Chiry-Ourscamp

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Chiry-Ourscamp
Chiry-Ourscamp
La mairie
Blason de Chiry-Ourscamp
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Intercommunalité CC des Deux Vallées
Maire
Mandat
Jean-Yves Bonnard
2020-2026
Code postal 60138
Code commune 60150
Démographie
Gentilé Caouens
Population
municipale
1 212 hab. (2019 en augmentation de 9,68 % par rapport à 2013)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 47″ nord, 2° 57′ 07″ est
Altitude Min. 33 m
Max. 150 m
Superficie 13,25 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Compiègne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thourotte
Législatives 6e circonscription de l'Oise
Localisation
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Liens
Site web https://www.chiry-ourscamp.fr/

Chiry-Ourscamp est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Ambiance de la commune.

La commune de Chiry-Ourscamp s'étend sur 1 325 hectares situées en rive droite (Chiry) et en rive gauche (Ourscamp) de l'Oise.

Elle est traversée, d'ouest en est, par l'ex-RN 32 (Rue Royale, RD 932), la voie rapide qui dévie l'ancienne RN 32 (actuelle RD 1032) depuis 2017 et supprime les embouteillages récurrents de la Rue Royale, qui était fréquentée par 2 000 camions chaque jour[1], la Ligne de Creil à Jeumont.

La Gare d'Ourscamps est une halte desservie par les trains TER Hauts-de-France reliant Paris-Nord à Busigny. Elle se situe sur le territoire de Pimprez et fait référence à la manufacture d'Ourscamp[réf. nécessaire].

Le sentier de grande randonnée Sentier de grande randonnée 123 traverse Chiry-Ourscamp.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chiry-Ourscamp
Ville Passel Sempigny
Ribécourt-Dreslincourt Chiry-Ourscamp Carlepont
Pimprez Bailly

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le canal latéral en 2017.

Chiry-Ourscamp est traversé par le canal latéral à l'Oise et un des méandres de l'Oise, l'un des affluents principaux de la Seine.

La Dordonne est un affluent de l'Oise en rive gauche et trouve sa source en forêt d'Ourscamp. Elle alimentait les viviers et le lavoir de l'abbaye puis les machines à vapeur de la manufacture de velours.

Le rû de Belle Anne trouve sa source dans les marais en contrebas du Mont Conseil, à Chiry. Il est ensuite canalisé dans des fossés jusqu'à l'Oise.

Dans le cadre de la mise en service du futur Canal Seine-Nord Europe, le canal latéral sera approfondi et élargi, imposant la destruction de deux maisons, la première en rive droite près du pont du Brûle qui sera démonté, la seconde en rive gauche près du pont de la rue de la Justice[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 692 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ribecourt », sur la commune de Ribécourt-Dreslincourt, mise en service en 1976[8] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 738,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Quentin », sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, dans le département de l'Aisne, mise en service en 1933 et à 35 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,3 °C pour 1981-2010[13], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[14].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

La Forêt d'Ourscamp-Carlepont occupe la partie est du territoire communal.

La forêt domaniale d'Ourscamp-Carlepont est classée ZNIEFF et la vallée de l'Oise est reconnue Natura 2000, ZNIEFF, ZICO, ZPS.

Dans le cadre des mesures de compensation des conséquences de la création du Liaison Seine-Escaut (ou Canal Seine-Nord-Europe), la Société du canal Seine-Nord Europe plante en 2021 sur 5,4 ha de prairies situées aux confins de la forêt d’Ourscamp, plus de 6 500 jeunes arbres, dont des ormes lisses, afin de créer une chênaie comprenant également des bouleaux pubescents, des saules blancs ou des aulnes. Le projet comprend également, dans un second temps, la restauration de zones humides et la plantation de haies[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chiry-Ourscamp est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Compiègne dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,5 %), prairies (11,4 %), terres arables (10 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,5 %), zones urbanisées (4,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,8 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 548, alors qu'il était de 455 en 2013 et de 471 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 86,9 % étaient des résidences principales, 6 % des résidences secondaires et 7,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,5 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Chiry-Ourscamp en 2018 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (6 %) supérieure à celle du département (2,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 73,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (71,7 % en 2013), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Chiry-Ourscamp en 2018.
Typologie Chiry-Ourscamp[I 1] Oise[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 86,9 90,4 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 6 2,5 9,7
Logements vacants (en %) 7,1 7,1 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ourscamp est mentionnée sous les formes Ursi campus au VIIe siècle, Urbs campus en 814, Ursi campo vers 880, Ossi campus en 1147, d'Oscans en 1255, de Ourcans, Ourcamps. en 1280 (DT)[23]
Il s'agit d'une formation médiévale en -camp, c'est-à-dire « champ » en picard, avec précession du nom de personne, typique de l'influence germanique. Cet anthroponyme roman Ursus est fréquemment attesté au Moyen Âge et est issu du nom latin de l'ours.
L'origine d'Ourscamp serait liée à l'installation probablement vers le IIe siècled'un légionnaire romain, Ursus, sur cette terre en rive gauche de l'Oise. Du campus d'Ursus aurait dérivé Ursicampus donnant Ourscamp[réf. nécessaire].
  • L'origine étymologique du nom Chiry est inconnue. La coutume donne le nom de "Caouens" à ses habitants. Ce nom a d'ailleurs été donné à l'école maternelle Les P'tits Caouens.
  • La commune d'Ourscamp est réunie à celle de Chiry en 1825[24]. La nouvelle entité porte le nom de Chiry-Ourscamp. Du fait d'une erreur de l'INSEE qui a enregistré en 1960 le nom de la commune sous l'orthographe "Chiry-Ourscamps", par décret du , le nom de la commune est rectifié et devient « Chiry-Ourscamp »[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • 641. Création d'un oratoire à Ourscamp par Éloi de Noyon, évêque de Noyon.
  • Selon Émile Coët, « Les évêques de Noyon étaient seigneurs de Chiry ; cette seigneurie, qui leur avait été donnée en fief par le fisc royal, consistait en terres, vignes et prés, en droits de justice, péage, rouage, lods et vente, et de queute à Cour. C'est-à-dire que toutes les fois que les évêques venaient habiter le château de Mauconseil, les vassaux devaient fournir des draps et des couvertures. L'évêque Vermond de la Boissière, convertit, au mois de cette charge, en une redevance annuelle de cent sols parisis[26] ».
  • Chiry a sans doute été érigée en commune dès le XIIe siècle par l'évêque, à la suite de la signature de la charte de franchise de Noyon (1108) dont la communauté paroissiale dépendait. Les évêques la donnaient en fief à un de leurs vassaux, désigné sous le titre de maire Major. Il jouissait de certains droits et de certains privilèges. Plus tard les évêques remplacent le maire, par un bailli et celui-ci par un receveur de leur domaine[26]. Du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française, la communauté paroissiale est administrée par deux syndics, élus à la Saint-Rémi chaque année, et représentant les habitants pour six mois l'un après l'autre.
  • 1129. Fondation de l'Abbaye Notre-Dame d'Ourscamp par saint Bernard à la demande de Simon Ier de Vermandois, évêque de Noyon. Une communauté cistercienne s'y installa l'année suivante, menée par saint Bernard. Les cisterciens gèrent et étendent cette abbaye jusqu'à la Révolution française[27].
  • 1134. Bénédiction de l'église primitive d'Ourscamp.
  • 1201.
  • 1219, Étienne de Nemours oblige les habitants assujettis aux tailles de payer au curé de Chiry un droit de quatre deniers par faux[26].
  • XIIe siècle. Construction de l'église de Chiry.
  • 1224. Construction de l'infirmerie d'Ourscamp (Salle des Morts).
  • 1254. Fin de la construction des chapelles rayonnantes de l'abside.
  • « Les évêques de Noyon avaient à Mauconseil, sur la montagne de Chiry, à cent quarante mètres d'altitude, un château dont ils faisaient parfois leur demeure. Il était fortifié comme au Moyen Âge, ceint d'une forte muraille, flanquée de tourelles avec créneaux ; ses moyens de défense étaient considérables. Par sa situation élevée, il dominait le pays et correspondait avec les forteresses de Beaulieu, de Montplaisir et de Coucy. Il était le siège d'une chatellenie. Pour y parvenir, il fallait suivre la cavée ou la voirie Fouquée, sentiers étroits, sinueux, serpentant le long d'une colline. On jouissait, alors d'un panorama admirable ; la vue plane sur la vallée de l'Oise dans laquelle la rivière se déroule en nombreux méandres. C'est là qu'est le lieu-dit : Bauregard[26] ».
  • 1357 : Bertrand du Guesclin offre ses services au château de Mauconseil au Dauphin, qui y avait réuni des troupes pour arrêter les incursions des Anglais[26].
  • 1358 est une année noire : la forteresse tombe au pouvoir des Anglais qui mettent toute la région à contribution, puis les Navarrais s'en emparent à leur tour.Pierre de Flavy tente sans succès de le reprendre.
    Survient alors la Bataille de Mauconseil : le Régent de France vient à la fête de quelques troupes mettre le siège devant le château mais une armée de secours vient sauver les assiégés, au prix d'un grand carnage ; l'évêque Gilles de Lorris fut fait, prisonnier, ainsi que Raoul de Raineval, sire de Canny, Antoine de Coudun et autres chevaliers[28],[26] ... :
  • 1359. Destruction du château de Mauconseil racheté par les habitants de Noyon aux Anglais, afin d'éviter que le château puisse protéger des ennemis[28],[26].

Emile Coët indique « Un lavoir établi par les évêques existait sur la rivière d'Oise, où les habitants venaient laver leurs bêtes et leurs draps. Il y eut à ce sujet, des difficultés avec les religieux d'Ourscamp ; une transaction intervint, elles habitants purent continuer à fréquenter le lavoir.
Les gens de Chiry devaient aussi faire moudre leur blé au moulin épiscopal, et faire cuire leur pain au four banal : ce dernier fut démoli par les Bourguignons[26] ».

« Pour rendre la justice, et pour toucher leurs revenus, les évêques avaient pour officiers de leur seigneurie : un bailli, un lieutenant, un procureur fiscal, un greffier, des sergents et des gardes[26] ».

Époque modernes[modifier | modifier le code]

  • XVIe siècle. Création d'un portail Renaissance à l'église de Chiry.
  • En 1695, la maladrerie de-Saint-Lazare de Chiry, située au hameau de Saint-Antoine, est réunie à l'hôpital général de Noyon, sous réserve d'y admettre les malades pauvres de Chiry. Sa chapelle est transférée dans l'abbaye d'Ourscamp, près de l'entrée[26].
  • vers 1750. Pavage de la route Royale.
  • 1764. Bénédiction de la chapelle de Bons-Secours à Chiry, près de la route Royale.
  • vers 1780. Construction de la rue de la Justice.
  • . Crue de l'Oise.

La paroisse de Chiry avec Mauconseil faisait partie du bailliage et de l'élection de Noyon, et de la généralité de Soissons[26].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1789.
    • L'abbaye d'Ourscamp devient bien national et est vendue par lots : les terres, la ferme, les maisons, les bâtiments monastiques. Seul, ces derniers ne trouvent pas acheteur en raison de son importance. Trois démolisseurs intéressés ne peuvent réunir les fonds pour l'acquérir. Avec la suppression des ordres monastiques autres qu'hospitaliers, les 18 moines cisterciens d'Ourscamp doivent quitter l'abbaye et rentrer dans la vie civile ou rejoindre l'ordre séculier[C'est-à-dire ?]. Les autels, boiseries, stalles, orgues, grilles sont vendus aux enchères et l’argenterie est envoyée à la Monnaie de Paris[29]
    • Affaire des farines[C'est-à-dire ?].
  • 1790. Création des communes de Chiry et d'Ourscamp.
  • En 1793, les bâtiments abbatiaux, restés propriété d'État, sont utilisés quelques mois en hôpital, pour soigner une partie des blessés et des malades des armées du Nord. Un état dressé, le 20 nivôse an III (), par le directeur Hébert indique que deux cents prisonniers Prussiens, Hanovriens, Anglais, étaient entrés à l'hôpital d'Ourscamp : sur ce nombre quarante six étaient morts[26],[30],[29].
  • En 1795, les bâtiments abbatiaux sont acquis par Maximilien Radix de Sainte-Foix, ce qui les sauvent de la destruction. Il transforme l'abbaye en résidence de plaisance, et détruit les deux églises abbatiales[29]. Nommé maire d'Ourscamp en 1807, il permit, par ses relations, à la commune d'exister encore quelques années malgré son faible nombre d'habitants. Son décès remet en cause l'ordre établi.
  • 1807. Transfert de la relique de sainte Anne d'Ourscamp à Chiry. Rachat de l'abbaye d'Ourscamp par Radix de Sainte-Foix.
  • 1823. Installation d'une fonderie de fer brut et poli[29] puis d'une filature dans les communs de l'abbaye d'Ourscamp. Cette manufacture de velours de coton devient la plus importante du département de l'Oise[31].
Maison du contremaître de de la filature, en 2013.
  • En 1824, l'usine est consacrée à la préparation du coton par la Société anonyme d’Ourscamp. Achille Peigné-Delacourt en devient le directeur, et la rend célèbre dans le monde des économistes par ses méthodes et ses créations d’assistance publique : un médecin est attaché à l’établissement, une pharmacie gratuite est créée pour les ouvriers et ouvrières malades. En 1840, l'entreprise emploie 780 salariés, et construit à partir de 1860 des maisons pour les loger, dont une partie est encore visible[29].
  • 1825 : Construction du canal latéral à l'Oise.
  • 1825 : La commune d'Ourscamp est réunie à celle de Chiry par ordonnance royale du 31 mars 1825[24]. Le maire de Chiry devient maire de Chiry-Ourscamp.
  • 1846. Création d'un nouveau cimetière au lieu-dit le Berceau.
  • 1850.
    • Construction de la ligne de chemin de fer et de la gare d'Ourscamp (sur le territoire de Pimprez).
    • Visite de la filature d'Ourscamp par Napoléon III ()[31].
  • En 1856, une subvention de l’État permet l’installation d’une école primaire dans l’usine pour l’instruction des enfants du personnel[29].
  • v.1860. Construction de la Tour dite la "Folie Mennechet"
  • 1902.
    • La filature connait en 1902 une importante grève qui demeure la plus longue connue dans le département. La filature cesse son activité avec la déclaration de guerre de 1914[31].
    • Démission du maire Édouard d'Haussy auquel succède Jules Duroyon.
  • 1904. Bouquet provincial[C'est-à-dire ?] par la Compagnie d'arc d'Ourscamp.

Première Guerre mondiale et Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La tour de Mennechet
La tour du château de Mennechet près de Chiry au lendemain de son explosion le 21 décembre 1914.

Chiry-Ourscamp a connu d'importantes destructions durant la Première Guerre mondiale en raison de sa position en 3e ligne allemande de 1914 à 1917 et des combats de 1918[32].

Le , le pont sur l'Oise est miné par le génie français, mais Chiry et Ourscamp tombent néanmoins le lendemain aux mains allemandes. Le front se fixe sur la limite sud de la commune. Le hameau est occupé durant 30 mois par le 75e puis le 7e régiment d'infanterie allemand. La tour Mennechet est détruite par les Allemands le 20 décembre 1914.

À la suite d'un bombardement français par obus incendiaires la filature d'Ourscamp, occupée par les Allemands, est incendiée par l'artillerie française en [31].

Un pont provisoire est reconstruit par l'Armée française en 1917[33]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Georges Guynemer abat un avion allemand au-dessus de la forêt d'Ourscamp.

Chiry-Ourscamp est occupé jusqu'au , date à laquelle, évacué de ses civils emmenés à Noyon, les Allemands achèvent la destruction du village par le dynamitage des maisons. Libéré alors par les Français, il est évacué le par l’armée française cherchant à contenir la progression allemande sur le mont Renaud, et devient le siège d'un cantonnement de troupes subissant quotidiennement les bombardements allemands[34]

Lors de l'Offensive du Printemps 1918, Le , une nouvelle offensive ennemie reprend le village, qui n'est définitivement libéré qu'après après le : Combat du Mont-Renaud : Ourscamp est libérée le par le 1er bataillon de tirailleurs somalis et le 4e régiment de zouaves, Chiry le par le 288e RI[34].

À la fin de la guerre, le village est considéré comme détruit et ne compte plus que trois maisons intactes[35],[36].

En 1921, adoption de la commune par les communes du canton de Bellencombre (Seine-Maritime).

  • 1923.
    • La commune de Chiry-Ourscamp se voit remettre la Croix de guerre avec palme.
    • Cession des indemnités des dommages de guerre de la filature d'Ourscamp aux Nouvelles Sucreries Réunies[31].
  • 1925. Inauguration du monument aux morts (rue Royale) et de l'école de filles (rue du Four). Construction de toilettes publiques près de l'église.
  • 1929. Bénédiction des cloches par Mgr Le Senne et fin de la reconstruction de l'église de Chiry.
  • 1930. Pardon de sainte Anne.

Seconde Guerre mondiale et Trente glorieuses[modifier | modifier le code]

  • 1940. La mairie d'origine (l'actuel secrétariat), qui avait été a été agrandie au XIXe siècle par un bâtiment plus vaste à usage de mairie et d'école des garçons avait été à peu près épargnée pendant la Première Guerre mondiale. Face à l'avancée allemande, elle est totalement détruite le par un incendie provoqué par le 110e RI ainsi qu'un corps de ferme à l'entrée du village servant de stockage.
  • 1943. Installation des religieux des Serviteurs de Jésus et de Marie dans l'abbaye.
  • 1944. Bombardement d'un train allemand en gare d'Ourscamp.
  • 1949. Inauguration du grand orgue d'Ourscamp qui sera béni en 1950 par l'évêque de Beauvais.
  • 1952-1954. Inauguration de la nouvelle mairie-école (architecte Paisant).
  • 1970. Construction de l'usine Rivoire et Carret - Lustucru.
  • 1973. Début des travaux d'assainissement à Chiry (station d'épuration). Création du lotissement du Marais.
  • 1976. Inauguration du Parc municipal (kiosque, plateau sportif, tennis) par M. Taittinger. Pose des feux tricolores rue Royale. Déplacement du monument aux morts vers la place des Tilleuls. Construction d'un groupe scolaire en préfabriqués rue du Four. Reconversion de l'école de garçons en salle du conseil.
  • 1978. Construction de la rue de la Montagne et création du lotissement de la Montagne.
  • 1985. Installation du gaz de ville dans la commune. Bouquet provincial organisé par la Compagnie d'arc de Chiry-Ourscamp.
  • 1988. Construction de la rue des Fontaines, de la rue des Sources et de la salle d'exposition (salle communale).
  • 1991. Construction d'une école maternelle dans des modules préfabriqués (Transloco).
  • 1993. Crue de l'Oise (). Le bas du village de Chiry est inondé.
  • 1995. Crue de l'Oise (février).
  • 1996. Construction d'une nouvelle école primaire "en dur" (architecte Sylvie Primault-Caillette).
  • 1998. Reconversion de l'école de filles en maison des associations. Pose d'une stèle au 288e RI commémorative de la libération de Chiry (place des Tilleuls) et d'une plaque au 4e Zouaves à Ourscamp (place Saint-Eloi).

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 2000. Bouquet provincial[C'est-à-dire ?] organisé par la Compagnie d'arc de Chiry-Ourscamp.
  • 2001. Crue de l'Oise.
  • 2003. Crue de l'Oise.
  • 2004. Classement au titre des monuments historiques du portail médiéval de la basse-cour de l'abbaye d'Ourscamp (arrêté du ).
  • 2007. Bénédiction de la statue de sainte Anne par Mgr James.
  • 2008. Création d'un sens unique rue de l'Eglise.
  • 2009. Réfection du cimetière (terrasses engazonnées). Les écoles primaires bénéficient du plan ENR (écoles numériques rurales). Inauguration de la Maison de Tourisme de la CC2V place saint-Eloi.
  • 2010. Pose d'une stèle commémorative de l'appel du . Inscription à l'inventaire du château Mennechet.
  • 2011. Crue de l'Oise. Inauguration de l'école maternelle "Les P'tits Caouens" d'un préau et de la restauration scolaire (architecte Sylvie Primault-Caillette).
  • 2012. Création d'un point de vue au château d'eau. Réfection des toilettes publiques près de l'église et dans le parc municipal. Fermeture du kiosque par des murs et des volets. Enfouissement des réseaux électriques rue de la Justice.
  • 2013. Inauguration de la bibliothèque Mennechet-de-Barival et de la sculpture "wood spirit" dans le parc. Inauguration de la table d'orientation sur l'ancien château d'eau et de la plaque commémorative de la voirie Fouquier.
  • 2014. Inauguration de la place Saint-Eloi totalement refaite par le sénateur Vantome (juin). Début des travaux de réfection de la salle communale. Début de la construction d'un terrain de football rue du Marais.
  • 2015. Création du circuit de tourisme de mémoire avec la CC2V: "Chiry-Ourscamp, première ville allemande sur la route de Paris".
  • 2016. Installation d'un Agorespace (citystade) dans le parc municipal. Destruction de la station d'épuration. Raccordement des eaux usées de Chiry à la station d"épuration de Noyon.
  • 2017. Ouverture de la déviation Ribécourt-Noyon:l a circulation dans le village passe de 19 000 véhicules / jour à 3 000 (mai). Enfouissement des réseaux électriques rues de l'Abbaye, de Mauconseil et des Douze Setiers et pose de lampadaires à Leds. Achat d'une grange rue Royale pour les services techniques de la commune.
  • 2018. Installation du Très Haut Débit (fibre optique) dans la commune (juin). Fin de la réfection de la salle communale renommée "L'Orée" (salle sportive, salle culturelle et de cérémonie) avec un parking de 80 places (architecte Corinne Vercoutère-Provost). Fin de la construction du terrain de football et de son club-house. Inauguration rue du Point du Jour du Mémorial départemental en hommage aux victimes civiles de l'Oise pendant la Première Guerre mondiale ()[1].
  • 2020. Pose de nouvelles huisseries et de lucarnes à la mairie. Installation de la première recharge pour véhicule électrique rue du Four. Dans le cadre du Plan de relance gouvernemental, l'abbaye de Chiry-Ourscamp obtient une subvention d'environ un million d'euros pour restaurer l’aile de Lorraine, construite au XVIIe siècle et détruite par un bombardement français en 1915[37] .
  • 2021. Création de toilettes publiques rue des Fontaines. Effacement des réseaux aériens place Saint-Eloi et rue Eloy Labarre (novembre-décembre). Crues de l'Oise en février/mars et en juillet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Compiègne du département de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Ribécourt-Dreslincourt[38]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Thourotte

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription de l'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chiry-Ourscamp est membre de la communauté de communes des Deux Vallées, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs d'Ourscamp de 1790 à 1825[39]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Antoine Nicolas Duverger   Dernier prieur d'Ourscamp
1791 1804 François Labarre   Fermier de l'abbaye, père de l'académicien Éloi Labarre
1804 1807 Antoine Trousselle    
1807 1810 Maximilien Radix de Sainte-Foix   Ancien ministre de Louis XVI,
Acquéreur de l'Abbaye Notre-Dame d'Ourscamp
1810 1825 Benoît Delignières   Dernier maire d'Ourscamp
Liste des maires successifs de Chiry de 1790 à 1825[39]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1800 Eloy Tassu    
1800 1808 Louis Lépine   Agriculteur
1808 1815 Louis Prince Quéquet   Cabaretier
1815 1816 François Waubert de Genlis Monarchiste Rentier
1816 1824 Louis Prince Quéquet   Cabaretier
1824 1825 Jean-Louis Sézille    
Liste des maires successifs de Chiry-Ourscamp depuis 1926, après la fusion[40]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1826 1834 Jean Louis Sézille    
1834 1835 Jean Baptiste Auguste Cocu    
1835 1846 Jean Louis Sézille    
1846 1848 Félix Médard Bouin    
1848 1848 Nicolas Joseph Dufresne    
1848 1850 Antoine Rousselle    
1850 1851 Médard Aimé Maresse    
1851 1865 Édouard Emmanuel d'Haussy   Agriculteur
1865 1881 Alphonse Mennechet de Barival   expert d'art puis rentier
Bâtisseur du château Mennechet
1881 1898 Auguste Mercier   Industriel, directeur de la manufacture d'Ourscamp,
Chevalier de la Légion d'honneur
1898 1902 Narcisse Arthur Édouard d'Haussy   Agriculteur, marguillier de sainte Anne
1902 1915 Jules Anatole Duroyon[34]   Instituteur retraité, officier de l'Instruction publique,
Mort en fonction durant l'Occupation allemande
1915 1919 Léon Alfred Descamps   Agriculteur, premier adjoint faisant fonction de maire
1919 1925 Édouard Henri Descamps   Agriculteur
1925 1940 Ulysse Armand Lagand   Agriculteur
1940 1959 Abel Frédéric d'Haussy   Agriculteur, marguillier de sainte Anne
1959 1965 Georges Lagand SE Agriculteur
1965 1994 Jean Méritet SE Chimiste, chevalier des palmes académiques
1994 2008 James Canseliet SE Chef d'entreprise retraité
2008 En cours
(au 2 décembre 2021)
Jean-Yves Bonnard SE-DVD Professeur d’histoire-géographie,
Officier des Palmes Académiques
Réélu pour le mandat 2020-2026[41],[42]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[44].

En 2019, la commune comptait 1 212 habitants[Note 8], en augmentation de 9,68 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7037357817468871 2411 3941 3261 381
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3791 5701 4901 7171 9041 9942 1072 1442 050
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9551 6361 560782839619581586642
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6807208331 0191 0991 2031 1691 0811 175
2019 - - - - - - - -
1 212--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de Chiry-Ourscamp est divisée par deux au sortir de la Première Guerre mondiale : après trente mois d'occupation, la commune qui, en 1911, comptait 1 560 habitants, n'en compte plus que 782 en 1921[35].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,1 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 639 hommes pour 570 femmes, soit un taux de 52,85 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,4 
4,5 
75-89 ans
6,5 
18,0 
60-74 ans
16,9 
24,6 
45-59 ans
20,9 
16,6 
30-44 ans
19,3 
17,2 
15-29 ans
17,5 
19,1 
0-14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[47]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Pèlerinage à sainte Anne, du 18 au 26 juillet de chaque année.
  • La course de caisses à savon, dont la 9e édition a eu lieu en [48].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse de Chiry est supprimée en 2010 pour être comprise dans la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc puis dans la paroisse Saint-Eloi de Noyon en 2020.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp[49],[50] a été fondée en 1129 par le comte évêque de Noyon Simon de Vermandois, cousin du roi de France Louis VI le Gros. Elle accueillit l'année suivante une communauté de moines cisterciens. Une infirmerie y fut établie en 1260. Les bâtiments conventuels qui subsistent aujourd'hui datent du XVIIIe siècle.
    Sous la Révolution française, l'abbaye, vendue comme bien national, devient une hôpital (1794) et est partiellement détruite – nef de l’église, cloître – tandis que le chœur est transformé en ruine romantique par son propriétaire d’alors, M. de Sainte-Foix. Elle est reconvertie en fonderie puis en filature jusqu'en 1915.
    Lors de la Première Guerre mondiale, l'abbaye, occupée par les Allemands, est bombardée par les Français en .
    Rachetée en 1941 par le comte Paul Biver, l'abbaye retrouve sa vocation initiale avec l'installation des Serviteurs de Jésus et Marie dans certains bâtiments restaurés
    .

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  • Les ruines du Château Mennechet (1881-1903), construit sur les hauteurs du village de Chiry-Ourscamp vers 1880 et jamais achevé en raison du décès de son propriétaire, Alphonse Mennechet de Barival, en 1903. Ce château-galerie devait être le lieu d'exposition du musée personnel de Mennechet. Fortement affecté par les bombardements de la Première Guerre mondiale, il a perdu sa toiture et une grande partie de sa partie haute[51],[52],[53].
  • Les ruines de la tour Mennechet, également détruite pendant la Première Guerre mondiale.

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  • Le Mémorial départemental en hommage aux victimes civiles de la Première Guerre mondiale dans l'Oise, implanté le long de la voie express RD1032, aux abords de la rue du Point-du-Jour[54],[55],[35].
  • L'église Notre-Dame ou Sainte-Anne (face à la mairie, classée monument historique en 1921[56]), élevée au XIIe siècle et lourdement restauré au XIXe siècle. À l'église primitive succède une grande église d'abord fermée d'un chevet plat puis de chapelles rayonnantes. Deux évêques de Noyon y sont inhumés ainsi que les sires de Coucy et de Roye. Une des chapelles (celle de la Famille de Roye) est dédiée à sainte Anne, dont la partie sommitale du crâne est exposée dans un reliquaire. Dans son Traité des reliques, Jean Calvin évoque le crâne de sainte Anne d'Ourscamp. Elle possède un portail Renaissance. Détruite en partie durant la Première Guerre mondiale, elle a été restaurée à l'identique sur les plans d'André Collin.
    L'église se compose d’une nef avec bas-côtés, du XVIe siècle, et d’un chœur formé d’une travée droite qui porte le clocher et d’une abside semi-circulaire, du début du XIIIe siècle mais très remaniée.
    La cuve baptismale du XIIIe siècle, ornée à chaque angle d’une tête humaine, et une statue en albâtre de saint Roch du XVe siècle proviennent de l’abbaye d’Ourscamp. Les stalles néo-gothiques sont intéressantes
    L'église referme dans une châsse offerte par Mgr Le Senne le chef de sainte Anne[57].

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  • La chapelle Sainte-Anne (sur la RD 1032), élevée sur une parcelle du jardinier Hamelin en 1764 en bordure de la route nationale (rue Royale). Jadis chapelle Notre-Dame-de-Bons-Secours, elle a été dédiée à sainte Anne lors du transfert de la relique d'Ourscamp à Chiry en 1807.
  • Les calvaires
  • La statue de sainte Anne, œuvre de Charles Malinauska (2007)
  • Les fortins allemands de la Cavée (vers 1915) et de la voirie Mademoiselle
  • La table d'orientation de la voirie Fouquier (château d'eau)
  • La table d'orientation du Mont-Hubert et le circuit 14/18 "Chiry-Ourscamp, premier village allemand sur la route de Paris"
  • Le parc municipal avec son cadran solaire et ses woods spirits.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Légende de l'ours d'Ourscamp[modifier | modifier le code]

Une origine légendaire nous est parvenue du Ve siècle, autour du saint évangélisateur Éloi. Voulant se retirer en bordure de l'Oise dans un lieu proche de la forêt, l'évêque de Noyon Éloi (celui de la chanson Le Bon roi Dagobert), demande à édifier un oratoire en rive gauche de la rivière. Pendant la construction, un ours sort de la forêt et tue l'un des bœufs tirant le charroi. Informé de cela, Éloi vient sur place, appelle l'ours et lui intime l'ordre de prendre la place du bœuf tué. L'ours s'exécute docilement jusqu'à la fin des travaux[58]. La légende de l'ours a parcouru le temps jusqu'à nos jours à travers des souvenirs. Des ours auraient été élevés jusqu'au XVIe siècle dans une tour de l'abbaye cistercienne. Les armes des abbés d'Ourscamp étaient ornés d'un ours emmuselé passant. Au XVIIIe siècle, la grille d'honneur de l'abbaye était encadrée de deux piédestaux surmontés d'ours (visibles sur la gravure de Tavernier de 1787). Enfin, le propriétaire civil du monastère fait sculpter au XIXe siècle au fronton central du logis abbatial, un ours[59].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chiry-Ourscamp Blason
De gueules à la bande d'argent, au chef cousu* d'azur chargé d'un ours passant au naturel muselé de gueules[60].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
* Ces armes emploient le terme « cousu » dans le seul but de contrevenir à la règle de contrariété des couleurs : elles sont fautives.
S'inspire du blason de la famille de Roye dont Ode a été l'une des bienfaitrices de l'abbaye d'Ourscamp. L'ours, quant à lui, fait référence à la légende de saint Eloi.

Adopté le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Bonnard, Alphonse Mennechet de Barival : le bâtisseur, Chiry-Ourscamp, Association Prométhée, coll. « Découverte de Chiry-Ourscamp », , 32 p. (BNF 35819633).
  • Jean-Yves Bonnard, Didier Guénaff (préf. Stéphane Audouin-Rouzeau), Chiry-Ourscamp : Commune martyre : La Première guerre mondiale dans l'Oise, Association Prométhée, 64 p..
  • Jean-Yves Bonnard, De Notre Dame à Sainte-Anne, association Prométhée, 1998.
  • Jean-Yves Bonnard, « L'hôpital militaire d'Ourscamp : septembre 1793-janvier 1795 », Annales historiques compiégnoises, nos 81-82,‎ , p. 5-12 (lire en ligne, consulté le ), sur Gallica.
  • Jean-Yves Bonnard, La chapelle d'Ourscamp ou salle des morts, association Prométhée, 2003.
  • Jean-Yves Bonnard, La manufacture de velours d'Ourscamp (1823-1923), association Prométhée, .
  • Jean-Yves Bonnard et Jérôme Pauzet , La bataille de Mauconseil, association Prométhée, 2008.
  • Jean-Yves Bonnard, Chiry-Ourscamp, un nouveau départ, in Le Noyonnais, Cap-Régions Editions, 2018.
  • Jean-Pierre Gilson, Jean-Yves Bonnard, Traces 1918-2018, Office de tourisme du Noyonnais en Vallées de l'Oise, 2018.
  • Georges Gaudy, L'agonie du Mont-Renaud, Nouvelles éditions latines, 1921.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Chiry-Ourscamp », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Alexis Bisson, « Chiry-Ourscamp : avec la déviation, les habitants respirent, les commerces grimacent : Un mois après l’ouverture du tronçon entre Noyon et Ribécourt-Dreslincourt, les habitants de la commune ont enfin dit adieu aux bouchons. Mais les commerçants font déjà grise mine », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il faut dire que ce contournement de leur commune, les habitants et les élus de Chiry-Ourscamp en entendent parler depuis plus de… quarante ans. Alors, avec l'ouverture de la déviation Ribécourt-Noyon, le 22 mai, les riverains peuvent enfin respirer ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  8. « Station Météo-France Ribecourt - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Chiry-Ourscamp et Ribécourt-Dreslincourt », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Ribecourt - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Chiry-Ourscamp et Fontaine-lès-Clercs », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. Orianne Maerten, « À Chiry-Ourscamp, on plante des arbres pour compenser l’aménagement du canal Seine-Nord Europe : Pour compenser l’impact environnemental du futur canal à grand gabarit, la Société du canal Seine-Nord Europe aménage de nouveaux espaces naturels. Dans l’Oise, entre Compiègne et Passel, 400 hectares de terres sont concernés », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Compiègne », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…: Volume 2 - Page 995.
  24. a et b Des dossiers relatifs à la réunion d’Ourscamp à Chiry en 1825 sont conservés aux archives départementales de l’Oise sous la cote Mp 1300 et aux archives nationales sous la cote F/2 (II)/Oise. L’ordonnance royale du 31 mars 1825 y est explicitement indiquée. La date de 1835 parfois présentée est donc erronée.
  25. Décret du 21 décembre 1999 portant changement de nom de communes, sur Légifrance.
  26. a b c d e f g h i j k l et m Émile Coët, Notice historique et statistique sur les communes de l'arrondissement de Compiègne, Compiègne, A. Mennecier, , 462 p. (lire en ligne), p. 388-393.
  27. Bonnard Jean-Yves, La chapelle d'Ourscamp ou Salle des morts, association Prométhée, 32 p., 2003.
  28. a et b Voir les Chroniques, Froissart Livre I Partie II Chapitre LXXIV page 386 et suivantes ou il est question du château de Mauconseil
  29. a b c d e et f Daniel Baduel, « Oise : découvrez l'histoire de l’abbaye d’Ourscamp : Actu Oise vous propose de (re)plonger dans l'histoire de l’abbaye d’Ourscamp à Chiry-Ourscamp, à l'aide de photos et de descriptions », Actu Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. Jean-Yves Bonnard, l'hôpital militaire d'Ourscamp, article mentionné en Bibliographie.
  31. a b c d et e Bonnard Jean-Yves, La Manufacture de velours d'Ourscamp (1823-1923), ouvrage mentionné en Bibliographie.
  32. Bonnard Jean-Yves, Guénaff Didier, Chiry-Ourscamp, commune martyre, ouvrage mentionné en Bibliographie.
  33. « Six types de ponts exécutés par une armée », Bulletin de renseignement du Génie,‎ , p. 3-13 (lire en ligne, consulté le ), sur Gallica.
  34. a b et c « Chiry-Oursacmp durant la Grande Guerre », Livre mémorial des communes de l'Oise, sur Mémorial 1914 / 1918 des victimes civiles de l'Oise (consulté le ).
  35. a b et c Alexis Bisson, « A Chiry-Ourscamp, un mémorial pour les « oubliés de l’histoire » : Le village martyre, dont le nombre d’habitants a été divisé par deux au sortir de la Grande Guerre, veut rendre hommage aux civils de l’Oise. Le mémorial en cours de construction sera inauguré le 9 décembre », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. Noyon, Roye, Lassigny, Clermont-Ferrand, coll. « Guide Michelin », , 64 p. (lire en ligne), p. 52-56, sur Gallica.
  37. P. G., « L’abbaye de Chiry-Ourscamp veut «restaurer des murs, relever des personnes» : L’abbaye de Chiry-Ourscamp décroche près d’un million d’euros du plan de relance pour restaurer l’aile de Lorraine. Un chantier privé qui sera soumis à des clauses sociales », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. a et b État-civil et archives départementales de l'Oise[réf. incomplète]
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