Chiry-Ourscamp

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Chiry-Ourscamp
L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp.
L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp.
Blason de Chiry-Ourscamp
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Thourotte
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées
Maire
Mandat
Jean-Yves Bonnard
2014-2020
Code postal 60138
Code commune 60150
Démographie
Population
municipale
1 106 hab. (2014)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 47″ nord, 2° 57′ 07″ est
Altitude Min. 33 m – Max. 150 m
Superficie 13,25 km2
Localisation

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Chiry-Ourscamp est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Chiry-Ourscamp s'étend sur 1325 hectares situées en rive droite (Chiry) et en rive gauche (Ourscamp) de la vallée de l'Oise. Elle est traversée, d'ouest en est, par la départementale 1032 (ex-RN 32), la voie de chemin de fer Paris-Erquelines, le canal latéral à l'Oise et l'Oise. Elle appartient au canton de Ribécourt et au département de l'Oise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ourscamp est mentionnée sous les formes Ursi campus au VIIe s., Urbs campus en 814, Ursi campo vers 880, Ossi campus en 1147, d'Oscans en 1255, de Ourcans, Ourcamps. en 1280 (DT)[1]

Il s'agit d'une formation médiévale en -camp, c'est-à-dire « champ » en picard, avec précession du nom de personne, typique de l'influence germanique. Cet anthroponyme roman Ursus est fréquemment attesté au Moyen Âge et est issu du nom latin de l'ours.

Historique[modifier | modifier le code]

Repères historiques
  • 641. Création d'un oratoire à Ourscamp par Éloi de Noyon, évêque de Noyon.
  • 1129. Fondation de l'abbaye d'Ourscamp par Simon de Vermandois, évêque de Noyon.
  • 1134. Bénédiction de l'église primitive d'Ourscamp.
  • 1201. Dédicace de la grande église d'Ourscamp.
  • XIIe siècle. Construction de l'église de Chiry.
  • 1224. Construction de l'infirmerie d'Ourscamp (Salle des Morts).
  • 1254. Fin de la construction des chapelles rayonnantes de l'abside.
  • 1358. Bataille de Mauconseil. L'évêque Gilles de Lorris est capturé et pris comme otage[2].
  • 1359. Destruction du château de Mauconseil racheté par les habitants de Noyon aux Anglais[2].
  • XVI. Création d'un portail Renaissance à l'église de Chiry.
  • v. 1750. Pavage de la route Royale.
  • 1764. Bénédiction de la chapelle de Bons-Secours à Chiry, près de la route Royale.
  • v 1780. Construction de la rue de la Justice.
  • 1789. Nationalisation de l'abbaye d'Ourscamp. Affaire des farines.
  • 1807. Transfert de la relique de sainte Anne d'Ourscamp à Chiry. Rachat de l'abbaye d'Ourscamp par Radix de Sainte-Foy.
  • 1823. Installation d'une fonderie puis d'une filature dans l'abbaye d'Ourscamp.
  • 1825. Fusion de Chiry et d'Ourscamp. Construction du canal latéral à l'Oise.
  • 1840. Classement de l'abbaye d'Ourscamp sur la première liste des monuments historiques.
  • 1846. Création d'un nouveau cimetière au lieu-dit le Berceau.
  • 1850. Construction de la ligne de chemin de fer et de la gare d'Ourscamp (sur le territoire de Pimprez). Visite de la filature d'Ourscamp par Napoléon III (13 juillet).
  • v.1860. Construction de la Tour dite la Folie Mennechet"
  • v. 1890. Construction du château Mennechet[3].
  • 1902. Grève des tisseurs d'Ourscamp. Démission du maire.
  • 1904. Bouquet provincial.
  • 1914-1918. La commune de Chiry-Ourscamp a connu d'importantes destructions durant la Première Guerre mondiale en raison de sa position en 3e ligne allemande de 1914 à 1917 et des combats de 1918[4].
    • - 1914. Le 30 août, le pont sur l'Oise est miné par le génie français, mais Chiry et Ourscamp tombent tout de même aux mains allemandes. Le front se fixe sur la limite Sud de la commune. Le hameau sera occupé durant 30 mois par les 75e puis 7e régiment d'infanterie allemand. Destruction de la tour Mennechet par les allemands.
    • - 1915. Suite à un bombardement français par obus incendiaires la filature d'Ourscamp est détruite par un incendie. Mort du maire Anatole Duroyon. Georges Guynemer abat un avion allemand au-dessus de la forêt d'Ourscamp.
    • - 1917. Destruction du village par les Allemands avant leur retrait. 1re libération de la commune.
    • - 1918. Offensive allemande. Combats du Mont-Renaud. Mort du capitaine Meiffre. Combats pour la libération. Ourscamp est libérée le 20 août par le 1er bataillon de tirailleurs somalis et le 4e zouaves, Chiry le 21 août par le 288e RI.
  • 1921. Classement au titre des monuments historiques de l'église Notre-Dame de Chiry (arrêté du 13 août 1921)[5]. Adoption de la commune par les communes du canton de Bellencombre (Seine-Maritime).
  • 1923. La commune de Chiry-Ourscamp se voit remettre la Croix de guerre avec palme. Cession des dommages de guerre de la filature d'Ourscamp aux Nouvelles Sucreries Réunies [6].
  • 1925. Inauguration du monument aux morts (rue Royale) et de l'école de filles (rue du Four). Construction de toilettes publiques près de l'église.
  • 1929. Bénédiction des cloches et fin de la reconstruction de l'église de Chiry.
  • 1941. Achat de l'abbaye d'Ourscamp par le comte Biver.
  • 1943. Installation des religieux dans l'abbaye.
  • 1944. Bombardement d'un train allemand en gare d'Ourscamp.
  • 1949. Inauguration du grand orgue d'Ourscamp qui sera béni en 1950 par l'évêque de Beauvais.
  • 1970. Construction de l'usine Rivoire et Carret - Lustucru.
  • 1973. Début des travaux d'assainissement à Chiry (station d'épuration). Création du lotissement du Marais.
  • 1976. Inauguration du Parc municipal (kiosque, plateau sportif, tennis). Pose des feux tricolores rue Royale. Déplacement du monument aux morts vers la place des Tilleuls. Construction d'un groupe scolaire en préfabriqués. Reconversion de l'école de garçons en salle du conseil.
  • 1978. Construction de la rue de la Montagne et création du lotissement de la Montagne.
  • 1985. Installation du gaz de ville dans la commune. Bouquet provincial.
  • 1988. Construction de la rue des Fontaines, de la rue des Sources et de la salle d'exposition.
  • 1991. Construction d'une école maternelle dans des modules préfabriqués (Transloco).
  • 1996. Construction d'une nouvelle école primaire "en dur" (architecte Sylvie Primault-Caillette).
  • 1998. Reconversion de l'école de filles en salle des associations. Pose d'une stèle commémorative de la libération de Chiry (place des Tilleuls) et d'une plaque à Ourscamp (place Saint-Eloi).
  • 2000. Bouquet provincial.
  • 2004. Classement au titre des monuments historiques du portail médiéval de la basse-cour de l'abbaye d'Ourscamp (arrêté du 3 septembre 2004).
  • 2010. Inscription à l'inventaire du château Mennechet.
  • 2009. Réfection du cimetière.
  • 2010. Pose d'une stèle commémorative de l'appel du 18 juin 1940.
  • 2011. Inauguration de l'école maternelle "Les P'tits Caouens" d'un préau et de la restauration scolaire (architecte Sylvie Primault-Caillette).
  • 2012. Création d'un point de vue au château d'eau. Réfection des toilettes publiques près de l'église et dans le parc municipal. Fermeture du kiosque par des murs et des volets.
  • 2013. Inauguration de la bibliothèque Mennechet-de-Barival et de la sculpture "wood spirit". Inauguration de la table d'orientation et de la plaque de la voirie Fouquier. Réfection de la place Saint-Eloi.

Ancienne commune d'Ourscamp[modifier | modifier le code]

Une origine légendaire nous est parvenue du Ve siècle, autour du saint évangélisateur Éloi. Voulant se retirer en bordure de l'Oise dans un lieu proche de la forêt, l'évêque de Noyon Éloi (celui de la chanson Le Bon roi Dagobert), demande à édifier un oratoire en rive gauche de la rivière. Pendant la construction, un ours sort de la forêt et tue l'un des bœufs tirant le charroi. Informé de cela, Éloi vient sur place, appelle l'ours et lui intime l'ordre de prendre la place du bœuf tué. L'ours s'exécute docilement jusqu'à la fin des travaux[7]. La légende l'ours a parcouru le temps jusqu'à nos jours à travers des souvenirs. Des ours auraient été élevés jusqu'au XVIe siècle dans une tour de l'abbaye cistercienne. Les armes des abbés d'Ourscamp étaient ornés d'un ours emmuselé passant. Au XVIIIe siècle, la grille d'honneur de l'abbaye était encadrée de deux piédestaux surmontés d'ours. Enfin, depuis le XIXe siècle, un ours est sculpté sur le fronton central du château abbatial.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

En 1129, l'évêque de Noyon Simon de Vermandois décide de la construction à Ourscamp d'une abbaye; l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp. Une communauté cistercienne s'y installe l'année suivante. Les cisterciens occupent cette abbaye qu'ils construisent et améliorent jusqu'à la Révolution française[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1790, la communauté paroissiale d'Ourscamp est élevée en commune. L'abbaye nationalisée est vendue par lots. Son rachat en 1795 par Maximilien Radix de Sainte-Foix la sauve de la destruction. Ce dernier devient maire d'Ourscamp et permet à la commune d'exister encore quelques années malgré son faible nombre d'habitants. En 1825, Ourscamp est rattachée à Chiry.

Maires d'Ourscamp (1790-1825) :

  • 1790 : Antoine Nicolas Duverger
  • 1791 : François Labarre
  • 1804 : Antoine Trousselle
  • 1807 : Maximilien Radix de Sainte-Foy
  • 1810 : Benoît Delignières

Entre-temps, l'ancienne abbaye a été revendue et reconvertie en fonderie (1823) puis en une filature. Cette manufacture de velours de coton va devenir la plus importante du département de l'Oise. Elle cesse son activité avec la déclaration de guerre de 1914 et ses bâtiments sont incendiés par l'artillerie française en 1915. Les dommages de guerre de la filature d'Ourscamp sont replacés en 1923 dans d'autres industries[9].

Rachetée par le comte Biver, l'abbaye d'Ourscamp accueille depuis 1941 la congrégation des serviteurs de Jésus et de Marie, ordre diocésain de la règle du père Lamy.

Ancienne commune de Chiry[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine étymologique du nom Chiry est inconnue. La coutume donne le nom de "Caouens" à ses habitants. Ce nom a d'ailleurs été donné à l'école maternelle Les P'tits Caouens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Chiry a sans doute été élevé en commune dès le XIIe siècle, à la suite de la signature de la charte de franchise de Noyon (1108) dont la communauté paroissiale dépendait. Elle avait à sa tête un maire. Du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française, la communauté paroissiale est administrée par deux syndics, élus à la Saint-Rémi chaque année, et représentant les habitants pour six mois l'un après l'autre.

La "maison communale" de Chiry est l'une des plus anciennes du canton de Ribécourt. Louis Graves la cite comme existant au XVIIIe siècle. Le premier magistrat est passé de "syndic" à "maire" en 1790 avec la création des communes.

Le bâtiment d'origine (l'actuel secrétariat) a été agrandi au XIXe siècle par un bâtiment plus vaste à usage de mairie et d'école des garçons. Cet immeuble de pierre blanche a souffert durant la Grande Guerre et surtout durant la Seconde Guerre mondiale. Sa reconstruction se termine en 1950. Depuis 1976, avec la création du groupe scolaire rue du Four, le bâtiment est entièrement consacré à la mairie.

Maires de Chiry (1790-1825) :

  • 1792 : Eloy Tassu
  • 1800 : Louis Lépine
  • 1808 : Louis Prince Quéquet
  • 1815 : François Waubert de Genlis
  • 1816 : Louis Prince Quéquet
  • 1824 : Jean Louis Sézille

Paroisse[modifier | modifier le code]

Curés de la paroisse Notre-Dame de Chiry

  • XIII : messire Jehan
  • 1506 : Jehan Lejeune
  • 1668 : Jean Louvet
  • 1688 : Colné
  • 1704 : Charles Maheas de Fierville
  • 1705 : Richard Allain
  • 1762 : Jacques Demailly
  • 1777 : Jean Dantier (jusqu'en 1793).

Fusion de Chiry-Ourscamp[modifier | modifier le code]

Les deux communes de Chiry et d'Ourscamp ont fusionné en 1825 par ordonnance royale pour former « Chiry-Ourscamp ». Par arrêt du conseil d'État du , publié au JO , le nom « Chiry-Ourscamp » a été reconnu sous cette orthographe.

Commune de Chiry-Ourscamp (depuis 1825)[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1825 (date de fusion de Chiry et d'Ourscamp)
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1826   Jean Louis Sézille - -
1834   Jean Baptiste Auguste Cocu   -
1835   Jean Louis Sézille - -
1846   Félix Médard Bouin - -
1848   Nicolas Joseph Dufresne - -
1848   Antoine Rousselle - -
1850   Médard Aimé Maresse - -
1851   Edouard Emmanuel D'Haussy - agriculteur
1865   Alphonse Mennechet de Barival - rentier
1881   Auguste Mercier - industriel
1898   Narcisse Arthur Edouard D'Haussy - agriculteur
1902   Jules Anatole Duroyon - instituteur retraité
1915   Léon Alfred Descamps - agriculteur
1919   Edouard Henri Descamps - agriculteur
1925   Ulysse Armand Lagand - agriculteur
1940   Abel Frédéric D'Haussy - agriculteur
1959   Georges Lagand SE agriculteur
1965   Jean Méritet SE chimiste
1994   James Canseliet SE retraité
2008 en cours
(au 28 août 2014)
Jean-Yves Bonnard SE enseignant
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Paroisse[modifier | modifier le code]

Curés de Chiry

  • 1804 : Antoine Nicolas Duvergé (ancien prieur d'Ourscamp)
  • 1813 : Jean Pierre François Jacques Perceval
  • 1807 : Jean-Baptiste Paradis (sa tombe se situe à devant le portail de l'église, à gauche)
  • 1840 : Jean-baptiste Antoine Eloi Marie Armand Couzin
  • 1862 : Jaillot
  • 1866 : Pierre Lavechin
  • 1893 : Armand Brémard (mort déporté à Noyon en 1915)
  • 1919 : Eugène Leroux
  • 1924 : François Fromont
  • 1961 : Désiré Coquerel (fondateur de La Vaillante)
  • 1984 : Guy-Marie Tavignot, religieux d'Ourscamp, curé puis vicaire
  • 1996 : François de Mauny, archiprêtre de Noyon
  • depuis 2010 : Philippe Montier, archiprêtre de Noyon

La paroisse de Chiry est supprimée en 2010 pour être comprise dans la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 106 habitants, en diminution de -3,15 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
703 735 781 746 887 1 241 1 394 1 326 1 381
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 379 1 570 1 490 1 717 1 904 1 994 2 107 2 144 2 050
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 955 1 636 1 560 782 839 619 581 586 642
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
680 720 833 1 019 1 099 1 203 1 169 1 081 1 106
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 24 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 12,5 %) ;
  • 47,3 % de femmes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 14,4 %).
Pyramide des âges à Chiry-Ourscamp en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
3,9 
75 à 89 ans
4,7 
8,3 
60 à 74 ans
9,2 
23,2 
45 à 59 ans
23,1 
24,0 
30 à 44 ans
24,1 
18,3 
15 à 29 ans
16,8 
21,9 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chiry-Ourscamp Blason De gueules à la bande d'argent, au chef cousu d'azur chargé d'un ours passant d'or muselé de gueules.
Détails Il s'inspire du blason de la famille de Roye dont Ode a été l'une des bienfaitrices des l'abbaye d'Ourscamp. L'ours, quant à lui, fait référence à la légende de saint Eloi.
(Croix de guerre 1914-1918)

Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp a été fondée en 1129 par le comte évêque de Noyon Simon de Vermandois, cousin du roi de France Louis VI le Gros. Elle accueillit l'année suivante une communauté de moines cisterciens. Une infirmerie y fut établie en 1260. Les bâtiments conventuels qui subsistent aujourd'hui datent du XVIIIe siècle. Sous la Révolution, l'abbaye, devenue bien national, devient une hôpital (1794). Rachetée par Radix de Sainte-Foy, l'abbaye est reconvertie en résidence de plaisance et connaît de profondes transformations. Elle est reconvertie en fonderie puis en filature jusqu'en 1915. Rachetée en 1941 par le comte Biver, l'abbaye retrouve sa vocation initiale avec l'installation des Serviteurs de Jésus et Marie.
  • Les ruines du château d'Alphonse Mennechet de Barival (1881-1903), construit vers 1880 et jamais achevé en raison du décès de son bâtisseur en 1903. Ce château-galerie devait être le lieu d'exposition du musée personnel de Mennechet. Fortement affecté par les bombardements de la Grande Guerre, il a perdu sa toiture et une grande partie de sa partie haute.
  • Les ruines de la tour Mennechet.
  • L'église Notre-Dame ou Sainte-Anne (face à la mairie), élevée au XIIe siècle. Elle possède un portail Renaissance. Détruite en partie durant la Grande Guerre, elle a été restaurée à l'identique sur les plans d'André Collin. Elle referme dans une châsse offerte par Mgr Le Senne le chef de sainte Anne.
  • La chapelle Sainte-Anne (sur la RD 1032), élevée en 1764 sur la route nationale (rue Royale). Jadis chapelle Notre-Dame-de-Bons-Secours, a été dédiée à sainte Anne lors du transfert de la relique d'Ourscamp à Chiry en 1807.
  • Les calvaires
  • La statue de sainte Anne, œuvre de C. Malinauska (2007)
  • Les fortins de la Cavée (vers 1915) et de la voirie Mademoiselle
  • La forêt domaniale d'Ourscamp-Carlepont (ZNIEFF)
  • La vallée de l'Oise (Natura 2000, ZNIEFF, ZICO, ZPS)
  • La table d'orientation de la voirie Fouquier (château d'eau).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Voir la liste des abbés d'Ourscamp
  • Dieudonné Eugène Paul (1825-...), peintre
  • Foirestier de Brinvillers Jean (1764-1830), grammairien, inspecteur émérite de l'université.
  • Labarre Eloy (1764-1833), né à Ourscamp, architecte, membre de l'Institut de France.
  • Étienne de Lexington (XIIIe), fondateur du collège Saint-Bernard de Paris, archevêque, mort à Ourscamp
  • Alphonse Mennechet de Barival (1812-1903), maire de Chiry-Ourscamp, bâtisseur du château de Chiry
  • Mercier Jules (1830-1898), maire de Chiry-Ourscamp, directeur de la filature d'Ourscamp
  • Peigné-Delacourt Achille (1797-1881), docteur, archéologue et historien, directeur de la filature d'Ourscamp
  • Picart Jean (mort en 1428), abbé d'Ourscamp puis abbé général de l'ordre de Cîteaux (1428)
  • Maximilien Radix de Sainte-Foix (1736-1810), ministre du roi Louis XVI, maire d'Ourscamp
  • de Vermandois Simon (v1100-1148), comte évêque de Noyon, fondateur de l'abbaye d'Ourscamp
  • Viollet-le-Duc Eugène, auteur d'un article sur Ourscamp dans son Dictionnaire raisonné de l'architecture française (1863).


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…: Volume 2 - Page 995.
  2. a et b Voir les chroniques, Froissart Livre I Partie II Chapitre LXXIV page 386 et suivantes ou il est question du château de Mauconseil
  3. Bonnard Jean-Yves, Alphonse Mennechet de Barival, le bâtisseur, association Prométhée, 32p, 1996.
  4. Bonnard Jean-Yves, Guénaff Didier, Chiry-Ourscamp, commune martyre, préface de Stéphane Audouin-Rouzeau, association Prométhée, 64p, 1997.
  5. Bonnard Jean-Yves, De Notre-Dame à Sainte-Anne, préface de Martine Plouvier, association Prométhée, 1998.
  6. Bonnard Jean-Yves, La manufacture de velours d'Ourscamp (1823-1923), association Prométhée, 2006.
  7. Peigné-Delacourt Achille, Histoire de l'Abbaye d'Ourscamp, 1876.
  8. Bonnard Jean-Yves, La chapelle d'Ourscamp ou Salle des morts, association Prométhée, 32p, 2003.
  9. Bonnard Jean-Yves, La Manufacture de velours d'Ourscamp (1823-1923), association Prométhée, 80p., 2006.
  10. « Chiry-Ourscamp », Cartes de France (consulté le 28 août 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Évolution et structure de la population à Chiry-Ourscamp en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)