Sainte-Geneviève (Oise)

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Sainte-Geneviève
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Chaumont-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise
Maire
Mandat
Jacqueline Vanbersel
2014-2020
Code postal 60730
Code commune 60575
Démographie
Gentilé Génovéfains
Population
municipale
2 987 hab. (2014)
Densité 373 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 23″ nord, 2° 11′ 59″ est
Altitude Min. 131 m – Max. 222 m
Superficie 8,01 km2
Localisation

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Sainte-Geneviève

Sainte-Geneviève est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Génovéfains et les Génovéfines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte Geneviève est située au sud du département de l'Oise et fait partie du pays de Thelle.

Le bourg s'étire le long de la route nationale 1 (Paris - Calais) qui place Sainte-Geneviève à une vingtaine de kilomètres de Beauvais et à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Le territoire communal est formé d'un haut plateau, d'une altitude moyenne de 200 mètres, entaillé profondément par des vallées sèches au nord-ouest et au sud-est et la Falaise du Thelle, colline crayeuse qui va des bords de l'Oise, au niveau de Boran-sur-Oise, jusqu'à Gournay[1].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comptait quatre hameaux : Le Petit Fercourt, La Fusée, La Croix et Le Camp du Puits. Seuls les deux premiers subsistent, les deux derniers ayant été progressivement intégrés au village[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse était dénommée en 1104 Sancte Genovefa, d'origine germanique[1].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Montcailloux en 1793, avant de reprendre le toponyme de Sainte-Genevière en 1801[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte-Geneviève s'est implantée à proximité d'un ancien site acheuléen. La voie romaine Paris-Beauvais passait à l'emplacement du hameau de la Croix.

Fondation au Moyen Âge en 1333 d'un Hôtel-Dieu par Jean d'Osmont et sa femme Jeanne de Maignier, avec une chapelle dédiée à Saint-Hubert[1].

La commune, instituée lors de la Révolution française, absorbe entre 1790 et 1794 celle de La Croix. En 1835, Novillers est détaché de Sainte-Geneviève et prend son autonomie communale[2].

Sainte-Geneviève a connu une importante activité de tabletterie, puis s'est spécialisé dans la fabrication de corne et d'éventails, puis à partir de 1835 dans la production de brosses à dents et de boutons.

La commune de Sainte-Geneviève, réputée pour avoir été l'un des premiers et des principaux centres de tabletterie de la région au début du XIXe siècle, n'a laissé que peu de témoignages architecturaux significatifs de cette industrie, notamment en raison de l'organisation dispersée, particulière, et donc quasi artisanale des nombreux ateliers.

L'usine Lesieur-Lesbroussart est l'un des rares témoins industriels de cette activité. L'étude archéologique et stylistique permet de dater les bâtiments du 3e quart du XIXe siècle, notamment le grand atelier de fabrication et les bureaux attenants, ainsi que le logement patronal, dont le vocabulaire ornemental s'inscrit dans le courant néo dix-huitième de l'époque. Il semble que l'usine appartienne d'abord à Pascal Lesbroussart, dont les initiales sont sculptées au sommet de la lucarne du logement patronal. Mais en 1882, l'entreprise suit le mouvement économique de concentration amorcé quelques années plus tôt. Elle devient alors la société Lesieur-Lesbroussart et Cie, spécialisée dans la fabrication d'éventails en nacre, ivoire et bois des îles. L'activité se poursuit jusque vers 1935. L'année suivante, la cheminée est démontée. Par la suite, le site est occupé par une usine d'emboutissage avant d'être désaffecté. Les bâtiments industriels sont actuellement loués à diverses activités de service[3].

1893 : présence d'une machine à vapeur.

La commune a été desservie de 1880 à 1949 par le chemin de fer de Hermes à Beaumont, une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique.

Horaires du service d'hiver 1936. Du temps de la vapeur, il fallait deux heures pour faire le trajet total de la ligne. En 1936, avec la mise en place d'autorails, le temps de trajet était réduit à une heure environ.

Vers 1927, un ex-prisonnier de guerre, M. Magnien, fit venir d'Allemagne trois souffleurs de verre spécialistes en thermométrie médicale. Ces souffleurs formèrent les ouvriers français au soufflage ainsi qu'à la gravure. À cette époque, les pompes à vide n'étaient pas utilisées et le remplissage des réservoirs de mercure se faisait par le " bouillage" qui consistait à porter le métal à ébullition afin qu'il grimpe dans la colonne prismatique et atteigne un réservoir supplémentaires provisoire. Chaque thermomètre était gravé à la main et les divisions entre 35 et 42° étaient tracées au tire-ligne. L'usine a employé jusqu'à une trentaine d'ouvriers (souffleurs, graveurs, fermeuses). On y fabriquait des thermomètres à usage vétérinaire, pour des souris ou des animaux plus gros. On y fabriqua aussi des thermomètres au centième de degré pour mesurer la température au moment de l'ovulation féminine. L'usine a définitivement cessé de fonctionner en août 1995[1].

En 1934, la commune comptait 11 cafés[1].

La commune a connu d'autres entreprises et une industrialisation importante à compter des années 1960. Avec tout d'abord Fileca, entreprise de pointe dans le domaine de la câblerie spécialisée. Si l'entreprise existe encore sous le nom deDraka, après avoir connu un effectif de quelque 450 salariés au milieu des années 1980. Ils ne sont aujourd'hui qu'environ 170. Elle a connu quelques rachats depuis le milieu des années 1990. Autre, entreprise importante Orgarex rachetée par Esselte Dymo. Elle a connu jusqu'à 350 salariés mais à la suite de plusieurs plans sociaux, elle cessera son activité sur ce site début 2008 qui est devenu une pépinière d'entreprises. D'autres entreprises telles que Fechoz, Prévôté, Hermes ont été amenées à cesser leur activité dans les décennies 1990 - 2000[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Noailles[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Chaumont-en-Vexin

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré en 2000 à la communauté de communes du pays de Thelle[4] (CCPT).

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[5], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[6],[7].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1965 Arsène Honet    
1965 1983 Henri Denis    
1983 1989 Pierre Legrand    
1989 1995[1] Maurice Objois    
1995[1] en cours
(au 20 janvier 2017)
Jacqueline Vanbersel Div.D Vice-présidente de la CC du Pays de Thelle et Ruraloise (2017 → )
Réélue pour le mandat 2014-2020[9]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 987 habitants, en augmentation de 8,26 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
942 961 1 005 1 020 1 124 963 1 014 1 201 1 269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 390 1 519 1 403 1 628 1 657 1 720 1 695 1 716 1 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 558 1 521 1 341 1 312 1 314 1 201 1 112 1 015 1 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 228 1 289 1 696 2 011 2 422 2 577 2 647 2 889 2 987
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 15,5 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Pyramide des âges à Sainte-Geneviève en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,2 
4,3 
75 à 89 ans
7,1 
11,1 
60 à 74 ans
11,5 
21,8 
45 à 59 ans
20,8 
20,9 
30 à 44 ans
21,7 
19,7 
15 à 29 ans
19,1 
22,2 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte une école maternelle, deux écoles primaires, un collège, un restaurant scolaire et un centre d'accueil périscolaire[1]. Compte tenu de la croissance de la population et notamment des jeunes familles, la commune engage en 2016 la construction d'une nouvelle cantine et d'une sale polyvalente qui devraient être livrées en 2018[15].

Santé[modifier | modifier le code]

L'OPAC de l'Oise aménage en 2016 une maison médicale permettant de regrouper trois infirmiers, un dentiste et un médecin[15].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune accueille notamment l'entreprise Draka Fileca (groupe Prysmian), fondée en 1964 par Henri Cholley et qui, en 2016, est l'une des trois entreprises françaises qui fabriquent des câbles pour l'aviation. 80 % de sa production est destinée aux Airbus A320, A380 et autres avions commerciaux. Compte-tenu de son carnet de commandes, elle prévoit d'investir 5 à 10 millions d'euros pour agrandir l'entreprise, faisant passer les effectifs de 170 à 225 salariés[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Geneviève du XIIIe siècle, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1983. Elle comprend un clocher élevé sur plan carré avec sa flèche et deux nefs datant du XVe siècle. La porte sud date du XVIIe siècle et la façade du XVIIIe siècle[17].
  • L'ancienne usine de tabletterie Lesieur-Lesbroussart[3]
  • Paysage : « Côte de Sainte-Geneviève » et « Bois de Sainte-Geneviève ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sainte-Geneviève (Oise).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
Écartelé, au 1) d'azur à Sainte Geneviève de face tenant un cierge de sa senestre le tout d’argent, au 2) de sinople à l'épi de blé d'or, au 3) de sinople au silex d'argent, au 4) d'azur à l'éventail d'or et d’argent, sur le tout une croix du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Philippe Delattre, « Lieu habité depuis la préhistoire : Tout savoir sur le village de Sainte-Geneviève », L'Observateur de Beauvais, no 982,‎ , p. 25.
  2. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a et b « Usine de tabletterie (fabrique d'éventails) Lesieur-Lesbroussart », notice no IA60001329, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Arrêté préfectoral du 30 décembre 1999, mentionné page 6 des Statuts de la CCPT.
  5. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  6. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  7. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  8. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, .
  9. « Face à A. Bouillette, Jacqueline Vanbersel a été réélue largement pour son quatrième mandat de maire. L’élue a pu décompresser lors d’une fête organisée après le conseil. », L'Observateur de Beauvais, no 837,‎ , p. 29 (ISSN 1287-7565)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Évolution et structure de la population à Sainte-Geneviève en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  15. a et b Farida Chadri, « Sainte-Geneviève : la population augmente, les infrastructures s'adaptent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. Farida Chadri, « A Sainte-Geneviève, Draka Fileca fabrique des câbles pour Airbus », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  17. « L'église », notice no PA00114858, base Mérimée, ministère français de la Culture