Saint-Sauveur (Oise)

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Saint-Sauveur
Saint-Sauveur (Oise)
La mairie, rue Aristide-Briand.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-2
Intercommunalité Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne
Maire
Mandat
Claude Lebon
2018-2020
Code postal 60320
Code commune 60597
Démographie
Gentilé Saint-Salvatoriens, Saint-Salvatoriennes
Population
municipale
1 663 hab. (2015 en augmentation de 6,47 % par rapport à 2010)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 09″ nord, 2° 47′ 02″ est
Altitude Min. 33 m
Max. 133 m
Superficie 16,5 km2
Localisation

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Liens
Site web https://saint-sauveur60.fr/

Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur est situé dans la partie sud-ouest de la forêt de Compiègne, à environ 15 km du centre-ville de Compiègne. Sa proximité avec la forêt en fait un village rural très calme et accueillant où les possibilités de promenades sont infinies.

À l'extrême-est du village, le relief devient plus accidenté pour laisser place à une colline souvent surnommée montagne de Saint-Sauveur (bien que ne dépassant pas 120 m d'altitude). Du haut de ce dénivelé, on bénéficie d'une vue panoramique du village en contrebas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise)[1]
Lacroix-Saint-Ouen Saint-Jean-aux-Bois
Verberie Saint-Sauveur (Oise)[1] Orrouy
Saintines Béthisy-Saint-Pierre

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait autrefois Giromesnil. Sa dénomination actuelle commémore la victoire remportée en 1359, non loin de là, par le capitaine de Béthisy sur les Anglais le jour de la Sainte-Trinité[2].

Durant la Révolution française, la commune porte le nom de Sauveur-Géroménil[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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  • Occupation romaine.
  • C'est après la victoire des Français sur les Anglais à Giromesnil (ou Géromesnil) le jour de la Sainte-Trinité 1359, que Hugues de Sézanne fit vœu de reconstruire l'église consacrée à saint Sauveur en l'honneur du jour de la victoire et que la localité prit le nom de son église.
  • Dépendait de la baronnie de Saintines.
  • Autrefois axée sur la culture du chanvre.
  • Depuis 1765, et jusqu'à la fin du XXe siècle, l'activité principale a été l'industrie du bois et la brosserie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Compiègne du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Compiègne, année où celui-ci est divisé et la commune rattachée au canton de Compiègne-Sud. En 1982, celui-ci est lui-même scindé et la commune rejoint le canton de Compiègne-Sud-Est[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Compiègne-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de l'agglomération de la région de Compiègne (ARC), structure intercommunale qui succédait à un SIVOM créé en 1970.

Celle-ci fusionne avec la petite communauté de communes de la Basse Automne, qui n'atteignait pas les 15 000 habitants requis par la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015[4] pour former, le , la communauté d'agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne (ARCBA), dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Françoise Courtalhac    
mars 2001 septembre 2018[5] Jean-Claude Granier SE Vice-président de l'ARC (2014 → 2016)
Vice-président de l'ARCBA (2017 → 2018 )
Décédé en fonction
décembre 2018[6],[7] en cours
(au 8 décembre 2018)
M. Claude Lebon SE Travailleur social retraîté

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 1 663 habitants[Note 1], en augmentation de 6,47 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620727634641758759781811787
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780809827843842910874877931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9531 0039999579719399549671 018
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0441 1371 1811 5151 6491 6061 6041 5621 663
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune était relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) était en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune était supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) était du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 20,1 %).
Pyramide des âges à Saint-Sauveur en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90  ans ou +
0,8 
4,7 
75 à 89 ans
7,8 
13,7 
60 à 74 ans
11,5 
23,3 
45 à 59 ans
21,4 
23,3 
30 à 44 ans
23,2 
15,7 
15 à 29 ans
14,7 
19,2 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de la Sainte-Trinité.
Ancien temple protestant.

Saint-Sauveur compte un monument historique sur son territoire :

  • Église de la Sainte-Trinité, rue Aristide-Briand (inscrite monument historique par arrêté de 1948[13]) : elle remplace une église médiévale dédiée à saint Michel, vétuste déjà quand les troupes de Hugues de Cézanne battent les Anglais près de Verberie le jour de la Sainte-Trinité de 1359. Le capitaine fait alors le vœu de bâtir une nouvelle église placée sous ce vocable, mais le projet n'est finalement mis en exécution qu'à partir de la fin du XVe siècle au plus tôt. C'est ce qu'indique clairement le style gothique flamboyant de l'église, et les influences de la Renaissance perceptibles dans le transept et les bas-côtés de la nef.
Le gros-œuvre est probablement terminé en 1543, date qui se lit sur les remarquables vestiges de vitraux conservés dans le chœur. Le voûtement ne prend fin qu'en 1559, mais l'église reste à vrai dire inachevée, car les deux premières travées de la nef n'ont jamais été voûtées, et sont dépourvues de bas-côtés au sud. Hormis ce défaut et un manque d'élégance du clocher et de la façade, l'église de la Sainte-Trinité est une construction soignée, notamment à l'intérieur, qui fait preuve de recherche stylistique. L'extérieur est sobre, mais d'une belle régularité[14],[2].

On peut également noter les sites suivants :

  • Ancien temple protestant, rue Aristide-Briand.
  • Château du Soupiseau, manoir situé à l'ouest du village, avec son jardin[15].
  • Ancienne brosserie Gourdelier, puis Bontemps, 181 rue Mabonnerie, fondée vers 1885. Exploitée par la SIAM depuis 1956, elle comptait en 1962 plus de 11 salariés, en 1983, 55 salariés et en 2000, 38 salariés[16].
  • Les restes d'antiques fours de potiers romains étaient encore visibles dans les années 50. L'exploitation forestière et les saccages les ont fait disparaître.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail, « Communes limitrophes de Saint-Sauveur (Oise) » .
  2. a et b Dominique Vermand, « Saint-Sauveur, église de la Sainte-Trinité », Diocèse de Soissons, Églises de l'Oise - Art roman et gothique (consulté le 30 septembre 2018).
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  5. LP, « Jean-Claude Granier, le maire de Saint-Sauveur, est décédé : L’élu avait 76 ans. Ses obsèques auront lieu mercredi », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. Élie Julien, « Saint-Sauveur : Claude Lebon, futur maire, veut se sentir « utile » : L’ancien premier adjoint du maire décédé aura la lourde tâche de poursuivre l’action d’un élu très apprécié localement. Il compte s’appuyer sur le travail mené par son équipe jusque-là », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  7. « Claude Lebon élu maire à Saint-Sauveur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Claude Lebon (sans étiquette) a été élu maire de Saint-Sauveur, ce samedi 8 décembre. Sa liste était arrivée en tête des élections municipales organisées dimanche 2 décembre, décrochant 15 sièges sur 19 ».
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Évolution et structure de la population à Saint-Sauveur en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  13. « L'église », notice no PA00114875, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Saint-Sauveur, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie », , 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 89-92.
  15. « Jardin d'agrément du château du Soupisseau », notice no IA60001482, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Brosserie Gourdelier, puis Bontemps, actuellement usine d'emboutissage Siam », notice no IA60001110, base Mérimée, ministère français de la Culture.