Songeons

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Songeons
L'ancienne mairie date de 1819.
L'ancienne mairie date de 1819.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie verte
Maire
Mandat
François Dumars
2014-2020
Code postal 60380
Code commune 60623
Démographie
Gentilé Songeonnais, Songeonnaises
Population
municipale
1 078 hab. (2014)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 59″ nord, 1° 51′ 14″ est
Altitude Min. 107 m – Max. 193 m
Superficie 13,53 km2
Localisation

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Liens
Site web https://www.songeons.fr/

Songeons est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Songeons est située au cœur de la Picardie verte sur l'ancienne route de Dieppe, dans la vallée du Thérain, au bas de la forêt de Caumont.

Songeons est proche de la limite de la Seine-Maritime, dans le Pays de Bray.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le nom de la localité est attesté sous la forme Songuins en 1147.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le lieu-dit les Muguets ou Ville des Muguets rappelle l'emplacement d'un ancien camp romain[Informations douteuses] [?].
  • Une forteresse appelée « château Gaillard » faisait de Songeons une place importante.
  • Durant la guerre de Cent Ans, en 1426, la garnison anglaise de Gournay livre un combat contre des partisans du roi de France[1].
  • Le lieu fut pillé par les troupes de Charles le Téméraire.
  • François Ier autorisa la création d'un marché couvert à Songeons, pour lequel furent ultérieurement construites les halles.
  • Au XIXe siècle, la ville était bien connue pour sa fabrication de lunettes et d'optiques photographiques. La rue des Lunetiers en garde le souvenir. Pingard et Deshayes introduisent cette activité industrielle en 1730. En 1902, la ville compte encore quatre fabricants lunetiers : Cozette, Noël, Madery et la Société des lunetiers appelée la « Sauce » par les ouvriers.
  • La ville fut occupée par l'armée prussienne lors de la guerre franco-allemande de 1870.
La gare, au tout début du XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle était le chef-lieu du canton de Songeons depuis 1793 (sauf en 1801-1802, où la commune est rattachée au canton de Marseille-en-Beauvaisis)[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre le canton de Grandvilliers.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre depuis 1997 de la communauté de communes de la Picardie verte, qui succède à plusieurs SIVOM, dont celui de Songeons (28 communes, créé le 27 juin 1972).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
18XX 18XX Aristide de Songeons    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 juin 1995 Brigitte Magnier[3] DVD Pharmacienne
Conseillère générale de Songeons (1985 → 2004)
vice-présidente du conseil général[Quand ?]
juin 1995 en cours
(au 11 juillet 2017)
François Dumars SE Notaire
Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 078 habitants, en diminution de -3,14 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
876 1 041 1 070 1 058 1 003 1 072 1 082 1 105 1 156
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 219 1 240 1 250 1 206 1 163 1 149 1 113 1 056 1 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
962 927 914 820 824 738 763 787 816
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
796 850 780 837 883 1 076 1 116 1 114 1 078
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 19,9 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 14,2 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 15,2 %, plus de 60 ans = 33,3 %).
Pyramide des âges à Songeons en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90  ans ou +
4,2 
7,3 
75 à 89 ans
16,2 
11,2 
60 à 74 ans
12,9 
17,8 
45 à 59 ans
15,2 
20,5 
30 à 44 ans
18,4 
19,1 
15 à 29 ans
14,2 
22,8 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin
Église en silex reconstruite en 1650. Deux reliquaires en bois du XVe siècle de saint Martin.
L'église est dotée d'un orgue datant de 1879, grâce à un don de M. Carcheux, dont une nouvelle restauration a été décidée en 2017, financée notamment par une souscription organisée par l'association diocésaine en 2015[11].
  • Château
    Château en brique bâti en 1720 par la marquise Conflans d'Armentières (le terrain a été vendu en 1718), dame d'honneur de la duchesse de Berri. Le château est flanqué de deux pavillons carrés et comprend des jardins conçus par Le Nôtre et La Quintinie. Il est aujourd'hui occupé par la congrégation des Petites Sœurs de l'Assomption.
  • L’ancienne mairie, datant de 1819, en pans de bois et torchis, précédé d'un portique d'ordre corinthien réalisé en bois[12].
  • Le lavoir « Yaya »
    Utilisé par les lavandières jusqu'en 1952, très bien restauré, il a gardé son âtre dans lequel les dames faisaient chauffer de l'eau ainsi que leur café, jouxte l'ancien moulin devenu laiterie industrielle de Charles Gervais.
  • Halles en bois, des XVIIe et XVIIIe siècles[13].
  • Ancien moulin sur la rivière Le Thérain, puis usine de polissage de verres optiques, puis laiterie industrielle Charles Gervais, devenue maison d'habitation, 2 rue de la Laiterie, dont les parties les plus anciennes datent de la fin du XVIIIe siècle[14],[15],[16],[17],[18],[17],[19],[17].
  • Nombreuses maisons en torchis à pan de bois ou en briques typiques du pays de Bray.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

René Pinon (1870-1958), historien, journaliste politique et conseiller diplomatique sous la Troisième République, résida une grande partie de son temps à Songeons où il fut inhumé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
De pourpre à trois fleurs (pensées, 2 en chef et 1 en pointe) d'argent à la tige de sinople, avec un S d'or borduré de sable au centre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sœur Henriette Girard - Aux habitants de Songeons, H. Girard, 1986
  • Sœur Henriette Girard - Aux habitants de Songeons, tome 1, Association des amis et parents d'enfants inadaptés de Beauvais et sa région, 1990
  • Sœur Henriette Girard - Aux habitants de Songeons, tome 2, Association des amis et parents d'enfants inadaptés de Beauvais et sa région, 1990

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Épisodes de l'invasion anglaise. La guerre de partisans dans la Haute Normandie, 1424-1429; Bibliothèque de l'école des chartes. 1894, tome 55. p. 259-305.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Sylvie Godin, « Songeons : décès de Brigitte Magnier ancienne conseillère générale », Le Bonhomme picard,‎ (lire en ligne) « Née en 1939 à Songeons Brigitte Magnier, qui s'appelait alors Foucart, a suivi ses études primaires au chef-lieu avant de poursuivre ses études à Paris où elle obtient son baccaulauréat en 1957. Elle choisit d'entamer des études pour devenir pharmacien. Elle revient à Songeons après avoir épousé Michel Magnier, vétérinaire. Élue conseillère municipale en 1983, adjointe au maire, elle conquiert la mairie du bourg en 1989. Entre temps, en 1985 elle est élue conseillère générale après avoir battu Raymond Laffoley (MRG). Elle présidera cinq commissions au sein de l'assemblée départementale ».
  4. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Hebdomadaire Le Bonhomme picard du 26 mars 2008
  5. « François Dumars en route pour un quatrième mandat : François Dumars sera entouré de trois adjoints pour gérer le chef-lieu qu’il dirige depuis 1995. », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 15
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Songeons en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  11. Sylvie Godin, « L'orgue de l'église sera bientôt restauré : L'orgue de l'église Saint-Martin et Saint-Lambert va être bientôt restauré tandis que l'église Saint-Martin va faire l'objet d'une étude diagnostiv », Le Courrier picard, édition de Graandvilliers, no 3457,‎ , p. 10.
  12. « L'ancienne mairie », notice no PA00114916, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « La halle », notice no PA00114915, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Moulin à farine ; puis usine de verres optiques (atelier de polissage de verre) Cozette ; puis laiterie industrielle Charles Gervais, actuellement maison », notice no IA60001592, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Photo de Thierry Lefébure « Les anciennes écuries et entrepôts », 2002 », notice no IVR22_02601079X, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  16. « Photo de Thierry Lefébure : « Vue d'ensemble sud-ouest du moulin et de sa coulerie », 2002 », notice no IVR22_02601080X, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  17. a, b et c « Photo de Thierry Lefébure « Les anciennes écuries et entrepôts », 2002 », notice no IVR22_02601079X, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  18. « Photo de Thierry Lefébure : « Vue d'ensemble sud-ouest du moulin », 2002 », notice no IVR22_02601081X, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  19. « Photo de Thierry Lefébure : « Détail de la roue hydraulique verticale », 2002 », notice no IVR22_02601083X, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  20. Une plaque de dédicace implantée à l'intérieur de l'église mentionne :
    « sous l'administration municipale de M. Aristide de Songeons, maire de Songeons, chevalier de la Légion d'honneur, cette église a été agrandie, complétée, restaurée et agrandie (1867-1872) par les soins intelligents et désintéressés de M. l'abbé Marette, curé-doyen du canton depuis 1852.
    C'est encore à M. Marette qu'est due la chapelle du cimetière édifiée en 1859-1861.
    Il est véritablement digne et juste que les habitants du pays viennent apporter ici pour lui des remerciements et des prières.
    Les conseillers municipaux et autres paroissiens reconnaissants ».