Saint-Leu-d'Esserent

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Saint-Leu-d'Esserent
Vue de la mairie et de l'abbatiale.
Vue de la mairie et de l'abbatiale.
Blason de Saint-Leu-d'Esserent
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Montataire
Intercommunalité ACSO
Maire
Mandat
Michel Euverte
2014-2020
Code postal 60340
Code commune 60584
Démographie
Gentilé Lupoviciens
Population
municipale
4 643 hab. (2014)
Densité 355 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 05″ nord, 2° 25′ 22″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 137 m
Superficie 13,08 km2
Localisation

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Saint-Leu-d'Esserent est une commune française de 4 643 habitants au dernier recensement de 2014, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive droite de l'Oise, à 6 km au sud de Creil, à 3 km de Chantilly et 12 km environ à l'ouest de Senlis.

Communes limitrophes de Saint-Leu-d'Esserent
Maysel
Cramoisy
Thiverny Montataire
Villers-sous-Saint-Leu
Blaincourt-lès-Précy
Saint-Leu-d'Esserent Saint-Maximin
Précy-sur-Oise Gouvieux

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La pierre de Saint-Leu, utilisée abondamment dans les monuments de Paris, tire son nom de cette commune où elle fut exploitée depuis le Moyen Âge.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Saint-Leu-d'Esserent.

Saint-Leu-d'Esserent se trouve sur la ligne SNCF Pontoise - Creil (gare avec billetterie automatique). La commune est au croisement entre la route D 44 (axe Beauvais-Creil) et la D 92 (axe Noailles-Vineuil). Un pont sur l'Oise relie la ville à Chantilly par la D 44.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans le passé[Quand ?], la commune s'appelait : Saint Leu sur Oise[réf. nécessaire] et Côte-de-la-Liberté-sur-Oise[1] sous la Révolution.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a été fréquenté pendant la préhistoire comme en témoignent des silex taillés de l'époque acheuléenne. Une cité gallo-romaine y fut construite dont on a pu retrouver des vestiges puis occupée aux époques mérovingienne et carolingienne. L'église renferme un sarcophage de l'époque mérovingienne contenant les bottes franques d'un paysan, découvert à Thiverny.

En 1081, Hugues, comte de Dammartin, et seigneur du lieu donnera l'église de Hescerent, une chapelle romane du Xe siècle, aux bénédictins de l'ordre de Cluny en remerciement de la rançon qu'ils avaient payée pour sa libération alors qu'il était prisonnier en Palestine. Les moines en firent un prieuré.

En 1358, une révolte éclate avec le meurtre de neuf gentilshommes à Saint-Leu. Cette révolte menée par Guillaume Carle (connu aussi sous le nom de Jacques Bonhomme) s'étendra dans une grande partie de l’actuelle Île-de-France, en Champagne, dans l’Amiénois et dans une partie de la Normandie et sera connue sous le nom de « Grande Jacquerie ».

Pour se protéger des pillages durant la guerre de Cent Ans, les moines fortifièrent le monastère, une partie de ces fortifications est encore visible aujourd'hui. En 1419, 1430 et 1436, les Anglais pillèrent et incendièrent Saint-Leu et son église.

Au XIVe siècle, Saint-Leu était la plus importante bourgade de la châtellenie de Creil.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les carrières de pierre souterraines environnantes furent occupées par les Allemands pour l'assemblage et le stockage de missiles V1. En conséquence, lors de l'opération Crossbow, l'aviation alliée bombarda massivement le bourg et ses environs, détruisant Saint-Leu à 85 %.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 avril 1991 Raymonde Carbon PCF  
avril 1991 mars 2001 Danièle Ducros-Partouche PCF  
mars 2001 mars 2008 Alain Blanchard[2] PCF Technicien EDF
Conseiller général du Canton de Montataire (1994 - 2017)
mars 2008 mars 2014 Frederic Besset SE[3] Enseignant d'école d'ingénieur
mars 2014[4] en cours
(au 3 octobre 2014)
Michel Euverte[5] SE Ingénieur

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Lupoviciens.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 643 habitants, en diminution de -1,38 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 210 1 142 1 130 1 154 1 192 1 199 1 213 1 294 1 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 299 1 310 1 578 1 502 1 462 1 554 1 559 1 608 1 571
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 503 1 445 1 459 1 459 1 460 1 658 1 617 1 290 1 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 048 3 587 4 462 4 459 4 288 4 867 4 769 4 702 4 643
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 18,5 %).
Pyramide des âges à Saint-Leu-d'Esserent en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
3,3 
75 à 89 ans
5,9 
11,2 
60 à 74 ans
12,3 
23,6 
45 à 59 ans
21,4 
23,2 
30 à 44 ans
22,8 
19,4 
15 à 29 ans
17,1 
19,3 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voyage d'étude des élèves de l'École des chartes à Saint-Leu-d'Esserent (1903).
Croquis du triforium de l'église de Saint-Leu-d'Esserent.
  • Les vestiges de l'abbaye de Saint-Leu comprennent église prieurale du XIIe et XIIIe siècles, remarquable par son triforium, un des premiers éclairés, classée monument historique en 1840, comme les autres vestiges de l'abbaye classés en 1862 dont une ancienne cave à vin (cave Banvin) et le prieuré. Le pigeonnier ou Tour du Diable a également été inscrit monument historique le 16 février 1965.
  • Le château de la Guesdière, château du XVIIe siècle où est installé l'hôtel de ville. Il abrite une peinture murale de l'époque et possède des jardins à la française. Le jardin d'agrément du château de Villers-sous-Saint-Leu est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Leu-d'Esserent

Les armes de Saint-Leu-d'Esserent se blasonnent ainsi :

Fascé d'argent et d'azur de six pieces, bordé de gueules

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs établissements scolaires :

  • Groupe scolaire Raymonde-Carbon ;
  • École maternelle Jean-Macé ;
  • École maternelle Jean-Baptiste-Clément ;
  • École primaire Jean-Baptiste-Clément ;
  • Collège Jules-Vallès.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • Stade Thierry-Doret - activité : football.
  • Gymnase Jean-Macé - activités : gymnastique, gym. détente, basket-ball, tennis, danse.
  • Complexe Pascal-Grousset - activités : football, tennis, basket-ball, badminton, pétanque, athlétisme, tir à l'arc, futsal, judo, aïkido, tennis de table.
  • Pas de tir à l'arc  : compagnie d'arc avec deux pas de tir et tir en salle.

Activités culturelles et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • École de musique - Batterie, violon, guitare, clarinette, saxophone, trompette, flûte, piano, musique assitée par ordinateur, chant ; orchestres et chorales.
  • École de danse - classique et contemporaine.
  • Ateliers de loisirs : encadrement, informatique, peinture, théâtre, dessin, yoga.
  • Médiathèque Jean-Moulin.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune possède une base nautique et de loisirs de 48 hectares offrant une plage ouverte à la baignade, un minigolf, des terrains multisports (bicross, parcours de santé, tir à l'arc,...) et une école de voile agréée « École française de voile » qui dispose d'un important matériel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Müller, « La Charité et l'hôpital de Saint-Leu-d'Esserent, de 1665 à la Révolution », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1899, Senlis, Imprimerie d'Eugène Dufresne,‎ , p. 133-180 htt (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Blanchard (PCF) veut reconquérir Saint-Leu », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  3. Victor Fortunato, « Frédéric Besset propose « une nouvelle chance » », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  4. « Saint-Leu-d'Esserent », Cartes de France (consulté le 3 octobre 2014)
  5. « Municipales : Euverte (SE) défend le patrimoine de Saint-Leu d'Esserent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Saint-Leu-d'Esserent en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)