Froissy

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune. Pour le hameau où se trouve le terminus du Chemin de fer Froissy-Dompierre, voir Froissy (La Neuville-lès-Bray).
Froissy
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Catherine Sabbagh
2014-2020
Code postal 60480
Code commune 60265
Démographie
Gentilé Froissiliens, Froissiliennes
Population
municipale
877 hab. (2014)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 04″ nord, 2° 13′ 19″ est
Altitude Min. 124 m – Max. 179 m
Superficie 6,56 km2
Localisation

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Froissy est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Froissiliens et les Froissiliennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Froissy est un bourg rural du Plateau picard, situé sur la RN 1 à 18 km au nord de Beauvais. Il est aisément accessible par les sorties sortie 15 ou sortie 16 de l'autoroute A16.

La commune comprend deux hameaux, Provinlieu et Petit Froissy.

Les principales ressources de Froissy sont agricoles : élevages bovins, cultures de céréales. Froissy possède une coopérative agricole.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est appelée Frissiacum en 1130[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Froissy était animée, en ce début du XXe siècle, lorsque arrivait le tortillard de la Ligne Estrées-Saint-Denis - Froissy - Crèvecœur-le-Grand.

L'église fut donnée en 1132 à l'abbaye de Saint-Lucien par Wilbert, seigneur de Froissy.

La seigneurie fut érigée en marquisat en 1633.

La commune de Noirémont lui fut réunie de 1826 à 1833[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 le chef-lieu du canton de Froissy[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[2], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[3], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[4].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[5], cette intercommunalité, dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [6].

Politique locale[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives de 2012 au cours desquelles le conseiller municipal Dimitri Bucki n'a pas tenu le bureau de vote communal, le maire Josiane Baeckelandt a demandé au tribunal administratif de déclarer ce conseiller démissionnaire d'office. Le tribunal d'Amiens a prononcé cette démission d'office le 24 juillet 2012, décision annulée par la cour administrative d'appel de Douay le 14 décembre 2012, qui a retenu les justificatifs médicaux de l'intéressé[7], entrainant de fait la réintégration du conseiller au sein du conseil municipal[8],[9].

Après cette réintégration, le maire perd sa majorité au sein du conseil et bascule de fait parmi les membres de l'opposition. Après plusieurs semaines de blocage, le maire, les adjoints et les trois conseillers municipaux lui restant favorables démissionnent le 8 mars 2013[10]. Des élections complémentaires organisées le 28 avril 2013 ont permis de compléter le conseil municipal[11], avant que celui-ci n'élise à sa tête Catherine Sabbagh[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1952 Aurélien Maillard    
1952 1971 Marcel Dedreux    
1971 1995 Yves Hua    
mars 1995 2008 Danielle Lequien    
mars 2008 mars 2013 Josiane Baeckelandt PRG Sage-femme libérale - conseillère régionale
Démissionne en mars 2013
3 mai 2013[12] en cours
(au 19 octobre 2016)
Catherine Sabbagh   Infirmière
Réélue pour le mandat 2014-2020[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 877 habitants, en diminution de -1,35 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
665 607 715 702 917 730 694 650 679
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658 690 651 663 631 636 649 610 581
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
535 533 538 512 463 481 485 454 438
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
508 568 688 788 836 909 889 858 877
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 26 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 24,1 %).
Pyramide des âges à Froissy en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
6,0 
75 à 89 ans
10,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,3 
20,9 
45 à 59 ans
19,7 
26,0 
30 à 44 ans
20,7 
19,5 
15 à 29 ans
18,8 
15,4 
0 à 14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un ancien passage à niveau et quelques traverses levées, rue de la Plaine, sont les rares vestiges subsistants en 2008 de la ligne de chemin de fer secondaire qui relia Estrées-Saint-Denis - Froissy - Crèvecœur-le-Grand

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Froissy.svg

Les armes de Froissy se blasonnent ainsi :
écartelé :au premier au chevron accompagné, en chef de deux épi de blé et en pointe, d’une grappe de raisin, le tout d’or, au deuxième de sable à la croix d’argent chargée de cinq coquilles de gueules, au troisième d’argent au château de gueules maçonné de sable, au quatrième d’azur à la croisse abbatiale contournée d’or[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  3. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  4. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  5. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  6. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  7. CAA Douai, no 12DA01286, 14 décembre 2012
  8. Georges Charrières, « La maire de Froissy demande la démission d’un conseiller », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne)
  9. Jean-Claude Crépin, « Quand l'opposition devient majoritaire », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne)
  10. Sylvie Godin, « Froissy : le maire et cinq conseillers démissionnent », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3227,‎ (lire en ligne)
  11. Sylvie Godin, « La démission du maire a été acceptée », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3231,‎ , p. 16
  12. a et b « Froissy : Catherine Sabbagh élue maire », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3236,‎ , p. 15
  13. « J. Cotel préside la Cté de communes », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3288,‎ , p. 23
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population à Froissy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  19. « Bas-relief », notice no PM60000858, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. http://www.labanquedublason2.com