euverte (SE), ne récolte que 9,68 % des voix. Le taux de participation grimpe à 39,80 % ».
  31. a et b Antoine Guitteny, « À Saint-Leu-d’Esserent, le maire sortant repart… sans adversaire : Frédéric Besset (SE) est candidat à sa propre succession. Contre qui ? À moins de deux mois des élections, l’opposition se cherche encore », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « À moins de deux mois des élections municipales, un seul candidat s'est déclaré à Saint-Leu-d'Esserent : le maire sortant, Frédéric Besset (SE). Élu pour la première fois en 2008, ce dernier avait décidé, en 2014, de tourner la page politique. Son premier adjoint, Michel Euverte, avait été facilement élu. Mais, en l'espace de quatre ans, cinq adjoints et huit conseillers de la majorité avaient démissionné pour dénoncer « l'autoritarisme » de Michel Euverte. L'endettement de la ville avait doublé (de 3 à 6,6 M€) et les projets « pharaoniques » du maire Euverte étaient critiqués ».
  32. « Les maires de Saint-Leu-d'Esserent », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  33. « Blanchard (PCF) veut reconquérir Saint-Leu », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Dirigée par les communistes depuis plusieurs décennies, la mairie de Saint-Leu d'Esserent avait échappé en 2008 à Alain Blanchard (PCF) pour 19 voix. (...) Ancien technicien à la centrale électrique EDF de Saint-Leu d'Esserent, il est adhérent du PCF depuis 1971 et en fut le responsable départemental de 1982 à 1994 ».
  34. Marie Renaud, « Six ans, ça suffit ! : A cinq mois des élections municipales, un maire explique pourquoi il est sain de ne pas briguer sa propre succession. Belle leçon d’instruction civique ! », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Fils d’une institutrice et d’un maire qui lui a « transmis le virus de l’intérêt général », diplômé de Sciences Po, éternel délégué de classe, engagé dans le monde associatif, Frédéric Besset présente un profil parfait pour tenir le rôle que lui ont confié ses électeurs (à dix-neuf voix de majorité, c’est tout juste) ».
  35. « Frédéric Besset », Les formateurs, ISÉ - Institut supérieur des élus (consulté le ).
  36. Victor Fortunato, « Frédéric Besset propose « une nouvelle chance » », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Frédéric Besset, 41 ans, enseignant dans des écoles d'ingénieurs et consultant d'entreprises, est le premier à déclarer sa candidature avec « Saint-Leu, une nouvelle chance », liste qu'il qualifie de sans étiquette, plutôt de sensibilité de gauche et ouverte. ».
  37. « Elections municipales Saint-Leu-d'Esserent 2014 », Résultats municipales > Oise, L'internaute (consulté le ).
  38. Edith Lasry-Segura, « Saint-Leu-d’Esserent : quatorze élus démissionnent pendant les vacances du maire : Treize élus de la majorité et une élue de l’opposition viennent d’annoncer leur démission du conseil municipal de Saint-Leu-d’Esserent, suite à des dissensions avec le maire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Lundi dernier, cinq adjoints ont annoncé leur démission. S'ajoutent celles de huit conseillers municipaux de la majorité, ainsi que le départ d'une élue d'opposition. D'autres lettres de démission étant en cours d'envoi, la commune pourrait voir s'organiser de nouvelles élections d'ici trois mois ».
  39. « Municipales : Euverte (SE) défend le patrimoine de Saint-Leu d'Esserent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  40. Edith Lasry-Segura, « Saint-Leu-d’Esserent : Il faut faire des économies » : Élu maire le 1er juillet, lors des élections municipales partielles, Frédéric Besset veut notamment réduire l’endettement et dynamiser la commune. », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  41. « Election d'un vice-président » [PDF], Extrait du registre des délibérations du conseil communautaire, sur https://www.creilsudoise.fr, (consulté le ), p. 14.
  42. « Saint-Leu-d'Esserent 60340 », Résultats aux municipales 2020, sur https://www.lemonde.fr (consulté le ).
  43. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  44. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  46. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Saint-Leu-d'Esserent (60584) », (consulté le ).
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  48. a et b « Ancienne abbaye », notice no PA00114865, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. « Maison en face de l'église », notice no PA00114866, base Palissy, ministère français de la Culture.
  50. « Maison près de la rivière », notice no PA00114867, base Palissy, ministère français de la Culture.
  51. « Église prieurale de bénédictins Saint-Leu, actuellement église paroissiale », notice no IA60001557, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  52. « Musée de la Guesdière », sur Saint-Leu-d'Esserent (site officiel) (consulté le ).
  53. « Peinture monumentale de Marie Félicie des Ursins maréchale de Montmorency », notice no PM60001463, base Palissy, ministère français de la Culture.