Chiry-Ourscamp

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Chiry-Ourscamp
Chiry-Ourscamp
L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp.
Blason de Chiry-Ourscamp
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Thourotte
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées
Maire
Mandat
Jean-Yves Bonnard
2014-2020
Code postal 60138
Code commune 60150
Démographie
Population
municipale
1 140 hab. (2015 en augmentation de 2,52 % par rapport à 2010)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 47″ nord, 2° 57′ 07″ est
Altitude Min. 33 m
Max. 150 m
Superficie 13,25 km2
Localisation

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Chiry-Ourscamp est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Chiry-Ourscamp s'étend sur 1325 hectares situées en rive droite (Chiry) et en rive gauche (Ourscamp) de la vallée de l'Oise. Elle est traversée, d'ouest en est, par la RD1032 (ex-RN 32), la voie rapide RD 932, la voie de chemin de fer Paris-Erquelines, le canal latéral à l'Oise et l'Oise. Elle appartient au canton de Thourotte (ex canton de Ribécourt de 1890 à 2015) et au département de l'Oise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ourscamp est mentionnée sous les formes Ursi campus au VIIe s., Urbs campus en 814, Ursi campo vers 880, Ossi campus en 1147, d'Oscans en 1255, de Ourcans, Ourcamps. en 1280 (DT)[1]

Il s'agit d'une formation médiévale en -camp, c'est-à-dire « champ » en picard, avec précession du nom de personne, typique de l'influence germanique. Cet anthroponyme roman Ursus est fréquemment attesté au Moyen Âge et est issu du nom latin de l'ours.

Historique[modifier | modifier le code]

Repères historiques
  • 641. Création d'un oratoire à Ourscamp par Éloi de Noyon, évêque de Noyon.
  • 1129. Fondation de l'abbaye d'Ourscamp par Simon de Vermandois, évêque de Noyon.
  • 1134. Bénédiction de l'église primitive d'Ourscamp.
  • 1201. Dédicace de la grande église d'Ourscamp.
  • XIIe siècle. Construction de l'église de Chiry.
  • 1224. Construction de l'infirmerie d'Ourscamp (Salle des Morts).
  • 1254. Fin de la construction des chapelles rayonnantes de l'abside.
  • 1358. Bataille de Mauconseil. L'évêque Gilles de Lorris est capturé et pris comme otage[2].
  • 1359. Destruction du château de Mauconseil racheté par les habitants de Noyon aux Anglais[2].
  • XVI. Création d'un portail Renaissance à l'église de Chiry.
  • v. 1750. Pavage de la route Royale.
  • 1764. Bénédiction de la chapelle de Bons-Secours à Chiry, près de la route Royale.
  • v 1780. Construction de la rue de la Justice.
  • 1789. Nationalisation de l'abbaye d'Ourscamp. Affaire des farines.
  • 1807. Transfert de la relique de sainte Anne d'Ourscamp à Chiry. Rachat de l'abbaye d'Ourscamp par Radix de Sainte-Foix.
  • 1823. Installation d'une fonderie puis d'une filature dans l'abbaye d'Ourscamp.
  • 1825. Fusion de Chiry et d'Ourscamp. Construction du canal latéral à l'Oise.
  • 1840. Classement de l'abbaye d'Ourscamp sur la première liste des monuments historiques.
  • 1846. Création d'un nouveau cimetière au lieu-dit le Berceau.
  • 1850. Construction de la ligne de chemin de fer et de la gare d'Ourscamp (sur le territoire de Pimprez). Visite de la filature d'Ourscamp par Napoléon III (13 juillet).
  • v.1860. Construction de la Tour dite la Folie Mennechet"
  • v. 1890. Construction du château Mennechet[3].
  • 1902. Grève des tisseurs d'Ourscamp. Démission du maire.
  • 1904. Bouquet provincial.
  • 1914-1918. La commune de Chiry-Ourscamp a connu d'importantes destructions durant la Première Guerre mondiale en raison de sa position en 3e ligne allemande de 1914 à 1917 et des combats de 1918[4].
    • - 1914. Le 30 août, le pont sur l'Oise est miné par le génie français, mais Chiry et Ourscamp tombent tout de même aux mains allemandes. Le front se fixe sur la limite Sud de la commune. Le hameau sera occupé durant 30 mois par les 75e puis 7e régiment d'infanterie allemand. Destruction de la tour Mennechet par les Allemands.
    • - 1915. À la suite d'un bombardement français par obus incendiaires la filature d'Ourscamp est détruite par un incendie. Mort du maire Anatole Duroyon. Georges Guynemer abat un avion allemand au-dessus de la forêt d'Ourscamp.
    • - 1917. Destruction du village par les Allemands avant leur retrait. 1re libération de la commune.
    • - 1918. Offensive allemande. Combats du Mont-Renaud. Mort du capitaine Meiffre. Combats pour la libération. Ourscamp est libérée le 20 août par le 1er bataillon de tirailleurs somalis et le 4e zouaves, Chiry le 21 août par le 288e RI.
  • 1921. Classement au titre des monuments historiques de l'église Notre-Dame de Chiry (arrêté du 13 août 1921)[5]. Adoption de la commune par les communes du canton de Bellencombre (Seine-Maritime).
  • 1923. La commune de Chiry-Ourscamp se voit remettre la Croix de guerre avec palme. Cession des dommages de guerre de la filature d'Ourscamp aux Nouvelles Sucreries Réunies [6].
  • 1925. Inauguration du monument aux morts (rue Royale) et de l'école de filles (rue du Four). Construction de toilettes publiques près de l'église.
  • 1929. Bénédiction des cloches et fin de la reconstruction de l'église de Chiry.
  • 1940. Incendie de la mairie par un régiment français.
  • 1941. Achat de l'abbaye d'Ourscamp par le comte Biver.
  • 1943. Installation des religieux dans l'abbaye.
  • 1944. Bombardement d'un train allemand en gare d'Ourscamp.
  • 1949. Inauguration du grand orgue d'Ourscamp qui sera béni en 1950 par l'évêque de Beauvais.
  • 1952. Inauguration de la nouvelle mairie-école (architecte Paisant).
  • 1970. Construction de l'usine Rivoire et Carret - Lustucru.
  • 1973. Début des travaux d'assainissement à Chiry (station d'épuration). Création du lotissement du Marais.
  • 1976. Inauguration du Parc municipal (kiosque, plateau sportif, tennis). Pose des feux tricolores rue Royale. Déplacement du monument aux morts vers la place des Tilleuls. Construction d'un groupe scolaire en préfabriqués. Reconversion de l'école de garçons en salle du conseil.
  • 1978. Construction de la rue de la Montagne et création du lotissement de la Montagne.
  • 1985. Installation du gaz de ville dans la commune. Bouquet provincial.
  • 1988. Construction de la rue des Fontaines, de la rue des Sources et de la salle d'exposition (salle communale).
  • 1991. Construction d'une école maternelle dans des modules préfabriqués (Transloco).
  • 1996. Construction d'une nouvelle école primaire "en dur" (architecte Sylvie Primault-Caillette).
  • 1998. Reconversion de l'école de filles en salle des associations. Pose d'une stèle au 288e RI commémorative de la libération de Chiry (place des Tilleuls) et d'une plaque au 4e Zouaves à Ourscamp (place Saint-Eloi).
  • 2000. Bouquet provincial.
  • 2004. Classement au titre des monuments historiques du portail médiéval de la basse-cour de l'abbaye d'Ourscamp (arrêté du 3 septembre 2004).
  • 2007. Bénédiction de la statue de Sainte-Anne par Mgr James.
  • 2009. Réfection du cimetière (terrasses engazonnées).
  • 2010. Pose d'une stèle commémorative de l'appel du 18 juin 1940. Inscription à l'inventaire du château Mennechet.
  • 2011. Inauguration de l'école maternelle "Les P'tits Caouens" d'un préau et de la restauration scolaire (architecte Sylvie Primault-Caillette).
  • 2012. Création d'un point de vue au château d'eau. Réfection des toilettes publiques près de l'église et dans le parc municipal. Fermeture du kiosque par des murs et des volets. Enfouissement des réseaux électriques rue de la Justice.
  • 2013. Inauguration de la bibliothèque Mennechet-de-Barival et de la sculpture "wood spirit" dans le parc. Inauguration de la table d'orientation sur l'ancien château d'eau et de la plaque commémorative de la voirie Fouquier.
  • 2014. Inauguration de la place Saint-Eloi totalement refaite (juin). Début des travaux de réfection de la salle communale. Début de la construction d'un terrain de football rue du Marais.
  • 2015. Création du circuit de tourisme de mémoire avec la CC2V: "Chiry-Ourscamp, première ville allemande sur la route de Paris".
  • 2016. Installation d'un Agorespace (citystade) dans le parc municipal. Destruction de la station d'épuration. Raccordement des eaux usées de Chiry à la station d"épuration de Noyon.
  • 2017. Ouverture de la déviation Ribécourt-Noyon:la circulation dans le village passe de 19 000 véhicules / jour à 3 000 (mai). Enfouissement des réseaux électriques rues de l'Abbaye, de Mauconseil et des Douze Setiers. Achat d'une grange rue Royale pour les services techniques.
  • 2018. Installation du Très Haut Débit (fibre optique) dans la commune (juin). Fin de la réfection de la salle communale renommée "L'Orée" (salle sportive, salle culturelle et de cérémonie) avec un parking de 80 places (architecte Corinne Vercoutère-Provost). Fin de la construction du terrain de football et de son club-house.

Ancienne commune d'Ourscamp[modifier | modifier le code]

La légende de l'ours[modifier | modifier le code]

Une origine légendaire nous est parvenue du Ve siècle, autour du saint évangélisateur Éloi. Voulant se retirer en bordure de l'Oise dans un lieu proche de la forêt, l'évêque de Noyon Éloi (celui de la chanson Le Bon roi Dagobert), demande à édifier un oratoire en rive gauche de la rivière. Pendant la construction, un ours sort de la forêt et tue l'un des bœufs tirant le charroi. Informé de cela, Éloi vient sur place, appelle l'ours et lui intime l'ordre de prendre la place du bœuf tué. L'ours s'exécute docilement jusqu'à la fin des travaux[7]. La légende l'ours a parcouru le temps jusqu'à nos jours à travers des souvenirs. Des ours auraient été élevés jusqu'au XVIe siècle dans une tour de l'abbaye cistercienne. Les armes des abbés d'Ourscamp étaient ornés d'un ours emmuselé passant. Au XVIIIe siècle, la grille d'honneur de l'abbaye était encadrée de deux piédestaux surmontés d'ours. Enfin, depuis le XIXe siècle, un ours est sculpté sur le fronton central du château abbatial.

Epoque ancienne[modifier | modifier le code]

L'origine d'Ourscamp serait liée à l'installation probablement vers le IIe siècle de notre ère d'un légionnaire romain, Ursus, sur cette terre en rive gauche de l'Oise. Du campus d'Ursus aurait dérivé Ursicampus donnant Ourscamp.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Selon les textes anciens, l'évêque de Noyon Eloi aurait fondé entre 640 et 660 un oratoire à Ourscamp. En 1129, l'évêque de Noyon Simon de Vermandois résidant dans son château de Mauconseil d'où il observe la vallée de l'Oise, décide de la construction à Ourscamp d'une abbaye; l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp. Une communauté cistercienne s'y installe l'année suivante, menée par saint Bernard. Les cisterciens occupent cette abbaye qu'ils construisent et améliorent jusqu'à la Révolution française[8]. A l'église primitive succède une grande église d'abord fermée d'un chevet plat puis de chapelles rayonnantes. Deux évêques de Noyon y seront inhumés ainsi que les sires de Coucy et de Roye. Une des chapelles sera dédiée à sainte Anne, dont la partie sommitale du crâne sera exposée dans un reliquaire. Dans son Traité des reliques, Jean Calvin évoque le crâne de sainte Anne d'Ourscamp. La reine de France Marie Leczinska venue se recueillir dans la chapelle en 1755 recevra une parcelle de la relique.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1789, avec la suppression des ordres monastiques autres qu'hospitaliers, les cisterciens d'Ourscamp doivent quitter leur ordre et rentrer dans la vie civile ou rejoindre l'ordre séculier. En 1790, la communauté paroissiale d'Ourscamp est élevée en commune. Nationalisée, l'abbaye est découpée en lots : les terres, la ferme, les maisons, les bâtiments monastiques. Seul, ce dernier ne trouve pas acheteur en raison de son importance. Deux démolisseurs intéressés n'ont pu réunir les fonds pour l'acquérir. Restée propriété d'état, l'abbaye est reconvertie quelques mois de 1793 en hôpital pour les Armées. Son rachat en 1795 par Maximilien Radix de Sainte-Foix la sauve de la destruction. Ce dernier devient transforme l'abbaye en résidence de plaisance. Nommé maire d'Ourscamp en 1807, il permet, par ses relations, à la commune d'exister encore quelques années malgré son faible nombre d'habitants. En 1825, Ourscamp est rattachée à Chiry.

Liste des maires successifs d'Ourscamp de 1790 à 1825
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Antoine Nicolas Duverger - prieur d'Ourscamp
1791 1804 François Labarre - fermier de l'abbaye, père de l'académicien Eloi Labarre
1804 1807 Antoine Trousselle - -
1807 1810 Maximilien Radix de Sainte-Foix - ancien ministre de Louis XVI
1810 1825 Benoît Delignières - -

Entre-temps, l'ancienne abbaye a été revendue et reconvertie en fonderie (1823) puis en une filature. Cette manufacture de velours de coton va devenir la plus importante du département de l'Oise. Elle cesse son activité avec la déclaration de guerre de 1914 et ses bâtiments sont incendiés par l'artillerie française en 1915. Les dommages de guerre de la filature d'Ourscamp sont replacés en 1923 dans d'autres industries[9].

Rachetée par le comte Biver, l'abbaye d'Ourscamp accueille depuis 1941 la congrégation des serviteurs de Jésus et de Marie, ordre diocésain de la règle du père Lamy.

Ancienne commune de Chiry[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine étymologique du nom Chiry est inconnue. La coutume donne le nom de "Caouens" à ses habitants. Ce nom a d'ailleurs été donné à l'école maternelle Les P'tits Caouens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Chiry a sans doute été élevé en commune dès le XIIe siècle, à la suite de la signature de la charte de franchise de Noyon (1108) dont la communauté paroissiale dépendait. Elle avait à sa tête un maire. Du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française, la communauté paroissiale est administrée par deux syndics, élus à la Saint-Rémi chaque année, et représentant les habitants pour six mois l'un après l'autre.

La "maison communale" de Chiry est l'une des plus anciennes du canton de Ribécourt. Louis Graves la cite comme existant au XVIIIe siècle. Le premier magistrat est passé de "syndic" à "maire" en 1790 avec la création des communes.

Liste des maires successifs de Chiry de 1790 à 1825
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1800 Eloy Tassu - -
1800 1808 Louis Lépine - agriculteur
1808 1815 Louis Prince Quéquet - cabaretier
1815 1816 François Waubert de Genlis Monarchiste rentier
1816 1824 Louis Prince Quéquet - cabaretier
1824 1825 Jean-Louis Sézille - -

Paroisse[modifier | modifier le code]

Curés de la paroisse Notre-Dame de Chiry

  • XIII : messire Jehan
  • 1506 : Jehan Lejeune
  • 1668 : Jean Louvet
  • 1688 : Colné
  • 1704 : Charles Maheas de Fierville
  • 1705 : Richard Allain
  • 1762 : Jacques Demailly
  • 1777 : Jean Dantier (jusqu'en 1793).

Fusion de Chiry-Ourscamp[modifier | modifier le code]

Les deux communes de Chiry et d'Ourscamp ont fusionné en 1825 par ordonnance royale pour former « Chiry-Ourscamp ». Par arrêt du conseil d'État du , publié au JO , le nom « Chiry-Ourscamp » a été reconnu sous cette orthographe.

Commune de Chiry-Ourscamp (depuis 1825)[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie d'origine (l'actuel secrétariat) a été agrandie au XIXe siècle par un bâtiment plus vaste à usage de mairie et d'école des garçons. Cet immeuble de pierres blanches a peu souffert durant la Grande Guerre mais a été totalement détruit en juin 1940 durant la Seconde Guerre mondiale. Sa reconstruction se termine en 1952. Depuis 1976, avec la création du groupe scolaire rue du Four, le bâtiment est entièrement consacré à la mairie, l'école étant devenue la salle des mariages.

Liste des maires successifs depuis 1825 (date de fusion de Chiry et d'Ourscamp)
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1826 1834 Jean Louis Sézille - -
1834 1835 Jean Baptiste Auguste Cocu   -
1835 1846 Jean Louis Sézille - -
1846 1848 Félix Médard Bouin - -
1848 1848 Nicolas Joseph Dufresne - -
1848 1850 Antoine Rousselle - -
1850 1851 Médard Aimé Maresse - -
1851 1865 Edouard Emmanuel D'Haussy - agriculteur
1865 1881 Alphonse Mennechet de Barival - rentier
1881 1898 Auguste Mercier - industriel, chevalier de la Légion d'honneur
1898 1902 Narcisse Arthur Edouard D'Haussy - agriculteur, marguillier de sainte Anne
1902 1915 Jules Anatole Duroyon - instituteur retraité, officier de l'Instruction publique, mort en exercice durant l'occupation allemande
1915 1919 Léon Alfred Descamps - agriculteur
1919 1925 Edouard Henri Descamps - agriculteur
1925 1940 Ulysse Armand Lagand - agriculteur
1940 1959 Abel Frédéric D'Haussy - agriculteur, marguillier de sainte Anne
1959 1965 Georges Lagand SE agriculteur
1965 1994 Jean Méritet SE chimiste, chevalier des palmes académiques
1994 2008 James Canseliet SE chef d'entreprise retraité
2008 en cours
(au 28 août 2014)
Jean-Yves Bonnard SE enseignant, officier des palmes académiques
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Paroisse[modifier | modifier le code]

Curés de Chiry

  • 1804 : Antoine Nicolas Duvergé (ancien prieur d'Ourscamp)
  • 1813 : Jean Pierre François Jacques Perceval
  • 1807 : Jean-Baptiste Paradis (sa tombe se situe à devant le portail de l'église, à gauche)
  • 1840 : Jean-baptiste Antoine Eloi Marie Armand Couzin
  • 1862 : Jaillot
  • 1866 : Pierre Lavechin
  • 1893 : Armand Brémard (mort déporté à Noyon en 1915)
  • 1919 : Eugène Leroux (musicien)
  • 1924 : François Fromont (résistant)
  • 1961 : Désiré Coquerel (fondateur de La Vaillante en 1965, enterré dans le cimetière communal)
  • 1984 : Guy-Marie Tavignot, religieux d'Ourscamp, curé puis vicaire
  • 1996 : François de Mauny, archiprêtre de Noyon
  • 2010 : Philippe Montier, archiprêtre de Noyon
  • 2018 : archiprêtre de Noyon

La paroisse de Chiry est supprimée en 2010 pour être comprise dans la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2015, la commune comptait 1 140 habitants[Note 1], en augmentation de 2,52 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7037357817468871 2411 3941 3261 381
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3791 5701 4901 7171 9041 9942 1072 1442 050
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9551 6361 560782839619581586642
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
6807208331 0191 0991 2031 1691 0811 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 24 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 12,5 %) ;
  • 47,3 % de femmes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 14,4 %).
Pyramide des âges à Chiry-Ourscamp en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
3,9 
75 à 89 ans
4,7 
8,3 
60 à 74 ans
9,2 
23,2 
45 à 59 ans
23,1 
24,0 
30 à 44 ans
24,1 
18,3 
15 à 29 ans
16,8 
21,9 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chiry-Ourscamp Blason De gueules à la bande d'argent, au chef cousu d'azur chargé d'un ours passant d'or muselé de gueules.
Détails
Il s'inspire du blason de la famille de Roye dont Ode a été l'une des bienfaitrices de l'abbaye d'Ourscamp. L'ours, quant à lui, fait référence à la légende de saint Eloi.
(Croix de guerre 1914-1918)
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp a été fondée en 1129 par le comte évêque de Noyon Simon de Vermandois, cousin du roi de France Louis VI le Gros. Elle accueillit l'année suivante une communauté de moines cisterciens. Une infirmerie y fut établie en 1260. Les bâtiments conventuels qui subsistent aujourd'hui datent du XVIIIe siècle. Sous la Révolution, l'abbaye, devenue bien national, devient une hôpital (1794). Rachetée par Radix de Sainte-Foy, l'abbaye est reconvertie en résidence de plaisance et connaît de profondes transformations. Elle est reconvertie en fonderie puis en filature jusqu'en 1915. Rachetée en 1941 par le comte Biver, l'abbaye retrouve sa vocation initiale avec l'installation des Serviteurs de Jésus et Marie.
  • Les ruines du château d'Alphonse Mennechet de Barival (1881-1903), construit vers 1880 et jamais achevé en raison du décès de son bâtisseur en 1903. Ce château-galerie devait être le lieu d'exposition du musée personnel de Mennechet. Fortement affecté par les bombardements de la Grande Guerre, il a perdu sa toiture et une grande partie de sa partie haute.
  • Les ruines de la tour Mennechet.
  • L'église Notre-Dame ou Sainte-Anne (face à la mairie), élevée au XIIe siècle. Elle possède un portail Renaissance. Détruite en partie durant la Grande Guerre, elle a été restaurée à l'identique sur les plans d'André Collin. Elle referme dans une châsse offerte par Mgr Le Senne le chef de sainte Anne, la sainte Mère de la Vierge Marie.
  • La chapelle Sainte-Anne (sur la RD 1032), élevée sur une parcelle du jardinier Hamelin en 1764 en bordure de la route nationale (rue Royale). Jadis chapelle Notre-Dame-de-Bons-Secours, elle a été dédiée à sainte Anne lors du transfert de la relique d'Ourscamp à Chiry en 1807.
  • Les calvaires
  • La statue de sainte Anne, œuvre de Charles Malinauska (2007)
  • Les fortins allemands de la Cavée (vers 1915) et de la voirie Mademoiselle
  • La forêt domaniale d'Ourscamp-Carlepont (ZNIEFF)
  • La vallée de l'Oise (Natura 2000, ZNIEFF, ZICO, ZPS)
  • La table d'orientation de la voirie Fouquier (château d'eau)
  • La table d'orientation du Mont-Hubert et le circuit 14/18 "Chiry-Ourscamp, premier village allemand sur la route de Paris".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Voir la liste des abbés d'Ourscamp
  • Dieudonné Eugène Paul (1825-...), peintre
  • Foirestier de Brinvillers Jean (1764-1830), grammairien, inspecteur émérite de l'université.
  • Labarre Eloy (1764-1833), né à Ourscamp, architecte, membre de l'Institut de France.
  • Étienne de Lexington (XIIIe), fondateur du collège Saint-Bernard de Paris, archevêque, mort à Ourscamp
  • Alphonse Mennechet de Barival (1812-1903), maire de Chiry-Ourscamp, bâtisseur du château de Chiry
  • Mercier Jules (1830-1898), maire de Chiry-Ourscamp, directeur de la filature d'Ourscamp
  • Peigné-Delacourt Achille (1797-1881), docteur, archéologue et historien, directeur de la filature d'Ourscamp
  • Picart Jean (mort en 1428), abbé d'Ourscamp puis abbé général de l'ordre de Cîteaux (1428)
  • Maximilien Radix de Sainte-Foix (1736-1810), ministre du roi Louis XVI, maire d'Ourscamp de 1807 à 1810.
  • de Vermandois Simon (v1100-1148), comte évêque de Noyon, fondateur de l'abbaye d'Ourscamp
  • Viollet-le-Duc Eugène, auteur d'un article sur Ourscamp dans son Dictionnaire raisonné de l'architecture française (1863).


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bonnard Jean-Yves, Alphonse Mennechet de Barival, le Bâtisseur, association Prométhée, 1996.

Bonnard Jean-Yves, Guénaff Didier, Chiry-Ourscamp, commune martyre, association Prométhée, 1997.

Bonnard Jean-Yves, De Notre Dame à Sainte-Anne, association Prométhée, 1998.

Bonnard Jean-Yves, La chapelle d'Ourscamp ou salle des morts, association Prométhée, 2003.

Bonnard Jean-Yves, La manufacture de velours d'Ourscamp (1823-1923), association Prométhée, 2006.

Bonnard Jean-Yves, Pauzet Jérôme, La bataille de Mauconseil", association Prométhée, 2008.

Bonnard Jean-Yves, Chiry-Ourscamp, un nouveau départ, in Le Noyonnais, Cap-Régions Editions, 2018.

Froissart Jehan, Chroniques, 1358.

Peigné-Delacourt Achille, L'Abbaye d'Ourscamp, 1876.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…: Volume 2 - Page 995.
  2. a et b Voir les chroniques, Froissart Livre I Partie II Chapitre LXXIV page 386 et suivantes ou il est question du château de Mauconseil
  3. Bonnard Jean-Yves, Alphonse Mennechet de Barival, le bâtisseur, association Prométhée, 32p, 1996.
  4. Bonnard Jean-Yves, Guénaff Didier, Chiry-Ourscamp, commune martyre, préface de Stéphane Audouin-Rouzeau, association Prométhée, 64p, 1997.
  5. Bonnard Jean-Yves, De Notre-Dame à Sainte-Anne, préface de Martine Plouvier, association Prométhée, 1998.
  6. Bonnard Jean-Yves, La manufacture de velours d'Ourscamp (1823-1923), association Prométhée, 2006.
  7. Peigné-Delacourt Achille, Histoire de l'Abbaye d'Ourscamp, 1876.
  8. Bonnard Jean-Yves, La chapelle d'Ourscamp ou Salle des morts, association Prométhée, 32p, 2003.
  9. Bonnard Jean-Yves, La Manufacture de velours d'Ourscamp (1823-1923), association Prométhée, 80p., 2006.
  10. « Chiry-Ourscamp », Cartes de France (consulté le 28 août 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Évolution et structure de la population à Chiry-Ourscamp en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)

http://www.leparisien.fr/oise-60/la-bataille-de-mauconseil-en-bd-16-08-2008-148783.php