Orrouy

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Orrouy
Mairie-école, rue Montlaville.
Mairie-école, rue Montlaville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Daniel Gage
2014-2020
Code postal 60129
Code commune 60481
Démographie
Population
municipale
573 hab. (2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 39″ N 2° 51′ 39″ E / 49.2941666667, 2.8608333333349° 17′ 39″ Nord 2° 51′ 39″ Est / 49.2941666667, 2.86083333333
Altitude Min. 45 m – Max. 143 m
Superficie 16,14 km2
Localisation

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Orrouy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Orrouy[1]
Saint-Sauveur Saint-Jean-aux-Bois Morienval
Béthisy-Saint-Pierre
Béthisy-Saint-Martin
Orrouy[1] Gilocourt
Glaignes Séry-Magneval Béthancourt-en-Valois

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Orrouy : Oratorium, Oroer-en-Valois, Orouay, Orouy, Orouer, Orois, Orroui. Le nom évoque donc un lieu de prière[2].

Pour Champlieu : Campilocus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1800 Martin Delargile    
1800 1821 Joseph Alexandre Deshayes   Propriétaire
1822 1854 Jean Baptiste Nicolas Gossier   Cultivateur
1854 apr.1864 Antoine André Marneuf    
av.1874 1896 Armand Desfriches, comte Doria   Propriétaire
1896   Paul Desfriches, comte Doria   Propriétaire
Les données manquantes sont à compléter.
1989 à ce jour Daniel Gage   Agriculteur
Vice-présent de la CCPV (2014→ )
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 573 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
548 586 615 589 625 610 635 643 648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
616 609 569 540 541 535 558 522 523
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
530 508 504 492 459 469 466 393 433
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
463 481 451 501 516 569 574 579 574
2013 - - - - - - - -
573 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 10,4 %, 30 à 44 ans = 26,5 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 22,1 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 8,8 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 34,6 %).
Pyramide des âges à Orrouy en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
7,5 
6,0 
75 à 89 ans
16,0 
15,7 
60 à 74 ans
11,1 
20,9 
45 à 59 ans
18,0 
26,5 
30 à 44 ans
18,3 
10,4 
15 à 29 ans
8,8 
20,1 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Orrouy compte cinq monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Rémi, rue Montlaville (classée monument historique par arrêté du 5 août 1920[9]) : C'est l'une des très rares églises à posséder un clocher-porche roman, des années 1130, largement inspiré de la tour occidentale de Morienval. La nef basilicale, bâtie après le clocher, a déjà des grandes arcades en tiers-point, mais n'est pas conçue pour être voûtée. Les fenêtres, situées au-dessus des piliers, sont aujourd'hui obturées par les toitures des bas-côtés. Le plafond plat date des alentours de 1760. Plus élevé que la nef est le chœur-halle gothique flamboyant terminé vers 1540. Son plan s'inscrit dans un rectangle, et ses six travées sont voûtées à la même hauteur. L'exécution est soignée, de même que la décoration des contreforts, assez insolite, mais l'architecture ne fait guère preuve d'originalité à l'intérieur, où les voûtes et les piliers notamment sont d'une grande simplicité. Le principal attrait du chœur sont ces cinq verrières Renaissance du début des années 1540, qui constituent l'un des ensembles les plus importants de cette époque dans les églises rurales du département. Il y a deux verrières thématiques, dédiées à la Passion du Christ et à la Résurrection, la première assez mal conservée, et trois verrières apparemment recomposées, où dominent des vitraux hagiographiques, alternant avec de rares scènes bibliques et des représentations des donateurs[10]. Les vitraux sont classés monument historique au titre objet depuis 1908[11].
  • Château d'Orrouy (façades et toitures, escalier central et mur d'enceinte inscrits monument historique par arrêté du par arrêté du 30 mars 1989[12])
  • Site archéologique gallo-romaine de Champlieu, en écart (classé monument historique par liste de 1846[13]) : Ce site située sur l'ancienne chaussée Brunehaut regroupe les vestiges peu évoquateurs d'un temple romain ; un petit théâtre romain en fer à cheval de 70 m de diamètre, semblant assez bien conservé exception fait de la scène et des gradins, mais en réalité fortement restauré ; et les fondations de thermes romains. Jamais tout à fait oublié par les habitants, le site a été sommairement fouillé pendant le second quart du XIXe siècle, puis plus exhaustivement sous le Second Empire sous l'impulsion de Napoléon III. Une exploration archéologique moderne n'a concernée que le temple, les deux autres édifices ayant déjà été en grande partie dénaturés. Les produits des fouilles et les blocs sculptés, s'ils n'ont pas été victimes du vol et du vandalisme, sont déposés au musée Vivenel de Compiègne. Le site archéologique est ouvert à la visite toute l'année.
  • Ruines de l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Champlieu, désignée souvent comme chapelle romane (classées monument historique par arrêté du 8 mars 1923[14]) : les origines de ce qu'il convient plutôt d'appeler une église restent dans l'ombre. Elle pouvait accueillir entre 620 et 640 fidèles, et des fouilles archéologiques ont démontré qu'elle remplace un édifice de l'époque carolingienne au moins aussi grand, voire plus important : situé sur l'un des chemins de Compostelle se confondant avec la chaussée Brunehaut, Champlieu devait avoir une certaine importance jusqu'à l'abandon de cette voie. Au Moyen Âge, pendant une période impossible à préciser, l'église appartient à l'abbaye bénédictine Saint-Crespin-le-Grand de Soissons. Elle est dédiée à Notre-Dame-de-la-Nativité et un prieuré y est associé. Au XVIe siècle au plus tard, église et prieuré dépendent du prieuré de Saint-Thibaut. Après plusieurs incendies, ce prieuré avec sa dépendance de Champlieu sont donnés au couvent des Bénédictins anglais de Paris vers le début du XVIIe siècle. Les Anglais encouragent le culte marial, et le pèlerinage pour Champlieu gagne une certaine importance. Le prieuré est désaffecté bien avant la Révolution française, et à la suite du départ des Bénédictins vers leur maison-mère, l'église n'apparaît plus dans les documents que sous le vocable de Saint-Jacques, auquel une chapelle avait toujours été dédiée dans l'église. Elle continue d'être desservie par un vicaire, avec une interruption à la période révolutionnaire, mais n'est fermée au culte qu'en 1808 par décision du conseil municipal, en raison de son mauvais état. Un coup de foudre détruit l'édifice en 1814. La plus ancienne représentation iconographique connue de l'église date de 1842 et la montre déjà dans son état actuel. Elle se composait d'une nef non voûtée de cinq travées initialement accompagnée de bas-côtés, dont seulS les murs ouest et nord de la nef restent debout ; d'un transept dont les croisillons communiquaient avec la croisée par des arcades plein cintre assez basses ; et d'un chœur au chevet plat d'une seule travée. Transept et chœur forment un ensemble homogène pouvant remonter à la fin du Xe siècle. Le voûtement en berceau remonte au dernier tiers du XIe siècle. Seules les amorces des voûtes subsistent aujourd'hui. Une grande fenêtre avait été percée dans le mur du chevet au XVe ou XVIe siècle, mais les étroites baies romanes subsistent ailleurs dans le transept et au nord et au sud du chœur. La nef date de la seconde moitié du XIIe siècle, avec un portail en tiers-point à la triple archivolte de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, et des grandes arcades également en tiers-point reposant sur des piliers carrés, sur lesquels sont alignées les quatre fenêtres hautes au nord. L'abandon du bas-côté nord remonte au XIVe ou XVe siècle[15].
  • Souterrains dits catacombes de Champlieu (inscrits monument historique par arrêté du 1er juillet 1965[16]) : Le souterrain a été découvert en septembre 1910 après que de fortes pluies avaient mises en évidence son existence. Une habitante, Mme Osselin, s'est immédiatement rendu propriétaire des lieux, secondée par l'abbé Narbey et Édouard-Alfred Martel. L'abbé Narbey publie rapidement une brochure Découverte d'une catacombe du IIe ou IIIe siècle à Champlieu, basée sur une exploration hâtive et une interprétation forcée. Aucun trésor n'étant découvert, Mme Gosselin cède la cave à Eugène Barbier, propriétaire du donjon de Vez, en 1925. Ce dernier ne fait aucune trouvaille non plus, mais assume mal cet échec et expose tout de même du prétendu mobilier des fouilles des catacombes dans son musée privé au château. Il s'agit de sarcophages du cimetière mérovingien près de l'église de Champlieu, et d'objets issus de la nécropole de Bonneuil-en-Valois. Barbier parvient à créer une légende et induit même en erreur l'archéologue senlisien Georges Matherat, dont la propension pour des déductions hasardeuses est de notoriété. En réalité, les graffiti de la grotte, représentant des symboles de la première époque chrétienne (monogrammes du Christ, poisson, palmes, barque de saint Pierre, etc.) ne sont que des falsifications à partir de signes d'appareillage indiquant l'épaisseur des pierres, et en usage dans la région au XVe et XVe siècle. C'est de cette époque que datent la petite cave voûtée en berceau, l'escalier à main débouchant sur une galerie de 12 m de long, et la petite carrière souterraine de 4 à 5 m de large[17].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Ancien moulin à eau sur l'Automne.
  • Croix en fer forgé à l'entrée ouest du village.
  • Monument aux morts, face à l'église.
  • Ancienne fontaine, au carrefour rue Montlaville / rue du Jeu-d'Arc / rue de la Forêt, contre le mur nord du parc du château.
  • Lavoir ruiné, rue de Visery ; subsistent les murs et le bassin et quelques poutres de la charpente.
  • Monument pour le camp des chars d'assaut de Champlieu (1916-1918), près du site archéologique, et le général Jean-Baptiste Eugène Estienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Durand, « Le terroir médiéval de Champlieu : contribution archéologique », Revue archéologique de Picardie, vol. 1, no 1-2,‎ , p. 37-94 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1486)
  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ , 256 p. (lire en ligne), p. 150-155

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Orrouy sur Géoportail.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 150.
  3. maires avant 1900: archives départementales Orrouy
  4. « Le président et ses vice-présidents... présentation. », Bonjour Valois, no 8,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  7. « Évolution et structure de la population à Orrouy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010)
  9. « Église Saint-Rémi », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Dominique Vermand, Églises de l'Oise II, Paris, Nouvelles éditions latines,‎ , 32 p. (ISSN 0151-0819), p. 3-4
  11. « Ensemble de 5 verrières », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Ruines gallo-romaines de Champlieu », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Champlieu », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Marc Durand, « Le terroir médiéval de Champlieu : contribution archéologique », Revue archéologique de Picardie, vol. 1, no 1-2,‎ , p. 37-94 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1486) ; p. 43-45 et 58-71.
  16. « Souterrains », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Bernard Ancien, « À propos de la « catacombe » de Champlieu », Cahiers archéologiques de Picardie, vol. 5, no 5,‎ , p. 294-297 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1978.1282) ; p. 43-45 et 58-71.