Chamant

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chamant (homonymie) et Saint-Chamant.

Chamant
Chamant
L'église Notre-Dame de Chamant, classée M.H.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Senlis
Intercommunalité Communauté de communes Senlis Sud Oise
Maire
Mandat
Philippe Charrier
2014-2020
Code postal 60300
Code commune 60138
Démographie
Population
municipale
908 hab. (2015 en diminution de 0,11 % par rapport à 2010)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 14″ nord, 2° 36′ 42″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 117 m
Superficie 12 km2
Localisation

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Liens
Site web chamant.fr

Chamant est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chamant se situe dans le sud du département de l'Oise, dans le Valois, à la lisière sud-est de la forêt d'Halatte, sur l'ancienne route nationale 32, l'actuelle D 932a, au nord-est de Senlis. La distance à vol d'oiseau entre les centres des deux communes est de seulement 2,4 km, et elles forment toutes les deux une petite agglomération au sens de l'INSEE, à la fois unité urbaine et aire urbaine[1] comptant ainsi 17 381 habitants[2]. La commune de Chamant se compose du bourg ainsi que de trois hameaux : le Poteau, à la sortie de Senlis sur la RD 932a, le Plessis-Chamant, entre le bourg et la lisière de la forêt d'Halatte et Balagny-sur-Aunette, à 1,8 km au nord-est. Le hameau de Malgenest a disparu et ne reste plus qu'un lieu-dit à mi-chemin entre Chamant et Ognon.

La commune de Chamant est traversée par l'autoroute A1, dans un sens nord-est - sud-ouest, en dehors des zones habitées. Un péage autoroutier se situe par ailleurs à Chamant. La sortie la plus proche est la sortie no 8 à Senlis, située également pour partie sur le territoire de Chamant. Paris est éloigné de 50 km environ par l'autoroute, et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle de 50 km. Chamant est proche de Creil et son agglomération, à 13 km par la RN 330. Outre les routes déjà mentionnées, Chamant est concernée par la RN 324 / RD 1324 Senlis - Crépy-en-Valois, qui constitue la limite sud de la commune pendant 1 600 m, ainsi que par la RD 1017, qui constitue la limite ouest de la commune sur 1 050 m.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Chamant ne dispose pas de gare. Les transports en commun se réduisent aux transports scolaires, des cars pour le marché de Senlis, le mardi et vendredi (aller-retour dans la matinée)[3], ainsi qu'à une navette mise en place par la commune, effectuant un aller-retour pour Senlis dans la matinée[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chamant
Villers-Saint-Frambourg
Ognon
Chamant Barbery
Senlis Mont-l'Évêque

Avec une superficie de 12 km2, le territoire de Chamant est plus étendu qu'une commune moyenne de l'Oise, qui ne fait que 8,46 km2[5], mais est pour moitié plus petit que celui de Senlis, qui fait 24,05 km2. Ainsi, bien que Senlis se situe au sud-ouest de Chamant, les deux communes se côtoient sur 7,8 km2, soit 46 % environ de la circonférence de Chamant. De ce fait, Senlis est limitrophe aussi bien au nord et au sud qu'à l'ouest. Par contre, Villers-Saint-Frambourg ne touche à Chamant que sur moins de 1 100 m, et Barbery sur moins de 1 400 m. Au poteau des Blancs-Sablons en forêt d'Halatte, à l'extrémité nord-ouest du territoire communal, quatre communes se rencontrent : Senlis, Chamant, Villers-Saint-Frambourg et Fleurines, sans que cette dernière commune soit toutefois limitrophe de Chamant. Une autre particularité est à signaler : la forêt communale de Chamant, au sud du temple gallo-romain de la forêt d'Halatte, est située sur le territoire d'Ognon[6].

Vue sur Balagny-sur-Aunette depuis le chemin rural no 19 en direction de Chamant.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

La RD 932a se présente encore sous la forme d'une allée, structurant positivement le paysage[réf. souhaitée]. Plus d'un tiers du territoire de Chamant est occupé par la forêt domaniale d'Halatte, et les petits bois privés sont nombreux. Ils se trouvent notamment sur le terrain des deux haras du Plessis-Chamant et dans la vallée de l'Aunette. Par contre, au-delà de l'autoroute, la nature du paysage change radicalement : Les grandes surfaces agricoles n'y laissent pas la place aux arbres. L'Aunette, ruisseau prenant sa source à Rully, est le seul cours d'eau de Chamant. Il est presque entièrement situé sur des propriétés privés inaccessibles au public, et ne peut être aperçu que depuis les ponts. Seul à l'ouest du vieux pont de Chamant, un sentier permet de découvrir l'Aunette sur une petite distance. À la sortie du ruisseau du territoire communal, se trouve le point le plus bas de la commune, à 57 m au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus haut, à 116,4 m, est au poteau des Blancs Sablons déjà mentionné. Le relief est peu varié en dehors de la nette dépression le long de la vallée de l'Aunette. L'on constate une augmentation progressive de part et autre de cet axe nord-est - sud-ouest.

Environnement[modifier | modifier le code]

Chamant entre dans le périmètre du parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) type 1 numéro national 220005064 « Massif forestier d'Halatte[7] » couvre à Chamant la forêt d'Halatte et un bois privé au nord du Plessis-Chamant. Sur la commune, la zone protégée au titre de la ZNIEFF correspond au site naturel classé de la forêt d'Halatte et de ses glacis agricoles (classement par décret du 5 août 1993)[8]. En outre, l'ensemble de la commune de Chamant fait partie du site naturel inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du 6 février 1970)[9]. Ce site inscrit à préfiguré le parc naturel régional, son découpage étant à peu près identique avec la partie du parc située dans l'Oise. Finalement, Chamant compte un site inscrit d'origine plus ancienne, faisant double emploi avec le site inscrit de la vallée de la Nonette. Il s'agit du parc du château de Chamant, inscrit par arrêté du 17 décembre 1948, pour une superficie de 60 ha environ, correspondant au triangle délimité par la chaussée Pontpoint, la RD 932a et l'avenue du Maréchal-Foch. Cette protection n'a pas empêché la démolition du château du Plessis-Chamant en 1960. Propriété privée, le site n'est pas accessible au public[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune, instituée lors de la Révolution française, a absorbé en 1825 celle de Balagny-sur-Aunette[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département du Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Senlis[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Chamant reste intégrée à ce canton, dont le nombre de communes est réduit de 17 à 14 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début de l'année 2009, la commune appartenait à la communauté de communes du Pays de Senlis qui regroupait 19 collectivités.

À la suite de désaccords profonds entre élus des communes membres[12], le préfet a décidé de dissoudre l'intercommunalité le [13].

Il autorise la création :
- de la Communauté de communes des Trois Forêts (CC3F) avec les 5 communes de Senlis, Aumont-en-Halatte, Courteuil, Chamant et Fleurines.
- de la communauté de communes Cœur Sud Oise (CCCSO), regroupant treize communes et dont le siège était à Ognon, l'une des plus petites de l'intercommunalité[14].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[15],[16], le schéma départemental de coopération intercommunale approuvé par le préfet de l'Oise le prévoit notamment la fusion de la communauté de communes des Trois Forêts et de la communauté de communes Cœur Sud Oise[17].

Après consultation des conseils municipaux et communautaires concernés[18], la nouvelle intercommunalité, recréant de fait l'ancienne communauté de communes du Pays de Senlis (sans Orry-la-Ville)[19], dont la scission en 2010 avait créée ces deux intercommunalités, est constituée au par un arrêté préfectoral du sous le nom de communauté de communes Senlis Sud Oise, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Denis Massion[20] UMP Retraité
mars 2008 en cours
(au 9 janvier 2018)
Philippe Charrier SE Expert assurance
Président de la CC des Trois Forêts (2008 → 2014)
Président de la CC Senlis Sud Oise (2018 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[21]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2015, la commune comptait 908 habitants[Note 1], en diminution de 0,11 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264372409298479449423427468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
478471440480567615628593672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
616533479523514450514473551
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
590619720665953957929925920
2015 - - - - - - - -
908--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 17 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 19 %).
Pyramide des âges à Chamant en 2007 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,2 
2,8 
75 à 89 ans
6,6 
14,0 
60 à 74 ans
12,2 
22,8 
45 à 59 ans
24,4 
23,9 
30 à 44 ans
22,6 
15,3 
15 à 29 ans
13,9 
21,0 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[26]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques

Chamant compte trois monuments historiques, dont un au chef-lieu, un à Balagny (les deux églises) et un en forêt d'Halatte.

Article détaillé : Église Notre-Dame de Chamant.
  • Église Notre-Dame de Chamant, rue de la Baronne-Leonino (classée monument historique par arrêté du 4 mai 1921[27]) : son clocher roman a été bâti à la suite de la fondation de la paroisse en 1129. Il a été complété par un flèche octogone en pierre au cours du XIIIe siècle, qui en fait un ensemble remarquable, représentatif des clochers d'Île-de-France. Le chœur roman a été remplacé par une construction gothique rayonnant d'une grande simplicité vers 1260 ou quelques décennies après. Ce chœur actuel n'est pas voûté, et son seul ornement sont les trois fenêtres au remplage de type rayonnant tardif. Le reste de l'église a été rebâti pendant la première moitié du XVIe siècle. Seulement la chapelle de la Vierge au sud de la base du clocher et du chœur est voûtée d'ogives dès le départ. La nef et son unique collatéral au sud sont à l'origine d'une facture sommaire. Entre 1863 et 1877, une restauration discutable financée par Napoléon III apporte un voûtement néogothique, et une décoration intérieure dans le style troubadour. Les seuls éléments authentiquement gothiques flamboyants de la nef et du collatéral sont les grandes arcades et le portail méridional, qui est de belle facture[28].
  • Église Sainte-Foy à Balagny-sur-l'Aunette, place Jean-Baptise-Moquet (inscrite monument historique par arrêté du 20 février 1970[29]) : cette église avec sa silhouette ramassée et son petit clocher presque sans ouvertures est en fait incomplète, car ayant perdu sa nef. Le petit édifice est pourtant d'un intérêt archéologique certain. Sa partie la plus ancienne, la première travée du vaisseau central, peut être datée des années 1130. En subsistent des chapiteaux d'une sculpture très fruste, présentant des figures grotesques, des feuilles plates et des fruits d'arum. La voûte d'ogives de cette travée a été reconstruite au XVIe siècle. La seconde travée du vaisseau central constitue le chœur au chevet plat et pourrait remonter au XIIIe siècle, sinon au XIVe siècle, et remplace probablement une abside en hémicycle. Cette travée a été profondément remaniée au XVIe siècle, et un collatéral a été ajouté au nord à la même époque. Le petit clocher au sud de la première travée a été construit au XVIIe ou XVIIIe siècle, et le porche à l'ouest a été ajouté à la même époque[30],[31].
  • Château d'eau de Chamant (inscrit monument historique par arrêté du 1er juillet 1998[32]) : Il s'agit du seul château d'eau métallique du Nord de la France, construit en 1895, sans doute par un élève de Gustave Eiffel, pour alimenter les écuries de courses d'Albert Menier, industriel chocolatier. D'une hauteur de 30 m, l'édifice est surmonté d'un belvédère permettant une vue sur toute la forêt. Depuis l'adduction de l'eau courante à Chamant en 1955, il sert de réservoir pour Chamant et Le Plessis-Chamant, Balagny possédant son propre château d'eau[33].

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Autres éléments du patrimoine

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  • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, rue Notre-Dame-du-Bon-Secours à Senlis : la chapelle est située sur le territoire communal de Chamant, mais au quartier Bon Secours de Senlis près du « parc écologique », non directement accessible depuis Chamant. Le chemin rural reliant jadis la chapelle au village, par la vallée de l'Aunette, a été intercepté lors de la construction de la déviation de la RN 330. Par ailleurs, la chapelle n'est historiquement pas liée à Chamant. Elle est issue de la fondation du couvent des capucins par la Reine Margot en 1609, à l'écart de Senlis.
Les établissements religieux y étaient déjà nombreux, si bien que la ville était opposée à l'installation d'un monastère supplémentaire. La chapelle a été construite de 1610 à 1614. En 1624, quand Senlis est victime d'une épidémie de peste pendant laquelle les capucins font preuve d'un grand dévouement. Ils formulent un vœu apparemment exaucé, et la chapelle devient ici l'objet d'un important pèlerinage. En 1642, les religieux parviennent à se loger à l'intérieur de Senlis et quittent les lieux. À partir de 667, le séminaire de Senlis en devient le propriétaire et le reste jusqu'à sa suppression, à la Révolution. Le pèlerinage est rétabli en 1859, mais à la fin du XIXe siècle, la chapelle est ruinée. Une nouvelle chapelle est ainsi construite en 1894, grâce à un don de la famille Geoffroy habitant Balagny. Seul le modeste chœur à chevet plat de l'ancienne chapelle est conservé. La nef est curieusement disposé perpendiculairement au chœur, et ses extrémités sont disposées en hémicycle. Ses voûtes d'ogives sont inspirées de l'architecture angevine. Comme autres particularités, l'on note une chaire à prêcher extérieure à l'extrémité sud de la nef, et un campanile en bois, coiffé d'une flèche aiguë couverte d'ardoise, se dresse au-dessus du portail d'entrée[34],[35],[30].
  • Le monument des otages de Senlis, rue des Otages : « Passant, arrête-toi et souviens-toi ! Dans ce champ, ont été fusillés par les Allemands le 2 septembre 1914 comme otages de la ville de Senlis : Eugène Odent, maire de Senlis ; Émile Aubert, mégissier ; Jean Barbier, charretier ; Lucien Cottrau, garçon de café ; Pierre Dewerdt, chauffeur ; J.B. Élysée-Pommier, garçon boulanger ; Arthur Rigault, tailleur de pierres ».
Le monument a été élevé le 4 septembre 1927 par souscription publique sous les auspices du Souvenir français[36]. Il ne se situe pas sur la commune de Senlis, mais à proximité ; aujourd'hui, le lieu d'exécution n'est plus un champ mais une zone pavillonnaire.
  • Le haras de Plaisance, au hameau du Plessis-Chamant, avenue du Maréchal-Foch : bâtiments pittoresques agencés autour d'une cour carrée, aux volumes multiples, avec des colombages peints en blanc, au remplissage en brique rouge.
  • Calvaire de Chamant, au carrefour de la rue Eugène-Odent avec la rue du Moulin : le crucifix en fer est montée sur une haute colonne monolithique émergeant d'un pupitre pouvant servir d'autel lors de processions.

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r

  • Vieux pont sur l'Aunette et abreuvoir, rue Alain-de-Rothschild : Le pont est de facture assez archaïque, consistant à sa base de deux étroits passages couverts de dalles de pierre. L'abreuvoir au nord-est du pont prend la forme d'un gué unilatéral, permettant aux animaux de descendre boire dans la rivière.
  • L'ancien presbytère de Chamant, rue de la Baronne-Leonino, à l'ouest de l'église : La tourelle d'escalier au centre de la façade sud date de la fin du XVe, et le presbytère a été agrandi de deux ailes au XVIIIe siècle. Depuis la suppression de la cure de Chamant, la commune utilise la maison comme logement de fonction pour le garde champêtre ou la secrétaire de la mairie[37].
  • Le puits public de Balagny-sur-Aunette, place Jean-Baptise-Moquet : Petit bâtiment carré au toit en bâtière, abritant le puits derrière une portière en bois. Le mécanisme était actionné par une roue métallique montée à l'extérieur, à gauche.
  • La ferme de Balagny-sur-Aunette, Grande Rue, à l'ouest de la place : Les façades sur la rue sont particulièrement austères et sans grand intérêt, mais l'on peut apercevoir de loin une haute et étroite tour du XIIIe siècle. Elle est placée dans un angle des bâtiments et de forme octogonale jusqu'au premier étage, puis rond jusqu'au sommet[38].
  • La Cour Lalouette à Balagny-sur-Aunette, place Jean-Baptiste-Moquet : Cette ferme possède un pigeonnier situé au-dessus du porche, donnant sur la place. Cet ancien corps de ferme était une dépendance de la ferme de Balagny : il s'agit d'une cour carrée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges-Émile Lebacq, 1928, Soir, Chamant (Oise)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Poussard, « Chamant : village neuf fois centenaire », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, nos 70-71,‎ (ISSN 0224-0475) ; 61 p.
  • Raymond Poussard, « Halatte : deux mille ans d'art et d'histoire autour d'une forêt royale : 2de partie : Autour de la forêt : Chamant », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, Groupement d'Étude des monuments et œuvres d'art de l'Oise et du Beauvaisis (GEMOB), vol. 92-94,‎ , p. 100-101

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Composition de l'Unité urbaine », sur INSEE (consulté le 28 août 2011).
  2. « Dossier statistique de l'Aire urbaine de Senlis », sur INSEE (consulté le 28 août 2011).
  3. « Horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 28 août 2011).
  4. Horaire non répertorié sur le site Oise-Mobilité, mais affiché à la gare routière de Senlis sous la dénomination « Commune de Chamant ».
  5. « Résumé statistique national (fichier Excel) » (consulté le 28 août 2011) sur le site « INSEE » ; l'Oise compte 693 communes pour 5 860 km².
  6. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 22 juillet 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  7. « Présentation de la znieff Massif forestier d'Halatte » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 23 juillet 2011).
  8. « Forêt d'Halatte et es glacis agricoles » [PDF] sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 22 juillet 2011).
  9. « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 22 juillet 2011).
  10. « Chamant - parc et château du Plessis-Chamant » [PDF] sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le 28 août 2011).
  11. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « Les maires rebelles montent au créneau », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  13. « Le préfet dissout la communauté de communes », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  14. « La nouvelle donne de l'intercommunalité », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Sur les cendres encore fumantes de la communauté de communes du Pays de Senlis (CCPS), de nouvelles entités sont en train de naître, reflétant l'éclatement d'un Pays de Senlis désormais bien morcelé. Sur les dix-neuf communes qui composaient la CCPS, ce sont les treize villages rebelles ayant souhaité et obtenu la dissolution qui ont le plus avancé sur leur nouvelle organisation. (...) Ce nouveau regroupement intercommunal est désormais entré dans une phase plus concrète puisque le préfet de l'Oise vient d'en valider le périmètre et les statuts. Avec un peu moins de cinq mille habitants, les treize membres de Cœur Sud Oise ont désormais leur avenir intercommunal en main pour mettre sur pied la communauté de communes à échelle humaine dont ils rêvaient ».
  15. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  16. « Cœur Sud Oise fait de la résistance sur la coopération intercommunale », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne)
  17. « Nouveau Schéma départemental de Coopération Intercommunale » [PDF], Signature de l'arrêté approuvant le nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Oise, (consulté le 17 janvier 2017), p. 24-25.
  18. « Oise : voici le nouveau schéma départemental finalisé », L'Observateur de Beauvais,‎ (lire en ligne).
  19. « Des vœux en guise d’adieux pour Cœur Sud Oise », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Senlis Sud Oise marquera la renaissance du Pays de Senlis — sans compter toutefois Orry-la-Ville qui a rejoint l’Aire cantilienne — mais dans un climat plus apaisé que celui qui avait conduit à la dissolution de ce dernier en 2009. De graves désaccords entre Senlis et les treize communes parties fonder Cœur Sud Oise avaient provoqué la séparation. « C’est surtout notre bilan humain qu’il faut mettre en avant, conclut Alain Battaglia. Cœur Sud Oise nous a permis de nouer des contacts très forts entre nous et, cet acquis-là, on ne nous l’enlèvera jamais ».
  20. « Les maires élus ou réélus », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « À 57 ans, le maire Denis Massion aborde son second mandat sous l'écharpe tricolore du premier magistrat ».
  21. « Chamant », Cartes de France (consulté le 28 août 2014)
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  25. « Évolution et structure de la population à Chamant en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  27. « Église Notre-Dame de la Nativité », notice no PA00114572, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes des cantons de Chantilly et Senlis, , 54 p., p. 10.
  29. « Église Sainte-Foy », notice no PA00114573, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. a et b Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, op. cit., p. 11
  31. Cf. Raymond Poussard, Chamant : village neuf fois centenaire, op. cit., p. 9-10.
  32. « Château d'eau », notice no PA60000014, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Le château d'eau de Chamant », sur Chamant (site officiel) (consulté le 28 août 2011).
  34. Eugène Müller (chanoine), « Essai d'une monographie des rues, places et monuments de Senlis : XXXIV. Capucins (Les) », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Ernest Payen, 2e série, vol. IV,‎ , p. 123-125 (lire en ligne).
  35. Raymond Poussard, Chamant : village neuf fois centenaire, op. cit., p. 18-19.
  36. Inscriptions gravées sur le monument.
  37. Raymond Poussard, Chamant : village neuf fois centenaire, op. cit., p. 29.
  38. Cf. Raymond Poussard, Chamant : village neuf fois centenaire, op. cit., p. 9.